11 Conseils psychologiques pour aider
autrui
en cas d'attentat ou de bombardement
par le Professeur Rav Yehoshua Rahamim Dufour
Psychologue clinicien, Psychanalyste. Jérusalem
La situation, aujourd'hui, est telle (en Israël,
et probablement bientôt en d'autres pays qui possèdent
aussi de nombreux habitants ayant la même culture idéologique
anti-humaniste) que l'on a de fortes probabilités d'être
témoin d'un attentat, ou d'en être victime. Ce
que l'on fait au Juif, ou à Israël qui en est
le symbole aujourd'hui, on le fera ensuite à tout homme.
Il est et sera de plus en plus probable d'être auprès
de personnes ayant vécu depuis peu ce traumatisme.
Quand j'écris ce texte (14-02-2002),
c’est la troisième fois en quelques semaines que j’ai
eu l’occasion immédiate sur le terrain, d’aider ainsi
professionnellement et humainement les personnes ou familles
affolées qui recherchent leur proche qui manque après
un attentat public et dont ils n’ont aucune nouvelle auprès
d’aucune source, et qui perdent le contrôle sous la
souffrance et l'inquiétude. C'est aussi le cas des
personnes qui se retrouvent seules quelques heures après
l'attentat quand elles ont reçu les premiers soins
médicaux et policiers, au milieu de personnes qui ne
comprennent pas ce qu'elles vivent; de même dans
les jours suivants, quand les dommages auditifs accentuent
encore l'enfermement dans le monde intérieur où
les images intenses tourbillonnent.
C'est ma tâche professionnelle d'aider
autrui en psychothérapie et entretiens de conseil.
Ou de superviser en expert la réflexion de nombreux
acteurs sociaux confrontés à l'analyse des situations
de conflits.
C'est aussi ma tâche quotidienne que de former les étudiants
criminologues terminant leur formation psychologique et sociologique
et qui prennent en charge les conflits sociaux violents.
De plus, le fait d'avoir déjà vécu soi-même
des situations difficiles de guerre, avoir bien connu les
situations de stress, de menace vitale ou psychologique et
les deuils, assure une compréhension immédiate
de beaucoup de paramètres qui entrent en jeu alors
; et la formation du psychothérapeute et psychanalyse
contraint à ce que l'on analyse d'abord longuement
et constamment nos propres réactions personnelles avant
d'aider autrui.
Devant l'urgence, il ne suffit pas que cette
connaissance soit celle des experts, chaque citoyen a besoin
de connaître clairement les principes essentiels pour
agir au mieux en ces circonstances, pour y aider et pour ne
pas nuire, et pour s'aider soi-même.
11 CONSEILS PSYCHOLOGIQUES
1. Comprendre les priorités
Ne pas compliquer les opérations de ceux
qui ont mission de soigner le plus rapidement possible ou
d’assurer la sécurité des autres personnes,
et qui sont alors survoltés ou deviennent autoritaires
ou fragiles ou maladroits. Comprendre ceux qui donne la priorité
aux questions médicales et policières car la
vie physique des personnes ou d'autres victimes potentielles
est en jeu, et ce qui peut l'empêcher est souvent la
seule rapidité des services médicaux, policiers
et militaires. Pour cela, il faut assurer le soin psychologique
de manière à ne pas gêner le champ de
ces actions prioritaires.
2. Une certaine forme de présence
Il faut manifester d'abord la présence
face à quelqu'un qui vient de rencontrer l'angoisse
de la séparation mortelle. Cela se fait par une position
corporelle de proximité et d'accompagnement souple,
adaptée à la personne, en lui laissant sa forme
et son rythme, comme une main, une peau dont on sent légèrement
la présence alors que le bouclier a été
brisé ou percé. Veiller à ne pas s'imposer
durement dans les gestes, à ne pas casser une fois
de plus l'intégrité de la personne, à
ne pas avoir de gestes de soutien qui seraient contraires
à sa forme de pudeur personnelle. Il faut trouver la
juste distance, cependant plus proche que la relation habituelle,
mais y revenir dès que possible.
