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Commentaire des psaumes
pour bien les prier et les vivre
Traduction et commentaires
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
basés sur les livres de
nos Sages
Rappel :
- la mitsva de sauver
les prisonniers
- nos prisonniers d'Iran
- nos prisonniers de guerre
Ce commentaire se centre sur le premier verset : Psaume 6, 1.
Laménatséa'h bineghinote âl-hachéminite,
mizmor lédavid.
Au chef des chantres, avec les instruments à corde, à
l'octave. Psaume de David.
Cette début du commentaire est basé sur le Méâm
loêz et nous continuons notre étude dans des sources diverses.
Ce verset, qui pourrait sembler comme une introduction technique hermétique,
a une grande importance.
1. Ce psaume est composé par David et on le réfère
à plusieurs étapes où il fut gravement malade, ou
en péril. C'est le motif pour lequel ce psaume convient
particulièrement pour les malades ou pour ceux qui traversent de
grandes difficultés. Il a toujours été dit par les
Juifs dans les périodes de grand drame ; on l'utilise aussi pour
ces motifs dans la prière quotidienne dans la partie des Ta'hanounim
ou supplications de demande de pardon.
- David fut en péril de mort et le peuple quand il avait recencé
le peuple (lisez II Samuel 24, 10 et I Chroniques 21, 16) ; car cette activité
manifeste un manque de confiance envers le Créateur et sa sauvegarde
et ramène le peuple à des chiffres et numéros.
- David passa également une longue période en état
de lèpre et en isolement. C'est sa demande d'être purifié
en son âme et de bien revenir à D.ieu et à la Torah
complètement qui le guérit. Il demanda que ceux qui aiment
D.ieu et le connaissent se rapprochent de leur roi David 'voyez le psaume
119, 79) et que ses ennemis sont éloignés (ici 6, 11).
- David tomba également malade après l'épisode
avec Bat-Chébâ.
- David fut également malade par les soucis causés par
les nombreux ennemis intérieurs et extérieurs qui l'ont poursuivi
pendant sa vie. Ce mal, si gravement ressenti et qui voulait réellement
porter atteinte à sa vie est exprimé par l'expression qui
parle de "colère" (verset 2) : rien n'est plus dévastateur
que la colère.
On le voit, ce qui détruit l'homme est aussi bien et également
les ennemis du corps, ceux de l'âme et les véritables ennemis
externes. Et la solution du retour à la santé ne peut
passer que par un retour préalable à la Torah, à une
vie droite, à la prière pour demander le salut, à
l'humilité et à la confiance. Ce sont toutes ces qualités,
et leur parcours pédagogique, qui nous sont proposées en
ce psaume. Ce sont aussi les conditions nécessaires à
l'heure où Israël est plongé dans la détresse.
2. Quel est le sens de l'expression curieuse : âl-hachéminite,
au huitième, à l'octave. A quoi cela fait-il allusion
qu'on ait eu le besoin de donner cette indication technique très
particulière ?
- cela réfère à la harpe à 8 cordes nommée
chéminite,
selon le nom du chiffre 8 (lisez I Chroniques 15, 21) ; ceci est une illustration
mais ne nous fournit pas encore l'explication.
- on l'utilisait dans le rite de la circoncision
(mila)
qui a lieu à 8 jours. Et nous rejoignons la tonalité du psaume
de détresse quand on se souvient que Moché rabbénou
fut sous l'emprise de la mort et n'en fut sauvé qu'en réalisant
la mitsva de la circoncision qu'il n'avait pas accompli. Le psaume nous
enseigne ne bien examiner nos manquements par rapport aux obligations morales
du Juif quand nous sommes en maladie et danger de mort et, il nous
donne l'espoir que nous serons sauvés de même quand nous aurons
réparé (lisez Chémote, Exode, ch. 24).
- cette mitsva de la mila est la 8e (lisez Rabbénou Bé'hayé
sur Chémote 20, 14), après les 7 de base qui furent données
à toute l'humanité, donc aux non-Juifs, et qui constituent
la base de toute humanité. Nous en avons parlé longuement
dans la page du site Modia consacrée aux Béné Noa'h,
aux fils de Noé.
Autres sources
Le Middrache Bémidbar Rabba 15, 11 dit que la harpe avec
laquelle jouent les Lévites au Temple sera de 8 cordes ou de 8 octaves
ou de 8 chants (Ibn Ezra) aux temps du Machia'h (le Messie).
Le Rambane développe ce thème dans Torate haAdam,
124. Donc, ce psaume, dit, chanté, pleuré, prié
dans la détresse nous laisse entrevoir ces temps du Machia'h que
tout Juif espère avec impatience. Nous affirmons, avec optimisme
et chant et musique, notre foi, et par là nous faisons descendre
la bénédiction car elle ne peut se déployer que dans
la joie.
