Regarder
sur Modia 
Photos par thème - galeries & diaporamas
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Recherchez
sur Modia 
 
  Cliquez ci-dessous
  Modia en français   
Un site pour étudier et vivre le judaïsme, le Talmud et la Torah
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
  Modia in english
 A web site on how to study and live Judaism, Torah and Talmud
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Dons: cliquez ici - S'abonner à la newsletter: cliquez ici
 
Règles du Copyright - Traduction et commentaires par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour basés sur les livres de nos Sages
 
Apprendre avec les Sages...

Connaître notre pays, nos sages, notre famille:
Les Grands rabbins d'Israël,
à l'occasion de la cérémonie d'intronisation des Grands Rabbins d'Israël
le Rav Chélomo Moché Amar, chalita.
le Rav Yona Yé'hiél Metsguer, chalita.

par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour (Dipour en hébreu).

Suite ici sur la seconde page
retour à la page d'accueil http://www.modia.org



2003.
A gauche le Rav achkénaze Metsguer, à droite le Rav sépharade et des communautés orientales Amar, appelé le Richone Tsiyone.
Derrière le symbole de l'Etat d'Israël puisque la rabbanoute harachite (le Grand Rabbinat) est une fonction à l'intérieur des structures de l'Etat d'Israël.

Les voici donc avec le Président de l'Etat, Moché Katsav:

Situons-les dans la succession des 6 générations des Grands rabbins d'Israël.


Comment est née l'institution de ce Grand Rabbinat global sur toute la terre d'Israël?
Les différentes communautés ont toujours eu un Grand rabbin de Jérusalem dès que les persécutions ne sévissaient pas.
Et la fin du 19e siècle avait vu l'éclosion de quartiers juifs hors des murailles, spécialement de quartiers achkénazes.
Puis la situation sociale s'est dégradée considérablement, en même temps que commençaient des immigrations idéologiques non religieuses qui se nommaient du nom de "1e alyah" comme si (à tort) rien n'avait existé avant eux. Une certaine tension naissait entre les groupes. La Turquie avait bien des Grands Rabbins locaux avec pouvoirs de gestion de la communauté.
Le Rav Chmouel Salant (né à Bialistok en 1816) était le gendre du grand du courant de moussar (morale) et très ami de Montéfioré, le philanthrope envers les communautés de la terre d'Israël; Depuis 1841, il devint Rav de la communauté achkénaze de Jérusalem et, en 1878, le Grand Rabbin officiel; il favorisa les nouveaux quartiers, la coordination des diverses institutions, la création de l'Hopital Biqour 'holim et de beaucoup d'autres. Il était ouvert envers tous, favorisait la pratique de l'hébreu. Il créait de bonnes relations entre les différentes communautés et idéoligies et luttait contre les missionnaires. Un grand qui gérait de fait l'ensemble des communautés (sous sa conduite elles passèrent de 500 à 30000 membres) et, lorsqu'il décéda en 1909, on ne lui trouva pas de remplaçant à la hauteur de la situation.
Le monde changeait, la guerre éclata, les idéologies et les pouvoirs aussi. La Grande-Bretagne déclara la guerre à la Turquie et commença à favoriser l'immigration en Palestine. Vint la Déclaration Balfour et l'oeuvre du gouverneur britannique Herbert Samuel (1870-1963) qui fut le premier Commissaire de la Palestine, un Juif (1920-25). Son apport fut considérable sur le plan de l'organisation civile et du réseau des infrastructures. Il reconnut l'hébreu comme une des trois langues officielles. Il décida en 1921 de constituer ces institutions de Grands Rabbins. Il définit la fonction et son autorité. Le cadre était né. Le Roi des Rois utilise tous les pouvoirs secondaires tel qu'ils sont pour construire.


1e génération (le Grand rabbinat de Palestine est créé en 1921)

Le 1er Rav sépharade de Palestine: le Rav Yaâqov Méïr (1856-1939)


Il fut un émissaire et constructeur de la communauté juive de Palestine, visitant les pays d'Afrique du Nord et de la zone turque, faisant monter les Juifs de Boukhara, décoré des principales puissances de la région, travaillant au développement de l'hébreu moderne parlé couramment.
Le 1er Rav achkénaze de Palestine: le Rav Avraham Yits'haq haCohen Kook (1865-1935).

Toute une page lui est consacrée sur Modia. Vous y trouverez sa vie et l'influence considérable qu'il exerce encore par ses écrits lumineux.


