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Dufour
 

Apprendre avec les Sages...

Rabbénou Yaâqov Abou'hatséira

sa dynastie (aït) et sa lignée (oulad), son oeuvre, ses méthodes et son enseignement.

Une page réalisée avec amour

par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
http://www.modia.org



 
1e partie: : L'histoire de sa famille
2e partie: Lui, sa vie, son oeuvre

Ses livres
Ses commentaires dans la paracha sur le site
Une étude sur Vayé'hi, qui situe bien Ribbi Yaâqov Abou'hatséira dans l'ensemble des commentateurs

Le maître qui nous a initié à la Torah dans cette lignée de Ribbi Yaâqov Abou'hatséira

Recommandation rabbinique sur l'oeuvre de l'auteur

Le pélerinage sur la tombe des Sages tsaddiqim
Les lieux de sépulture de la famille au Maroc

Les rabbins du Maroc
Les diverses communautés juives
Les Sages des diverses époques


 

Ribbi Yaâqov Abou'hatséira. Son oeuvre et sa généalogie


Sa connaissance m'a été ouverte par le coeur et l'histoire apportée par  Ribbi Moché Yosséf Zénou (ci-dessous). Il nourrit totalement mon étude car, comme le Chla et les très grands de notre tradition, il n'enseigne pas seulement sur un secteur de la pensée juive (soit la halakha, soit le pérouche de commentaire) mais sa Torah est complète et il nous emmène dans toutes ses dimensions en nous faisant  la sentir dans sa cohérence, sa chlémoute
Il faut le présenter dans sa tradition qui le précède et qui lui succède.
Son enseignement est présent dans de nombreuses parachiyotes du site.

 


1e partie. L'histoire de sa famille

Le fondateur de la dynastie (aït) est Ribbi Chmouel Elbaz (16e s.) dit le Père de la natte (Abbou Atséra), suite à un miracle. Les rabbins de Jérusalem l'envoyèrent collecter des fonds pour la communauté qui vivait dans la famine. N'ayant pas d'argent pour payer la traversée, il se vit refuser de monter à bord par le capitaine du bateau. Assis sur sa natte ('hassira, en arabe) il récitait les psaumes; sa natte se mit à le porter et il franchit la mer devant les yeux stupéfaits des voyageurs sur le bateau. On le nomma alors "le maître de la natte" (avi 'hassira). On dit aussi qu'il ne voulait pas être payé pour son enseignement de la Torah et tissait des nattes pour vivre. Il a vécut au Maroc et en Syrie. Nous allons voir qu'il a une prodigieuse descendance (oulad). Qu'il en soit de même de chaque Juif et Juive et qu'on parle de ait et de oulad avec leur nom de famille, à leur tour, amen..
2e génération. Ribbi Makhlouf Ayouche ben Chmouel, à Dra, au Maroc.
3e génération. R. Yaâqov I ben Makhlouf, et son frère R. Yahya.
4e génération. R. Mass'oud ben Yaâqov, était dayane (juge rabbinique) à Rissani près de Téfilalét. C'est une petite ville alaouite avec une porte monumentale, à l'Est de Marrakech, non loin de la frontière (lien pour une carte, ici). Dans la région, on parle le Tamazight (une langue berbère). Un soir, il attribua le guet à un couple et son épouse proposa à la femme de ne pas partir seule dans la nuit mais de loger à la maison. La nuit, son père R. Yaâqov I apparu en rêve à R. Mass'oud ainsi qu'à son épouse qui fit le même rêve. R. Yaâqov I lui dit qu'il devait épouser cette femme divorcée et que d'elle naîtrait un talmid 'hakham qui serait une lumière pour tout Israël. Sainte femme, son épouse parla d'abord à la femme avant d'en parler à son mari et tenta de la convaincre puis elle en parla à son mari. Il comprit alors que c'était un signe divin. Chacun accepta le signe divin. Le mariage fut célébré après la période de séparation (hav'hana) et effectivement le rêve se réalisa.

(une plaque de bois, à Rissani, sculptée, et servant à suspendre la lampe à huile à la mémoire d'un Sage révéré. A Rissani sont les tombes vénérées de R. Avraham, David et Massoûd Abou'hatséra, de R. Moché Tourjman et de R. Chélomo O'hayon. Non loin à Zrigate, celle de R. Yits'haq Benharoche. Non loin encore, à Erfoud, celle de R. Eliahou Abou'hatséra)




2e partie.