Précisons que le terme de Néguinote (instruments
de musique) refère à cela et, tout étant précis
et transmis dans le judaïsme, nous savons que ce psaume est joué
sur les instruments selon les modes de Nitsoua'h, de Nigoune
et de Zémer.
Rachi parle aussi de la bonté complète symbolisée
par cet instrument (I Chroniques 3, 11). Et il réfère ailleurs
à la splendeur du chant manifestée par David en I Chroniques
29.
Le Rambane (sur Béréchite 24, 1) parle en ce sens de
la 8e des 13 middotes de Hachém et qui règne sur tout
en reliant le jugement et la bonté. En Vayiqra 23, 40, il le relie
aussi à la complétude de la Fête de Chémini
Âtsérete qui clôture la fête de Souccote
(voir aussi Massékète Sofrim 19).
Ce jour hachémini est aussi le Roche 'Hoddéche
Nissane, le premier jour du mois de Nissane où fut consacré
le michkane, le sanctuaire (Rabbénou Bé'hayé,
Vayiqra 9, 1). C'est donc, dans la détresse, l'assurance de la
présence parfaite. Et cela ne concerne pas seulement notre petite
personne mais tout le peuple d'Israël (Rabbénou Bé'hayé,
Bémidbar 19, 35). C'est un état si bon, qu'il est celui qui
se relie à la Création et qui précède la qualité
du Chabbate (Rabbénou Bé'hayé, Dévarim
31, 10).
Nous comprenons maintenant aussi pourquoi, alors, il est parlé
de "la ménatséa'h", le chef des chantres, car c'est
un travail collectif comme dans un orchestre où chacun est indispensable
et apporte sa part (voyez Métsoudote David sur I Chroniques
15, 21). C'est ce qu'exprime merveilleusement le Traité Bérakhote
du Talmud de Jérusalem (68a) quand, à propos de cette expression,
Ribbi Eleâzar dit que ceux qui étudient la Torah apportent
la paix dans le monde. Amen ! Voilà bien un psaume à dire
en ce moment.
Et le Rambane, dans ses 'Hiddouchim sur le Traité Soucca
49, a dit que cette expression montre bien que la qualité exceptionnelle
de ce 8e jour.
Et le Roche, dans son commentaire supplémentaire sur
le Traité Roche haChana 4b parle de la plénitude qui est
atteinte alors. Le Livre Chaâré Ora, 8e portail, développe
cela aussi.
Le Zohar sur Bemidbar 223b parle de la merveille de ce point
où il n'y a plus de séparation entre la victoire et la splendeur.
Les Tiqqouné ha Zohar précisent cela en disant : c'est
cela qui est exprimé par ces mots du psaume "âl hachéminite",
ce la veut dire que nétsa'h Israël, le victorieux d'Israël
ne sera pas défaillant et gagnera. C'est le lien de Netsa'h et
hod, les étudiants avancés comprendront. En 51b, ils
ajoutent que, par ces mots, nous faisons louange à Hachém
: ainsi, de la souffrance, nous pouvons nous élever jusqu'au plus
haut et au plus fort de la victoire, et cela par la prière qui est
nourrie de l'étude, et qui devient modestement capable de se placer
sur la science de la prière du Roi David lui-même qui avait
épousé toutes les difficultés de nostre condition
et les a menées à leur plus haut point ; c'est pour cela
qu'il est nommé le Machia'h, le Messie. Et qu'il est une
des étapes du déploiement du projet de l'homme, ce qui est
indiqué par les initiales du nom de Adam qui dessinent trois étapes
: Adam-David-Machia'h.
Tout cela le premier verset de ce psaume et il nous éclaire
toute la prière qui en découle.
Le psaume 20
10 versets
La ménatséa'h mizmor lé David
Au chef des chantres (au vainqueur). Psaume de David.
Hachém te répondra au jour de l'angoisse,
il te protégera le nom du D.ieu de Yaâqov.
Il enverra ton aide depuis Son sanctuaire
et de Sion il t'aidera.
Il se souviendra de toutes tes offrandes
et Il fera bon accueil à tes sacrifices de ôla (holocauste
pure).
Il te donnera selon ton coeur,
et tes aspirations il les comblera.
Nous nous réjouirons dans Ton salut
et dans le nom de notre D.ieu comme un drapeau,
et Hachém remplira toutes tes aspirations.
Maintenant j'ai su que Hachém donne le salut à son machia'h,
Il lui répondra des cieux de Sa sainteté,
par les forces rigoureuses de sa droite qui sauvent.
Ceux-ci c'est dans les chars, et ceux-là dans les chevaux (qu'ils
placent leur confiance),
mais nous c'est par le nom de Hachém que nous faisons souvenance.
Ceux-là ont plié et sont tombés,
mais nous, nous nous sommes dressés et éveillés.
Hachém hochiâ Hammélékh
Hachém, sauve, Roi,
yaânénou véyom qorénou
Il nous répondra au jour où nous l'avons invoqué.
(traduction du dernier verset, selon la découpe
précisée par le Ari, zal).
