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sur le site par un catalogue de photos
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Je m'appelle... Chémi hou (hébreu)... My name is...
Kurehe anakne...ne. Simae...now. 'Ismi... Me digo... Nire izena...da.
Ngo sing... Esm e man...eh. Mein Name ist... Mera naam...hai. Uvanga...
Mi chiamo... Watashi no namae wa... Wo shi...Jeg heter... Mam na imie...
Menya zavut... etc
Pourquoi dire un verset de
la Torah
commençant et se terminant
comme notre nom hébraïque?
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
(Dipour en hébreu)
basés sur les livres de nos
Sages
http://www.modia.org
©
Copyright
Si vous ne trouvez pas votre prénom,
dites-le moi, pour que je puisse l'ajouter.
En bas de page, questions des lecteurs et réponses sur le
nom juif, sur le nom ou les cas de changement de nom dans la Torah (Yitro,
Yehoshua, Yael) et dans la vie.
Les noms dans
les différentes communautés juives
Et toute paracha traite
de ce sujet
Ecrivez le mot "nom" dans le moteur de recherche ci-dessus
et vous découvrirez l'importance de ce concept dans le site et
dans le judaïsme.
L'actualité est trop souvent sordide, allons aux choses essentielles.
Notez bien : quand nous parlons du nom, il s'agit du nom hébraïque
(prénom, dans les langues modernes, et non pas du nom de famille).
Ce n'est pas une coutume suspecte et superstitieuse, ce que l'on appellerait
alors un min'hag chtoute.
En effet, par exemple, on en trouve déjà la trace dans
Rachi quand il commente le verset du prophète Michée
(Mikha 6, 9) : Qol Hachém la îr yiqra (la voix
de Hachém interpelle la ville),
vé touchia yiré chémékha (et l'homme
d'intelligence verra Ton nom).
Le commentaire de Métsoudate David éclaire : "cette voix
divine qui appelle à la téchouva, au retour vers
la Torah, vient par un homme plein de l'intelligence divine qu'est le
prophète et qui voit la réalité dans le Nom divin.
Le Malbim indique que ce fut le cas pour Avraham qui voyait la réalité
à travers sa vision de la véritable réalité
telle qu'elle est en Hachém qui est le Lieu de tout, le maqom.
Alors, Avraham a vu que ce lieu vers lequel il se dirigeait serait complet
et deviendrait Jérusalem (j'ai ici explicité le commentaire).
Rachi dit sur la seconde partie : vé touchia yiré chémékha
(et
l'homme d'intelligence verra Ton nom) :
"mi khane (de ce verset),
ché kol mi ché omér (quiconque dit)
miqra ha mat'hil ou mésayém (un verset qui commence
et qui se termine)
kémo ché mat'hil ou mésayém chémo
(comme commence et se termine son nom),
ha Torah matsilo mi guéhinam (la Torah le sauve du lieu
de désastre)".
Rachi est la garantie la plus sûre, la plus équilibrée.
Donc nous pouvons suivre cette coutume.
Nous pouvons comprendre le lien de ce que dit Rachi avec les deux autres
commentaires :
puisque nous sommes faits à l'image de D.ieu et que, en plus,
le peuple Juif est celui de Son alliance, le peuple de Son Nom puisque
Israël veut dire "chant de D.ieu", a fortiori, notre nom lui-même
qui indique notre identité et notre être doit être en
analogie avec ce qu'est le Nom de D.ieu. Et rien ne peut mieux exprimer
tout cela que de déployer notre nom personnel dans un verset de
la Torah qui est l'exposé de la vie divine. Ainsi nous exprimons
vraiment qui nous sommes, nous nous le rappelons et nous voulons vivre
en ce lieu ; non pas en notre seul "moi", qui est de plus trop souvent
construit des seules objectifs de vanité (réussite, argent,
pouvoir, possession, domination, etc, en un mot : égoïsme).
C'est bien pour cela que nos Sages ont toujours insisté pour donner
un nom aux enfants qui exprime ainsi notre lieu hébraïque
de vie, et que nombreux sont les noms hébraïques qui ont
un nom de Dieu en eux, sous une forme ou sous une autre (particule "el"
comme dans Chémouel, Samuel, ou "yo" ou "yeho" comme
dans Yoel ou dans Yehoshua).
On comprend alors comment le choix d'un nom américain ou étranger
parce qu'il est à la mode, est complètement hors de la conscience
claire de cette existence juive et divine à la fois. Nos Sages,
dans le Middrache Tan'houma (paracha Haazinou, 7) nous disent d'être
toujours très attentifs en ce qui concerne le nom que nous donnerions
à nos enfants afin que son nom corresponde bien à ce qui
pourra en faire un juste, un tsaddiq (léôlam yivdoq
adam bé chémote liqro livno haraouille liyote tsaddiq).
En tous cas, tout Juif doit avoir un nom juif et savoir le joindre au nom
juif de son père et à celui de sa mère, même
s'il est appelé autrement. Et le révérer, et chercher
à en connaître les richesses et le potentiel.
Pour toutes ces raisons, même dans l'esclavage de l'Egypte qui
avait un pouvoir extraordinaire d'assimilation car cette civilisation
était belle, intelligente, cultivée, savante, etc., nos
ancêtres n'ont jamais abandonné leurs noms hébraïques
et divins car ils étaient leur lieu de vie et leur seul destin
(Vayiqra Rabba 32, 5) et c'est pour cela qu'ils furent sauvés.