La seconde génération

Le 2e Rav sépharade de Palestine: le Rav Ben Tsiyone Méïr 'Haï Ouziel (1880-1953)

Son père était déjà Président du Tribunal rabbinique de Jérusalem (Av beit dine). Il fonda la Yeshiva Mahziqé Torah, et la Yeshiva Chaâr Tsiyone, organisa la communauté orientale et sépharade et développa d'excellents liens avec le Rav Kook. Fut exilé à Damas, puis devint Grand Rabbin de Tel Aviv avant d'être nommé en 1939 celui de Palestine. Participa activement à la création de l'Agence juive. Diffusa ses concepts-clefs personnels: amour, vérité et paix.
Le 2e Rav achkénaze de Palestine: le Rav Yits'haq Itsiq haLévi Herzog (1888-1959).

Immigra à neuf ans de Pologne en Grande-Bretagne, il fut rabbin et doué et diplômé en de nombreuses dimensions des sciences en même temps que talmudiste et décisionnaire en halakha (posseq). Sioniste actif et mizrahiste (parti sioniste religieux). Devint Grand Rabbin d'Irlande. En Israël depuis 1936, il élabora le statut personnel religieux dans le cadre de l'Etat et fut très actif pour ramener en Israël les orphelins de la Shoa.



La troisième génération

Le 3e Rav sépharade de Palestine: le Rav Yits'haq Nissim (1896-1973)

Premier Grand Rabbin d'Israël originaire de Bagdad, il était très proche des rabbins lithaniens et de Pologne, également dans sa méthode d'étude. Il fut un grand halakhiste. Il a impressioné par sa proximité envers le peuple, l'installation du grand Beit dine face au Kotel après sa libération, la reconnaissance comme Juifs des Bné Israël des Indes, son refus de rencontrer le Pape Paul VI en 1964.
Le 3e Rav achkénaze de Palestine: le Rav Isser Yéhouda Ounterman (1886-1973).

Lithuanien de formation (Mir, Volodjine) et comme directeur de la Yeshiva de Vichova. Devint Rabbin de Liverpool (Angleterre) en 1924 puis de Tel Aviv en 1946 et d'Israël en 1964. Il organisa les études conduisant au rabbinat avec une insistance sur la halakha et fut un posseq fécond.


La quatrième génération

Le 4e Rav sépharade : le Rav Ôvadia Yossef (1920-)



Il est né lui aussi à Bagdad et monta à Jérusalem dès l'âge de quatre ans, reçut la sémikha rabbinique du Rav Ouziel et devint dayane (juge rabbinique). En 1947, il devient Président du tribunal rabbinique du Caire et Grand Rabbin d'Egypte et osa s'y montrer un sioniste très actif. En 1950, il revint en Israël, participa aux tribunaux rabbiniques et devint en 1965 le Grand Rabbin d'Israël. Erudit exceptionnel, son oeuvre est considérable. Il développa les yeshivotes sépharades et les mouvements éducatifs et politiques sépharades.
Le 4e Rav achkénaze : le Rav Chélomo Gorén (1917-1983).

Cette photo rassemble tous les traits de ce personnage historique liant la Torah et l'histoire et le peuple et ses soldats et l'amour passionné du Kotel. De Pologne, il accompagna son père à 8 ans lorsqu'il fonda le Kéfar 'hassidim en Palestine. Brillant étudiant à la Yeshivat Hévrone, il s'engagea dès 1936 dans le mouvement de libération Hagana et devint le Rabbin de l'armée où son courage fut légendaire dans tous les combats et on le voit ici lors de la libération du Kotel en 1967. Il fut Grand Rabbin de Tel Aviv puis d'Israël en 1972. Il avait une position très rigoureuse et originale sur beaucoup de questions, par exemple envers les convertis, ne leur permettant guère de quitter le sol d'Israël.

La cinquième génération

Le 5e Rav sépharade : le Rav Mordékhaï Eliahou (1929-)

Il est né à Jérusalem, d'une famille très pauvre. A été élevé à l'ombre du 'Hazone Iche et fut le plus jeune dayane en Israël. Il fut Grand Rabbin de Beer Chéva. Il est distingué comme caballiste, militant de la terre d'Israël et des causes de justice (comme celle de Yonatane Pollard), formateur de rabbins, auteur d'un siddour de prières très utilisé. C'est l'un des leaders des courants politico-religieux luttant pour la terre d'Israël mais il n'entre pas dans les concessions que sont prêts à faire les politiciens actuels dans ce courant.
Le 5e Rav achkénaze : le Rav Avraham Shapira (19).