Etude du psaume 22
Le psaume 22 (khaf-lamed) est le plus déchirant de tous
les psaumes.
Il est un appel depuis la douleur, depuis le désarroi et depuis
la détresse les plus grands.
En ce psaume, le Roi David nous enseigne comme nous tourner vers D.ieu
même dans cette situation.
Celui qui souffre est perdu, il ne sait plus si sa plainte est un blasphème
inadmissible ou si c'est la vérité de la prière que
le Ciel peut entendre.
Nous y trouvons les sentiments humains les plus communs dans leur extrême,
ce que chacun vit un jour ou l'autre, ce que le peuple Juif vit aujourd'hui
en Israël. Que D.ieu nous en délivre rapidement.
C'est la voie thérapeutique nécessaire en ces heures.
Commençons l'étude.
Le psaume est composé de trois parties :
- le premier verset
- les versets 2 à 22
- les versets 23 à 32.
Le premier verset
Traduisons les deux premiers pour bien comprendre la note particulière
du premier.
1. Laménatséa'h, âl-ayéléte
ha cha'har, mizmor lé David.
Au chef des chantres. D'après la biche de l'aurore. Psaume de
David.
2. Eli, Eli, lama âzavtani ? Ra'hoq michouâti divréi
chaagati.
Mon D.ieu, mon D.ieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? Loin d'être
mon salut, d'entendre mes paroles suppliantes.
Nous voyons qu'avant la chute dans la zone des souffrances, nous plaçons
un niveau stable d'harmonie (la musique), de maîtrise (le chef d'orchestre),
de délicatesse, de montée de la lumière du jour hors
de la peur et des menaces de la nuit (la biche de l'aurore). Reportez-vous
à l'étude de Yom Kippour
sur cette biche. Cette biche est Israël qui n'a pas l'assurance
du jour comme les autres nations, elle ne semble toujours qu'un petit peuple
naissant, faible et menacé comme cette lueur de l'aurore mais, en
fait, elle a la puissance de la lumière qui va éclater, rayonner
comme le jour, parce qu'elle est portée par la puissance du Créateur.
Elle est ainsi, disent nos Sages, accompagnée de l'ange d'Israël
qu'est Mikhaél (nom qui signifie : qui est comme D.ieu ?).
Cette musique du premier verset est brève avant de regarder
la douleur. Mais elle est essentielle, comme l'assurance de l'amour maternel
chez un enfant.
Ayéléte a la même guématria que éméte
(vérité totale, de A à Z), vérité absolue
qui est celle de la Torah. Ce psaume est comme l'assurance d'Esther au
milieu des persécutions de Amane le méchant dont le nom est
au verset 21 (hatsila mé 'hérev nafchi, sauve de l'épée
mon âme), ce nombre de 21 qui aujourd'hui résonne si douloureusement
par les 21 assassinés en Israël en ce seul jour d'aujourd'hui,
le 19 Adar.
Ayéléte est donc aussi la Chékhina,
cette présence divine avec Israël. Le psaume est ainsi la recherche
de l'union entre Israël et D.ieu qui est émet. Le Zohar II,
10a et 46a parle de cette union essentielle à propos de ce verset
et montre comment l'étude de la Torah est comme un baiser que l'on
ne pourra jamais oublier.
Le psaume est donc ce rappel d'emblée avant toute prière
dans la souffrance.
C'est l'assurance que l'aurore va surgit, et plus encore comme
il est dit dans le Cantique des Cantiques : "Qui est-elle, celle-ci qui
apparaît comme l'aurore, qui est belle comme la lune, brillante comme
le soleil, imposante comme une armée aux drapeaux déployés".
Cette conscience de la lumière camouflée qui va se déployer
est mise en scène sur le site Modia par le grand cercle en page
d'accueil, cliquez dessus et vous retrouverez ces thèmes pour celui
qui sait voir derrière la banalité du monde.
Deuxième phase (les versets 2 à 22). Elle comprend plusieurs
parties :
- versets 2-3 : la première confidence de la détresse
:
"Mon D.ieu, mon D.ieu, pourquoi m'as-tu abandonné, loin d'être
mon salut, d'entendre mes paroles suppliantes ?
Mon D.ieu, j'appelle de jour et Tu ne réponds pas, de nuit et
il n'y a pas de trêve pour moi".
L'accusation est impudique, directe, sans fard. C'est un reproche clair
et quelque chose d'incompréhensible (bien le drame que vit Israël
maintenant, aussi mal gouverné, en une telle dégradation
continue et sans aide apparente). Imaginons quelqu'un qui aime et a mis
toute sa confiance et se trouve abandonné (apparemment), cela est
incompréhensible.
Mais n'oublions pas que cette plainte douloureuse s'entoure ou s'enlace
dans trois noms divins, le premier Eli n'est pas seulement D.ieu mais son
appellation est très amoureuse et possessive : "mon D.ieu", de même
que le mot Eloqaï, mon D.ieu. Bien plus, le mot Eli se répète
; et ce nom El est celui qui manifeste la bonté, le 'hésséd
de D.ieu.
