40e Paracha : Balaq

Comment aimer Israël
Comment déjouer les médisants
Comment être fiers d'Israël.


Bamidbar (Les Nombres) 22, 2 - 25, 9
Quelles sont belles tes tentes, Israël!

Commentaire
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
basé sur les livres de nos Sages
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En hommage aux justes des nations et à tous ceux qui aiment Israël en toute pureté,
sans intention ni restriction, sans "oui, mais".

Note - Le premier niveau, basé sur les textes solides de la tradition, suffira aux personnes qui n'ont pas encore l'habitude de l'étude approfondie et technique des textes juifs. Il est préférable d'absorber peu et bien que parcourir de longs textes sans pouvoir les assimiler.
 
Plan

Premier niveau

  1. Situation de la paracha
  2. La malédiction qui devint bénédiction
  3. Résumé de la paracha
  4. Les deux dangers
  5. Le sens
  6. Une conception fondamentalement optimiste de l'histoire juive
  7. Eclairage sur l'actualité
  8. Eclairage moral
  9. La clef du problème, selon le Chla
Second niveau
  1. La bénédiction sur la ruine 
  2. La preuve de Rachi
  3. Le développement du Chla
  4. Le processus de conversion interne de la menace en joie
  5. Applications
  6. Exercices de mémorisation 
  7. Echange-discussion sur l'étude de cette paracha

  Ici les psaumes pour être sauvés de la médisance et des complots des nations:
ici le psaume 83
et ici les psaumes 31, 58 et 59

Règles de bonne prononciation du psaume 83
Commentaire du psaume 83
Le travail personnel pour aider Israël

Audition de la paracha

(chant askénaze. ORT)
 

Audition de la paracha
(chant sépharade. Alliance)
 

Audition de la haftara
(chant askénaze. ORT)

Liens sur la médisance envers Israël
 

Hébreu sur la paracha

Ici, un enseignement tous azimuths pour chaque jour de la semaine


Premier niveau : la malédiction qui devint bénédiction

Extrait en hébreu avec phonétique et traduction




vayare Balaq bén Tsipor
éte kol achér âssa Yisrael laÉmori
vayyagar Moav mipné haâm méod ki rav hou
vayyaqats Moav mipné bné Yisrael

Balaq, fils de Tsipor,
avait su tout ce qu'Israël avait fait aux Amorréens ;
Moab avait peur de ce peuple, parce qu'il était nombreux
et Moab était dégoûté à cause des enfants d'Israël.


Situation de la paracha
Israël a reçu, dans les parachotes précédentes, tout le dispositif qui l'éclaire sur ce qui le constitue : la qédoucha, (la sainteté), la terre d'Israël, le rapport unifié du duo ciel-terre par le 'hoq (paracha précédente).Nous avons dû intégrer ces dimensions, comme essentielles de la Torah, dans notre conception intellectuelle mais aussi dans nos choix existentiels.
Sur cette base, maintenant le peuple se met en marche. Logiquement, nous aurions pu penser qu'avec ce dispositif reçu du Ciel, le peuple allait vivre le bonheur sur terre. Et que l'étude de notre paracha serait un moments de délices loin de tous les soucis et problèmes de ce monde. Il n'en est malheureusement rien, et si vous alliez sur un autre site ou dans un autre cours chercher de belles idées angéliques pour ces mois de vacances, vous que trouverez que ceci: La Torah nous enseigne en cette paracha à partir du fait que notre peuple rencontre immédiatement l'hostilité des nations. La Torah lui apprend alors comment interpréter ce fait et s'y comporter.

En effet, c'est une hostilité particulière : certes, elle vise son existence ; mais les nations ont vu que le D.ieu d'Israël vient à son secours pour la délivrer des armées, aussi elles décident d'attaquer Israël par une autre arme : "par la bouche" comme dit Rachi dans son commentaire du verset 4 de la paracha qui se base sur le Middrache Tan'houma. Les anciens de Moav ont compris que la force d'Israël réside dans son message ("éin ko'hoélla béfiv, ils n'ont de force que par leur bouche:

af anou navo âléhem bé adam ché co'ho béfiv, c'est pourquoi nous agirons contre Israël par l'intermédiaire d'un homme dont la force est dans sa bouche"). 
A la suite de
- cette découverte de la seule force d'Israël dans son message, admise par tous dans le monde,
- et de cette tactique adaptée à cette unique force, dans l'histoire ce furent les théologiens, prêtres, politiciens, idéologues, journalistes qui ont pris le relais contre Israël jusqu'à nos jours, par le moyen de la parole.