3- Accepter l’expression
Il faut favoriser et accepter l'expression de
la personne qui vient de vivre un choc et qui souffre : cette
expression prend une forme très variable s’exprimer
selon le style personnel et selon la culture (ce qui est très
différent d’une personne a l’autre); l'un sera figé
et calme, tandis que l'autre s'agitera hystériquement,
hurlera mais en fait, ce sont deux expressions identiques
et il est très important de le percevoir comme tel.
4- Intervention envers l'expression
Celui qui aide doit essayer de repérer
rapidement les quelques codes qui reviennent et se répètent:
reprendre et reformuler ce que la personne exprime lui montre
qu'elle a été comprise et, surtout, rétablit
une relation alors que ce qui est l'angoisse première
est celle de la peur de voir rompre la relation importante.
Il faut donc comprendre ces expressions comme une nécessité.
Ces codes sont aussi un appel pour qu'on annule cette menace
nommée. Une intervention sur ce point peut apporter
un grand apaisement.
En même temps que l'on autorise cette expression, il
faut veiller à ce que d'autres personnes ne tiennent
pas des propos négatifs et méprisants envers
une forme d'expression qu'ils ignorent. Cela est fréquent
et brise encore la personne au moment où elle est le
plus vulnérable et vient de recevoir un coup.
Cependant, il faut veiller a ce qu’elle ne perturbe pas d’autres
qui sont dans le même cas ou qui souffrent physiquement
a proximité, à égalité et qui
peuvent avoir un besoin vital de calme.
5- Protection
- Éviter que les journalistes ne se précipitent
et ne violent (terme exact) en filmant l'intimité des
blessés qui ont droit a la dignité de leur image
et ne peuvent la défendre. Une telle attaque en cette
phase est comme le viol d'un jeune enfant par un adulte abusif.
- De même, éloigner les voyeurs qui ont besoin
de transformer l'autre en proie à déguster.
- Cependant, parfois, la réponse de la personne à
cette demande la remet en processus de relation, de communication
et de socialisation retrouvée, à égalité.
6- Reconstruction
Ensuite, on peut aider a réintégrer
la vie en percevant à nouveau la réalité
souvent plus simple et positive (on est encore en vie,
on a retrouvé des proches, les gens sont gentils autour,
c'est comme recevoir à nouveau le don de la vie, dire
merci, sourire, rire). Mais ce stade ne s’atteint qu'après
avoir pu s’exprimer selon le style personnel et selon la culture
comme nous l'avons vu plus haut, et en évitant les
réactions négatives d’autres personnes qui ne
comprennent pas ce style d’expression.
Il a donc fallu trouver rapidement les formes d’expression,
de rire, de tristesse ou de contact de la personne.
Qu'elle se sente comprise et ayant réussi à
construire par cela une relation, agissante et réussissant.
Et ensuite, il faut maintenant l'aider à C:\modia\www.modia.org,
ses propres pensées, choix, d'où l'importance
aussi de préserver ses effets personnels et de ne pas
la transformer en un numéro anonyme de "malade" ayant
perdu toute sa citoyenneté et ses papiers, vêtements,
sac à objets personnels.
En un mot, il faut reconstituer rapidement l'intégrité
de la personne détruite un instant dans une explosion.
7- Communication
A travers tout cela, on veille aussi à
rétablir aussi l'expérience d'une communication
chez quelqu’un qui est aussi assourdi par le bruit et ne se
sent plus reliée qu'à l'isolement interne bruyant.
8- Relier les images
Pendant quelque jours ou semaines, la personne
va continuer à être submergée par les
images et les émotions, et par leur tourbillon.