C'est cela "être juif", comme le dit bien le mot "juif" (yéhoudi)composé
des quatre lettres du nom de D.ieu et de la lettre dalét
qui délimite l'espace concret par son graphisme. Quand au nom Moché,
il n'apparaît quasiment jamais dans toute la littérature
talmudique (uniquement en Baba Batra 174a et en Arayote 23a) pour
désigner un homme quelconque, car cette forme d'existence qu'était
Moché était et est unique parmi tous les hommes.
Poème
Quand père et mère s'embrassent de merveille
et créent l'enfant, unis au Créateur de la terre et du ciel,
ils cherchent où mettre pour lui le trésor de leurs rêves
pour faire durer toute l'éternité cet instant extraordinaire.
Ils écrivent une longue lettre mais ils craignent de la perdre.
Ils ont envie de la raconter à leur voisins et à leurs frères
mais ils se taisent car on ferait vite du secret une banale affaire.
Ils pensent acheter une maison, un bijou, une perle
mais tout peut se détruire, ou se voler, D.ieu préserve.
Ils ne faut donc pas montrer; mais où cacher? même sous la
terre
on finirait par le trouver ce secret, l'abîmer, le ridiculiser.
Ils eurent une idée: notre amour et nos projets pour lui,
nous allons les cacher dans son nom, camouflage superbe.
Pour tous, il sera celui de millions, mais nous seuls nous saurons
ce qui s'est passé en ce moment unique de la création
où homme, femme et Ciel furent à l'unisson.
Mais jamais, nous ne saurons le secret le plus profond
caché en notre enfant. Lui seul, entendra la chanson,
unique dans tout le monde qui lentement monte
pour la première fois dans la Création:
un être nouveau entend seul les ondes venues des horizons
de la Torah, il en porte toutes les ambitions.
Il est nouvelle forme, nouvelle expression, nouvelle décision
et il les signe de son nom.
Un jour, il nous dira: je connais mon nom.
Et nous nous tairons.

(Une nouvelle plante: photocomposition de l'auteur)
Le middrache explicite autrement le commentaire de Rachi :
le but de cette pratique de chercher et de dire le verset biblique
correspondant à notre nom, est ainsi de ne pas oublier notre
nom, le jour où on arrive devant le Juge après notre mort.
Le middrache, repris par le Chla, dit que le Ciel nous demande alors notre
nom et, si nous l'avons oublié, nous sommes renvoyé pour
une vie supplémentaire (guilgoul) afin de bien connaître
notre nom cette fois, mais cela sera source de tourments supplémentaires
et que nous aurions pu éviter.
Il va de soi qu'on ne parle pas ici d'un exercice de mémoire
simplement ; on veut dire : connais-tu bien ton nom ? ton potentiel, ton
identité ? et les as-tu bien découverts, développés,
achevés comme cela était ta tâche ? Cela est donc un
exercice pratique de la plus grande importance et nous le plaçons
au moment le plus élevé, où nous sommes unis à
la divinité si l'on peut dire, en phase avec notre Création,
et avant de revenir à la vie concrète munis de cette présence
et de ce projet, dans le verset suivant lors la fin de la âmida.
En effet, les différents commentateurs, comme le Chla ou
le Kaf ha 'hayim, reprennent cette coutume quand ils parlent de
la fin de la âmida.
Comment cela est-il pratiqué ?
1. On choisit un verset de la Torah ou du Tanakh facile à retenir,
positif, éducatif, correspondant bien à ce que l'on est et
dont on sent qu'on a besoin,
et il faut que ce verset commence donc et se termine donc par les mêmes
lettres que notre nom hébraïque (en aucun cas, cette pratique
ne peut pas s'appliquer à l'écriture hébraïque
d'un nom qui n'est pas juif).
2. On dit à voix basse ce verset, avant la fin de la âmida
ou
chémoné êsseré,
avant de dire Yiyou lé ratsone imré-fi... qui
précède le verset ôssé chalom bimroumav
que l'on dit en reculant.
Voici quelques exemples de noms actuels, bibliques ou non. Si D.ieu
veut, à la demande nous insérerons ici d'autres exemples.
Les versets présentés ne sont pas limitatifs et d'autres
versets peuvent choisis.
Un exercice d'étude ;
Etudiez ces noms et leur verset, pour apprendre à mieux connaître,
respecter, aimer et aidez ceux qui vous sont proches, et même les
autres. Ils sont ici classés selon l'alphabet hébraïque.
Il y a beaucoup d'autres possibilités de versets, je vous indique
celles-ci, à vous d'améliorer votre choix. Il faut le dire
des centaines de fois pour découvrir la senteur de coeur de ce
parfum.
|
Nom
|
Verset
|
Texte et traduction
|
|
|
|
aleph  |
|
|
(aleph-hé)
Adara, Adina, Ahavah, Ahouva, Arié, Ayalah, Etana, Ilana, Odéya |
Psaume 97, 11 ou 119, 1 |
Or zarouâ la tsaddiq ou lé yichré-lév
sim'ha
(La lumière germe pour le juste, et pour les coeurs droits,
c'est la joie). |
(aleph-vav)
Aviahou, Eliyahou |
Psaume 144, 15 |
Achré haâm chékakha lo, achré haâm
ché Hachém Eloqav (Heureux le peuple qui jouit d'un tel
sort, heureux le peuple qui reconnaît Hachém comme son D.ieu). |
(aleph-youd)
Avichaï |
Psaume 137,5 |
Im-échka'hékh, Yérouchalayim, tichka'h yémini
(Si je t'oublie, Jérusalem, que ma droite, ma force, m'oublie). |
(aleph-lamed)
Ariel |
Psaume 69,7 |
Qu'ils n'aient pas à rougir à cause de moi, ceux qui
espèrent en Toi, , Adonaï Hachem Tsévaote. Qu'ils
ne soient pas couverts de confusion à mon sujet, ceux qui Te
recherchent, D.ieu d'Israël. |
(aleph-mem)
Avchalom, Avichalom, Adam, A'hinoâm, Avinoâm, Avram, Avraham,
Eliaqim, Eliram, Ephraïm |
Psaume 23,6 |
Akh tov va'hésséd yirdéfouni kol yémé
'hayaï véchavti bévéit Hachém lé
orékh yamim.