La tactique décrite dans la paracha est toujours la même :
1. envelopper le mal contre Israël dans de beaux mots,
2. utiliser les autorités intellectuelles et morales appréciées pour faire cela (comme Balak utilise Bileam dans la paracha).
3. il n'est pas rare que quelques Juifs s'y joignent et parcourent le monde avec ces anti-Juifs.
Le but est de léotsi chem râ,  diffuser une image mauvaise à son endroit, souvent à travers des pseudo-vérités morales. Voyez ce que dit Maïmonide dans Michné Torah, Déôte 7, 2. Cette action se fait de loin : déamour béromi véqatél béSSouria,on parle à Rome et on tue en Syrie, dit le Middrache Béréchite Rabba 98, 19.
Depuis lors, et aujourd'hui, tous les mots perfides et apparemment magnifiques ont été ainsi utilisés pour tenter de disqualifier Israël et la réduire à néant dans la spécificité d'Israël (arguments comparant religion d'amour ou de crainte, peuple déicide, peuple sûr de soi, internationalisation de Jérusalem, déjudéification de Jérusalem, démocratie, paix, repentance, fanatisme, post-sionisme, Palestine, Juifs pour J., Juifs pour l'Islam, Juifs messianiques, "ancien" testament, revisionnisme)... Aujourd'hui, les seuls vrais amis d'Israël sont des chrétiens fondamentalistes américains qui agissent beaucoup pour Israël, mais parce que leur doctrine est que cela va hâter la conversion d'Israël au christianisme car il est écrit dans leurs textes que le monde se convertira à commencer par Jérusalem, alors ils sont sionistes: c'est la même tactique et la même stratégie. Toujours par la force des beaux mots. C'est mieux que de sauver nos âmes par les bûchers mais c'est la disparition du Juif qui est visée. Et aujourd'hui en France, les sites les plus haineux ont droit de cité: constatez-le (lien ici).

La liste est sans fin et se renouvelle sans cesse de ces apparents beaux concepts. Avec un seul objectif chaque fois : dissoudre Israël. Et la conviction que c'est uniquement par ces voies qu'Israël pourra être vaincu. Et chacun de ces pseudo-intellectuels reçoit alors les applaudissements et les prix des religions, des medias et des nations. Nombreux sont encore aujourd'hui les medias puissants qui agissent de cette manière contre Israël. Les alliances entre les différents courants sont même ouvertement affichées. Etudions maintenant l'analyse que nous donne la Torah de ce phénomène menaçant.
Il faut lire mot à mot le psaume 83 pour bien voir cette tactique continue, et vous retrouverez exactement les acteurs d'aujourd'hui.Et leurs coalitions, et les résolutions internationales prises pour cela.

Résumé de la paracha
Un chef d'Etat puissant, Balaq envoie chercher le leader spirituel des nations Bilâm pour maudire Israël.
Bilâm monte sur son ânesse de bon matin pour s'associer à la persécution mais l'ânesse voit l'ange qui lui barre le chemin ; Bilâm la frappe, puis l'ange lui apparaît et lui indique que cette mission déplaît à D.ieu, mais qu'il doit s'y rendre et ne pourra dire que ce que D.ieu mettra en sa bouche.

(Images Jérusalem Graphic Studio)

A la demande de Balaq, Bilâm commence à parler pour maudire et il aborde les thèmes sensibles mais, finalement, chaque fois sa bouche évite le pire et prononce une phrase ambiguë qui est également une bénédiction.
Sa plus célèbre phrase est connue : 

"Ma-tovou ohaléikha Yaâqov,


michkénotéikha Yisraël !

Quelles sont belles tes tentes, Yaâcob, tes demeures, Yisraël !" (Bamidbar 24, 5).

Nous allons découvrir son ambiguïté. Elle est la clef de tout ce que veut nous enseigner la paracha. Cette phrase est si importante que nous la disons chaque jour avant d'entrer dans la synagogue (beit ha knéssét).
Bilâm annonce aussi ce que Israël fera à ces peuples cruels dans les temps à venir, puis il repart.

(Enlevons des difficultés grammaticales de compréhension.
- Le verbe tovou peut sembler un passé, comme elles furent bonnes, mais il est fréquent d'utiliser cette forme pour indiquer un présent qui est continue, ainsi on rencontre très souvent ahavti pour dire "j'aime" et non pas "j'ai aimé"; gadalta, "tu es grand" et non pas "tu étais grand"; zaqanti, "je suis vieux" et non pas "j'étais vieux", etc.
- ma, est généralement la question signifiant "quoi" pour une chose concrète ou abstraite (ma chémékha, quel est ton nom?) et on dit mi pour une personne; mi échla'h, qui enverrai-je, en Isaïe 6,8. Mais le ma peut aussi être une exclamation: ma addir, combien grandiose; ma tov ou ma naïm, combien bon et agréable; ma tovou, combien agréables, ici; ma rabbou maâssékha, combien sont nombreux tes actes; etc).