Lui apprendre à considérer cela
comme une phase normale qui va s'atténuer peu à
peu d'elle-même comme un orage qui s'éloigne
; mais, de plus, cette phase a une fonction positive car le
rêve intérieur traite également les différentes
images, le relie et en construit un scénario plus facile
à dominer. Mais ce travail interne ne sera guère
fructueux s'il n'est pas traduit en mots, et en mots dits
à quelqu'un. Cela est alors replacé dans la
globalité de la personnalité (sensations, images,
mots, sens).
Pendant une phase, la personne aura le besoin de parler de
nombreuses situations analogues à certaines sensations
ou images. Et, cette seule expression sans grande analyse
permet de relier un nouveau filet de signification dans lequel
s'insère aussi l'expérience nouvelle. La personne
aura aussi vécu une expérience forte dans laquelle
elle se sent capable de surmonter des moments très
difficiles. L'important est qu'elle a pu le vivre en relation
avec d'autres. Elle a évité ainsi l'écueil
de se sentir vivre une expérience incompréhensible
par tous et où elle est non seulement brisée
mais irrémediablement seule et impuissante.
9- Synthèse
Ne pas oublier de situer tout cela dans la globalité
culturelle, familiale et spirituelle de la personne et trouver
son langage en ce domaine aussi, et lui parler dans ses mots.
Rarement les conseillers psychologiques sont capables de travailler
dans le langage de ce domaine spirituel qu'ont ceux qu'ils
aident. Or, cette dimension spirituelle, souvent refoulée
et interdite dans le monde actuel est absolument nécessaire
pour l'intégrité intérieure de la personne
et pour assurer son projet vital d'avenir, ainsi que la qualité
de ses relations avec autrui. Tout le site Modia fournit,
à ceux qui sont en fonction de conseiller, la connaissance
de l'anthropologie juive, indispensable à connaître
pour aider des Juifs en leur développement personnel.
L'expérience de cette aide gratuite en des moments
si difficiles fonde en la personne la conscience d'une solidité
profonde et sûre envers soi-même, envers autrui,
envers l'humanité et envers la vie.
10. Individualité
Les conseillers et les personnes qui aident
doivent être prêts à disparaître
rapidement car la personne veut et doit dépasser cette
phase.
11. Soutien religieux lié au soutien
psychologique
a- Le soutien de la prière est important.
Lire le psaume 6 (lien
ici) et autres.
b- Connaître aussi la signification de l'épreuve
de la mort dans le judaïsme,
http://www.modia.org/tora/vayiqra/aharemote.html
http://www.modia.org/poeme/dechirement/etude.html
http://www.modia.org/infos/etudes/taanit.html
c- Savoir avec précision comment se comporter dans
les rites juifs qui régulent ces phases,
http://www.modia.org/etapes-vie/difficultes-deces/demarches.html
d- Une aide psychologique professionnelle ne peut pas ignorer
que les personnes vont être prises en charge également
par ces dimensions culturelles et religieuses. Pour comprendre
cela, et se former à conjuguer ces deux dimensions,
quelles que soient les options personnelles chez le conseiller,
lire:
http://www.modia.org/dufour/conseillers.html
Que ces 11 CONSEILS psychologiques puissent
aider les personnes elles-mêmes pour qu'elles se comprennent
mieux en ces difficultés, et ceux qui leur apportent
leur soutien, professionnels et personnes de bonne volonté,
humains égaux.
Professeur Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour http://www.modia.org
11 RECOMMENDATIONS
FOR PEOPLE WHO WISH TO OFFER PSYCHOLOGICAL SUPPORT TO VICTIMS
OF TERROR OR MISSILE ATTACKS
The political situation is such today (in Israel
and probably soon in other countries with populations that
harbor anti-human ideologies) that there is a high probability
that some of us will be witness to a terror attack or be victims
ourselves of an attack. What is being perpetrated today against
Jews and against Israel, the symbol of the Jews, will also
be perpetrated against all mankind.
It is therefore more and more probable that we will encounter
people who have undergone a traumatic attack.