C'est sûr, bonheur et bonté iront vers moi tous les jours
de ma vie, et j'habiterai dans la Maison de Hachém tout au
long des jours. |
(aleph-noun)
Aharone, Argamane, Eitane, Elintane, Elone, Ilane, Orén, Oriane |
Psaume 7, 18 ou 9,3 ou 30, 9 |
Odé Hachém kétsidko, vaazaméra chéHachém
êliyone.
Je louerai Hachém pour sa justice, et je chanterai le nom
de Hachém le Très-Haut.(Psaume 7, 18) |
(aleph-reich)
Achér, Avner,Aviner,Ofir; Eliezer,Elitsour, Avigdor |
Psaume 95,8 |
Al taqchou lévavkhem kimriva, kayom massa bammidbar
(N'endurcissez pas votre coeur comme à Mériba, comme
au jour de Massa dans le désert). |
(aleph-tav)
Osnate, Efrate |
Psaume 80,15 |
Eloqim Tsévaote, chouv na, habbéte michamayim ouréé,
oufqod guéfén zote
(Eloqim Tsévaote, Reviens, de grâce, du haut du ciel
regarde et vois, prends sous ta protection cette vigne). |
|
|
|
beit  |
|
|
(beit-zayine)
Boaz |
Psaume 138,3 |
Bé yom qarati vataânéni, tarhivéni
vénafchi ôz
Le jour où je T'appelai, Tu m'as répondu, Tu m'as
donné du courage en fortifiant mon être. |
(beit-khaf)
Baroukh |
Psaume 119, 11 |
Bélibbi tsafanti imratékha, lémaâne
lo é'héta-lakh
En mon coeur j'ai placé Tes paroles, pour que je ne faute
pas envers Toi. |
(beit-lamed)
Betsalel |
Psaume 68,27 |
Dans vos groupes, bénissez Eloqim, vous qui êtes de
la source d'Israël. |
Beni, Benjamin, Bentsione, Biniamine
(beit-noun) |
Psaume 89, 53 |
Baroukh Hachém léôlam, Amen! Vé Amen!
Loué soit Hachém toujours! Amen et Amen! |
(beit-âyine)
Bat-Chévâ |
Proverbes 16,6 |
La bonté et la bienveillance effacent la faute, la crainte
de Hachém fait éviter le mal. |
|
|
|
guimel  |
|
|
(guimel-hé)
Guila, Gour-Arié, Guédaliya, Guédoula, Guéoulah |
| Guémalatéhou tov vé la-râ, kol yémé
'hayéha
Il la comblera de bien et non de mal, tous les jours de la vie. (Michlé,
Proverbes 31, 12).
ou
Gol âl Hachém darkékha, ouvéta'h âlav,
vé hou yaâssé.
Fais virer vers Hachém
tes façons de vivre, et aies confiance en Lui, et il fera.
(Psaume 37,5). |
(guimel-lamed)
Gabriel |
Psaume 71,22 |
En retour, moi, je Te louerai au son du luth pour Ta bonté
fidèle, ô mon D.ieu, je Te chanterai avec la harpe, ô
Saint d'Israël. |
(guimel-mem)
Guerchom |
Psaume 111,2 |
Grandes sont les oeuvres de Hachém, bon objet d'études
pour ceux qui les aiment. |
|
|
|
| dalet |
|
|
|
(dalet-dalet)
David,
|
Psaume 105, 4 |
Dirchou Hachém vé ouzo, baqéchou fanav tamid
Recherchez Hachém et sa force, demandez sa face toujours. |
(dalét-hé)
Dafna, Daliya, Dana, Dérora, Dévora, Dina, Diqla, Ditsa,
Dora |
Chir ha Chirim, Cantique des Cantiques 5, 10 |
Dodi tsa'h véadom, daghoul mérévava
Mon bien-aimé est d'un blanc pur et vermeil, plus distingué
que des milliers. |
(dalét-lamed)
Daniel |
Amos 5,6 |
Recherchez Hachém et vous vivrez. Autrement, Il fera éclater
dans la maison de Yossef un feu qui dévore, sans que Béthel
n'ait personne pour l'éteindre. |
|
|
|
| hé |
|
|
(hé-hé)
Hadassa, Hodaya, Hodiya |
Psaume 105,3 |
Hithallélou bé chém qodcho, yisma'h lev
mévaqché Hachem (Glorifiez vous de Son saint Nom,
que le coeur de ceux qui recherchent Hachém soit en joie). |
(hé-lamed)
Harél, Hillel, Hertsél, Horiél |
Psaume 121, 4 |
Hiné lo-yanoum vélo yichane chomér Yisrael
Voici, il ne dort pas et il ne sommeille pas le Gardien d'Israël. |
|
|
|
| zayine |
|
|
(zayine-béit)
Zahav, Zéev |
Michlé, Proverbes 10, 7 |
Zékhér tsaddiq livrakha, véchém réchaîm
yirqav
Le souvenir du juste apporte la bénédiction, et le nom
des méchants tombe en ruine. |
|
|
|
| 'hét |
|
|
('hét-hé)
'Hanna, 'Hananya, 'Hava, 'Haya, 'Hédva, 'Haviva, 'Hizqiya, |
Michlé, Proverbes 22, 6
et Psaume 31, 25 |
'Hanokh lanaâr âl-pi darko, gam kh-yazquine lo-yassour
mimménna
Eduque l'enfant selon sa propre voie, et alors même dans
sa vieillesse il ne s'en écartera pas.
