Connaître notre pays,
nos sages, notre famille:
Les Grands rabbins d'Israël,
à l'occasion de la cérémonie d'intronisation
des Grands Rabbins d'Israël
le Rav Chélomo Moché Amar, chalita.
le Rav Yona Yé'hiél Metsguer, chalita.
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour (Dipour en hébreu).
Suite ici sur
la seconde page
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2003.
A gauche le Rav achkénaze Metsguer, à droite le Rav sépharade
et des communautés orientales Amar, appelé le Richone
Tsiyone.
Derrière le symbole de l'Etat d'Israël puisque la rabbanoute
harachite (le Grand Rabbinat) est une fonction à l'intérieur
des structures de l'Etat d'Israël.
Les voici donc avec le Président de l'Etat, Moché Katsav:

Situons-les dans la succession des 6 générations des Grands
rabbins d'Israël.
Comment est née l'institution de ce Grand Rabbinat
global sur toute la terre d'Israël?
Les différentes communautés ont toujours eu un Grand
rabbin de Jérusalem dès que les persécutions ne
sévissaient pas.
Et la fin du 19e siècle avait vu l'éclosion de quartiers
juifs hors des murailles, spécialement de quartiers achkénazes.
Puis la situation sociale s'est dégradée considérablement,
en même temps que commençaient des immigrations idéologiques
non religieuses qui se nommaient du nom de "1e alyah" comme
si (à tort) rien n'avait existé avant eux. Une certaine
tension naissait entre les groupes. La Turquie avait bien des Grands
Rabbins locaux avec pouvoirs de gestion de la communauté.
Le Rav Chmouel Salant (né à Bialistok en 1816) était
le gendre du grand du courant de moussar (morale) et très ami
de Montéfioré, le philanthrope envers les communautés
de la terre d'Israël; Depuis 1841, il devint Rav de la communauté
achkénaze de Jérusalem et, en 1878, le Grand Rabbin officiel;
il favorisa les nouveaux quartiers, la coordination des diverses institutions,
la création de l'Hopital Biqour 'holim et de beaucoup d'autres.
Il était ouvert envers tous, favorisait la pratique de l'hébreu.
Il créait de bonnes relations entre les différentes communautés
et idéoligies et luttait contre les missionnaires. Un grand qui
gérait de fait l'ensemble des communautés (sous sa conduite
elles passèrent de 500 à 30000 membres) et, lorsqu'il
décéda en 1909, on ne lui trouva pas de remplaçant
à la hauteur de la situation.
Le monde changeait, la guerre éclata, les idéologies et
les pouvoirs aussi. La Grande-Bretagne déclara la guerre à
la Turquie et commença à favoriser l'immigration en Palestine.
Vint la Déclaration Balfour et l'oeuvre du gouverneur britannique
Herbert Samuel (1870-1963) qui fut le premier Commissaire de la Palestine,
un Juif (1920-25). Son apport fut considérable sur le
plan de l'organisation civile et du réseau des infrastructures.
Il reconnut l'hébreu comme une des trois langues officielles.
Il décida en 1921 de constituer ces institutions de Grands Rabbins.
Il définit la fonction et son autorité. Le cadre était
né. Le Roi des Rois utilise tous les pouvoirs secondaires tel
qu'ils sont pour construire.
1e génération (le Grand rabbinat de
Palestine est créé en 1921)
Le 1er Rav sépharade de Palestine: le Rav Yaâqov
Méïr (1856-1939)
Il fut un émissaire et constructeur de la communauté
juive de Palestine, visitant les pays d'Afrique du Nord et de
la zone turque, faisant monter les Juifs de Boukhara, décoré
des principales puissances de la région, travaillant au
développement de l'hébreu moderne parlé couramment. |
Le 1er Rav achkénaze de Palestine: le Rav Avraham
Yits'haq haCohen Kook (1865-1935).
Toute une page
lui est consacrée sur Modia. Vous y trouverez sa vie
et l'influence considérable qu'il exerce encore par ses
écrits lumineux. |
La seconde génération
Le 2e Rav sépharade de Palestine: le Rav Ben Tsiyone
Méïr 'Haï Ouziel (1880-1953)

Son père était déjà Président
du Tribunal rabbinique de Jérusalem (Av beit dine).