Après ce danger venu de l'extérieur en paroles et neutralisé, un autre artifice est utilisé contre Israël, la tentation de la débauche : Israël est attaqué par les filles de Moav qui, par leurs charmes, veulent amener les fils d'Israël à se rallier à leurs idoles.C'est l'assimilation par une autre voie. Pine'has arrête, par l'exemple violent de l'exécution d'un de ces couples, cette épidémie de désertion qui avait atteint 24000 leaders du peuple. 
Cette voie est encore utilisée contre Israël dans l'actualité quotidienne: cf les débats sur les chaînes de TV pornographiques, les parades exhibitionnistes, etc. j'en passe. Tout cela au nom de la liberté des droits de l'homme. La Torah nous rejoint constamment dans la vie concrète.

Le sens
La paracha ne nous transmet aucune mitsva, ce qui est très rare, mais elle nous présente des clefs importantes pour la compréhension des persécutions contre Israël, de sa dispersion, de sa disparition, du rapport entre Israël et les nations et, surtout, pour la dynamique de passage du mal au bien. En effet, une conception fondamentalement optimiste en ressort.

Eclairages sur l'histoire et l'actualité
C'est un fait que tous peuvent reconnaître : 
1. Il n'est pas un autre peuple qui, depuis des millénaires, se voit envié, adulé, pour le déposséder (de sa terre, ou de sa Torah), et qui est persécuté par ceux qui ne parviennent pas à le soumettre. C'est l'actualité la plus précise et le psaume 83. Et la Torah. 
2. Ils sont toujours nombreux les meilleurs intellectuels du monde, les prêtres et les informateurs, qui se prêtent à ce jeu des politiciens pour attaquer Israël au nom des idéaux, spécialement à ses heures de vulnérabilité.
3. C'est un fait indéniable que l'éloignement par Israël de sa Torah montre aux nations qu'Israël devient vulnérable, et cela est toujours suivi d'une période de catastrophes et de persécutions terribles ; que l'idée choque, cela reste un fait écrit dans les textes comme une mise en garde, et c'est hélas une chronique historique terrible. 
4. Puis, c'est un fait que les nations ou religions, pour déposséder Israël et la supplanter, ont tiré argument de ses malheurs pour affirmer qu'Israël était abandonnée et dépassée (choix du concept de "ancien testament" reprise par diverses nouvelles religions qui ont le culot de modifier la parole divine), contrairement même à la vérité des textes que ces ennemis d'Israël voulaient s'approprier.
5. Face à tout cela, c'est la lecture juive et divine de cette histoire que la paracha présente. C'était nécessaire d'armer Israël à l'avance pour la première génération ou pour toutes celles qui viendraient ensuite car nous rencontront toujours les difficultés décrites dans la Torah.
Il faut oser l'étudier, sans défensive ni arguments offensifs, analyser les faits et les dynamiques pour réagir, pour éduquer, et transmettre le flambeau à la génération suivante avec progrès. Mais, ce serait une totale erreur que d'en rester à une analyse historique, politique ou de lutte contre l'antisémitisme ou contre la désinformation. Il faut aller jusqu'à la racine des armes utilisées pur comprendre l'enjeu, sans quoi on ne traite pas plus le problème qu'un médecin qui traiterait des éruptions ou démangeaisons sans aller à la cause.

Eclairage moral
Les épreuves les plus terribles que traverse Israël sont toujours mises par nos Sages en rapport avec une déficience dans la fidélité à Hachém et comme un instrument qui va permettre le retour du peuple vers sa source.

La clef de tout cela, selon le Chla ha qadoche (lien ici)
Mais l'histoire de Bilâm nous enseigne autre chose, comme le souligne le Chla. On ne peut pas réduire cela à un scénario répétitif du type : la persécution contre Israël serait suivie d'une période qui manifestera le retour de la bénédiction divine ; c'est cela mais c'est davantage : car c'est la persécution elle-même qui devient bénédiction. Bilâm voulait maudire et détruire Israël par ses artifices qui en faisaient le plus grand prophète de la culture des nations, et c'est sa propre malédiction qui devint une bénédiction. Essayez de détecter ces repères dans notre actualité.La persécution est une occasion donnée (une épreuve comme on parle d'une épreuve sportive) pour que vous soyons contraint de faire le tri du mal et du bien.