|
('hét-mem)
'Hayim ou 'Haïm |
Psaume 34,8 |
Un ange de Hachém est posté autour de ceux qui le
craignent et il les fait échapper au danger. |
('hét-noun)
'Hanane |
Proverbes 12,12 |
L'impie recherche ce qui devient un piège pour les méchants,
mais la racine des justes est généreuse. |
|
|
|
| youd |
|
|
(youd-beit)
Yaâqov |
Psaume 20,2 |
Yaânékha Hachém béyom tsara, yéssaguévékha
chém Elohé Yaâqov
Il te répondra Hachém au jour de la détresse,
il te protégera le nom du D.ieu de Yaâqov. |
(youd-vav)
Yéchayahou, Yermiyahou |
Psaume 20,10 |
Hachem hochiâ, hammélekh yaânénou véyom
qorénou
Hachem sauve, le Roi nous exauce le jour où nous l'invoquons. |
(youd-hé)
Yafa, Yédidiya, Yéhouda, Yémima, Yéchaya,
Yéchoua, Yé'hizqiya, Yéféfiya, Yisqa,
Yona, Yossifa, Yossifia, Yirméya, Yisraéla |
Psaume 145, 10 |
Yodoukha Hachém kol-maâsséikha va 'hassidéikha
yévarrékhoukha
Elles Te louent, Hachém, toutes Tes oeuvres, et ceux qui T'aiment
te bénissent. |
(youd-lamed)
Israël, Yaël, Yé'hiél, Yé'hezqél,
Yéqoutiël, Yichmâël, Yigal, Yisrael, Yoël,
Youval, |
Psaume 118, 16 et 33, 8 |
Yémine Hachém roméma, yémine Hachém
ôssa 'hail
La droite de Hachém est sublime, la droite de Hachém
procure la victoire. |
(youd-noun)
Yo'hanane, Yonatane |
Psaume 91,1 |
Yochev bésséter éliyone, bé tsel
Chadaï yitlonane
Celui qui demeure dans le secret du Très-haut et s'abrite
à l'ombre du Tout-puissant. |
(youd-âyine)
Yéhoshua, Yéhochouâ, Yéchâ, Yéchouâ,
Yéhoyadâ, Yéhochévâ |
Psaume 72, 13 |
Ya'hos âl dal vééviyone,vénafchote
évionim yochiâ
Il prend compassion de l'humble et du malheureux, et protège
la vie des faibles. |
(youd-qouf)
Yits'haq, Isaac |
Psaume 140,8 |
Eloqim Adonoute, ôz yéchouâti, sakota lérochi
béyom nachaq
Mon D.ieu, mon Maître, force de mon salut, Tu couvres ma
tête de Ta protection au jour du combat. |
(youd-tav)
Yéhoudite |
Psaume 146,9 |
Hachem veille sur les étrangers, soutient l'orphelin et la
veuve, tandis qu'il bouleverse la vie des pervers. |
|
|
|
| laméd |
|
|
(laméd-hé)
Léa, Lévana, Liora |
Michlé, Proverbes 2, 2 |
Léhaqchiv la'hokhma oznékha, tatté libékha
lattévouna
Prête une oreille attentive à la sagesse, ouvre ton coeur
à la compréhension. |
(lamed-youd)
Lévi, Lili, Liri |
Psaume 40, 9 |
Laâssote rétsonékha Elohaï 'hafatsti,
vétoratékha bétokh méâï
Réaliser Ta volonté, mon D.ieu, est mon désir,
et Ta Torah est jusqu'au fond de mon être. |
(lamed-tav)
Linate, Livnat |
Psaume 92, 3 |
Léhaguid baboqér 'hasdékha, véémounatékha
balléilote
Dire le matin Ta bonté, et pendant les nuits ta bienveillance. |
|
|
|
| mém |
|
|
(mém-beit)
Mérav |
Psaume 34,13 |
Mi ha ich hé 'hafets 'hayim, ohev yamim lirot tov
Quel est l'homme qui désire la vie, qui aime de longs jours
pour goûter le bonheur? |
(mém-hé)
Moché, Matana, Maya, Mazala, Mayissa, Malka, Margalita,
Méira, Ménaché, Méira, Métouqa,
Mikha, Mina, Mitspa, Moria, |
Michlé, Proverbes 31, 22
et Ps 24,8 et 68,33 et 118,5 |
Marvadim âsséta-lah, chéch véargamane
lévouchah
Elle se brode des tapis, lin fin et pourpre forment ses vêtements |
(mém-youd)
Mordékhaï |
Psaume 119,99 |
Je suis plus sage que tous mes enseignants car Tes vérités
sont le thème de mes réflexions. |
(mém-lamed)
Malkiel, Matanél, Mazal, Mikhaël, Michel, Mikhal, |
Psaume 24,5 |
Ma tovou ohalékha Yaâqov, michkénotékha
Yisrael
Qu'elles sont bonnes tes tentes Yaâqov, tes demeures Yisrael.
|
(mém-mém)
Myriam, Maqsim, Ména'hem, Méchoulam |
Michlé, Proverbes 15, 30 |
Méor-êinayim yéssama'h-lév, chémouâ
tova tédacchén-âtsém
Une lumière qui éclaire les yeux réjouit le coeur,
une bonne nouvelle est une sève bienfaisante pour le corps. |
(mém-noun)
Matane, Maïmone, Mayane |
Psaume 36, 8 |
Ma yaqar 'hassdékha Eloqim, ouvéné adam
béttsél kénaféikha yé'héssayoune.