Il fonda la Yeshiva Mahziqé Torah, et la Yeshiva Chaâr
Tsiyone, organisa la communauté orientale et sépharade
et développa d'excellents liens avec le Rav Kook. Fut
exilé à Damas, puis devint Grand Rabbin de Tel
Aviv avant d'être nommé en 1939 celui de Palestine.
Participa activement à la création de l'Agence
juive. Diffusa ses concepts-clefs personnels: amour, vérité
et paix. |
Le 2e Rav achkénaze de Palestine: le Rav Yits'haq
Itsiq haLévi Herzog (1888-1959).
Immigra à neuf ans de Pologne en Grande-Bretagne, il
fut rabbin et doué et diplômé en de nombreuses
dimensions des sciences en même temps que talmudiste et
décisionnaire en halakha (posseq). Sioniste actif
et mizrahiste (parti sioniste religieux). Devint Grand Rabbin
d'Irlande. En Israël depuis 1936, il élabora le
statut personnel religieux dans le cadre de l'Etat et fut très
actif pour ramener en Israël les orphelins de la Shoa. |
La troisième génération
Le 3e Rav sépharade de Palestine: le Rav Yits'haq
Nissim (1896-1973)
Premier Grand Rabbin d'Israël originaire de Bagdad, il
était très proche des rabbins lithaniens et de
Pologne, également dans sa méthode d'étude.
Il fut un grand halakhiste. Il a impressioné par sa proximité
envers le peuple, l'installation du grand Beit dine face au
Kotel après sa libération, la reconnaissance comme
Juifs des Bné Israël des Indes, son refus de rencontrer
le Pape Paul VI en 1964. |
Le 3e Rav achkénaze de Palestine: le Rav Isser Yéhouda
Ounterman (1886-1973).
Lithuanien de formation (Mir, Volodjine) et comme directeur
de la Yeshiva de Vichova. Devint Rabbin de Liverpool (Angleterre)
en 1924 puis de Tel Aviv en 1946 et d'Israël en 1964. Il
organisa les études conduisant au rabbinat avec une insistance
sur la halakha et fut un posseq fécond. |
La quatrième génération
Le 4e Rav sépharade : le Rav Ôvadia Yossef
(1920-)
Il est né lui aussi à Bagdad et monta à
Jérusalem dès l'âge de quatre ans, reçut
la sémikha rabbinique du Rav Ouziel et devint
dayane (juge rabbinique). En 1947, il devient Président
du tribunal rabbinique du Caire et Grand Rabbin d'Egypte et
osa s'y montrer un sioniste très actif. En 1950, il revint
en Israël, participa aux tribunaux rabbiniques et devint
en 1965 le Grand Rabbin d'Israël. Erudit exceptionnel,
son oeuvre est considérable. Il développa les
yeshivotes sépharades et les mouvements éducatifs
et politiques sépharades. |
Le 4e Rav achkénaze : le Rav Chélomo Gorén
(1917-1983).
Cette photo rassemble tous les traits de ce personnage historique
liant la Torah et l'histoire et le peuple et ses soldats et
l'amour passionné du Kotel. De Pologne, il accompagna
son père à 8 ans lorsqu'il fonda le Kéfar
'hassidim en Palestine. Brillant étudiant à la
Yeshivat Hévrone, il s'engagea dès 1936 dans le
mouvement de libération Hagana et devint le Rabbin de
l'armée où son courage fut légendaire dans
tous les combats et on le voit ici lors de la libération
du Kotel en 1967. Il fut Grand Rabbin de Tel Aviv puis d'Israël
en 1972. Il avait une position très rigoureuse et originale
sur beaucoup de questions, par exemple envers les convertis,
ne leur permettant guère de quitter le sol d'Israël. |
La cinquième génération
Le 5e Rav sépharade : le Rav Mordékhaï
Eliahou (1929-)
Il est né à Jérusalem, d'une famille
très pauvre. A été élevé
à l'ombre du 'Hazone Iche et fut le plus jeune dayane
en Israël. Il fut Grand Rabbin de Beer Chéva.
Il est distingué comme caballiste, militant de la terre
d'Israël et des causes de justice (comme celle de Yonatane
Pollard), formateur de rabbins, auteur d'un siddour de prières
très utilisé. C'est l'un des leaders des courants
politico-religieux luttant pour la terre d'Israël mais
il n'entre pas dans les concessions que sont prêts à
faire les politiciens actuels dans ce courant. |
Le 5e Rav achkénaze : le Rav Avraham Shapira (19).
