|
 Page d'accueilLe Lév Gompers Comment étudier le Talmud La Torah L'étude des 54 sections Les poèmes L'auteur Ses publications Livres et articles Infos utiles Liens et lieux d'étude Commander Pour commander l'une de nos publications S'inscrire pour recevoir régulièrement les nouveautés dusite Nous écrire | | L'heure des prièrespar Yehoshua Ra'hamim Dufour basés sur les livres denos Sages
(Sur la paracha Vayichla'h,à l'heure de l'aurore, après le combat de la nuit) Dès le réveil, encore au lit, le juif dit cette phrase :Modé ani léfanékha, Mélékh 'Haïvékayam, chéhé'hézarta bi nichmati bé'hémla, rabba émounatékha. "Je te remercie (ou je reconnais), Roi vivant et qui subsistes, que Tu aies fait revenir en moi ma néchama, dans Ta bonté, immense est Ta fidélité". la juive dit cette phrase : Moda ani léfanékha, Mélékh 'Haïvékayam, chéhé'hézarta bi nichmati bé'hémla, rabba émounatékha. (Apprendre par coeur cette phrase, et bien la comprendre par sa traduction). Commentaire Le constat Sur le verset de Vayiqra 18, 5 "vous accomplirez mes préceptesde façon à ce que l'homme qui les réalise haïbahém en vive, vive en eux, et vive par eux", le fils du Chlatenait ceci de son père: dès le réveil, l'homme est assaillé par la paresseet la fatigue et la tristesse (le Tour ajoute aussi, par la peur que luiinspirent les autres et surtout les railleurs qui lui font perdre touteassurance). Ce sont comme des forces extérieures - qui neutralisent l'homme,
- qui l'influencent pour lui donner de mauvaises raisons de ne pas tenirdebout devant l'existence et devant les tâches qu'il a à entreprendre,ne pas vivre dans les mitsvotes de la Torah et de la prière ;
- il ressent que ses membres et son être sont faibles et comme morts.
La réactionLa tradition nous enseigne comment réagir : comme un guépardqui bondit, comme un lion puissant (voir le début du Tour). Mais le Chla précise bien :...de manière à adhérerà Celui qui est Lui-même la Vie. Le travail à faire n'est donc pas seulement de se lever mais,auparavant, de - franchir ces étapes à travers les mots de cette phrase,
- en étant conscient à ce qui y est dit.
C'est cela qui est mis dans cette phrase :• Modé ani : l'immédiateté estrendue par le sens du verbe modé, où il n'y a aucunetergiversation ; en hébreu, il n'est pas écrit "je te remercie",ni "je reconnais", mais "reconnais, je", c'est beaucoup plus décisif.• léfanékha : le face à face n'est plusavec soi-même dans l'auto-centration somnolante ou destructrice,mais c'est une mise en présence de l'Autre qui est LE roi, LE vivant,LE continuant à parvenir à exister, contrairement àcelui qui est encore sans forces. • chéhé'hézarta bi nichmati, ce que l'onn'a pas nous le recevons immédiatement ; mais ce n'est pas n'importequelle aide, mais la néchama, la qualité totalement pureet divine qui est au centre de notre être ; nous en reprenons conscience. • bé'hémla : bien se dire et bien réaliserque cela est effet de la tendresse, ce à quoi aucun humain ne peutrésister car c'est l'essentiel de l'existence. Ce n'est donc pasla récitation d'une constitution ou d'une liste de principes defoi. C'est reprendre conscience que l'on vit dans l'ensemble de l'être(voir la paracha Vayétsé)qui est "bonté". • rabba émounatékha. A l'incertitude et àl'inconsistance, l'homme -par cette phrase- intègre l'immensitéde confiance en soi et de la fidélité. Ayant dit cela, non pas comme une phrase automatique mais en essayantde bien entendre et de bien sentir, alors l'homme se lève. Quel qu'il soit, il a réintégré sa dignité,ses forces. D'autant, nous disent nos Sages, que cette phrase a étéconstruite en 13 mots en fonction des treize middotes du créateur,de ses treize caractéristiques et démarches de bonté. Ensuite, on va faire nétilate yadayim, les ablutions surles mains pour éloigner complètement ces forces négatives.Et on dira les 19 bénédictions qui vont développertout ce que l'on vient déjà d'intégrer.
Ci- dessous, un poème, non un exposé, venu de ces mouvementsintérieurs en cette phase du réveil et de la rencontre deces mots. Modé, je reconnais Ta bonté, premier mot imposé ce matin. Aucun choix, un seule voie : tous les soucis où je veux me noyer, j'ai dû déjà les abandonner, ils sont loin et dépassés : modé, seulement Ta bonté.Modé ani : "je reconnais, c'est moi", je ne suis que cela : renouvelé, placé en Ta seule bonté. Modé ani léfanéikha, je reconnais, face à Toi. Et j'ai apporté avec moi tous ceux que j'aime de fraternité : celle qui peine, et l'isolé, le malade et ce pauvre désespéré. Modé, je les ai aussi dépouillés des écorces qui enserraient ; Aharone haCohén ravive le chandelier, en chaque lampe, l'huile est pure, la mèche seulement, il nous faut nettoyer, ne crains pas, mon ami, pour ta liberté. Un juif se lève, il trie le monde en secret, il tire le monde vers Ta bonté, soudainement : Modé. Dès maintenant, c'est l'heure de choisir le bonheur. C'est fait : Modé, cette journée est cadrée en Ta bonté. Ton bonheur est plus fort que toutes nos peurs.
Retour à la page sur les prières |
|
|