- Les versets 4 à 6 sont une respiration au milieu de la douleur.
Ceux qui ont perdu un proche peuvent sourire, peu habitués encore
au malheur, et brutalement le ressenti douloureux remonte et remplit la
vie à nouveau. Inversement, dans la douleur, le souvenir de l'amour
apporte un apaisement quelle que soit la douleur présente.
Ici, c'est le souvenir de cet amour et de la connaissance de l'Aimé
qui resurgissent :
"Tu es pourtant le Saint, trônant au milieu des louanges d'Israël.
En toi nos Pères ont eu confiance, ils ont eu confiance, et Tu les
as sauvés. Ils ont crié vers Toi et ont été
délivrés ; ils ont espéré en Toi et n'ont pas
été déçus".
Qui aime, lors d'une séparation, se souvient de tous les mots
qui ont été dits, des sentiments, des moments et, malgré
les faits présents, ils restent un rocher inébranlable. Il
ne peut pas y avoir de rupture de ce qui était dit, montré,
prouvé, chanté, jubilé.
Il peut y avoir la souffrance décrite précédemment
mais le mot "et" (et toi...) relie ces deux réalités sans
aucune possibilité de rupture. Le mérite des Pères
est toujours ce qui nous sauve ; nous demandons et recevons d'abord le
bouclier d'Avraham dans la prière des 18 bénédictions
(la âmida). Malgré tout, le mot qui résume est
: confiance.
- Puis, remonte la sensation des douleurs cruelles (versets 7-8) :
"Moi, je suis un vermisseau et non un homme, la honte des gens, objet
de mépris pour le peuple. Tous ceux qui me voient se moquent de
moi, grimacent des lèvres, hochent la tête". La description
de la réalité terrible est intense, sans camouflage. C'est
vraiment ce que ressent celui qui est atteint en son coeur, en son intime,
dont le rêve vécu est détruit. C'est souvent l'expérience
d'Israël, cette hostilité injuste des nations, des amis externes.
Et celui qui subit cela ne peut pas se défendre. Il n'y a guère
d'armes devant la méchanceté gratuite. Et alors, la grandeur
de Hachém et des patriarches et matriarches, rend encore plus profonde
la détresse de ceux qui représentent Israël aujourd'hui
et peinent lamentablement.
- Les versets suivants prennent une forme de relation mère-enfant,
après que l'on ait évoqué ce couple si différent
et si proche (Israël petit face à D.ieu et à ses patriarches).
C'est justement cet écart qui doit faire comprendre que
la véritable relation doit être celle de la confiance vitale
et assurée comme celle que doit prend le bébé puisqu'il
n'a aucune possibilité pour vivre en autonomie :
"Qu'il s'en remette à Hachém. Que Celui qui le sauve
l'arrache au danger, puisqu'Il l'aime". Ce verset, à l'image du
culot de Moché Rabénou quand il s'adresse à D.ieu,
rappelle à Hachém la logique qui doit être la conduite
de Celui qui aime. Et il continue :
"Oui, c'est Toi qui m'as tiré des entrailles maternelle, qui
m'as fait reposer en sûreté dans le giron de ma mère.
Entre tes bras, j'ai été jeté dès ma naissance,
dès le sein de ma mère.
- Et la transition se refait à nouveau vers la description de
l'angoisse mais, cette fois, en y amenant la présence de D.ieu :
"Ne t'éloigne pas de moi car l'angoisse est proche, et nul n'est
là pour m'aider". C'est le lot d'Israël. Ne pas oublier en
ces heures, aussi bien dans le peuple que face à l'extérieur,
que cette expérience à été bien décrite
avant même que nous la vivions. Ceci pour nous rappeler et pour nous
assurer que l'amour de Hachém nous tient plus qu'une mère
ne tient son enfant.
- Alors, la description réaliste et concrète des attaques
subies peut se faire (versets 13-19).
- Le verset 20 est comme le fruit de tout un travail thérapeutique.
Il pose ceci : Israël a retrouvé sa force et c'est "Toi" vé
ata" comme il était déjà dit au verset 4. "Mais Toi,
Hachém, ne T'éloigne pas , Toi qui est ma force, viens vite
à mon secours".
Maintenant, la force retrouvée, elle s'accompagne de prière
(versets 20-22). Ce n'est pas une force autonome ni hors de l'amour dit
et échangé "Sauve mon âme de l'épée,
ma vie de la fureur des chiens, arrache-moi de la gueule du lion, protège-moi
contre les cornes des buffles".
La troisième partie, arrive après cet équilibre
retrouvé (versets 23-32). C'est la louange, le peuple retrouvé
comme lieu de vie agréable, le remerciement, la renaissance à
la vie, le souvenir des bontés que l'on rappelle. Le règne
de D.ieu sur toute sa Création. Et le peuple d'Israël est appelé
alors âm nolad, un peuple naissant ou à naître
: en somme, cette fois, la fragilité d'un corps en naissance est
accompagnée de force et de renouvellement continu.