5e génération. C'est la gloire de cette lignée :


Pour agrandir l'image, cliquer ici

Rabbénou Yaâqov ben Mass'oud (né à Rissani en 1807 soit 5567-décédé à Damenhour en Egypte en 1880), dit Ribbi Yaâqov Abou'hatséra ou Abir Yaâqov, décédé le 20 Tévét en montant en terre d'Israël comme un devoir essentiel sur le plan personnel et sur le plan de la géoula ou délivrance du peuple, il fut enterré à Dammenhour en Egypte. Il était alors accompagné de son fils R. Avraham qui, lui, sera plus tard enterré à Tibériade. Il avait réalisé de nombreux miracles. Un de ses proches était Ribbi Avraham Zenou, caballiste, arrière grand-père de notre père et maître en Torah, Ribbi Moché Yosséf Zénou, zal, dont la famille est également originaire de Rissani puis de Figuid à la frontière du Sud du Maroc avec l'Algérie. C'est de lui que j'ai reçu cette transmission orale de Torah que, avec l'aide de D., j'ai pu prolonger ensuite.Comme on dit dans les chants en judéo-arabe marocain:
zékhouto tkoun m'ana (que son mérite soit avec nous), 'hana ou Yisrael khouana (avec nous et avec Israël notre communauté), hodou la Chém ki tov (louez Hachém car Il est bon).

Même si les Juifs du Maroc aiment visiter les tombes de leurs grands Sages et leur exprimer ainsi affection et respect, il en est quelques uns qui reçurent la vénération de leur vivant (lien ici sur l'ensemble des maîtres du Maroc), ce furent Rabbénou Yaâqov, Ribbi 'Hayim Pinto ha Gadol de Mogador décédé le 26 Eloul en 1845 et enterré à Casablanca, R. Rafaël Anqawa (1848-1935) de Salé, et Ribbi Pin'has Khalifa ha Cohen Azog, Baba Pin'has, de Marrakech dont la hiloula est le 14 Tévète 1952.

La hiloula de Rabbénou Yaâqov est particulèrement fêtée en Israël à Ramlé. C'est aussi en cette ville que son petit-fils R. Yits'haq fut rabbin de la ville sous le nom de Baba 'Haqi.
Rabbénou Yaâqov ben Mass'oud (1807-1880), dit Ribbi Yaâqov Abou'hatséra, décédé le 20 Tévét (en montant en terre d'Israël pour vivre la complétude du judaïsme), et enterré à Dammenhour en Egypte. Des Juifs de tous pays s'y rendent quand cela est autorisé.

Et voici la splendide signature du Rav:



Voici son écriture du verset de Chémote 38,27

et voici le verset pour déchiffrer:

"Les cent kikkar d'argent ont servi à fondre les socles (à la ligne)
du sanctuaire et les socles du voile; pour les cent socles (à la ligne)
cent kikkar, un kikkar par socle".

Nous allons apprendre cette écriture, pourquoi?
Pour nous insérer dans la proximité et rencontrer vraiment la transmission. Si vous êtes sépharade, vous avez probablement chez vous, ou chez votre grand're ou chez un oncle, des lettres ou un manuscrit que personne ne regarde mais qui est un trésor. Un peu de patience et vous pourrez le lire facilement, et vous recevrez ce cadeau en direct qui traversera les âges jusqu'à vous. C'est cela la cabala, "recevoir"n rien d'ésotérique. Ce sera une expérience inoubliable. Cherchez ces feuilles dans votre famille. Et dites-moi ce qui s'est passé.


Avançons par étapes!



et la ponctuation pour bien lire:

"Les cent kikkar d'argent ont servi à fondre les socles (à la ligne)
du sanctuaire et les socles du voile; pour les cent socles (à la ligne)
cent kikkar, un kikkar par socle".


Par cet exercice, vous parviendrez à lire les manuscrits des Sépharades d'Afrique du Nord des générations précédentes.
Et, maintenant, l'émotion, nous ouvrons le manuscrit de famille, ou le manuscrit de Ribbi Yaâqov Abou'hatséra dans son commentaire de la paracha Péqoudé dans son livre Pitou'hé 'hatam et nous retrouvons la première phrase du verset et Chémot et son commentaire. Nous savons le lire en direct. Nous recevons l'enseignement de lui, il écrit devant nous sous l'inspiration divine. Et si vous comprenez un peu l'hébreu vous pouvez comprendre. Je vous mets ensuite le texte en caractères d'imprimerie comme ils sont dans le livre.

et voici le texte correspondant:


Avec Modia, vous êtes "dans" la tradition vivante? Vous êtes un maillon vivant dans cette chaîne qui remonte au Sinaï et aux Patriarches et Matriarches..

Un des proches de Ribbi Yaâqov Abou'hatséra était Ribbi Avraham Zenou, caballiste, arrière grand-père de notre père et maître en Torah, Ribbi Moché Yosséf Zénou, zal, dont la famille est également originaire de Riasni puis de Figuid à la frontière du Sud du Maroc avec l'Algérie. C'est de lui que j'ai reçu cette transmission orale que, avec l'aide de D., j'ai pu compléter ensuite.


Voici la matséva de l a tombe de Ribbi Yaâqov Abou'hatséra à Dammenhour en Egypte sur son chemin de la alyah. Il n'a pu entrer dans la terre d'Israël d'en bas, comme Moché rabbénou. Et nous le pouvons!