Comme le Rav Eliahou, il est l'un des phares du courant sioniste religieux, directeur de la Yeshiva du Merkaz haRav qui a formé de nombreux rabbins de ce courant. Il est renommé pour son attention à tout ce qui touche le statut personnel et les souffrances qui peuvent y être liées.


La sixième génération

Le 6e Rav sépharade : le Rav Eliahou Bakchi-Dorone (1941-)

Il fut Grand Rabbin de Bat Yam avant d'être élu Grand Rabbin d'Israël.
Le 6e Rav achkénaze : le Rav Yisraël Méïr Lau (1937-).

Il est né en Pologne et fut déporté à Bukenwald et y perdit ses parents. Il monta en Israël en 1946. Il étudia à la Yeshiva de Ponovitz et fut rabbin à Tel Aviv puis Grand Rabbin de Netanya puis de Tel Aviv. Il a écrit des ouvrages sur la halakha et les questions médicales.

La sixième génération vient d'être intronisée.



Voici leurs dates de fonctions:
Grands Rabbins achkénazes:

23 Février 1921 - 1935 Rav Abraham Yits'haq Kook
1936 - 1959 Rav Yits'haq Halevi Herzog
1963 - 1972 Rav Isser Yehouda Ounterman
1972 - 1983 Rav Chélomo Goren
1983 - 1993 Rav Avraham Shapira
1993 - 3 Apr 2003 Rav Israel Meir Lau
3 Apr 2003 - 14 Apr 2003 Rav She'ar-Yashouv Cohen (interim)

14 Apr 2003 - Rav Yonah Metsguer

Grands Rabbins sépharades: (également nommés Richone lé Tsiyone)
23 Feb 1921 - 1939 Rav Yaâkov Meir
1939 - 1954 Rav Benzion Ouziel
1955 - 1972 Rav Yits'haq Nissim
1972 - 1983 Rav Ovadiah Yosef
1983 - 1993 Rav Mordekhai Eliahou
1993 - 3 Apr 2003 Rav Eliahu Bakshi-Dorone
3 Apr 2003 - 14 Apr 2003 Rav She'ar-Yashouv Cohen (interim)
14 Apr 2003 - Rav Chélomo Amar.


Voici le site, abrégé en anglais, du Ministère des Cultes
et le site complet en hébreu
Questions gérées, par exemple: sécurité sur le Mont des Oliviers.
Site sur les tribunaux rabbiniques
Les lois sur les questions de culte
Toutes informations pratiques
Les mariages
Les enterrements
Les différents minhaguim (coutumes) achkénazes et sépharades


Ce qui a été dit comme programme lors de la cérémonie d'intronisation (akhtarate rabbanim, couronnement des rabbins).

1. Le Président de l'Etat Moché Katsav.
Un discours magnifique, direct, simple, un programme. Ses leitmotiv:
- réunir, unir, rapprocher, apaisement et réconciliation, pas de conflit entre les différents fils d'Israël, voir le dénominateur commun, pas le style, rapprocher tout Juif.
- notre existence repose seulement sur notre réalité de peuple et sur la Torah.
- louange des qualités des 'haridim: car il y a un réel risque d'assimilation, et un réel danger démographique.
- un vrai problème (il y revient constamment): les nombreux immigrants non juifs qui seront un grave problème dans une génération.
- il faut que soit clair: qui est et qui n'est pas Juif.
- la halakha permet de renouveler.
- il faut que tous les courants juifs du monde reconnaissent la Rabanoute harachite, le Grand rabbinat.
- seuls les Grands Rabbins doivent fixer la halakha sur les grandes questions.
- que la politique n'interfère pas.
- le peuple d'Israël sur sa terre.

2. Le Premier ministre Ariel Sharon.
- il faut que le Rabbinat ait de la souplesse (guémichoute) pour ceux qui se sont éloignés, pour ceux qui viennent, pour ceux qui ne sont pas juifs mais qui ont servi dans l'armée.

3. Cérémonie
- Ouverture du hékhal (armoire des rouleaux de la Torah), psaume, kaddiche, remise du tallite aux nouveaux grands rabbins par les personnalités qui les en revêtent sous la 'houpa comme pendant un mariage, signature de leurs certificats de nomination et ils les reçoivent. Chaque partie depuis le début est entrecoupée de musique uniquement achkénaze typique. Etrange.