Ainsi, combien de fois avons-nous vu dans notre génération l'histoire d'Israël s'écrouler dans des menaces et des guerres totales et, en quelques jours, non seulement l'histoire s'est retournée mais Israël s'est trouvée revêtue davantage de ses territoires historiques.
La paracha nous livre de nombreux sujets sur lesquels réfléchir :
- cette permanence, de siècles en siècles et de millénaires en millénaires, de formes identiques de persécutions contre les Juifs ;
- ces cycles répétitifs d'évasion de leur Torah par les Juifs, et ces cycles de persécutions ou de vulnérabilité qui s'ensuivent ;
- le fait qu'une partie importante du peuple ne semble pas en tirer des leçons, et continue chaque fois à nier que la protection divine soit possible, ou que Sa proposition d'amour et d'éducation par la Torah vaille;
- une minorité qui a compris l'épreuve, l'enjeu, et sort victorieuse.


Second niveau : la bénédiction sur la ruine 
basé sur le commentaire du Chla
Que veut donc nous enseigner la paracha (car elle n'est pas une chronique historique, ni une thèse philosophique sur l'histoire) ?
Le Chla décale immédiatement la perspective :
- Le problème offert à notre méditation n'est pas seulement que les nations sont contraintes finalement de louanger Israël, ni même le constat qu'elles veulent la maudire. Cela est exact, hélas.
- Voici la clef : quand Bilâm parle des "tentes" (ohaléikha), il s'agit des périodes où Israël est sur sa terre, quand il parle des "demeures" (michkénotéikha) il s'agit des périodes où Israël est dispersé et où la terre d'Israël et son Temple sont en ruines; Bilâm se plait à cette évocation; mais D.ieu le contraint à affirmer que, même en cette phase de désastre, il voit la beauté d'Israël, de son message, de sa foi et de son avenir. C'est ce que les religions n'ont pas encore voulu admettre. Elles demandent pardon et continuent.

Note - Il est remarquable que 

  1. C'est justement cette partie du message de Bilâm imposée à lui par D.ieu que le christianisme, n'ayant rien compris de cette parole, a tenté d'annuler et de falsifier, en enseignant que la ruine temporaire était la preuve que cette beauté et cette élection divine des Juifs étaient détruites et remplacées par un "nouveau testament". C'est encore pis que le mal fait par Bilâm car c'est une négation de l'enseignement explicite de D.ieu dans Sa Torah divine.
  2. Cet enseignement religieux distillé contre des Juifs pendant 20 siècles, a tant imprégné les mentalités que la perfidie devient une évidence morale comme Balaq a tenté de le faire par l'intermédiaire de Bilâm, et cette forme particulière de "louange sur la ruine" exercée sur Bilâm au sein de sa médisance n'est plus perçue par la plupart. On en arrive à faire simultanément un "enseignement de l'estime et du dialogue": le fait de continuer à précher qu'Israël est dépassé dans le plan divin et sera un jour absorbé. La Torah avait prévu toutes les perfidies de l'histoire et nous les a enseigné à l'avance. Quand les Juifs ne perçoivent plus ces manoeuves et ne s'en offusquent plus, cela devrait les renseigner sur leur degré d'assimilation dans ce que la culture étrangère a voulu faire aux Juifs. Beaucoup, qui n'ont pas été supprimés physiquement, ont été souvent victimes de cette mise à mort culturelle continue et disparaissent dans les autres idéologies, autre Choa.
  3. Même de nos jours, après la Choa et la renaissance, où il serait trop indécent d'affirmer encore la fin de l'élection divine d'Israël comme cela a été prêché pendant les siècles qui ont préparé cette Choa, et aujourd'hui où un dialogue respectueux se cherche qui éviterait ces formulations périlleuses tout en gardant le même cap, de fait d'une part les actions missionnaires sont très actives en Israël contre les populations juives socialement vulnérables, et d'autre part les Eglises sont associées très activement aux ennemis d'Israël pour lutter non plus contre "l'ancien testament" mais contre le coeur du judaïsme, selon un nouveau concept central bâti pour la lutte nouvelle: contre la "judaïsation de Jérusalem", ce qui est la forme présente du peuple d'Israël et de la Torah d'Israël (voir le Congrès des Eglises à Beyrouth, dont le compte-rendu de 11 pages est fait en français dans l'organe officiel "La Documentation catholique" numéro 2143 du 4 août 1996 : ce document interne est à connaître avec précision par toute personne qui veut comprendre le contexte véritable de ce qui se passe au Proche-Orient). Les thèmes changent tactiquement et sont plus sophistiqués, la structure reste, terriblement identique, depuis tant de siècles. Ceux qui y vivent en ce lieu des "tentes et demeures" d'Israël l'éprouvent.
    Ribbi Yossef Caro, zal, l'auteur du Chouk'khane Aroukh nous éclaire sur l'intensité de ces perfidies qui durent depuis 20 siècles mais ont commencées avec Lavane puis Bilam son successeur. Il écrit dans Méguid mécharim: Bilam avait un degré plus élevé en impureté que Moché même ne l'avait dans la sainteté. Cela nous permet de comprendre l'incompréhensible niveau qu'a atteinte la méchanceté contre les Juifs, chez des êtres humains.
La preuve de Rachi (lien ici)
Le Chla s'appuie directement sur le commentaire de Rachi (24, 4) pour affirmer l'intervention divine bénéfique et victorieuse :
- Rachi montre que le mot "demeures" michkénotéikha qui fait allusion à la destruction, est choisi parce qu'il permet aussi en hébreu le jeu de mot "demeure-gage" michkane-machkane. Il fait allusion ainsi au commentaire classique sur le doublement du mot michkane (Chémote 38, 21) au début de la paracha Péqoudéi. Le mot gage indique l'assurance de la continuité.
- Rachi ajoute que les ruines sont la preuve que le courroux et le malheur sont épuisés, et donc que l'avenir sera heureux. Il s'appuie sur ce que dit Eikha Rabba sur Lamentations 4, 11.