Voici la transcription


et la traduction ligne par ligne:


Dalle tombale

1. Ô malheur que la beauté soit tombée dans la  poussière,
2. le grand homme venu du Maroc, le Rav
3. merveilleux, grand juge rabbinique, caballiste
4. divin, hassid saint, dans la science du secret
5. comme dans celle du dévoilé, géant qui déracine les montagnes, la couronne de nos têtes et le turban de notre beauté, kavod morenou harav Ribbi
6. Yaâqov Abou’hatséra, que le souvenir du juste et du saint soit bénédiction, son mérite nous protégera, amen.
7. qui a été demandé dans la yeshiva d’En-haut le  jour 20 du mois de Tévéte de l’année
8. 5640 (1880) du petit compte.

9. que son âme soit insérée dans le faisceau des vivants.




6e génération. Rabbénou Yaâqov eut quatre fils brillants :
6a- R. Mass'oud ben Yaâqov Abou'hatséra, né au Téfilalét (1835-12 Iyar 1908), 
6b- R. Aharone ben Yaâqov Abou'hatséra, qui succéda à son père et décédé le 22 Eloul 1901; il a dirigé la communauté du Téfilaléte après son père, a quitté le Maroc en 1887 pour Jérusalem afin d'y imprimer les livres de son père, comme il en avait reçu l'ordre en rêve sur la tombe de son père en 1880.
6c- R. Yits'haq I ben Yaâqov Abou'hatséra, décédé le 14 Chévate 1912 ; nous avons les souvenirs directs de lui par R. Moché Yosséf Zénou qui lui a rendu visite avec son père et son grand-père et l'a vu assis sur sa natte recevoir les visiteurs demandant conseils et bénédictions. Révéré, il était très rigoureux envers la qualité de leur tsédaqa. Il est enterré à Toulal. Voici sa tombe qui est un lieu important de pélerinage:


6d- R. Avraham ben Yaâqov Abou'hatséra, de Tibériade, décédé le 11 Iyar 1913.
Sa fille Esther épousa Ribbi Dahan.

7e génération.
Les trois fils de R. Mass'oud (6a) sont :

-7a- R. David ben Mass'oud Abou'hatséra (Âtéréte Rochénou), assassiné le 14 Kislév 1920 par les arabes. Ces meurtres n'étaient pas rares, ainsi R. David Ha Lévi Drai, R. Hillel ha Cohen et R. Yits'haq ha Lévi furent ainsi tués par des brigands qui voulaient prendre leur argent. Et R. Yisraël Cohen et R. Chélomo Ben Tamechu furent assassinés pour avoir refusé des relations sexuelles avec des femmes musulmanes. Mais R. David et R. Yits'haq furent tués en voulant protéger la pupulation juive menacée. Il avait eu le privilège d'étudier la Torah avec R. Yaâqov. Il a vécu dans la plus grande pureté du regard. On le distinguait du titre de Chalia'h par la place qu'il avait auprès de son père. Il est l'auteur de commentaires sur la Torah : Péta'h haohél et Séfer Récha véSéfa. Il est enterré au Tafilalet à Rissani. Le jour de sa mort, la région fut plongée physiquement dans l'obscurité.

-7a- R. Israël ben Mass'oud Abou'hatséra (Baba Salé) né le jour anniversaire de la Création du monde, à Roch hachana 1890 ou 5600 (10 ans après le décès de son grand-père), et sa hiloula est le 4 Chévate 1984. Il monta en Israël avec la coupe de qidouche de R. Yaâqov, s'installa à Yavné, Achkélone puis définitivement à Nétivote en 1970 où il est enterré. Il est le père de R. Méïr (Baba Méïr) décédé le 17 Nissane 1983. L'appellation Baba signifie "père, papa". Il reçut l'enseignement de Torah par son père et son frère David assassiné et resta toute sa vie marqué par leur influence (qédoucha, pureté, 'hassidoute, distance avec les affaires). Il a composé une belle ode ou qina au souvenir de son frère. Les commentateurs du Zohar disent qu'en l'an 5600 se produira la diffusion de la cabala et le Gaone de Vilna met cette période sous l'axe particulier de la paracha Ki-Tavo, "quand tu viendras vers la terre que Hachém te donne en héritage...". Ce qui le distinguait était le souci égal de connaître tout mot de la Torah, d'accomplir toutes les mitsvotes et d'aimer tout Israël et de respecter également tous les Sages. Il reçut la direction de la yeshiva de R. Yaâqov après la disparition de son frère David.




Pour agrandir l'image, cliquer ici
Il est le père de R. Méïr (Baba Méïr) décédé le 17 Nissane 1983 dont voici la tombe sur le Mont des Oliviers non loin de celle du Rachacha et du Or ha 'Hayim.


Le mot Baba signifie Papa et c'est une grande marque de respect affectueux qui est exprimée ainsi, spécialement envers les descendants de Ribbi Yaâqov Abou'hatséra.

Voici un petit album de Baba Salé, âlav hachalom.