4. Le Rav Chélomo Amar.

Il salue d'abord les Grands rabbins présents puis le Chef de l'Etat et le Chef de gouvernement puis les autres autorités et la foule.
Il définit son rôle, de rappeler exactement la Torah. En notre époque où on a peur, où on est dispersés et différents, c'est le moment de recevoir, de renforcer, la Torah est notre réalité, c'est elle qui nous a gardés et c'est amaintenant à nous de la garder (il le dit en termes sensibles, profonds, clairs, et en exprimant l'idée dans des versets clairs de la Torah). La halakha est notre force, et avec elle et la Torah nous irons vers tous et chacun, partout.
Selon la méthode sépharade, il reprend cela en racontant une histoire: il avait emmené un américain bien placé dans une grande communauté des USA qui voulait voir les villages marocains pauvres où habitent des Juifs; des maisons de torchis, où les portes et meubles ont des formes approximatives, on ouvre et un Juif à la lueur de deux bougies était là, il écrivait un Sefer Torah. On parle, l'Américain découvre cette pauvreté et dit qu'il faut aider ces frères si pauvres, il est bouleversé. Puis le Juif parle: dans ce petit village, il y a tout ce qu'il faut, mikvé, cho'het, sofer, mohel, chacun est tout cela et rav. Et ce Juif, voyant la situation de l'Américain n'ayant plus grand chose en connaissances dit: il faut absolument que l'on vous aide... (Mon voisin que je ne connais pas est en larmes, probablement touché par des souvenirs). Sera en collaboration et amitié avec l'autre Grand Rabbin.

5. Le Rav Yona Metsguér.
Il salue et remercie les personnalités de l'Etat qui ont accepté de faire de cette intronisation une cérémonie étatique. Puis les 100 rabbins venus de différentes régions du monde, les Grands rabbins, les autorites, le public.
Il définit l'Etat comme bait, maison, et la Rabbanout ha rachite, le Grand rabbinat comme la mézouza de la maison qui protège.
Elle le fera en unissant car l'homme, ich en hébreu, est composé des initiales de droite-gauche et milieu. Unir, renforcer. Traiter les problèmes d'aujourd'hui, violence, manque de respect, pauvreté.
Il demande au Premier ministre d'arrêter le projet de dissolution du Ministère des cultes, de prendre conseil des Grands Rabbins, de voir qu'ils sont une caution morale. Sera en collaboration et amitié avec l'autre Grand Rabbin.

6. Une pause de musique sépharade marocaine après 5-6 pauses de musique achkénaze.
Un tiers des participants s'en vont. Je suis très surpris. Ils ne la connaissent pas probablement et cela est insolite à leurs oreilles (l'inverse était vrai aussi auparavant) mais c'est bien cela l'unité dans la connaissance réciproque. Je ne comprends pas. Une partie n'écoute même pas alors que l'autre musique a été écoutée religieusement par tous comme dans les concerts dont c'était le type de musique, et elle se rend demander des bénédictions aux nouveaux Grands Rabbins alors que le Rav Mordékhaï Eliahou est en position pour parler à son tour. Le Rav Chélomo Amar demande avec autorité au public de retourner à sa place pour honorer le Grand Rav et caballiste qui va parler, Mordékhaï Eliahou. Pourquoi je le rapporte? Comme la Torah nous rapporte les incidents, afin de nous montrer justement ce que nous avons à réparer très concrètement, car les mots ne sont pas pour ronfler mais pour réaliser, en toute logique entre ce que l'on dit et fait. Il y a du travail, on le voit, tant mieux, ce n'est pas un échec, nous sommes le chantier. Cela n'a pas été un incident, mais la manifestation évidente d'un problème familial à traiter.Et j'aurais dit la même chose si la question avait été inversée dans les musiques.

7. Le Rav Mordékhaï Eliahou puis le Rav Yaâqov Nissane Rosenthal reprennent encore les thèmes d'unité et montrent combien les nouveaux titulaires de la fonction sont capables de répondre aux besoins de l'heure.

8. Le Rav Chélomo Amar
demande à l'assistance de se lever pour dire tous ensemble la prière du Rachach (12 fois le verset "dévarékha nitsav ba chamayim") en raison de la gravité de la situation que traverse le pays.
Une impression générale de haute qualité, de chaleur, de simplicité, de volonté d'unité, d'assurance envers la Torah ressort de cette réunion qui n'avait rien du style engoncé et amidonné des couronnements.