For the third time in a few weeks, I found myself
in a situation on the ground where I was able to give moral
and professional help to panic-stricken individuals and families
who were trying to find loved ones following a terror attack
and who were unable to obtain information about them from
any source, and were losing control as a result of their pain
and anxiety. The same reactions are often seen in victims
when they find themselves alone several hours following a
terrorist attack; after receiving emergency medical aid, victims
often find themselves among strangers who do not understand
what they have been through. Survivors also experience great
anxiety in the days following an attack: this is a time when
auditory injuries accentuate the feeling of being imprisoned
in an inner world full of turbulent images.
My profession is to help people and I do this
through psychotherapy or counseling. As an expert, I also
help people in authority understand and analyze situations
of conflict, and I train criminology students in psychological
and sociological issues and on ways of handling explosive
social conflicts.
The fact that I myself have experienced situations of war,
of great stress, of psychological anxiety and of bereavement,
enables me to understand many of the parameters at play in
such situations. My training as a psychotherapist and psychoanalyst
obliges me to first analyze and understand my own personal
reactions before helping others.
In times of emergency, it is important not just
to rely on the knowledge of experts. All citizens should know
the main guidelines on how to react in such circumstances
in order to be able to help others, in order to avoid doing
harm and in order to help themselves.
11 RECOMMENDATIONS
1. Determine the priorities
Do not hinder the work of those whose task it
is to treat victims as quickly as possible and ensure the
safety of others; these officials are usually overworked and
can become authoritative, brusque and harsh. Be understanding
of the priority given by officials to medical and police issues,
for the lives of victims or potential victims are at stake
and can only be ensured by the rapid deployment of medical,
police and military services. Psychological care should therefore
be given in such a manner so as not to impede the work of
such services.
2. Provide victims with a comforting presence
People who have undergone a trauma or mortal
threat need to feel a human presence at their side. This can
be done by providing physical proximity and gentle accompaniment
adapted to each individual, to their way of being and at their
rhythm. Take care not to use rough movements and avoid the
use of gestures that may violate a victim’s sense of
modesty and cause further harm to his or her integrity. The
right distance, which is closer than the norm, needs to be
found, while returning to a normal distance as quickly as
possible.
3. Acknowledge each individual’s way of
expressing suffering
It is important to accept and acknowledge the
way a victim expresses suffering following a trauma. Each
person has a different way of expressing suffering, depending
on their personality and background; one person may freeze
and seem calm, while another will shout and react hysterically.
These two responses are, in fact, identical expressions of
suffering and should be understood as such.
4. Acknowledge expressions of suffering
People who wish to help should quickly identify
the forms or codes of expression articulated by victims and
should repeat and re-frame them. This imparts to victims that
they have been understood and establishes a relationship with
them, which is of cardinal importance since a primary fear
among trauma victims is the loss of close relationships. It
is important to understand that these codes of expression
are vital to victims.
The codes are also a means by which victims are asking to
be reassured on the issue that is most frightening to them.
Intervention at this stage and at this level can bring great
comfort to victims.
As the same time as one is acknowledging a victim’s
expressions of suffering, one should also prevent others from
making negative statements or expressing scorn towards victims.
Such attitudes are common and can cause psychological harm
to victims at a moment when they are most vulnerable.
One should also try to prevent expressions of suffering from
disturbing other victims who may be nearby, and who are also
in distress and require calm.
5. Protect victims
Prevent journalists from rushing towards the
victims and violating (this is the exact term) them by photographing
or filming them; victims have the right to their dignity but
are unable to safeguard it at such moments. Those who violate
the dignity of victims at such times are like abusive adults
who rape young children.
Make sure that onlookers, in particular voyeurs seeking a
prey to watch, are kept at a distance.
At the same time, the process of answering journalists’
questions can help victims regain a sense of normality, of
being in touch with others, of communicating, socializing
and feeling equal.