4 âges : avec son frère Yits'haq, puis à 60 ans, 70 ans, 80 ans

Ici, dans l'une de ses dernières visites au Kotel, et sa silhouette blanche de pureté et lumière
 

et dans l'une des fonctions importantes du Sage : bénir, dans la Présence.

et sa prière est entourée des cavanotes (intentions) qu'il écrit dans son siddour personnel.
C'est l'écriture typique des Juifs du Maroc. Vous savez la déchiffrer désormais.

et pour que vous parveniez à cette présence que l'on doit avoir avec des 'hakhamim, Sages de la Torah, dans une proximité que l'on appelle chimouche ou utilisation pour recevoir une Torah vécue, voici une photo très proche, volontairement grande, de Baba Salé, zal.



et la photo la plus aimée de la lumière intérieure qui jaillit



-7a- R. Yits'haq II ben Mass'oud Abou'hatséra (Baba 'Haqi), né en 1897 au Téfilaléte, décédé le 25 Adar 1970 d'un accident de la route et enterré à Ramlé en Israël .
Il assuma avec Baba Salé la direction de la yeshiva après l'assassinat de David, puis alla en Israël en 1925 imprimer les livres de son frère aîné et revint au Maroc à Erfoud à la demande de sa communauté, passa en Algérie où il aida de nombreux Juifs à monter en Israël et y monta à son tour et devint le Rav de Ramlé. Il s'y distingua par un amour absolu de tout Juif quel qu'il soit dans ses besoins ou ses questions, suite à un incident de sa jeunesse où il ne sentit pas digne de bénir un enfant malade et, en rêve, le reproche lui en fut fait.

Sur cette photo, il est avec son frère, Baba Salé:

Ses fils sont R. Aharone et R. Avraham de Yavné (Baba Haana) décédé le 22 Kislév 1974.Voici sa photo:
 

A Jérusalem, une Yeshiva Ner Yits'haq, au nom de Ribbi Yits'haq Abou'hatséra, Sidné Baba 'Haqi, répand cet enseignement de la lignée et forme des rabbanim (BP 43183. tel 972 2 653 60 15). Elle est dirigée par Ribbi Chimeone Abou'hatséra, fils de Baba 'Haqi.
 

La méthode de la yechiva de R. Yaâqov était conforme à celle que j'ai exposé dans le Lév Gompers et sur le site, puisée dans la tradition des grands Sages d'Espagne et précisée par le Rav gaone Yit'haq Qanepanetone: connaître la Torah en toutes ses dimensions, avancer dans la connaissance et la réflexion personnelle et la développer avant de plonger dans les discussions entre les commentateurs. Le beit ha middrache qu'est le site suit cette méthode. Tout cela sse passait dans une ambiance où les étudiants de la yéchiva étaient considérés comme des membres de la famille, et cela depuis la génération de R. Mass'oud.

Les cinq fils de R. Aharone (6b) sont :
- R. Chalom ben Aharone Abou'hatséra, décédé à Marseille le 7 Adar 1975.
- R. Chmouel ben Aharone Abou'hatséra, de Colomb Béchar, décédé le 19 Iyar 1955.
- R. Eliahou ben Aharone Abou'hatséra, décédé le 26 Tichri 1925 et enterré à Erfoud. Il est le père de R. Makhlouf ben Eliahou (Achdod) décédé le 8 Chévate 1980.
- R. Israël ben Aharone Abou'hatséra, est nommé aussi Baba Salé ; il est décédé le 18 Sivane 1944 et est enterré à Béchar.
- R. Yosséf ben Aharone Abou'hatséra, décédé à Paris le 4 Adar 1979.

Le fils de R. Yits'haq (6c) est R. Abba décédé le 26 'Hechvane 1936 et enterré à Boudenib. Son petit-fils est R. Yits'haq ben Abba ('Haïfa) décédé le 21 Tévéte 1991.

Le fils de R. Avraham (6d) est R. Yi'hya décédé le 21 Iyar 1935.


Quelques lieux de sépultures, au Maroc, de Sages célèbres de la famille Abou'hatséra

à Béchar: R. Yisraël Abou'hatséra.

à Boudenib: Abba Abou'hatséra.

à Erfoud: R. Eliyahou Abou'hatséra.

à Rabat: R. Chmouel Abou'hatséra.

à Tabougimt: R. Aharone Abou'hatséra.

à Tarkellil; R. Eliyahou Abou'hatséra.

à Télouet: R. Amram, R. 'Haya et R. Yossef Abou'hatséra.


 

Tous les livres de Rabbénou Yaâqov Abou'hatséra sont publiés en hébreu et furent réédités en 1960 (dépôt à la Yeshiva et aux Ed. Lugassi). Des extraits commencent à être publiés en français.

