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Prière pour gagner sûrement
la paix:
le psaume 37

Commentaire et traduction
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
basés sur les livres de nos
Sages
Site Modia : http://www.modia.org
Cette page comporte des lettres
saintes, ne la placer que dans un lieu respectable
Une étude indispensable à l'heure
du plus grand danger pour Israël,
quand nos dirigeants veulent régler le sort du pays
sans prendre en compte les règles minimales de son identité
et de ce que nous a appris l'histoire morale et politique multi-millénaire.
Brève introduction qui présente les acteurs et les enjeux.
L’objet des ennuis se résume au fait que des ennemis poursuivent,
souhaitent le mal, et privent celui qui demande de la terre d’Israël
elle-même.
Ces ennemis ne semblent pas seulement extérieurs mais des proches
aussi car on décrit leur aisance, leur
arrogance, leur assurance que l’on connaît autour de soi.
Que peut faire celui qui essaie de vivre selon le bien et la Torah ?
Que doit-il faire ? 16 conseils précis sont donnés
sous forme positive et 3 autres sous forme négative.
Ils consistent tous à ne pas regarder le détail (psychologique,
matériel, politique, financière ou autre) mais à
voir seulement la dynamique de bien ou de mal que l’on y met. Un choix
vers la morale droite de la Torah donnera la solution de tout ce conflit :
vivre en tsaddiq ou en rachâ.
Et l’issue heureuse se produira. Le psaume explique pourquoi.
Car, au dessus de tout et en tout est la présence de Hachém.
Et il ne déçoit pas ceux qui vivent selon sa droiture et
s’abritent en lui.
Le texte et sa traduction, par séquences.
1. Ne sois pas jaloux des malfaiteurs, ne porte pas envie à
ceux qui sont iniques
2. Car, comme
l’herbe, vite ils sont fauchés et comme le gazon vert, ils se fanent.
3. Aie confiance en Hachém et agis bien (voir ici
le psaume 15 sur le site) en pratiquant la loyauté.
4. Cherche tes délices en Hachém et Il te donnera
selon les aspirations de ton coeur.
5. Fais virer vers Hachém tes façons de vivre, et
aies confiance en Lui, et il fera.
6. Il fera sortir comme une lumière ton bon droit, et ta justice
comme le grand midi.
7. Confie-toi en silence vers Hachém et espère
en Lui, et ne sois pas jaloux de celui qui réussit dans
ses pratiques, de l’homme qui accomplit des vilenies.
8. Lâche l’emportement et abandonne toute colère ;
ne jalouse pas, car ce serait aller vers le mal.
9. Car les méchants seront exterminés, tandis que ceux qui
espèrent en Hachém hériteront de la terre.
10. Encore un peu et le méchant n’existe plus ; et tu as bien
observé là où il se trouvait et il n’est plus.
11. Par contre, les humbles hériteront de la TERRE et ils se délecteront
d’une paix immense.
12. Le méchant complote contre le tsaddiq et il grince des dents
contre lui.
13. Le Maître se rit de lui car Il a vu que vient son jour.
14. Les méchants ont sorti leur épée et ils ont tendu
leur arc pour faire tomber le pauvre et le malheureux pour sacrifier ceux
qui ont une action droite.
15. Leur épée leur entrera dans leur coeur, leurs arcs seront brisés.
16. La situation du tsaddiq qui possède peu est bien mieux que
l’abondance qu’ont la foule des méchants.
17. Car les bras des méchants se briseront mais Il soutient les
tsaddiqim, Hachém.
18. Il connaît bien ce que sont les jours des gens purs, Hachém,
et leur héritage sera éternel.
19. Ils ne seront pas couverts de honte au jour où les soucis seront
là, et aux jours de faim ils seront rassasiés.
20. Car les méchants périront, et les ennemis de Hachém
comme la beauté des prairies ; détruits comme une fumée,
détruits.
21. Il emprunte le méchant et il ne paie jamais ; tandis que
le tsaddiq est attentionné et donne.