Combien précieuse est Ta bonté D.ieu, et les fils
de l'homme à l'ombre de Tes ailes s'abritent. |
(mém-reich)
Maor, Malkior, Manor, Méïr, Méridor, Mor
|
Psaume 119, 104 |
Mipiqoudéikha étbonane âl kén sqnéti
kol ora'h chaqér.
Dans Tes préceptes j'ai puisé mon savoir, c'est pourquoi
je hais toute voie de mensonge. |
(mém-tav)
Margalite, Mirite
|
Psaume 84, 2
ou Psaume 113,5 |
|
|
|
|
| noun |
|
|
(noun-hé)
Naa, Naâma, Naguila, Nava, Né'hémya, Néîma,
Néria, Nériya, Nina, Noâ, Noga, |
Psaume 119, 111 |
Na'haléti édotéikha léôlam
ki-sassone libi hémma
J'ai fait mon héritage de tes témoignages pour toujours,
car ce sont eux la joie de mon coeur. |
(noun-youd)
Naomie, Naphtali, Néhoraï, Néri, Nili, Nissi, Noémie,
Noï |
Psaume 119, 105 |
Nér lé ragli dévarékha, véor
lintivati.
Un flambeau qui éclaire mes pas, c'est cela Ta parole, et c'est
une lumière pour ma route. |
(noun-lamed)
Netanel |
Isaïe 26,9 |
De tout mon être, j'aspire à Toi durant la nuit, de
toute la puissance de mon esprit, je Te recherche le matin; car lorsque
Tes jugements éclatent ici-bas, les habitants du globe apprennent
la justice. |
(noun-noun)
Natane, Néémane, Nakhchone
|
Michlé, Proverbes 20, 27 |
Nér Hachém nichmate adam, 'hofés kol-'hadré-vatén.
L'ame de l'homme est un flambeau divin, qui promène ses lueurs
dans les replis du coeur. |
|
|
|
|
|
|
| samekh | |
|
(samekh-hé)
Ségoula, Sultana |
Psaume 48,13 |
Sobou Tsiyone véhaqifouah, sifrou migdaléya.
Faites le tour de Sion, parcourez-la à la ronde, comptez ses
tours. |
| âyine |
|
|
(âyine-hé)
Ada,Adaya,Ezra,Atara,Ovadia, |
Psaume 18,50 |
Je Te rends donc grâce, Hachem, à la face des peuples
et je chante Ta gloire. |
(âyine-laméd)
Emmanuel, Immanouél
et Âdiél, Ouziél, Âmital |
Yéchaya (Isaïe) 8, 10 |
Outsou êtsa vétoufar, dabbérou davar vélo
yaqoum, ki îmanou El
Concertez des plans, ils échoueront ; annoncez des résolutions,
elles ne tiendront pas, car D.ieu est avec nous. |
(âyine-mem)
Amram |
Psaume 34,16 |
Les yeux de Hachém sont ouverts sur les justes, Ses oreilles
sont attentives à leurs prières. |
| pé |
|
|
(pé-hé)
Pénina |
Psaume 118,19 |
Pit'hou li chaâré tsédéq, avo vam,
odé Ya.
Ouvrez-moi les portes du salut, je veux les franchir, rendre hommage
à Hachém. |
(pé-samékh)
Pin'has |
Michlé 16,11 |
Les plateaux, les balances exactes sont l'oeuvre de D.ieu, Il est
l'auteur de tous les poids justes.
|
| tsadé |
|
|
(tsadé-hé)
Tsipora |
Voir aussi le psaume 92,13 ou 119,140 ou 119,144 |
Psaume 36,7: Ta justice est comme les montagnes puissantes, tes
arrêts sont comme l'immense abîme; aux hommes et aux bêtes,
Tu es secourable.
Psaume 37,29: Les justes possèderont la terre, et ils y habiteront
pour toujours. |
| reich |
|
|
(reich-hé)
Rina,Rebeca, Rivqa |
Psaume 26,12 |
Mon pied foule un chemin tout droit; dans les assemblées,
je veux bénir Hachém. |
(reich-lamed)
Rahel, Raphael, |
Proverbes 25,9 |
Si tu as un procès avec ton prochain, fais ce qu'il faut
mais sans dévoiler des secrets qui ne t'appartiennent pas. |
(reich-mém)
Ra'hamim, Ra'him, Re'havâm, Rotém |
Michlé, Proverbes 19, 21 |
Rabote ma'hachavote bélév-iche, va âtsate
Hachém hi taqoum
Il y a beaucoup de pensées dans le coeur de l'homme, mais le
projet de Hachém lui s'accomplira. |
(reich-noun)
Réouvén |
Proverbes 28,25 |
L'homme aux appétits insatiables suscite des discordes; mais
celui qui met sa confiance en Hachém jouira de l'abondance. |
(reich-tav)
Ruth, |
Proverbes 11,18 |
Le méchant fait une oeuvre de mensonge, mais celui qui sème
la bienfaisance récolte une vraie récompense. |
|
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| chine |
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(chine-hé)
Salomon (Chlomo), Sarah, Sim'ha, Chochana, Sim'hona |
Psaume 34, 21 |
Chomér kol-âtsmotav, a'hat méhénna
lo nichbara
Il protège tous ses membres, pas un n'est brisé. |
(chine-lamed)
Chir-El, Chmouel, Samuel, Chaoul, Saül, |
Psaume 119, 165 |
Chalom rav lé ohavé toratékha, vééïne
lamo mikhchol
Un grand bonheur pour ceux qui aiment Ta Torah, et pour eux il
n'y a pas de cause de chute. |
(chine-mém)
Choam,Chalom |
Psaume 126,1 |
Cantique des montées.Quand Hachém ramena les prisonniers
de Tsion, nous étions comme en rêve. |
(chine-noun)
Sassone, Simon, Chimeône |
Psaume 147, 12 |
Chabé'hi Yérouchalayim éte Hachém,
haléli Eloqaikh Tsiyone
Loue Hachém, Jérusalem, Louange ton D.ieu, Sion |
(chine-tav)
Chélomit |
Psaume 134,1 |
Cantiques des montées. Allons, bénissez Hachém,
vous tous serviteurs de Hachém, qui vous tenez dans la maison
de Hachém pendant les nuits. |
|
|
|
| tav |
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(tav-hé)
Téhilla, Té'hiya, Tiqva, Tirtsa |
Psaume 23, 5 |
Taârokh léfanaï choul'hane néghéd
tsoréraï, dichaneta vachémén rochi, kossi
révaya
Tu dresses la table devant moi à la face de mes ennemis, Tu
parfumes d'huile ma tête, ma couple est pleine à déborder. |
(tav-reich)
Tamar |
Psaume 90,1 |
Prière de Moché, homme de D.ieu. Adonoute Tu as été
notre abri de génération en génération. |
Réponse à des lecteurs sur le nom juif, ou sur leur
nom:
Question : Le changement du nom de Yitro dans la Torah.