Le développement du Chla
Le Chla nous fait prendre conscience de ce que veut dire Rachi :
1. jamais le mal ne peut détruire véritablement Israël car Israël est de la catégorie divine comme il est dit en Dévarim 14, 1 : "Vous êtes les fils de Hachém votre D.ieu banim atém laChém Eloheikhem".

On comprend par là le vide du procédé théologique chrétien qui a tenté de bâtir un système de fin de l'élection divine juive sur 
- une arrivée du "fils" de D.ieu, 
- comme si le concept de "fils de Hachém votre D.ieu" était un nouveau concept dont on ferait enfin la lecture dans les versets de la Bible, par une lecture en arrière qui n'aurait jamais été perçue auparavant. Supercherie pure et simple Les grandes "disputationes" théologiques comme celle du Rambane tournaient toujours à l'avantage du Juif mais il ne lui restait plus qu'à s'enfuir s'il ne voulait pas périr sur le bûcher. N'oublions pas ces réalités de la Shoa continue.

Et même au nom des soi-disants droits des peuples et du fait que nous serions des occupants, par les mêmes perfidies verbales encouragées par le même occident qui a 20 siècles de cette tactique, on brûle et détruit la tombe de Yossef le tsaddiq, traité en vulgaire occupant Juif. Tout cela couvert par les sortilèges du verbe. Comme à Auschwitz, il est dit que le travail libère. Mais cette expérience historique n'a rien changé du dévoilement de ces supercheries, elles continuent, on condamne le sionisme comme racisme, etc.


Le symbole concret de cela est encore tous les biens spoliés volés aux Juifs lors de ces persécutions, pour montrer qu'il y avait bien un judaïsme, car il faut bien se bâtir un passé, mais qu'il a disparu. Ainsi a fait à la suite Hitler en ses projets de nombreux musées des trésors juifs qui reviennent peu à peu aux Juifs . Mais personne n'a encore eu les yeux qui s'ouvrent pour redemander au Vatican de rendre ces livres témoins des persécutions et des meurtres. Qui sera le Juif sans complexes qui osera ouvrir ce dossier et aller jusqu'au bout comme pour les autres? Nous sommes en ce moment dans la semaine du livre en Israël ; il y a quelques années, il y avait un merveilleux stand avec de magnifiques livres manuscrits juifs et rares exposés par la Bibliothèque du Vatican. J'ai demandé poliment (au clerc de la Bibliothèque vaticane, très onctueux diplomate qui se proposait de me présenter ces ouvrages) de m'expliquer avec précision, en scientifique que je suis, comment ces perles sont venues en possession. L'entretien est resté correct mais je n'ai obtenu qu'une fin de non-recevoir. Revenons au texte linguistique.