22. Car ceux qu’Il bénit hériteront de la TERRE, tandis
que ceux qu’Il maudit seront exterminés.
23. C’est de Hachém qu’ont été préparé
les pas d’un homme véritable ; et sa voie Il l’apprécie.
24. S’il vient à chuter, il ne s’écrase pas, car Hachém
veille sur lui.
25. Jeune je l’ai été, et j’ai pris des années, mais
je n’ai jamais vu un tsaddiq abandonné, ni sa descendance mendiant
le pain.
26. Tout le jour il est compatissant et il prête, et sa descendance
avance dans la bénédiction.
27. Sors du mal et agis en bien, tu RESIDERAS pour toujours.
28. Car Hachém aime la miséricorde, et il n’abandonne pas
ceux qui l’aiment, continuellement sous sa garde. Mais, au contraire,
la descendance des méchants est exterminée.
29. Les tsaddiqim hériteront
de la TERRE et ils résideront pour toujours sur elle.
30. La bouche du tsaddiq médite la sagesse divine, et sa langue
parle continuellement de miséricorde.
31. La Torah de son D.ieu est dans son coeur, il ne chancelle pas dans
sa marche.
32. Le méchant observe le tsaddiq et ce qu’il demande c’est sa
mort.
33. Hachém ne l’abandonne jamais à sa main, et Il ne permet
pas qu’il soit condamné s’il passe en justice.
34. Espère en Hachém, et garde bien sa route,
et Il t’élèvera pour que tu possèdes la TERRE. Et
l’extermination des méchants tu la verras.
35. J’ai vu le méchant violent, et il se pose comme un arbre verdoyant.
36. Mais il est passé et voilà qu’il n’est plus. Je l’ai
demandé et on ne peut plus le trouver.
37. Observe bien le pur et naïf, et regarde celui qui
est droit,
(photo
du Rav Chalom Messas, zal)
car la fin de celui qui est vraiment un homme c’est la véritable
complétude pacifique.
38. Mais ceux qui fautent sont détruits, tous ensemble. La fin
qui est celle des méchants, c’est leur extermination.
39. Tandis que le salut des tsaddiqim vient de Hachém ; Il
est leur citadelle dans le temps des tracas.
40. Il les aide Hachém et Il les délivre ; Il les délivre
des méchants ; et Il les sauve car ils se sont abrités
en Lui.

Etude. Quelques enseignements
1. Le dialogue
On peut être surpris de rencontrer un psaume qui ne dise pas une
phrase de dialogue envers Hachém mais explique comment se comporter.
Certains appellent cela des psaumes didactiques. En fait, c’est bien plus.
Cela nous montre que nous envisagions seulement les psaumes comme des
prières alors qu’ils sont le chant constant du cœur même
dans l’action. C’est le dialogue intérieur, et non pas seulement
le dialogue extérieur.
Mieux encore, on pourrait imaginer que ces conseils sont donnés
par Hachém lui-même comme Sa Torah. C’est la Torah traduite
en termes concrets de l’existence. Ils nous révèlent ce
que doit être le véritable contact avec le Créateur
et comment nous avons à vivre.
2. Enlever l’illusion et la traduire en vérité
Le psaume nous révèle que l’omniprésence dans le
monde n’est pas celle des informations dont la radio, la télé,
les journaux, l’internet, les journalistes, les bulletins d’informations,
nous abreuvent sans arrêt. La véritable omniprésence
se joue à un autre niveau :
- ce qui est droit et ce qui ne l’est pas.
Ce qui est droit est en contact direct avec celui qui est le Seul existant,
la seule existence.
Ceux qui choisissent un autre mode, semblent réussir, paraissent,
montrent, impressionnent, jouent aux puissants. Mais ils ne peuvent le
faire que par le mal. Et ce pouvoir est vain, vide, aussi passager que
l’herbe, ou la fumée.
Le verset 35 dit bien « j’ai vu le méchant » : j’ai
vu. Mais le psaume nous apprend que ce que l’on voit est de l’ordre de
cette présence factice, vaine, futile et passagère.