Liste de ses livres, qui sont ma lecture continue et un plaisir renouvelé:
- Aléf bina, (enseignements de moussar, morale, sur le psaume 119, selon l'ordre alphabétique).
- Bigdé hassérad, commentaires sur la Haggadah de Pessa'h.
- Chaâré aroukha, (enseignements de moussar, morale, pour les jours de pénitence de Eloul et Tichri, les yamim noraïm).
- Chaâré téchouva, (enseignement sur la repentance, la téchouva).
- Doréche tov, recueil de drachote, exposés d'enseignement, de fêtes et de commémorations.
- Lévona zakha, (commentaires de niveau du niglé, le sens littéral, concernant la Torah et le Talmud).
- Makhchof ha lavane (commentaires sur chaque paracha de la Torah et basés sur la tradition du sod).
- Pitou'hé 'hotam, (commentaires sur chaque paracha de la Torah et basés sur la tradition du niglé et du sod).
- Yaguel Yaâqov, (poèmes et cantiques de R. Yaâqov et de ses enfants).
- Yorou michpatékha léYaâqov, (réponses à des questions rabbiniques, chéélotes outéchouvotes, dans la partie 'Hochén michpate du Choul'hane Aroukh).

Une anthologie de ces textes est parue en un volume en français sous le titre Pniné Abir Ya'aqov, Enseignements de Torah de Rabbénou Yaâqov Abe'hssera. Distribution à la Yeshiva ou à M. Assaraf France, télécopie 0590.26.77.50.



Une étude qui situe bien Rabbéinou Yaâqov Abou'hatséra dans l'ensemble des commentateurs

Vayé'hi
En l'honneur de la hiloula de Rabbéinou Yaâqov Abou'hatséira (le 20 Tévét),
une étude réalisée pour que tout le peuple soit conscient que Jérusalem est le coeur de sa vie. Amen.

Cette paracha Vayé'hi est particulière. 
Elle va nous permettre, sur un seul exemple, de découvrir comment apparaissent les différentes parties du message. On ne peut pas donner le sens de la Torah sans connaître les règles de son codage. Imaginez quelqu'un qui lirait le Coran ou un écrit hindou et qui l'interprèterait les conceptions occidentales des mots utilisés : aussitôt chacun crierait au manque de respect, à la falsification car il faut connaitre le sens de chaque mot dans le propre contexte et corpus de cette civilisation et non pas le sens de ces mots en France ou à New York. Il faut connaître aussi les allusions de chaque mot qui sont chacun comme des poteaux indicateurs qui relient à d'autres poteaux indicateurs. Il faut aussi savoir où l'on place l'essentiel du message : en introduction ou dans le centre du texte, etc.
Il en est ainsi de la Torah. C'est ce que nous allons découvrir.

Le sens par la typographie
Une paracha est le traitement d'un sujet. Toute paracha est dite sétouma (fermée) ou pétou'ha (ouverte). 
Une paracha pétou'ha (ouverte) suit la précédente en laissant un intervalle et commence au début de la ligne suivante ; donc la ligne précédente se termine par un blanc et, dans les éditions imprimées, on écrit souvent la lettre pour l'indiquer que c'est une paracha pétou'ha.
Une paracha sétouma (fermée) commence sur la même ligne que la précédente après un intervalle blanc qui, le plus souvent correspond à la distance de neuf lettres (trois fois le mot "achér") ; et, dans les éditions imprimées, il est souvent écrit la lettre samékh pour l'indiquer.
Une nouvelle paracha doit toujours être soit ouverte soit fermée (Traité Chabbate 103b) sans aucune erreur sur ce point dans toute la Torah, sinon ce rouleau de la Torah doit être supprimé et mis dans une guéniza (lieu de stockage des livres saints inutilisables). Sur les règles techniques pour écrire chaque intervalle entre les parachiyotes comme il le faut, voyez le Choulkhane Âroukh, Yoré Déa 275 où sont discutées les thèses différentes de R. Achér et du Rambam.
Bien entendu, tout cela a pour fonction de véhiculer le sens du message de la Torah. 

Le sens de l'intervalle comme relation entre les partenaires
Dans notre commentaire de la paracha Vayiqra, le Middrache Vayiqra Rabbah y dit que l'espace de la paracha pétou'ha est un respect de la part de D. envers Moché pour lui laisser le temps de recevoir, réfléchir et comprendre entre deux sujets qui lui sont transmis ; cela est développé dans le commentaire. Chacun a l'expérience que, dans une relation d'amitié ou d'amour, les espaces blancs d'écoute et les espaces blancs dans la distance physique ont sens : là s'exprime la délicatesse, les regards de rencontre et de fusion, la douceur, le don total qui n'impose rien et n'altère pas la liberté. Là tout est délicatesse, bonheur et pure volupté, rencontre et satisfaction ; deux deviennent un seul être en respectant le rythme de chacun. La Torah n'est pas la transmission sèche d'un fax, c'est aussi un enseignement sur la qualité de la relation où le Créateur nous place face à Lui.