Pourtant, tout Juif a toujours été situé explicitement dans ce discours linguistique de "fils de D.ieu", et jamais la faute ou la colère divine n'ont altéré en rien cette réalité ; la preuve en est donnée dans le choix du terme : en effet, le statut d'enfant n'est pas altéré envers les parents quand il y a déficience grave des enfants, ou colère et punition.
2. Ramenés à leur juste proportion, les punitions ou conséquences négatives (destruction du Temple, exil) ont une finalité précise : le bien d'Israël, comme dans une relation entre parents et enfants.
3. A l'avenir, Israël fera pénitence, repentance, techouva.
4. Et Israël reviendra à son état de totale pureté qu'il n'a jamais perdu dans sa nature profonde.

Le processus de conversion interne de la menace en joie
Le Chla nous éclaire donc sur un processus long mais assuré de "conversion". Ce mot "conversion" ne veut pas dire ici "adhésion à une autre voie ou religion" mais bien "changement de direction, retournement", comme dans une manoeuvre de pivotage interne en ski ; plus exactement encore : le fait de se changer en autre chose depuis l'intérieur, est "mutation, métamorphose et transformation" à partir de soi. 
Ainsi, la faute n'est pas "suivie" d'une repentance, mais elle vire elle-même en bien, en lumière ; ainsi la malédiction de Bilâm qui était son objectif n'est pas corrigée en bénédiction mais tout en gardant son ambiguïté qu'il veut transmettre (par exemple "peuple sûr de soi"), elle devient pourtant louange et bénédiction.

Le Chla prend appui pour sa démontration sur le psaume 30, 2 qui décrit exactement ce problème :
"Aromimékha Hachém ki dilitani, vé losima'hta oyévaï li 
Je t'exalterai, Hachém car tu m'as relevé, tu n'as pas réjoui mes ennemis à mes dépens".
En effet, le mot dilitani signifie, certes, "tu m'as relevé", mais l'hébreu joue sur d'autres sens simultanés que l'on n'entend pas dans la traduction limitée du français :
dilitani signifie également "tu m'as relevé" et "tu m'as appauvri" et "tu m'as ouvert la porte". Ainsi, ce psaume dit bien ce qui se passe dans l'épreuve, dans la persécution et dans la destruction momentanée : la chute est intrinséquement liée à la remontée, comme la descente de la vague est inséparable de sa remontée, comme le mouvement de la jambe va vers l'arrière (qui n'est pas la direction de la marche) pour repartir vers l'avant, sauf chez celui qui marche à cloche-pieds.

Applications

1. C'est ce que veut dire Rachi : le 'horbane, la destruction, est déjà le début de la reconstruction.
On comprend maintenant comment nos ancêtres qui avaient cette lecture ont pu tenir tant de siècles, sûrs d'eux-mêmes, au milieu de la pression massive de l'attaque religieuse, des bûchers, des saisies de biens, des expulsions et des persécutions continues.

2. De même, on comprend maintenant ce que dit le prophète Zacharie 8, 19 : les dates de catastrophe, le 17 Tamouz et le 9 av (voyez le calendrier du mois et l'étude sur le mois de Tamouz) deviendront précisément les dates de grandes fêtes de la reconstruction du Temple.

3. - On comprend aussi que, jamais, il n'y a eu de renonciation du peuple juif et il n'y en aura JAMAIS en ce qui concerne Jérusalem et le lieu du Temple, même s'il y a une occupation temporaire aujourd'hui comme d'autres fois dans l'histoire; le problème ne sera pas réglé par des arrangements uniquement politiques, ni par des politiciens qui ne sont pas conscients de ces dimensions. Seul le retour du peuple Juif à la Torah lui assurera ipso facto la libération de ces lieux de sainteté et d'action du plan divin. Nous l'avons vu dans l'étude des psaumes 10 à 20: le Roi David ne peut vaincre les difficultés que lorsqu'il situe son être "DANS", à l'intérieur de ce lieu de Celui qui est LE lieu, s'il vit en sanctuaire. Voyez cette étude.
- Plus encore, l'épisode de Balaq et Bilâm montre que nos politiciens qui pensent avoir les valeurs nationales et la force pour régler, par eux seuls et par cela seul, le sort d'Israël...
seront dans les mains de D.ieu en leurs actes mêmes quand ce sera l'heure, et quand Israël reviendra à son enseignement. Et les nations le comprendront alors.
Et sans cette adhésion à Celui qui mobilise effectivement le peuple juif dans l'histoire, aucune solution n'est possible, le temps est simplement perdu et une détérioration s'installe. Cette détérioration vient de deux sources: la vie des Juifs hors de la Torah et la vie des Juifs hors de la terre de la présence quand l'ennemi s'y attaque. 
Ceux qui ont vécu les retournements éclairs et successifs de situation, dans les guerres d'Israël, savent ce qu'est cette protection particulière fulgurante qui s'exerce sur cette terre particulière. Ce retournement qu'analysait Rachi est alors historiquement visible, en quelques jours, du plus noir à la lumière, de l'abandon par les nations à la victoire. Et nous n'oublions jamais ce que chaque nation a fait en ces heures de la vulnérabilité, qui était ami et qui ne l'était pas, qui était juste des nations, qui était Balaq ou Bilâm. Nous voyons aussi, comme de nombreuses fois dans l'histoire, que notre peuple est fragile dans les enseignements qui en sont tirés. Mais si les conséquences n'en sont pas tirées ensuite, l'aide n'a pas servi à grand chose.