Je l'ai vécu pour vous y faire participer car c'est "votre" Israël.
Soutenons-les dans cette nouvelle et belle fonction, lisons pour eux le psaume 72.


Quelle a été jusqu'à maintenant la vie de ces deux personnages particuliers?

Chélomo Moché Amar est né en 1948 (année tacha'h) à Casablanca, la grande ville du Maroc, il fit ses études dans Otsar haTorah, et il monta en Israël avec sa famille en 1962, à 14 ans, il a donc eu une partie essentielle de sa vie au Maroc. En Israël, il étudia à Bné Braq (Tiféréte Israel) et à la Yehsiva Chélomi et sous la conduite personnelle du Rav Rosenthal pour la préparation au rôle de dayane dès l'âge de 21 ans. Nommé rav par le Rav Nissane et le Rav Herzog, il fut responsable de la cacheroute à Naharia et cho'hete. Remarqué pour sa patience, sa capacité à ne pas entrer dans les conflits superflus, et par son respect d'autrui, il put consacrer au long des années une part importante de son temps à l'apaisement des conflits familiaux dans la communauté. Et il exerça comme dayane à Beer Chéva et à Peta'h Tiqva. En 2002, il est nommé à la quasi unanimité Grand Rabbin de Tel Aviv. Et, en 2003, il est élu Grand Rabbin d'Israël par 124 voix sur 150.
Il servit dans l'armée, Tsahal, et suivit les entrainements pour les services de sauvetage et d'identification des victimes et il devint formateur pour les services identiques comme l'association bien connue Zaqa. Il apporta des précisions de halakha pour tous ces problèmes, en particulier sur les questions de témoignages pour ces problèmes.
Il écrivit ainsi la série de 6 livres, 4 intitulés Chémâ Chélomo, de Choutes (chéélotes ou téchouvotes, questions et réponses) de halakha, et 2 intitulés Kérem Chélomo sur les problèmes de halakha liés à la terre d'Israël et à l'agriculture génétique. Pour cela il est en dialogue constant avec les scientifiques.
Il alla sur le terrain étudier la délicate question des Juifs d'Ethiopie qui avaient été contraints à la conversion et précisa les voies à mettre en oeuvre pour leur permettre une conversion réelle et particulière répondant à ce problème.
Il s'est occupé également des problèmes des femmes agounotes et veuves.
Son oeuvre repose maintenant sur des milliers de décisions hilkhatiques, et elle est une des bases de la formation des dayanim en ce qui concerne la hakakha sépharade.

Yona Yé'hiél Metsguér est né à Haïfa en 1953, d'une famille d'origine de Pologne. Il étudia dans la Yéchiva du Rav Rosenthal et il acquis là les grades de rabbin et de dayane de la part du Rav Goren et du Rav Ovadia Yossef. A l'armée il servit comme tankiste lors de la Guerre de Kippour dans le Golane.
Il continua à étudier en collel, dispensa sans fin des cours de Torah, guémara et halakha aux publics les plus divers, ce qui est la principale caractéristique de son oeuvre, et devint Rav de communauté dans un quartier de Tel-Aviv et Rav officiel du quartier. Puis il reçut du Rav Shapira et du Rav Mordékhai Eliahou le certificat de capacité à être Rav principal de ville et fut reçu comme membre de la Commission centre du Grand Rabbinat d'Israël.
Avec son épouse qui est éducatrice dans le domaine de la Torah, ils ont une maison accueillante et ouverte sans cesse pour toutes les couches de la population. Et ils animent diverses associations d'aide aux nécessiteux.
Il publia 4 livres de questions de halakha intitulés Maim hahalakha et 6 autres ouvrages de judaïsme qui reçurent les recommandations des grands de la génération.
Il exerça 23 ans comme Rav à Tel-Aviv.
Il bénéficia particulièrement du soutien du Rav Eliachiv, le grand décisionnaire (posseq) de la génération dans le monde achkénaze. Il soutint vigoureusement sa candidature lors de l'élection comme Grand Rabbin d'Israël et ce soutien assura l'élection. Les voici ensemble:


Suite ici la seconde page consacrée au Rav Amar.


 
Toutes les photos du site sont Copyright de l'auteur (sauf images autorisées externes) - Aucun travail n'est effectué sur le site pendant le Chabbat et les fêtes juives
© Copyright - Textes, informations et webmaster: Dufour