Il faut donc détecter ce mensonge, et le traduire dans les véritables
termes que sont : être tsaddiq ou être méchant
(racha) et pécheur (pochéâ).
Faisons l’exercice.
a- Voyons la réalité douloureuse : iniquité
(âvla), complot (zomem), grincements (‘horéq), épée
(‘hérév), arc (qéchét), calamité (raâ),
famine (réâvone), ne pas payer (lo léchalem), mal
(râ), guetter (tsofé), mettre à mort (léhamito),
violence arrogante (ârits), détresse (tsara).
b- Voyons les réactions négatives : colère
(af, ‘hama), jalousie (tit’har). Il est remarquable que le psaume nous
présente ces deux réactions comme étant l’essentiel
des réactions négatives. Nos textes nous disent souvent
que rien n’est plus destructeur et idolâtre que la colère,
et la jalousie pousse l’homme a partir dans une voie vaine qui n’est pas
la sienne, à s’assimiler à autrui et à s’auto-détruire.
C’est le problème continue du Juif.
c- Voyons les réactions positives proposées :
- d’abord, la bonne lecture et interprétation de ce qui se joue
dans le réel entre les partenaires des drames humains. Et d’abord
du drame le plus grand : la guerre sociale, économique et
militaire car tout cela n’est qu’une même réalité,
c’est celle de celui qui devient ainsi un méchant, perd toute conscience
qu’il n’est rien, qu’il n’est pas le possesseur de l’existence et qu’il
ne fait que passer. Tous les politiciens sont pris de cette folie, et
de plus en plus jusqu’au sommet de la pyramide de folie meurtrière.
Et les informations veulent nous faire traduire toute la réalité
en ces termes : des victimes d’Oslo, ou d’attentats, ou de la guerre
en Iraq, on veut ne nous faire voir uniquement si cela est ou mauvais
pour Sharon ou pour le parti Travailliste ou pour Bibi, ou pour Bush,
ou pour la France, etc. Tout l’humain est balayé.
- ensuite, face à cela, le tsaddiq est celui qui ne se laisse
pas prendre ni en positif en admirant , ni en jalousant, ni en entrant
aussi dans leur guerre par la colère et la haine. Il reste stable
dans l’ordre de ce qui est essentiel et l’unique réalité,
le bien, la présence à Hachém et à Sa Torah
morale : ses délices sont en cela (verset 4).

- ensuite, il a confiance, il est « avec », il fait virer
(gol) ce qu’il vit à ce niveau, il se fie, il se confie et
espère. Cela au présent. Il est capable de rester dans ce
présent. Mis à ce niveau de la réelle réalité,
il est uni à ce qui « est », à ce qui est stable,
affermi, non terrassé, non délaissé, mais soutenu,
non chancelant, en citadelle,
l’aide.
- ensuite, il sait aussi ce qui se passera dans l’avenir :
une postérité, la bénédiction continue, la
délivrance, le salut. Tout cela est résumé en un
mot : la TERRE, qui est la terre d’Israël, qui est le langage
qui exprime le mieux cette réalité. Mais ce n’est pas une
image, pas une métaphore, pas un symbole. C’est une réalité.
Qu’es-ce que cela veut dire ? Si nous vivons en ce « lieu »
ainsi décrit plus haut, nous « habitons intérieurement la
terre de Hachém », et réellement la terre d’Israël
nous est assurée dans la paix, car nous permettons à Hachém
de réaliser son souhait qui est d’être parmi nous présent
en sa sainteté et amour et présence, comme il allait avec
Adam dans le Jardin d’Eden.
- cela nous explique indirectement la seule façon par laquelle
nous pouvons avoir la paix avec nos voisins. Chaque Juif veut cette
paix mais l’histoire aussi bien que ce texte (et toute la Torah) nous
prouvent que nous n’aurons jamais la paix simplement par la meilleure
économie, par le développement économique, par de
bonnes alliances, en allant avec les demi-amis ou les 60% amis, ou par
des politiques militaires sophistiquées, ou ou ou… Nous ne supprimerons jamais cette haine
de nos adversaires, leur jalousie face au don moral, religieux et divin
que le peuple juif a reçu dans son texte et dans sa terre, aucun
artifice politique, économique, moral, religieux ou autre ne nous
accordera cela. Nous le savons, non pas depuis la Shoa ou depuis Oslo
ni depuis Rome, nous le savons depuis tous les régimes depuis l’Egypte.