4. Nos Sages expliquent, dans le même sens, que c'est pour ce motif que le 9 av et Pessa'h tombent toujours le même jour de la semaine. C'est pour cela que le prophète Michée dit "kiméi tsétékha méérets mitsrayim, comme dans les jours de ta sortie d'Egypte" (7, 15).

5.
a) Avant même les phases de catastrophe, nos Sages avaient reçu l'enseignement que les forces d'Israël pourront apparemment être absorbées par les nations mais ce ne sera qu'une phase temporaire, et Israël parviendra à s'extirper de ces nations et de leur pouvoir pour assumer à nouveau ses propres puissances. Qui connaît ce schéma clair de l'histoire juive (fondé sur l'enseignement préalable, sur les textes et sur les preuves historiques multiples) parvient à comprendre le caractère intangible d'Israël et de ses dirigeants dans certaines positions essentielles. Chaque Juif est le lieu de ce défi. Le réussira-t'il en cette génération où c'est dans ses mains que passent les clefs pendant quelques années? Ou laissera-t'il passer l'occasion pour mille prétextes, comme ceux qu'ont utilisé 80% du peuple qui est resté en Egypte? Et ce défi recommence chaque jour, où que l'on soit.
b) Inversement, on comprendra que des dirigeants de qualité mais ignorants de leur propre culture et de l'histoire séculaire présentées par leur livre, seront prêts à entrer dans les perspectives des autres nations et dans leurs plans. C'est une réalité importante à connaître pour comprendre les fluctuations de la politique du peuple juif. Nous vivons toujours ces problèmes au quotidien en Israël. 
c) Un élément supplémentaire est important : même quand un dirigeant ne connaît pas explicitement ces données de sa tradition, il en est porteur implicitement, et il recevra l'aide au moment opportun, car "il ne dort pas le gardien d'Israël" (psaume 121, 4).
d) Il va de soi que ce n'est pas n'importe quel individu qui peut prendre en mains le sens de l'histoire ; il faut connaître l'immensité et la complexité de la tradition juive ; et l'interprétation ne peut être remise qu'à des Sages, en tant que collectif. Ni à des politiciens ambitieux, ni à des gourous magiciens. 
e) Quand le peuple revient, et encore très partiellement, de l'exil, la perception de ces données est très inégale chez la plupart, très embrouillée chez nous tous. Il faut donc à chacun une grande humilité et prudence. La première règle sera toujours l'étude de la tradition, et l'humilité face à la Torah et face à Hachém. Et un amour inconditionnel de l'ensemble du peuple.

6. Bilâm est la tête spirituelle des nations face à Israël. Le Chla indique par là qu'Israël sera toujours confrontée aux attaques venant du niveau le plus haut de moralité apparente de l'humanité (hier: les religions; puis les philosophies de droits de l'homme ou de libération; aujourd'hui, les Nations Unies veulent sans cesse gérer Israël et le nombre de condamnations qu'Israël a reçu de cet organisme ou des principales nations qui sont les leaders actuels du monde, ne se comptent plus). Ce déroulement de l'histoire selon le modèle donné par le texte de la Torah est une force pour les Juifs ; ce n'est pas une mystique éthérée, car c'est une analyse très précise des faits et des politiques. L'histoire se déroule selon les clefs écrites dans notre journal de 3500 ans.

7. Bilâm se décrit lui-même comme le prophète voyant D.ieu (24, 4), et nos textes s'interrogent sur son degré (de même que beaucoup de Juifs sont impressionnés par la force des arguments moraux qui pressent toujours Israël d'abandonner son héritage, et certains s'empressent de suivre ce courant philosophique ou politique ou religieux). Nos Sages démontrent (Baba Batra 14; Zohar sur la paracha) que le niveau des belles phrases de Bilâm prophète des nations ne dépasse pas ce qu'un effort intellectuel personnel peut formuler. Les messages de Moché Rabbénou comportent ces niveaux mais aussi beaucoup d'autres plus élevés.