Le sens du blanc qui relie les textes
Ensuite, ce blanc entre les parachiyotes est aussi à référer au sens qui relie le texte qui le précède et celui qui le suit. Le Béréchite Rabba 96, 1 explore cette question et dit ceci textuellement : 
"Lama paracha zo sétouma mikol ha parachiyote chél Torah ?
Pourquoi cette paracha est-elle plus fermée que toutes les autres parachiyotes de la Torah ?
Première réponse : Parce que dès que notre père Yaâqov mourut, commença la servitude d'Egypte sur Israël.
Deuxième réponse : Parce que Yaâqov notre père a demandé de dévoiler la fin (ha qéts) et cela lui a été fermé (vé nistam mimméno).
Troisième réponse : Parce que furent fermés de lui tous les ennuis qu'il y a dans le monde".

Notre commentaire explicatif.
Pourquoi la question du middrache.
Sur la question posée par le middrache (Lama paracha zo sétouma mikol ha parachiyote chél Torah ?) : en effet, la paracha Vayé'hi est fermée de façon particulière que l'on ne rencontre nulle part dans toute la Torah, car l'espace blanc ne comprend pas celui de 9 lettres mais d'une seule. C'est donc un signal ou un poteau indicateur très particulier et qui va véhiculer un sens important.

1. L'aveuglement afin de s'assimiler
Sur la première réponse, Rachi l'explique en la personnalisant. 
Au lieu de dire simplement comme le middrache qu'il cite :
"Parce que dès que notre père Yaâqov mourut, commença la servitude d'Egypte sur Israël", il dit :
"c'est parce que dès que notre père Yaâqov mourut (partie identique), (partie modifiée) ont été fermés les yeux et le coeur d'Israël par les souffrances de la servitude car on commença à les asservir".
Comme ce commentaire du middrache est dit après la fermeture de la paracha "Vayé'hi Yaâqov", Rachi indique que cette fermeture concerne Yaâqov pendant le temps de sa vie et qui est ce qui a commencé alors pour le peuple : une fermeture de l'esprit. 
Rachi fait ici allusion à un enseignement important pour nous tous. La servitude commence par un aveuglement où on ne la perçoit pas, on est aveuglés ; ce qui est demandé de nous comme un travail de force qui nous brise (bé pérékh) est ressenti  comme s'il était dit par une bouche tendre (bé pé rakh). Ainsi de toutes les assimilations des Juifs parmi les autres nations : ils sont les premiers à aimer qu'on leur enlève leurs propres forces, ils appellent cela "adopter la nouvelle nationalité, être laïcs, communistes, socialistes, nationalistes", etc, et ils sont les premiers promoteurs et conseillers modèles de la douceur de cette nouvelle vie. Cet exemple s'est reproduit des millions de fois. Ils sont aveuglés (les yeux fermés). La Torah nous a pourtant mis en garde par l'enseignement sur ce qui s'est passé pour nos ancêtres en Egypte ; Rachi nous le redit clairement en pédagogue explicite. Et le Traité Sota 11a-b et Ribbi Eléâzar dans Chémote Rabba 1, 11 et Bémidbar Rabba 15, 20 nous le disent encore : on nous fait cela avec une douce persuasion, avec habilité dans les raisonnements (Chémote 1, 10). 
Rabbénou Bé'hayé indique que cette étape est le commencement de ce que l'on appelle "la galoute", la situation d'exil et de long exil dans lequel nous sommes encore aujourd'hui, dit-il.
Le Réem objecte que cette lecture nous pose un problème car cet esclavage n'est pas évoqué dans le livre de Béréchite ni dans sa paracha Vayé'hi mais ultérieurement dans le livre de Chémote. Et le Réem comprend que, pour ce motif, Rachi a apporté en plus la seconde et la troisième explications qui indiquent que c'est lui qui devint fermé, soit à la prophétie, soit aux ennuis nombreux qu'il avait eus dans sa vie.

2. La fermeture au sens de la fin des temps
Voici maintenant l'interprétation de la seconde réponse de Béréchite Rabba : "Parce que Yaâqov notre père a demandé de dévoiler la fin (ha qéts) et cela lui a été fermé (vé nistam mimméno).
Cette fermeture à la prophétie est fondée sur ce que dit Yaâqov en Béréchite 49, 1 où il veut révéler la fin des temps. Et Rachi nous dit dans son commentaire de ce verset que Yaâqov n'y parvint pas. 
Quelle est donc la source du commentaire de Rachi pour dire cela ? 
Yaâqov voulut révéler à ses fils les tracas de la fin des temps, avec la guerre de Gog et Magog (Béréchite Rabba 98, 2) et des troupes du monde entier qui monteront contre Jérusalem (Ezéchiel 38, 16...), annoncer que D. les anéantira, brisera Edom qui est la civilisation issue de Rome (Isaïe 34, 5), et annoncer la reconstruction du Temple (Isaïe 2, 2) ; mais à Yaâqov cela fut fermé quand il voulut le dire comme ce le fut pour Daniel (Daniel 12, 4-9). Voir aussi les commentaire de Isaïe 9, 6. 
Yaâqov ne put dire et révéler que l'unité de D.ieu dans le Chémâ Yisrael (Péssa'him 56a et Béréchite Rabbah 98, 3), c'est beaucoup !
La base formelle de cette interprétation du middrache et de Rachi est toujours dans les mots précis et non pas dans des vagues interprétations associatives et symboliques. Cette clef se trouve en Daniel 8, 26 car il y est employé le mot précis "fermé, satam" qui fait aussi allusion à la paracha sétouma
"oumaré haêrev véha boqér achér néémar émét hou,
or, la vision des soirs et des matins dont il est question est véridique ; 
mais toi, tiens cette vision secrète, car elle se rapporte à des temps lointains
véata SÉTOM hé'hazone ki lé yamim rabim" (lire tout ce chapître).
Le Rambane dit sur Béréchite 49, 1 " ces derniers jours à venir que Yaâqov voulait révéler, ce sont les jours du Machia'h, bé a'hérite ha yamim, hém ymote ha Machia'h".