Nous aurons la paix uniquement si nous vivons individuellement dans cet
axe ainsi décrit par le psaume, en ayant cette lecture qu’il
donne des faits sociaux, politiques et des conflits. En nous y plaçant
dans une position que l’on appelle celle de tsaddiq bien décrite
dans le psaume 15 comme nous l’avons déjà étudié
au milieu des psaumes 10 à 20 qui déroulaient toute une
épopée dramatique. Elle consiste en une présence,
une confiance, et une action.
"La présence" n’est pas celle de Bush ou Sharon
ou Mitsna ou Bibi, ou, ou. (comme on prétend nous le faire croire
dans les capagnes électorales par les slogans : « rien
que lui peut) et on découvre ensuite chaque fois la vanité
(rien et prétention et mensonge) des hommes. Le Juif a les quatres
lettres du nom divin dans son nom yéhoudi. C’est là qu’il
a sa propre force de lucidité, de stabilité, de force.
Mais, surtout, en se positionnant bien ainsi, le Juif donne à
Hachém le support où il peut déployer Sa puissance.
C’est ce que veulent dire les versets et phrases (« je veux me sanctifier
par eux » ou « tout est dans les mains du peuple Israël
concernant le plan divin »).
Si nous parvenons à nous situer en ces positionnements, c’est ce
que l’on appelle « s’abriter en lui, avoir confiance en Lui »,
alors « la terre d’Israël existe », elle se révèle,
se déploie et les ennemis sont de la fumée. Il n’y a aucun
salut, aucun, aucun par les armes ni par les plans de paix SANS cette
voie.
C’est ce que nous enseigne la Torah, c’est ce que nous rappelle ce psaume
en nous en faisant la pédagogie individuelle précise. Car
rien ne se joue dans des mouvements de foule, tout se joue uniquement
par la qualité personnelle.
Les Juifs savent cela.
Ils devraient avoir une formation systématique à cela. Tout
commence dans l’éducation. A commencer par ceux qui prétendent
gérer la politique. Surtout la politique de ce peuple particulier.
Ils prouvent leur manque de sérieux quand ils n’ont rien appris
de l’histoire, de ses succès et de ses échecs ; alors,
qu’ils retournent étudier, nous ne nous laisserons pas prendre
à leurs messages seulement fabriqués par des agences de
promotion.
Le psaume nous en donne une médiation intérieure dont nous
avons besoin pour nous remettre à chaque instant dans la bonne
voie.
Alors, tout ce que nous avons à faire dans le monde, chacun
selon nos aptitudes (concrètes, sociales, commerciales, politiques,
militaires, techniques, intellectuelles, artistiques, etc) deviendra productif
pour le bien individuel et collectif mais dans la paix et le bonheur.
Relisez maintenant le psaume :
- les conseils positifs sont en gras, les conseils négatifs sont
soulignés, l’élément central de la terre est en capitales.
Il me semble qu’il y a 17 fois l’acteur négatif méchant,
pécheur), 20 fois l’acteur positif (tsaddiq ou juste, ânav
ou humble, âni ou pauvre, éviyon ou malheureux, yachar ou
droit, guéver et iche ou homme, tam ou pur et simple, ‘hossé
ou s’abritant).
- Tous ces termes montrent des caractéristiques humaines quotidiennes
et politiques mais situées dans l’axe divin. Et cela se confirme
par le nombre de fois où Hachém est nommé, comptez-les
sous la forme des quatre lettre ou de Adonoute ou Eloqim : vous verrez
que cela parsème tout le psaume comme Il parsème toute l’existence.