Comme le Rav Eliahou, il est l'un des phares du courant sioniste
religieux, directeur de la Yeshiva du Merkaz haRav qui a formé
de nombreux rabbins de ce courant. Il est renommé pour
son attention à tout ce qui touche le statut personnel
et les souffrances qui peuvent y être liées. |
La sixième génération
Le 6e Rav sépharade : le Rav Eliahou Bakchi-Dorone
(1941-)
Il fut Grand Rabbin de Bat Yam avant d'être élu
Grand Rabbin d'Israël. |
Le 6e Rav achkénaze : le Rav Yisraël Méïr
Lau (1937-).
Il est né en Pologne et fut déporté
à Bukenwald et y perdit ses parents. Il monta en
Israël en 1946. Il étudia à la Yeshiva
de Ponovitz et fut rabbin à Tel Aviv puis Grand Rabbin
de Netanya puis de Tel Aviv. Il a écrit des ouvrages
sur la halakha et les questions médicales. |
La sixième génération vient d'être
intronisée.
Voici leurs dates de fonctions:
Grands Rabbins achkénazes:
23 Février 1921 - 1935 Rav Abraham Yits'haq Kook
1936 - 1959 Rav Yits'haq Halevi Herzog
1963 - 1972 Rav Isser Yehouda Ounterman
1972 - 1983 Rav Chélomo Goren
1983 - 1993 Rav Avraham Shapira
1993 - 3 Apr 2003 Rav Israel Meir Lau
3 Apr 2003 - 14 Apr 2003 Rav She'ar-Yashouv Cohen (interim)
14 Apr 2003 - Rav Yonah Metsguer
Grands Rabbins sépharades: (également nommés
Richone lé Tsiyone)
23 Feb 1921 - 1939 Rav Yaâkov Meir
1939 - 1954 Rav Benzion Ouziel
1955 - 1972 Rav Yits'haq Nissim
1972 - 1983 Rav Ovadiah Yosef
1983 - 1993 Rav Mordekhai Eliahou
1993 - 3 Apr 2003 Rav Eliahu Bakshi-Dorone
3 Apr 2003 - 14 Apr 2003 Rav She'ar-Yashouv Cohen (interim)
14 Apr 2003 - Rav Chélomo Amar.
Voici le site,
abrégé en anglais, du Ministère des Cultes
et le site
complet en hébreu
Questions gérées, par exemple: sécurité
sur le Mont des Oliviers.
Site sur les tribunaux rabbiniques
Les lois sur les
questions de culte
Toutes informations
pratiques
Les mariages
Les enterrements
Les différents
minhaguim (coutumes) achkénazes et sépharades
Ce qui a été dit comme programme lors de la cérémonie
d'intronisation (akhtarate rabbanim, couronnement des rabbins).
1. Le Président de l'Etat Moché Katsav.
Un discours magnifique, direct, simple, un programme. Ses leitmotiv:
- réunir, unir, rapprocher, apaisement et réconciliation,
pas de conflit entre les différents fils d'Israël, voir
le dénominateur commun, pas le style, rapprocher tout Juif.
- notre existence repose seulement sur notre réalité
de peuple et sur la Torah.
- louange des qualités des 'haridim: car il y a un réel
risque d'assimilation, et un réel danger démographique.
- un vrai problème (il y revient constamment): les nombreux
immigrants non juifs qui seront un grave problème dans une
génération.
- il faut que soit clair: qui est et qui n'est pas Juif.
- la halakha permet de renouveler.
- il faut que tous les courants juifs du monde reconnaissent la
Rabanoute harachite, le Grand rabbinat.
- seuls les Grands Rabbins doivent fixer la halakha sur les grandes
questions.
- que la politique n'interfère pas.
- le peuple d'Israël sur sa terre.
2. Le Premier ministre Ariel Sharon.
- il faut que le Rabbinat ait de la souplesse (guémichoute)
pour ceux qui se sont éloignés, pour ceux qui viennent,
pour ceux qui ne sont pas juifs mais qui ont servi dans l'armée.
3. Cérémonie
- Ouverture du hékhal (armoire des rouleaux de la Torah),
psaume, kaddiche, remise du tallite aux nouveaux grands rabbins
par les personnalités qui les en revêtent sous la 'houpa
comme pendant un mariage, signature de leurs certificats de nomination
et ils les reçoivent. Chaque partie depuis le début
est entrecoupée de musique uniquement achkénaze typique.
Etrange.