Dans le deuxieme livre de Moshe ( Les Noms) le nom Reouël se transforme
en Jetro (ioud tav reich vav).Pouvez-vous me donner une explication quant
à ce changement radical de nom?
En vous remerciant d'avance, recevez mes salutations distinguées.
(Signature)
Réponse
La réponse à votre question se trouve dans le middrache
Rabba sur Chémote, ch. 27, 8.
Il y est dit que Yitro porte 7 noms dans la Torah. Quand il était
païen, il s'appelait Yétér comme il est dit en Chémote
4, 18 (voir) ; quand il devint guér, une lettre fut ajoutée
à son nom comme ce fut le cas pour Avraham.
Les commentateurs montrent que ce sont les lettres du Nom de D. qui sont
ajoutées quand un de ces personnages passe par un développement
dans son être comme Avram devient Avraham en recevant un vav,
comme Saraï reçoit la lettre hé, comme Yochéâ
reçoit un youd et devient Yehoshua, de même que David ou
Pin'has.
Le middrache continue : la raison pour laquelle il est alors nommé
Yitro est parce qu'il a ajouté une paracha à la Torah (en
effet, la racine Yétér ou Yitro est celle du mot "en plus")
comme il est dit en Chémote 18, 21 : "et toi, regarde dans tout
le peuple et met en évidence des hommes de force craignant
D...".
Il est aussi appelé 'Hovav (voir Bemidbar 10, 29) parce qu'il aimait
('hovav) la Torah. (C'est la fin du middrache).
Rachi développe ce thème sur Bemidbar 26, 5 où il
démontre que chaque tribu d'Israël est insérée
dans les lettres du Nom divin composé de youd et du hé.
Pour comprendre le sens de ces changements de noms, reportons nous à
notre étude ci-dessous sur le nom de Yehoshua.
Les sources des commentaires sur les changements de noms sont dans
- le Béréchite Rabba montre que le changement divin dans
le nom soustrait l'homme au déterminisme des planètes (44,
10-12).
- le Chémote Rabba 1, 28 indiquant que les hébreux ne changèrent
pas leurs noms en Egypte.
- le Vayiqra Rabba 32, 5 développe ce point et précise pour
nos générations même qu'ils ne changèrent pas
Yehouda en Léon, ni Réouvéne en Rufus ni Yoseph en
Lestes, ni Binyamine en Alexander. Quel enseignement pour nous tous.
- le Bemidbar Rabba 20, 22 développe encore ce thème en
indiquant les autres refus de changements (langue, etc)
- le Chir ha Chirim Rabba
- le Qohéléte Rabba 5, 6 1 qui parle des changements de
noms de Sara et Avraham.
Enfin, vous serez certainement très intéressé et
surpris en constatant dans le Qohéléte Rabba 1, 16, 51 que
des personnages de la michna essayent également comme vous de trouver
le sens des êtres d'après leur nom.
Question : Est-ce qu'il est obligatoire de porter un
nom hébreu ? Est-il nécessaire lors d'un évènement
(Mariage, décès etc..) de se voir attribuer un nom
hébreu.
Réponse:
C'est de la
plus haute importance car le nom juif est à la fois la forme
interne et externe de l'identité et l'union au créateur
à travers les lettres saintes de l'hébreu, dans un nom qui
est un programme. Voyez pour cela tout ce qui est dit du nom en revenant
à la liste générale des questions.
Ainsi, les béné Yisrael furent sauvés d'Egypte, en
autres causes, parce qu'ils n'ont jamais abandonné leurs noms en
hébreu.
Si vous n'avez pas de nom hébreu, suivant les coutumes, vous pouvez
adopter le nom d'un des grands parents ou un autre nom qui vous relie
spécialement à la famille, ou un nom qui exprime particulièrement
votre destin personnel de façon positive.
Question : Le changement du nom
de Yehoshua dans la Torah.

Question.
Dans la paracha Chéla'h lékha (Bemidbar 13, 16), il est
dit : Moché nomma Hochéâ Bin-Noun : Yéhoshua
.