Tout ce psaume est une reconstruction du sentiment pour Israël
qu'il est fils pour Hachém (Israël hem banim. Baba Batra 10a).
Et, sur cette base, nous devons garder vive la conscience que D.ieu exerce
sa domination sur les peuples qui prétendent nous persécuter
: "Hou mochél bagoyim" (verset 29).
Et cela se produit quand Israël a la conscience de son union avec
D.ieu, conscience qui se ravive dans l'étude et dans la prière
comme le dit Béréchite Rabba 48, 7 sur notre verset 4. C'est
ce que faisait le patriarche Israël quand il séjournait chez
le méchant Lavane : il restait vigilant dans cette conscience, disant
les psaumes pour cela (idem. 68, 11 et 74, 11).
Cet état d'apaisement s'appelle en hébreu la yeshiva
(Chir ha Chirim Rabba 2, 9, 2): l'individu et le peuple d'Israël vit
dans la Torah et les psaumes et le Saint d'Israël est assis (yochév)
dans les louanges de Son peuple.
Que ces rappels soutiennent chacun en ces heures difficiles, qu'ils
redonnent quelques instants d'apaisement à ceux qui souffrent comme
les alternances de respiration qu'il y a dans ce psaume, qu'ils fassent
souvenir à nos gouvernants juifs de ce qu'ils ont à gérer
: la vie d'être vivants qui sont chacun un monde entier, qui
sont aimés de D.ieu et constituent Son peuple. C'est pour cela que
le Roi d'Israël devait toujours avoir deux rouleaux de la Torah, pour
ne pas quitter cette présence et cette conscience : un dans ses
situations publiques et un dans sa vie privée.
Que ceux qui ont le privilège de ne pas être éprouvés
se rapprochent plus de la Torah ainsi vécue avec le coeur pour pouvoir
aider et réveiller à la puissance de cet amour maternel ceux
qui sont brisés et perdus dans la détresse.
L'ensemble du psaume
Première phase. La confiance en la victoire et l'espoir.
1. Laménatséa'h, âl-ayéléte
ha cha'har, mizmor lé David.
Au chef des chantres. D'après la biche de l'aurore. Psaume de
David.
Deuxième phase (les versets 2 à 22). Elle comprend plusieurs
parties :
- la première confidence de la détresse :
2. Mon D.ieu, mon D.ieu, pourquoi m'as-tu abandonné, loin d'être
mon salut, d'entendre mes paroles suppliantes ?
3. Mon D.ieu, j'appelle de jour et Tu ne réponds pas, de nuit
et il n'y a pas de trêve pour moi.
- une respiration au milieu de la douleur.
4. Tu es pourtant le Saint, trônant au milieu des louanges d'Israël.
5. En toi nos Pères ont eu confiance, ils ont eu confiance,
et Tu les as sauvés.
6. Ils ont crié vers Toi et ont été délivrés
; ils ont espéré en Toi et n'ont pas été déçus.
- remonte la sensation des douleurs cruelles (versets 7-8) :
7. Moi, je suis un vermisseau et non un homme, la honte des gens, objet
de mépris pour le peuple.
8. Tous ceux qui me voient se moquent de moi, grimacent des lèvres,
hochent la tête.
- une forme de relation mère-enfant,
9. Qu'il s'en remette à Hachém. Que Celui qui le sauve
l'arrache au danger, puisqu'Il l'aime.
10. Oui, c'est Toi qui m'as tiré des entrailles maternelle,
qui m'as fait reposer en sûreté dans le giron de ma mère.
11.Entre tes bras, j'ai été jeté dès ma
naissance, dès le sein de ma mère.
- la transition se refait à nouveau vers la description de l'angoisse
mais, cette fois, en y amenant la présence de D.ieu :
12. Ne t'éloigne pas de moi car l'angoisse est proche, et nul
n'est là pour m'aider.
- la description réaliste et concrète des attaques subies
peut se faire.
13. Des taureaux nombreux m'environnent, des bêtes puissantes
de Bachane m'assiègent.
14. Ils ouvrent contre moi leur gueule, tel un lion qui déchire
et qui rugit.
15. Je suis comme l'eau qu'on répand, tous mes membres se disloquent;
mon coeur est comme de la cire qui fondrait au mikieu de mes entrailles.
16. Ma sève est désséchée comme un tesson,
ma langue est collée à mon palais ; tu m'étends dans
la poussière de la mort.
17. Car des chiens m'enveloppent, la bande des méchants fait
cercle autour de moi ; comme le lions (ils déchirent) mes mains
et mes pieds.
18. Je pourrais compter tous mes os : eux, ils me toisent et se repaissent
en me voyant.
19. Ils se partagent mes habits, ils tirent au sort mes vêtements.
- le fruit de tout un travail thérapeutique.