- vous trouvez les conseils placés d’abord dans les verset 1 à
8, puis en 27 et en 37. Entre deux, ce sont les explications et justifications
qui permettent d’analyser le réel. Et de stabiliser les attitudes
par une plus grande compréhension.
Reprenez plusieurs fois ce psaume avec ces dynamiques, comme un musicien
reprend et remet en valeur une note qu’il avait oubliée.
Et vous verrez comme cela peut devenir une respiration, une stabilité
qui permet d’affronter les difficultés.
Et combien il est réaliste, dans la réalité qu’il
décrit bien, qu’il affronte et surmonte.
Voilà pourquoi, il est URGENT de dire
et redire ce psaume pour Israël, pour son salut.
A l’heure
où nous voyons de plus en plus que nos leaders n’ont pas de boussole,
pas de phare, pas de repères dans le peuple, dans sa force interne,
dans sa science historique, et ne mènent le peuple que selon les
besoins de leur petit combat de sous-chefs, sans hésiter une seconde
sur les mensonges dans les propositions, dans les vestes retournées,
dans les manipulations électorales et financières, dans
les obédiences douteuses, surtout dans la plus grande des vanités
qui est de se bâtir un nom en utilisant les vies humaines pour le
simple fantasme de rester dans l’histoire et d’avoir été
parmi les grands. Nous savons que tout cela est VAIN, tout cela n’a pas
de clef pour le salut (quels que soient les dons personnels et les services
rendus auparavant).
Surtout, en tout cela, il n’y a aucun salut possible en ce qui concerne
le peuple juif.
A l’heure où la majorité des peuples sentent confusément
ou précisément que ce sont les valeurs de l’identité
qui, seules, parviennent à construire l’histoire, nos dirigeants
au contraire de tous les peuples qui luttent, mettent leurs forces à
bâtir sur ce qui est le plus contraire à cette juste intuition
des peuples, mettent leurs forces à bâtir sur ce qui plus
vain, le plus servile, le plus prétentieux, le plus méprisant
pour le génie du peuple, et ils n’ont de cesse que de vouloir détruire
la force interne et spécifique de notre peuple (qu’ils appellent
religion) pour prendre les caricatures des modèles des autres peuples
qu’ils ne sont pas et qu’ils ne parviendront jamais à imiter sinon
en esclaves asservis.
Ils ne prennent pas nos armes que décrit ce psaume mais ils ne
prennent même pas les armes de leurs adversaires. Les adversaires
veulent « la terre » et « Jérusalem », pas
eux. Ils se veulent étrangers à eux-mêmes, ce qui
est la signification exacte du mot « ‘hiloni ».
Alors, que cette étude et ce psaume soient une prière fraternelle
pour qu’ils redécouvrent tous, je dis bien tous, les forces internes
qui sont les leurs et les nôtres. Amen.
Ce psaume demande une lecture répétée régulièrement
pour mieux intégrer tout son potentiel.
Si, ensuite, on reprend le cycle des psaumes 10 à 20, on aura mieux
en tête le schéma central.
Comment essayer de vivre cela dans l’action, c’est simple théoriquement :
les conseils à appliquer sont précis ; reprenez aussi
ceux du psaume 15. Et lisez ensuite les psaumes 1 à 5, vous retrouverez
ce schéma dit en d’autres mots, ce qui vous montrera que le Roi
David redisait tout cela en un monologue intérieur continu qu’il
a voulu nous apprendre.
Il était le Chef du pays ; plaise au Ciel que tous nos Premiers
ministres, nos ministres et nos députés, et tout enfant
en Israël, aient étudié ces textes et les pratiquent
comme lui nous montre qu’il le faisait.
Bien mémoriser
ce verset qui résume tout, le connaître par coeur, également
en hébreu:
5. "Fais virer vers Hachém tes façons de vivre,
et aies confiance en Lui, et Il fera.
Gol âl Hachém darkékha, ouvéta'h âlav,
vé hou yaâssé".
Toute personne qui a vécu un peu, sait que ce n'est pas facile,
mais le secret est là.
Le 'Hida met ce verset en liaison avec celui de Michlé, Les Proverbes
3,6:
"Bé khol dérakhékha daêou, vé
Hou yéachér or'hotékha.