Cela nous concerne
Il faut réfléchir à ce point : nous avons le privilège d'avoir lu et entendu toutes ces références en notre génération. En effet, combien de Juifs se demandent pourquoi tous les peuples montent-ils donc ainsi contre Jérusalem précisément depuis 20 siècles, et cela en notre génération. Cela ne s'était pas produit plus tôt en aucune autre génération. Pourquoi, de l'intérieur du peuple, des groupes même s'allient explicitement à ces forces externes de destruction et à leurs médias pour diviser la terre et Jérusalem et les remettre à ceux qui veulent détruire, et qui détruisent même jusqu'aux vestiges antiques du Temple ?
En ces heures-ci où, parfois, on doute aussi de l'issue, il est important de relire tous ces textes.
Tout est annoncé, décrit, depuis la douceur perfide des assimilations et des médias, jusqu'à l'asphyxie de ceux qui y coopèrent, jusqu'à la coalition pour détruire Jérusalem comme centralité et comme signification de tout l'ensemble juif. 
Et, dans l'espoir de ce salut évoqué, combien de miracles nous avons vus en ces jours cruels, même s'il y a eu trop de larmes aussi. Il y a eu miracle mais il faut encore et surtout qu'il y ait un autre miracle : celui des coeurs et des intelligences qui reconnaîtraient le miracle de la protection divine, le miracle de Celui qui brouille les plans des ennemis qui piétinent à la porte, les plans de ceux qui veulent détruire, le miracle des clans internes qui pensaient pouvoir vite dépecer et en finir avec cet espace de Jérusalem dans leur philosophie d'un sionisme terminé, et de ramener toute cette histoire de ce qu'ils appellent une religion pour en faire une révolution laïque universelle sans nationalisme et sans judaïsme. Tous ces plans se sont embrouillés en leurs mains. Et le gouverneur mondial qui se croyait tout-puissant pour en être le chef d'orchestre quitte aussi la scène lamentablement. Notre peuple va t'il reconnaître ce miracle ?

Le bonheur et les temps de fermeture
Quelle est maintenant l'explication de la troisième réponse de Béréchite Rabbah, non citée par Rachi : "Parce que furent fermés de lui tous les ennuis qu'il y a dans le monde" ?
Cela veut dire que Yaâqov a eu seulement 17 ans de bonheur pendant les années qu'il a passées avec Joseph avant que ses frères, hélas, ne le vendent ; ensuite, Yaâqov vécut dans les larmes, sans chéqét (calme) et sans na'h (agrément) dit le Or ha 'Hayim ; comme on dit vulgairement, ce n'était pas une vie. Puis il vécut encore 17 ans de bonheur avec Joseph en Egypte. Cela fait 34 ans de bonheur. En ces années, Yaâqov trouvait en Yossef le souvenir aimé de Ra'hel.
Le Tour indique que seules ces années ont mérité le nom de "vie" et c'est pour cela qu'il est dit "vayé'hi, et il vécut". Le Tour donne des guématriotes qui relient le dernier verset de Vayigash et les premiers mots de Vayé'hi et qui vont dans le sens de ce que nous avons dit ; la vision de Yaâqov alla, à travers Joseph et la réconcialition des tribus jusqu'à la vision de la vie des générations à venir, très nombreuses.
Nos Sages nous indiquent que ce nombre de 34 est la guématria du mot Vaya'hi, il a vécu, qui commence la paracha ; cela est clair. Pourquoi, alors, Rachi n'a t-il pas cité cette troisième réponse ; certains disent qu'elle est plus adaptée au dernier verset de la paracha précédente qui parle de bonheur ; mais on pourrait peut-être répondre que, justement, les deux parachiyotes ne sont pas séparées et que les derniers mots de bonheur et la guématria 34 du premier mot de Vayé'hi ne font qu'un seul sens.
Nos Sages disent : kol mi ché sof yamav bétova, kéilou khol yamav bétova, celui qui termine sa vie dans le bon, c'est comme si tous ses jours avaient été bons, dit le Or ha 'Hayim en s'appuyant sur Job 8, 7 et Qohélét 7, 8.