Or dans la paracha Behaâlotkha, ce dernier portait déjà
ce nom : vayaâne Yéhoshua Bin-Noun mécharéte
Moché mibbéhourav... ; et l'explication que l'ordre
chronologique des parachiyotes n'est pas respecté ne me satisfait
pas. Merci de me répondre.
Réponse
1. Votre question porte sur les versets Bamidbar 13, 8 ("pour la tribu
d'Ephraim, Hochéâ fils de Noun") et 13,16 ("Tels sont les
noms des hommes que Moché envoya explorer la region. Moché
avait nommé Hochéâ fils de Noun : Yéhochouâ").
Effectivement, reportons-nous aux chapitres qui précèdent
celui-ci : les chapitres 17, ou 32 ou 33 de Chemote (l'Exode) et il est
déjà nommé sous son nouveau nom Yehoshua. Donc la
question est pertinente et remarquable.
2. C'est par les questions qu'on apprend le mieux. Elle vont nous fournir
deux clefs de méthode.
a) Plutôt que de donner une réponse sophistiquée,
ou pleine de métaphores et de middrachim, nous devons faire
comme Rachi : nous placer dans une méthode rigoureuse, comme nous
le faisons sur le site chaque
fois que je developpe la méthode de Rachi. Il faut regarder
le contexte qui donne la solution ; nous aurons alors l'hypothèse
que ce rappel du changement de nom a un sens par rapport à la question
des explorateurs.
b) il
faut aller chercher la source du commentaire de Rachicar son commentaire
n'est qu'un poteau indicateur ; il dit ceci sur le verset 13, 16 :
hitpallel âlav ya yochiakha meatsate meraglim "Moché
avait nommé Hochéâ fils de Noun :
Yehoshua. Il priait pour lui : que YA te sauve (Yiochiakha) du
complot des explorateurs".
Rachi se base sur les pages 34 a et 34 b du traité Sota
du Talmud qui en traitent longuement. Il y est ajouté :
"c'est pourquoi il est écrit : parce que mon serviteur Caleb a
été animé d'un autre esprit". Cela nous montre que,
pour réussir à ne pas tomber dans le travers des autres
explorateurs, Hochéâ a reçu un élément
supplémentaire, la lettre youd de son nom, et il est rappelé
ici que c'est cela qui l'a sauvé.
Pourquoi ? Il fallait qu'il soit protégé, comme son ancêtre
Yossef reçut aussi le même youd pour être protégé.
Le Targoum de Yonatane explique que l'humilité de Hochéâ
aurait pu faire qu'il ne soit pas opposé aux autres explorateurs.
Il est dit qu'il reçu cette lettre de la force du nom très
élevé de Hachém qui en constitue la première
partie, YA, porteuse des composantes du monde d'en haut. Il ne fallait
pas moins que cela pour qu'il puisse faire face a la masse. On ne peut
pas se sortir de ces situations par soi-seul, même celui qui serait
doué, et même un Sage.
J'ajoute pour faire comprendre : ainsi le juif ne fait pas seulement
une libération nationale, il libère son identité
nationale qui comporte à l'intérieur les lettres du nom
de Hachém dans le nom yéhoudi (juif), de même
que la terre d'Israël n'est aucunement une terre parmi toutes les
autres ayant par hasard ce nom-là, elle a un nom qui signifie Chir
El (chant de Dieu) : le programme à réaliser est informé
par cela et porté par cela ; en être inconscient ne change
rien : car c'est cette réalité qui porte réellement
le peuple de générations en générations.
Ainsi, le changement de nom a certes été fait auparavant,
mais on nous rappelle qu'il visait ce moment-ci.
De plus, cela est dit dans le verset où le mot employé
est "vayiqra": reportez-vous au commentaire de la
paracha Vayiqra, sur le sens de ce mot, c'est un appel plein
de tendresse, et vers quelqu'un, non pas au sujet de quelqu'un : ce qui
se passe-là dépasse Hocheâ, et se situe dans
la sollicitude de Hachém pour son peuple. Ainsi de chacun
de nous et du peuple aujourd'hui. Il faut faire entrer en jeu, dans notre
compréhension, ce partenaire essentiel de l'histoire.
Rabbénou Hayim ben Âtar (voir le lexique) écrit dans
son livre Or haHayim que Moché aurait pu prier pour son
disciple sans changer son nom ; mais, immédiatement, selon la méthode
du contexte, vous verrez que Moché parle du nom des autres explorateurs.
Il voyait donc bien en chaque nom le programme qui allait se réaliser
dans la dynamique des actes de chacun, et il vit qu'il fallait mettre
en oeuvre dans le nom de Hocheâ tout le potentiel dont était
implicitement porteur Hocheâ ; et il le met en valeur
en ce moment de l'action.
Et c'est pour celui-ci, muni de toutes ses forces face aux exigences
de l'heure, qu'il se doit de prier, ce qu'il fait en ce verset.
Voici ce que nous apprend la tradition : nous avons donc le devoir de
prier pour nos proches et pour ceux qui ont des fonctions de responsabilités,
et pour tous ceux qui ont un manque.
Et, ce dont nous avons nous-mêmes besoin ne sera exaucé
que si nous le demandons pour ceux qui en manquent.
Celui qui ne le fait pas est nommé "un pécheur".
Yéhoshua Ra'hamim
Question : le nouveau nom,
un coup de pouce ?
(nouvelle question posée par le même lecteur)
Le changement de nom dans la tradition biblique produit un changement
de cause à effet : dans le cas d'Abraham, par exemple, le changement
a lieu après une série d'épreuves et ce changement
est définitif.
Apparemment, ce n'est pas toujours le cas, comme dans le changement de
nom de Hocheâ à Yehoshua.