4. Le Rav Chélomo Amar.
Il salue d'abord les Grands rabbins présents puis le Chef
de l'Etat et le Chef de gouvernement puis les autres autorités
et la foule.
Il définit son rôle, de rappeler exactement la Torah.
En notre époque où on a peur, où on est dispersés
et différents, c'est le moment de recevoir, de renforcer,
la Torah est notre réalité, c'est elle qui nous a
gardés et c'est amaintenant à nous de la garder (il
le dit en termes sensibles, profonds, clairs, et en exprimant l'idée
dans des versets clairs de la Torah). La halakha est notre force,
et avec elle et la Torah nous irons vers tous et chacun, partout.
Selon la méthode sépharade, il reprend cela en racontant
une histoire: il avait emmené un américain bien placé
dans une grande communauté des USA qui voulait voir les villages
marocains pauvres où habitent des Juifs; des maisons de torchis,
où les portes et meubles ont des formes approximatives, on
ouvre et un Juif à la lueur de deux bougies était
là, il écrivait un Sefer Torah. On parle, l'Américain
découvre cette pauvreté et dit qu'il faut aider ces
frères si pauvres, il est bouleversé. Puis le Juif
parle: dans ce petit village, il y a tout ce qu'il faut, mikvé,
cho'het, sofer, mohel, chacun est tout cela et rav. Et ce Juif,
voyant la situation de l'Américain n'ayant plus grand chose
en connaissances dit: il faut absolument que l'on vous aide... (Mon
voisin que je ne connais pas est en larmes, probablement touché
par des souvenirs). Sera en collaboration et amitié avec
l'autre Grand Rabbin.
5. Le Rav Yona Metsguér.
Il salue et remercie les personnalités de l'Etat qui
ont accepté de faire de cette intronisation une cérémonie
étatique. Puis les 100 rabbins venus de différentes
régions du monde, les Grands rabbins, les autorites, le public.
Il définit l'Etat comme bait, maison, et la Rabbanout ha
rachite, le Grand rabbinat comme la mézouza de la maison
qui protège.
Elle le fera en unissant car l'homme, ich en hébreu,
est composé des initiales de droite-gauche et milieu. Unir,
renforcer. Traiter les problèmes d'aujourd'hui, violence,
manque de respect, pauvreté.
Il demande au Premier ministre d'arrêter le projet de dissolution
du Ministère des cultes, de prendre conseil des Grands Rabbins,
de voir qu'ils sont une caution morale. Sera en collaboration et
amitié avec l'autre Grand Rabbin.
6. Une pause de musique sépharade marocaine après
5-6 pauses de musique achkénaze.
Un tiers des participants s'en vont. Je suis très surpris.
Ils ne la connaissent pas probablement et cela est insolite à
leurs oreilles (l'inverse était vrai aussi auparavant) mais
c'est bien cela l'unité dans la connaissance réciproque.
Je ne comprends pas. Une partie n'écoute même pas alors
que l'autre musique a été écoutée religieusement
par tous comme dans les concerts dont c'était le type de
musique, et elle se rend demander des bénédictions
aux nouveaux Grands Rabbins alors que le Rav Mordékhaï
Eliahou est en position pour parler à son tour. Le Rav Chélomo
Amar demande avec autorité au public de retourner à
sa place pour honorer le Grand Rav et caballiste qui va parler,
Mordékhaï Eliahou. Pourquoi je le rapporte? Comme la
Torah nous rapporte les incidents, afin de nous montrer justement
ce que nous avons à réparer très concrètement,
car les mots ne sont pas pour ronfler mais pour réaliser,
en toute logique entre ce que l'on dit et fait. Il y a du travail,
on le voit, tant mieux, ce n'est pas un échec, nous sommes
le chantier. Cela n'a pas été un incident, mais la
manifestation évidente d'un problème familial à
traiter.Et j'aurais dit la même chose si la question avait
été inversée dans les musiques.
7. Le Rav Mordékhaï Eliahou puis le Rav Yaâqov
Nissane Rosenthal reprennent encore les thèmes d'unité
et montrent combien les nouveaux titulaires de la fonction sont
capables de répondre aux besoins de l'heure.
8. Le Rav Chélomo Amar demande à l'assistance
de se lever pour dire tous ensemble la prière du Rachach
(12 fois le verset "dévarékha nitsav ba chamayim")
en raison de la gravité de la situation que traverse le pays.