La lumière de Rabbéinou Yaâqov Abou'hatseira
La paracha Vayé'hi est lue à l'approche de son décès,  sa hiloula (20 Tévét). Nous lui dédions cette étude.
Il fait remarquer que la paracha sétouma fait se relier le dernier mot de Vayigache (méod) et le premier mot de Vayé'hi (vayé'hi).
Cela nous montre que Yaâqov, dans sa plénitude a réparé le péché d'Adam. En effet, le mot méod est le mot Adam dont les lettres sont interchangées dans le désordre. De ce désordre, Yaâqov a fait la vie (vayé'hi).
Et notre Rav nous montre que le péché d'Adam concerne l'arbre de la connaissance et il a cumulé là les péchés d'idolâtrie, de sexualité et de sang versé. Un anagrame de ces trois mots constitue les lettres de "méod"  (moumar, icha, dam). Combien d'hommes dans l'histoire utiliseront leur intelligence pour tromper les faibles par leur sophismes.
Il montre encore que le mérite de Yaâqov par sa venue en Egypte, a raccourci le temps de l'exil d'Egypte de 400 ans à 210 ans : ce dernier nombre est la guématria de rédou dans l'expression : "descendez en Egypte".
Un autre sens est bien connu dans les middrachim. Il est dit que Yaâqov a donné 18 années de sa vie. Par ces deux interprétations, nous voyons que le bien dont nous bénéficions vient du mérite de nos pères. Mais d'où vient cette allusion ? Ce qui nous le dit, c'est la paracha sétouma, reliant le mot méod et le mot vayé'hi : les lettres finales de ces deux mots font 14 qui est la guématria du nom David. C'est le tiqqoune ou réparation, effectué laborieusement pas Yaâqov qui a assuré la réussite de David.

Nous voyons par cette étude que 
- toutes les interprétations sont reliées,
- sont complémentaires,
- déploient ensemble les niveaux différents du sens,
- sont nécessaires pour nous donner le sens réel et global du message,
- sont nécessaires pour connaître vraiment la Torah.
Voilà pourquoi nos Sages disent que nous avons l'obligation d'étudier les 4 niveaux du sens de la Torah (pchate, drache, réméz et sod), sens littéral, sens symbolique atteint par le raisonnement, niveau allusif révélé par les jeux de lettres et de nombres, et le sens intérieur. Et tous sont basés sur le sens littéral comme une maison sur ses fondations. Il n'y a pas de sens "cabalistique" qui ne serait pas ancré totalement dans le sens littéral.

Les lecteurs verront aussi par cette étude combien une étude de la Torah 
- est un labeur qui prend du temps,
- nécessite de relier les différents commentateurs pour reconstruire le sens,
- ne se révèle pas sans ce long travail,
- aboutit à éclairer les questions fondamentales de la vie individuelle et de la vie du peuple.

Reprendre cette étude en se reportant à la lecture des versets cités.
Apprendre les expressions hébraïques avec leur sens traduit.
 
Exposé d'une étude de Rabbénou Yaâqov Abou'hatséira dans une paracha du site Modia  Thème de l'étude
Noa'h Le mot Béréchite et le tiqqoune de la chékhina
'Hayé Sarah Sarah, les matriarches, 'Hévrone
Tolédote Yaâqov, tsaddiq
Vayéchev Le qiddouche Hachém par les mitsvotes
Miqéts Le rêve du Pharaon et les 7 étapes du salut
Chémote Paqod, qui sera le sauveur d'Israël
Béchala'h La différence entre âm, peuple, et béné Yisraël
Vayaqél Lien du Chabbate aux jours de la semaine
Péqoudé michkane, sanctuaire, Chémâ Yisraël
Vayiqra Pauvreté de D.ieu, prière de Cha'harite
Tsav tsav et malkhoute
Chémini Les sacrifices
Qédochim La Qédoucha
Bémidbar La maison, la femme et Israël
Dévarim Sens du livre de Dévarim
Vaét'hanane Moché et ratsone
Eqév La personne, néféche
Réé D.ieu comme Anokhi, la relation et bénédiction
Chofétim Chékhina, tsédéq, tsédaqa
Ki-tetsé Mitsvotes et Hachém
Nitsavim La téchouva


Notre père dans la rencontre de la Torah (tradition marocaine et algérienne)
par qui s'est faite la rencontre précédente: 

Ribbi Moshé Yossef ben Raphaël Zénou (Monsieur Moïse Zénou, zal)
Connaissance-Tradition-Bénédictions-Humilité-Coeur.


L'autre formation (Chlah) est venue du R. Achér Dov André Neher.

Et la formation talmud et halakha?
Recommandation (amlatsa) après examen du Lév Gompers, par le Rav Chalom Messas, chalita,
Ancien Grand rabbin du Maroc,
Premier Président des tribunaux rabbiniques de Jérusalem
Grand Rabbin de Jérusalem

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Dufour