Si je comprends bien, le changement chez Yehoshua est un "coup de pouce"
en quelque sorte, une manière d'éliminer les impondérables
et le choix individuel quand la conquête du pays est en jeu ?
D'autre part, devrait-on voir là un enseignement valable pour
les générations de l'exil et la nôtre ? Cela serait
certainement en accord avec la position de Nahmanide, pour qui Israël
est un commandement, et non un choix. Une opinion que d'autres sages ne
partageaient pas.
Réponse
Votre réaction nous fait parvenir à l'éclairage
particulier de chacun, ce que l'on appelle le niveau middrache
qui est comme 600.000 étincelles ou interprétations toutes
vraies et différentes. Effectivement, ce changement de lettre
dans le nom de Hochéâ-Yehoshua nous montre que
la présence divine exerce une protection et une action positive
qui dynamise l'homme sur sa trajectoire.
Plus encore, cette action est continue. Ainsi, le middrache
Berechite Rabba 47, 1 dit ceci : "quand il y a eu le changement du
nom de Saraï en Sarah (Béréchite 17, 15), la
lettre youd qui était ainsi supprimée à la
fin du nom a protesté. Le Saint béni soit-il dit : tu étais
à la fin du nom d'un femme et tu seras dedans le nom d'un homme
Yehoshua".
Et pour bien insister sur le fait qu'il s'agit d'un plan en développement
qui va depuis Sarah jusqu'à Yehoshua, Ribbi Mana dit : elle était
Saraï, la princesse de son seul peuple, et elle est devenue
la princesse Sarah de toute l'humanité.
Ainsi, nous voyons ces coups-de-pouce continus donnés par le Ciel.
Et les prophètes rappellent toujours au peuple cette assurance
fondamentale que Hachém mènera son projet jusqu'au
bout ; j'ai traduit cette pédagogie en images sur le site
Modia :
- première phase : le don de la création où le traité
'Houline nous explique que le bleu est continu depuis la réalité
de la mer jusqu'au bleu du ciel, et jusqu'à la pierre de saphir
bleu qui est devant le trône de la gloire. Cela est expliqué
dans le commentaire de la paracha.
Vous comprenez ainsi la tonalité bleu et lumière du site
Modia.
- deuxième phase : sous cette création; j'ai placé
le logo Modia constitué de la Torah car elle vient nous apprendre
le mode d'emploi de cette création,
- troisième étape : si vous cliquez sur l'image centrale
de la création, vous verrez s'ouvrir les phases des prophètes
qui expliquent que la présence de Hachém parmi nous
et parmi Sa création fera réussir l'un et l'autre jusqu'au
bout. Et cela est dit de la lune comme symbole. Je vous laisse aller regarder
cela et y lire les phrases des prophètes.
Ainsi votre remarque et vos questions ont fait expliquer ces grandes
choses. Votre étonnement de voir le nom completé et, ensuite,
évoquer à nouveau le souvenir de l'étape dépassée
(Hochéâ) est aussi developpé dans le Middrache
Rabba de Chémote (6, 1) :
La lettre youd est allé protester encore en disant : "si
je suis ainsi supprimé, est-ce que toute la Torah ne risque pas
d'être un jour supprimée ?"
- Le texte la rassure et cite la mission de Yehoshua.
- Il dit aussi que le youd de Saraï (le youd
vaut 10 en hébreu) s'est changé en deux fois 5 par la lettre
hé à la fois dans le nouveau nom de Sarah et dans
le nouveau nom d'Avraham (au lieu de Avram).
Ainsi, les pertes apparentes nous sont expliquées par la Torah
comme des gestations pour le bénéfice de l'homme et de la
femme.
Revoyez aussi, en ce sens, sur le site Modia, cette image de la lune
ouverte en cliquant sur le rond central de la page d'accueil, et ce qu'en
dit le prophète Isaie dans les versets qui entourent l'image.
Yehoshua Ra'hamim
Question : le prénom Yael
Je voudrais vous demander la signification du prénom YAEL. Merci
de me répondre.
Réponse
Ce mot, transcrit en français pourrait faire croire qu'il est
composé de 2 noms de Dieu (comme dans alelou"ya" et "el") mais
l'écriture est différente, YAEL est composé de trois
lettres : iêl (youd, ayine, laméd).
C'et le nom du bufflon (nom scientifique : capra beden), cette sorte
de forte chèvre courte sur pattes avec deux immenses cornes recourbées
vers l'arrière et qui vit dans les montagnes qu'elle escalade et
descend à toute allure. C'est un animal de pureté, force,
beauté et non agressif. Et on les voit se servir de leur cornes
dans les jeux de la période des amours.
Mais c'est surtout le nom donné, à partir de tout cela,
à une femme qu'on aime, (comme on dirait en français "ma
gazelle, ma biche", etc.) Voyez Michlé, Proverbes 5, 19.
On voit ce nom porté par des personnages du Tanakh (Chofetim,
Livre des Juges chapitres 4 et 5).
Comme chaque nom est aussi lié à un verset qui commence
par sa première lettre et se termine par sa dernière lettre,
voyez le verset des psaumes 119, 16. On dit son propre verset avant de
terminer la prière dite âmida (ou des 19 bénédictions
que l'on dit 3 fois par jour), pour ne pas l'oublier en liaison avec ce
que Haqqaddoche Baroukh Hou nous demande pour accomplir tout notre
destin et bien connaître tout notre nom, ce qui veut dire toutes
nos potentialités et les réaliser avec son aide.
Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour (Dipour, en hébreu)
En hébreu, Di pour signifie " de la mitsva de pour",
qui est l'abréviation de "pérou ou révou",
fructifiez et multipliez. Di signifie "chel", de.
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