20. Mais Toi, Hachém, ne T'éloigne pas , Toi qui est
ma force, viens vite à mon secours.
21. Sauve mon âme de l'épée, ma vie de la fureur
des chiens,
22. arrache-moi de la gueule du lion, protège-moi contre les
cornes des buffles.
La troisième partie, arrive après cet équilibre
retrouvé (versets 23-32). C'est la louange, le peuple retrouvé
comme lieu de vie agréable, le remerciement, la renaissance à
la vie, le souvenir des bontés que l'on rappelle.
23. Je proclamerai Ton Nom devant mes frères, au milieu de l'assemblée
je Te louerai.
24. Adorateurs de Hachém, louez-Le ; vous tous, descendants
de Yaâqov, honorez-Le ; révérez-Le, vous tous, postérité
d'Israël.
25. Car Il n'a pas dédaigné, Il n'a pas méprisé
la misère du malheureux; Il n'a pas chaché de lui Son visage,
ni manqué de l'entendre quand il implorait.
29. C'est Toi dont je célévrerai les louanges dans le
grand rassemblement ; j'accomplirai mes voeux devant ceux qui Te craignent.
17. Les humbles mangeront et seront rassasiés, les adorateurs
de Hachém Le loueront. Que votre coeur renaisse à la vie
pour toujours.
28. Les extrémités de la terre se souviendront et reviendront
à Hachém, toutes les familles des peuples se prosterneront
devant Lui.
29. Car, à Hachém appartient la royauté, Il domine
sur toutes les nations.
30. Ils mangeront et adoreront, tous les heureux de la terre ; devant
Lui s'inclineront ceux qui descendent dans la poussière, incapables
de sustenter leur vie.
31. La postérité lui vouera un culte ; on parlera de
Hachém aux âges à venir.
32. Ils viendront et proclameront Sa justice, ils diront au peuple
naissant ce qu'Il a fait.
Le psaume 121
Chir la maâlote Cantique des degrés
Essa êinaï él hé harim. Je lèverai
mes yeux vers les montagnes
Méaïne yavo êzri, d'où me viendra
mon aide.
Êzri méîm Hachém ôssé chamyim
vaaréts
Mon aide me vient de Hachém qui fait les cieux et la terre.
Al yitén lamotte raghlékha, al yanoum chomrékha
Il ne donnera pas à ton pied (l'occasion) de tomber, il ne dormira
pas ton gardien.
Hiné lo yanoum vélo yichane chomér Yisraël.
Voici, il ne dormira pas et il ne sommeillera pas, le gardien d'Israël.
Hachém chomérékha, Hachém tsilékha
âl yad yéminékha.
Hachém est ton gardien, Hachém est ton ombre à
côté de ta droite.
Yomam hacchéméche lo yakéka, vé yaréa'h
ba layéla.
De jour, le soleil ne te portera pas atteinte, ni la lune pendant la
nuit.
Hachém yichmorékha mi kol râ, yichmor éte
nafchékha.
Hachém te préservera de tout mal, il gardera ta vie.
Hachém yichmor tsétékha ou voékha méâta
véâd ôlam.
Hachém gardera tes allées et venues, depuis maintenant
jusqu'en l'éternité.
Le psaume 142, intitulé Maskil
lé David
1. Maskil lé David biyoto vaméâra. Téfila.
Psaume "maskil", de David, quand il était dans la caverne.
Prière.
2. Qoli el Hachém ézâq ; qoli el-Hachém
ét'hanén.
'Ma voix', vers Hachém je la crierai ; ma voix vers Hachém
je supplierai.
3. Echpokh léfanav qi'hi ; tsarati léfanav aguid.
Je répandrai devant Lui ma conversation ; ma détresse
devant Lui je dirai.
4. Bé hitâtéf âlaï rou'hi, vé
ata yadâta nétivati ;
Quand je sens s'évanouir sur moi mon esprit, et Toi tu connais
mon chemin ;
Bé ora'h-zou ahalékh, taménou pa'h li
Sur cette route où je vais, ils ont placé des obstacles
pour moi.
5. Habét yamine ouréé, vé éïn
li makir ;
Regarde à droite et vois, et il n'y a pour moi aucun qui me
connaisse ;
avad manos mimménni, éine doréche lénafchi.
m'a lâché tout refuge envers moi, il n'est personne qui
se préoccupe de moi.
6. Zaâqti élékha Hachém, amarti : ata
ma'hsi ;
J'ai crié vers Toi, Hachém, j'ai dit : Toi tu es mon
abri ;
7. Haqchiva él-rinati, ki-daléoti méod ;
Ecoute bien ma supplication, car je suis réduit à l'état
de pauvre à l'extrême ;
hatsiléni mé rodéfaï, ki amétsou
mimménni.
sauve-moi de mes persécuteurs, car ils sont plus puissants que
moi.