Dans toutes tes voies connais-Le, et Il redressera ta route".
Il me semble que, peut-être, on peut mettre cela avec le seul leader
de notre histoire dont la Torah nous indique "Israël resta attaché
à Hachém tant que vécut Yehoshua" (fin de son
livre).
On ferait donc bien d'étudier en sciences politiques ce qui caractérise
la capacité de ce leader si éminent.
Et la guématria de son nom (391) est justement celle de ces versets:
"Bé khol dérakhékha daêou.
Dans toutes tes voies connais-Le".
Tout cela confirme le psaume.
Maintenant,
un simple exemple de l'actualité quotidienne pour nous mettre dans
le contexte d'un exercice réel où nous pouvons réagir
dans le sens de ce que nous demande le psaume.
Aujourd'hui, en Israël, plusieurs questions majeures: le problème
du manque d'emplois, la misère des populations faibles économiquement
et qui sont précipitées dans la misère par les mesures
cruelles ou nécessaires du plan économique, l'insécurité
terroriste et le meutre du soldat Oleg, le voyage de Premier ministre
à Washington après la visite de Abou Mazen. J'ai relaté
ici le niveau sérieux et réel.
Voyons maintenant une chute de niveau à laquelle nous sommes
confrontés quotidiennement, ce que nous pouvons appeler la tentation
de devenir un rachâ (un méchant) ou un tsaddiq (un juste
vivant selon la Torah) car ce ne sont pas des personnages mais chacun
de nous:
la radio annonce que le ministre de la Défense rend visite aux
femmes en révolte et commence ainsi à se bâtir une
image de candidat potentel pour devenir Premier ministre et attaque le
ministre des Finances sur son propre terrain. Il est accompagné
d'une clique qui applaudit. On va suivre les réactions par sondages
et celles du ministre des Finances, les effets, les chances, on va attendre
le développement.
Nous glissons vers le niveau rachâ (méchant):
- nous perdons le sens des valeurs: le soldat assassiné n'est même
pas encore enterré et au lieu de s'occuper de cette douleur de
son soldat et de sa famille, ce ministre part s'occuper du problème
social pour attaquer un collègue et le poignarder, et cela pendant
que le Premier ministre est en situation délicate à l'étranger.
Nous participons de ce déplacement en accompagnant ce ministre
et ces journalistes dans cette affaire sordide.
- la souffrance des uns et des unes ne sert qu'à l'ambition personnelle.
Elle est "utilisée", non pas traitée ni comprise
ou aidée. Une deshumanisation.Et nous entrons dans ce niveau.
- c'est le jeu de la haine qui prime, nous devenons les spectateurs de
gladiateurs cruels qui résument à ce style la vie politique,
et on attend le mauvais coup qui tuera l'autre.
- nous allons attendre les réactions verbales contre l'un et contre
l'autre, nous dégringolons dans le pire léchone ha râ,
la médisance, la calomnie, la haine.
- nous remplissons notre tête de ces questions et nous oublions
toute la réalité objective: les humains, la grande famille
que nous sommes, la fraternité, la solidarité, le respect
des endeuillés, le respect des pauvres et des femmes.
- nous oublions pourquoi nous sommes ici, et Qui est ici et le travail
moral que nous avons à faire.
Voilà un exemple immédiat et entre mille sur lequel nous
avons à entendre le psaume pour réagir positivement:
- devenir conscient que se passe une situation que nous avons à
analyser pour voir le dilemne: ou nous égarer en rachâ, ou
réagir en tsaddiq qui choisit les valeurs véritables, qui
remet Hachém et la Torah "comme étant la réalité",
nous situer dans cette réalité et faire nos choix de niveau
et de valeurs en conséquence. Ainsi, vivre dans le dialogue intérieur,
et uni aux autres.
Il fallait prendre un exemple le plus fréquent, le plus banal car
c'est là-dedans que nous vivons et que notre pays se sauvera ou
non. Cela dépend de notre travail intérieur.
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