Une impression générale de haute qualité, de
chaleur, de simplicité, de volonté d'unité,
d'assurance envers la Torah ressort de cette réunion qui
n'avait rien du style engoncé et amidonné des couronnements.
Je l'ai vécu pour vous y faire participer car c'est "votre"
Israël.
Soutenons-les dans cette nouvelle et belle fonction, lisons pour
eux le psaume 72.
Quelle a été jusqu'à maintenant la vie
de ces deux personnages particuliers?
Chélomo Moché Amar est né en 1948 (année
tacha'h) à Casablanca, la grande ville du Maroc, il fit ses
études dans Otsar haTorah, et il monta en Israël avec
sa famille en 1962, à 14 ans, il a donc eu une partie essentielle
de sa vie au Maroc. En Israël, il étudia à Bné
Braq (Tiféréte Israel) et à la Yehsiva Chélomi
et sous la conduite personnelle du Rav Rosenthal pour la préparation
au rôle de dayane dès l'âge de 21 ans. Nommé
rav par le Rav Nissane et le Rav Herzog, il fut responsable de la
cacheroute à Naharia et cho'hete. Remarqué pour sa
patience, sa capacité à ne pas entrer dans les conflits
superflus, et par son respect d'autrui, il put consacrer au long
des années une part importante de son temps à l'apaisement
des conflits familiaux dans la communauté. Et il exerça
comme dayane à Beer Chéva et à Peta'h Tiqva.
En 2002, il est nommé à la quasi unanimité
Grand Rabbin de Tel Aviv. Et, en 2003, il est élu Grand Rabbin
d'Israël par 124 voix sur 150.
Il servit dans l'armée, Tsahal, et suivit les entrainements
pour les services de sauvetage et d'identification des victimes
et il devint formateur pour les services identiques comme l'association
bien connue Zaqa. Il apporta des précisions de halakha pour
tous ces problèmes, en particulier sur les questions de témoignages
pour ces problèmes.
Il écrivit ainsi la série de 6 livres, 4 intitulés
Chémâ Chélomo, de Choutes (chéélotes
ou téchouvotes, questions et réponses) de halakha,
et 2 intitulés Kérem Chélomo sur les
problèmes de halakha liés à la terre d'Israël
et à l'agriculture génétique. Pour cela il
est en dialogue constant avec les scientifiques.
Il alla sur le terrain étudier la délicate question
des Juifs d'Ethiopie qui avaient été contraints à
la conversion et précisa les voies à mettre en oeuvre
pour leur permettre une conversion réelle et particulière
répondant à ce problème.
Il s'est occupé également des problèmes des
femmes agounotes et veuves.
Son oeuvre repose maintenant sur des milliers de décisions
hilkhatiques, et elle est une des bases de la formation des dayanim
en ce qui concerne la hakakha sépharade.
Yona Yé'hiél Metsguér est né
à Haïfa en 1953, d'une famille d'origine de Pologne.
Il étudia dans la Yéchiva du Rav Rosenthal et il acquis
là les grades de rabbin et de dayane de la part du Rav Goren
et du Rav Ovadia Yossef. A l'armée il servit comme tankiste
lors de la Guerre de Kippour dans le Golane.
Il continua à étudier en collel, dispensa sans fin
des cours de Torah, guémara et halakha aux publics les plus
divers, ce qui est la principale caractéristique de son oeuvre,
et devint Rav de communauté dans un quartier de Tel-Aviv
et Rav officiel du quartier. Puis il reçut du Rav Shapira
et du Rav Mordékhai Eliahou le certificat de capacité
à être Rav principal de ville et fut reçu comme
membre de la Commission centre du Grand Rabbinat d'Israël.
Avec son épouse qui est éducatrice dans le domaine
de la Torah, ils ont une maison accueillante et ouverte sans cesse
pour toutes les couches de la population. Et ils animent diverses
associations d'aide aux nécessiteux.
Il publia 4 livres de questions de halakha intitulés Maim
hahalakha et 6 autres ouvrages de judaïsme qui reçurent
les recommandations des grands de la génération.
Il exerça 23 ans comme Rav à Tel-Aviv.
Il bénéficia particulièrement du soutien du
Rav Eliachiv, le grand décisionnaire (posseq) de la
génération dans le monde achkénaze. Il soutint
vigoureusement sa candidature lors de l'élection comme Grand
Rabbin d'Israël et ce soutien assura l'élection. Les
voici ensemble:
Suite ici la
seconde page consacrée au Rav Amar.
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