8. Hotsiah mi masguér nafchi, léhodote éte chimkha
Fais sortir de ma prison mon âme, pour louer Ton nom.
Bi yakhtirou tsaddiqim, ki tikhmol âlaï.
En moi et autour de moi comme une couronne les justes, car tu me combleras
sur moi.
Commentaire sur l'intelligence de David dans l'épreuve
Qu'est ce qu'un psaume nommé maskil ?
Comme les psaumes 32, 42, 44, 45, 52, 54, 55, 74, 78, 88, 89,
et le nôtre 142.
La racine du mot est sékhél, l'intelligence. Maskil
est une forme hifil du verbe (forme active) et qui veut dire "faire
intelligent, rendre intelligent". C'est la caractéristique de David
(lire I Samuel 18, 14-15) et cela est surtout dit de lui au début
des psaumes.
Rachi sur 142, 1 rappelle ce que disent nos Sages : c'est
toujours un psaume qui a été dit par le métourguemane,
traducteur. C'est l'origine du nom de famille Tordjman. Ce n'est pas simplement
le traducteur, mais celui qui, dans les grandes yeshivotes du temps du
talmud reprenait avec une voix de stentor (il n'y avait pas de micro) l'enseignement
du maître, le lransmettait à toute l'assistance ; mais il
ne s'agit pas seulement d'une amplification de la voix, il fallait aussi
le rendre compréhensible pour que l'intelligence augmente. D'où
le rôle du métourguemane qui est maskil, "faisant
l'intelligence".
Rachi se basait sur le Middrache Téhilim pour dire cela.
C'est ainsi que ces psaumes maskil nous enseignent des modèles
de compréhension et de conduite très importants.
Ce même middrache nous enseigne où est l'intelligence
de David :
- le sage sait que lorsque les épreuves commencent pour lui,
cela ne vient pas de lui mais de la volonté de Haqqaddoche Baroukh
hou ; rien ne vient de l'homme ou des hommes ou n'est maintenu par
eux, ni son intelligence, ni sa force, ni son argent mais de D.ieu seul
;
- il sait aussi bénir Hachém en tous temps (34,
2),
- sa force est dans le nom de Hachém (Proverbes 18, 1)
et en rien d'autre, aussi comment réagit David dans la caverne ?
Il prie.
- pour tous ces motifs, David dit dans le premier verset : l'intelligence
dans l'angoisse est de faire une seule chose, téfila, la
prière. Et il va continuer à faire une prière qui
est pour nous un enseignement en ces circonstances.
- Il sait qu'il
y a des conditions pour être exaucé.
Notre commentaire sur celui du 'Hida (za"l)
Verset 1 - Psaume "maskil" (intelligence), de David ;
Le Zohar II; 110 a dit que cela signifie que son intelligence en ce psaume
avait sa source dans le fleuve qui sort du Jardin d'Eden. (Pour comprendre
cela, il faut lire les chapitres 20 à 24 du I Samuel. David, menacé
de perdre la vie par la jalousie morbide du Roi Chaoul, se cache dans une
caverne,
celle de ce psaume comme le souligne Rachi ; Chaoul vient s'y reposer alors
qu'il est à la recherche de David pour le tuer ; pendant qu'il dort,
David lui enlève un morceau de son manteau et vient le lui présenter
ensuite pour lui prouver qu'il est droit et que D.ieu le lui avait livré
et qu'il ne lui a rien fait de mal. Voilà l'intelligence de David,
qui puisse son art dans l'intelligence divine).
Verset 2 - Le 'Hida, Ribbi David Azoulaï, écrit que ce psaume
est dit par David dans la même veine que Adam ha richone,
le premier homme (on sait que les lettres de Adam sont les initiales de
toute la trajectoire de l'homme : Adam, David, Machia'h, le Messie).
C'est pour cela que David emploie le terme noble de qoli
ma voix, car c'est l'union de sa voix à celle de la Torah
dans laquelle il est occupé par son étude, jusque dans sa
situation de détresse.
(Ce n'est pas seulement sa voix personnelle, imprégnée
de souci ; David sait l'intégrer dans la qualité de la voix
de la Torah. En ce sens, que, pour aider ces prisonniers, nous fassions
un effort pour augmenter notre étude de la Torah et que nous puissions
veiller à ce que notre parole garde la pureté de cette parole
de la Torah. Ainsi, notre parole unie à celle de ces prisonniers,
les mènera à la libération qu'est la Torah. Celui
qui est dans l'angoisse assume toute la trajectoire humaine pour la porter
à sa victoire. C'est cet ajustement que David parvient à
réaliser. Dans l'angoisse, il travaille ainsi sur lui-même,
pour être fidèle au plan de Hachém).