6. Reconstruct
At this point, one can begin to help victims
re-integrate with life by encouraging them to perceive the
simple, positive aspects of their situation (they are alive,
they have found their loved ones, they are receiving comfort,
they have received the gift of life again, say thanks, smile,
laugh). But this stage can only be reached after victims have
been allowed to express their pain according their individual
personality and background, as noted above, and by protecting
victims from the negative reactions of people who do not understand
such forms of expression.
It is therefore important to identify as soon as possible
each victim’s individual way of expressing pain, laughter,
sadness, and communication. Once a victim feels understood,
it is then possible to construct a relationship of trust on
which to work. Victims need to be helped to express their
own thoughts and choices. It is also important to preserve
their personal effects and avoid transforming them into anonymous
numbers or into “patients” who have lost their
identity papers, clothes and bags.
One must therefore reconstruct as quickly as possible the
victim’s integrity which was shattered in the attack.
7. Re-establish communication
Victims who have been deafened by noise and
who only feel connected to their own turbulent inner world
can be helped by the methods noted above to re-experience
communication with others and the outside world.
8. Make the images meaningful
Victims will continue to be flooded by images
of the attack and by turbulent emotions for several days or
weeks.
It is important to help victims view this as
a normal phase which will vanish of its own accord like a
storm that passes. This phase also has a positive function,
for it allows inner work during which the victim tries to
connect the images and to construct a meaning that is easier
to live with. But this inner work will be hampered if it is
not expressed verbally, particularly in communication with
another person. The expression of feelings allows the images
to be integrated into the victim’s personality (i.e.
into the totality of sensations, images, words and meanings
that form the victim’s personality).
Victims will feel, for some time, a need to talk about many
analogous situations or experiences. This is another way of
creating meaningful connections that enable the integration
of the new experience. In this way, victims emerge from a
traumatic experience with a renewed sense of their own strength
and their ability to overcome dangerous situations. The important
thing is that they were able to overcome the trauma though
a connection with another person. This enables victims to
avoid feeling they have undergone an experience that no one
else understands, and a situation where they feel not only
broken but totally alone and helpless.
9. Synthesize
Do not ignore the cultural, familial and spiritual
background of the victims and communicate in their language,
using their vocabulary.
Psychological counselors are rarely able to work in a victim’s
private, spiritual language. This spiritual dimension, which
is often repressed and prohibited in the modern world, is
vital in order to maintain a person’s inner integrity
and ability to relate to others. The Modia site provides counselors
with background on Jewish anthropology, which is indispensable
if one wishes to give psychological support to Jews and enable
their personal development.
The experience of receiving such aid during a trauma imparts
to victims a deep sense of stability and security towards
themselves, towards others, towards humanity and towards life.
10. Acknowledge the victim’s desire for
independence
Counselors and helpers should take leave of
victims as soon as the latter are ready. Victims want to move
and should be enabled to do so.
11. Psychological support must be combined with
spiritual/religious support
Support through prayer is very important. Read
Psalm 6 (link) and others.
Read about the significance accorded in Judaism to the need
to confront death.
http://www.modia.org/tora/vayiqra/araremote.html
http://www.modia.org/tora/vayiqra/araremote.html
http://www.modia.org/poeme/dechirement/etude.html
http://www.modia.org/infos/etudes/taanit.html
http://www.modia.org/infos/etudes/taanit.html
Learn in detail the Jewish rituals that govern difficult moments
in our lives.
http://www.modia.org/etapes-vie/difficultes-deces/demarches.html
http://www.modia.org/etapes-vie/difficultes-deces/demarches.html
People who give professional psychological support should
be aware that victims will also seek support in their cultural
and religious environment. In order to understand this phenomenon
better and in order to recognize and integrate it in treatment,
read:
http://www.modia.org/dufour/conseillers.html
http://www.modia.org/dufour/conseillers.html
These 11 RECOMMENDATIONS are intended to help
victims themselves understand the psychological impact of
a trauma and to help professionals and all kind-hearted people
who wish to offer psychological support to trauma victims