Verset 3 - Le mot léfanav y est répété
deux fois. Selon le 'Hida, cela montre que David insiste qu'il est tourné
uniquement vers Hachém et n'attend de l'aide d'aucune autre
puissance sur la terre ou dans les cieux. Cela indique également
qu'il redresse intérieurement ses fautes pour bien s'orienter en
pureté vers Hachém. (La prière de demande ne
peut pas être exaucée autrement ; ce n'est pas un passage
à la banque pour arranger nos intérêts ; c'est remettre
la vie dans l'ordre bon de Hachém et cela suppose que nous réparerions
d'abord en nous-mêmes. Prier pour nos prisonniers, par exemple,cela
exige que nous prions comme si nous étions en cette situation de
vie ou de mort, et prêts alors à tout redresser de notre vie.
Alors notre prière sera entendue, même pour eux).
Verset 5 - Le 'Hida indique que "habét yamine,regarde
à droite" fait allusion à la Torah que David a apprise ;
et "réé, vois" fait allusion à
la Torah que David se propose d'étudier encore, car la bonté
c'est de croire dans les promesses de biens que fait l'autre. Ibn Ezra
met ces verbes à l'infinitif qui serait ici une forme d'impératif
dans la prière.
Le mot "manos" (embûche) a la guématria
156 de qinea, la jalousie qui pousse Chaoul et les siens.
Verset 6-7 - Le 'Hida montre que David s'adresse maintenant à
la miséricorde (ra'hamim) de Hachém.
Donc, dit David, je crois que "ma part est dans la vie".
Verset 7 - Il peut dire alors à nouveau "écoute ma plainte",
car il a confiance. Les textes disent souvent que la prière du pauvre
(âni) est plus grande que toutes les autres et est
écoutée en premier. David reconnaît aussi que son état
de pauvreté consiste en ses fautes ; ce sont elles qui donnent de
la puissance à ses persécuteurs ; Il fait ainsi un aveu de
ses fautes (vidouï) et promet par là de les abandonner
et de ne pas y retomber. (A nouveau, cette condition est indispensable
pour que notre prière soit écoutée).
Verset 8 - Le 'Hida continue : David dit qu'il y a beaucoup de procureurs
(méqatréguim) contre lui en Haut, mais D.ieu dans
Sa bonté se base sur le bien que David fera à l'avenir
et, à l'avance, David loue Hachém pour le bien qu'il
Lui accorde dès maintenant pour cela. David associe également
au bien qu'il fera, le bien que font les justes (tsaddiqim).
Les derniers mots du dernier verset (ki tighmol âlaï)
indiquent que D.ieu comble de David à la mesure des tourments
qu'il a eus, mesure pour mesure (midda kénéguéd
midda) : comme il a été menacé de mort, il sera
en contrepartie, oint (Messie) et sauvé pour sauver les autres.
En tout cela, David montre sa qualité de modeste (ânav),
motif pour lequel la halakha sera fixée selon Hillél car
il était modeste (Traité Erouvine 13b). La "plainte" (rinati)
de David est toute imprégnée de cette qualité ; c'est
pour cela que les textes appelent aussi rinati la Torah (Traité
de Jérusalem Roche Hachana 20b).
Qui est le 'Hida, le Rav Azoulaï ?
Ribbi Yossef David Azoulaï (le 'Hida), (1724-1806), sépharade,
naquit à Jérusalem.
'Hida, ce sont les initiales de 'Hayim Yosséf David Azoulaï
(1724-1806).
Il est l'arrière petit-fils de Ribbi Avraham Azoulaï
de Féz (1570-1643) qui vint à 'Hévrone. Il étudia
auprès de Ribbi 'Hayim ben Âttar (s'y reporter dans le lexique
des maîtres).
Sa personnalité fut très particulière et brillante
en de nombreux domaines. Il fut au même titre le grand talmid
'hakham de sa génération, estimé et vénéré
par tous, commentateur de nos sources, responsable communautaire et impliqué
dans des disputes locales, caballiste, décideur dans la halakha,
bibliophile, quêteur dans le monde pour les communautés de
la terre d'Israël et la Yéchiva de 'Hévrone (Hébron),
grand voyageur, enquêteur sur les communautés de la dispersion
et sur le monde non juif, anthropologue sur les coutumes juives dans les
diverses communautés autour du bassin méditerranéen,
et écrivain sur ses voyages.
Son passage à la cour de Versailles où il impressionna
par sa prestance est resté célèbre. Ses livres les
plus connus sont Birkhé Yosséf (qui est un commentaire
sur le
Choulkhane Âroukh de Ribbi Yosséf Caro), ses
enquêtes de voyages (Zikhrone maâssiyote vé nissim),
son répertoire des noms de sages (Chém haguédolim),
son commentaire des psaumes que nous utilisons ici (Téhilote
Yosséf).
Le 11 Adar, est sa hiloula (fête de son décès
pour son entrée dans la plénitude de la qéddoucha).
Il est enterré à Jérusalem.
Voir également sur le site Modia :
Comment
prier
Ce qu'est
la prière, et la rina comme l'une des 10 formes de prière.
La page
des divers textes sur la prière avec les traductions des prières.
Comment prier pour les enfants : la prière
de Chla .
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