8.
a) De plus, quand Baba Batra 14 dit que Moché a écrit son livre et celui de Bilâm et celui de Job, cela veut dire que Moché a eu l'expérience profonde (et non seulement la science) de ces combats décrits dans les péripéties terribles de Bilâm et de Job. 
b) Cela nous enseigne une fois de plus que la Torah n'est pas une seule théorie mais elle passe par l'interrogation sur l'existence, et par une confrontation avec les sentiments et le coeur. Les Sages nous apprennent par là à voir comment ils ont utilisé la Torah en un effort immense d'analyse, au sein de l'expérience humaine, pour ne pas être dupes de leurs propres illusions, ni des illusions que les autres nations veulent exercer sur eux. Tout le Talmud est cet effort de jonction qui est mis à notre disposition. 
c) La tâche du Juif n'est donc pas de lire simplement et chaque jour les commentaires des analystes politiques en vogue, tout en ignorant l'immense corpus et trésor des analyses séculaires de son peuple, pour ensuite juger rapidement et de loin de la gravité de ce qui se passe en Israël. On demande d'un médecin un minimum de formation pour traiter de la vie d'autrui, nous devrions avoir la même pudeur et responsabilité quand il s'agit de la vie de notre peuple.

9. En particulier, par exemple, le Chla montre que nos Sages analysent chacune des bonnes paroles de Bilâm; ils mettent en évidence que chaque compliment ou bénédiction cache une critique et une menace en cas de vulnérabilité. Cette formation du discernement est très importante. Nous avons l'expérience à Jérusalem, par exemple, de ces minorités chrétiennes qui viennent témoigner leur solidarité à Israël dans les temps difficiles ou dans des défilés, mais nous ne sommes pas dupes du dessein véritable quand ils arpentent la ville, sourire aux lèvres ou reçus en masse par les autorités civiles qu'ils applaudissent à tout rompre, mais des slogans missionnaires sont inscrits sur leur Tee-shirt.

10. Sur cette base, nos Sages nous montrent aussi que nous devons avoir la même prudence dans les jugements négatifs que nous pourrions porter envers autrui (Sanhédrine 105 b).

11. Ils montrent (Traité Taânite 7) que les choses élevées que promet la Torah ne peuvent être accomplies que par des gens qui seront vrais dans leur humilité : le haut ne se réalise qu'à partir du bas et de la difficulté, de même Avraham se vivait comme poussière et Moché Rabénou était le plus modeste des hommes. C'est une attitude contraire à celle des explorateurs, de Qora'h, de Baraq et de Bilâm. Tout doit être fait léchem chamayim, lichma, pour le Ciel, sans visée personnelle.

12. Enfin, et ce n'est pas négligeable, nos Sages montrent que les efforts nocifs des nations pourront cependant eux aussi tourner en bien, et pour leur bien ; ainsi, Balaq a offert 42 sacrifices pour tenter de nuire à Israël et cette voie l'a amené cependant à compter Ruth parmi ses descendants (Sanhédrine 105 b), et elle fut ainsi l'ancêtre de David et du Messie. C'est tout cela que nous disons chaque matin quand nous prononçons cette phrase dite par Bilâm, en Bémidbar 24, 5 :
"Ma tovou ohaléikha Yaâqov, michkénotéikha Yisraël ! 
Quelles sont belles tes tentes, Yaâcob, tes demeures, Yisraël !".

Ecoutons d'autres belles résonances de ce verset
que tout Juif dit chaque matin quand il se rend à la synagogue.
Le Midrache Rabba Bémidbar 12,14 met en valeur le fait que michkane fait aussi allusion au mot hébraïque machkénotéikha qui laisse entendre que, à cause des fautes d'Israël, le Temple sera détruit.


Voyez aussi Chémote Rabba 31,10 sur ce thème. Le Chir ha Chirim Rabba 2,3,5 souligne le fait que la Tente de Rencontre était bénéfique autant aux nations qu'à Israël mais les nations ne l'ont pas compris. C'est aussi l'un des motifs pour lesquels Bilâm prophétisa pour le bien d'Israël. Souvent, nous insistons sur Modia sur le fait que Israël a un service bénéfique de bénédiction pour les nations et qu'elles ne le comprennent pas encore.
- Rachi y voit une louange envers les tentes d'Israël dont l'ouverture était halakhiquement tournée de façon à ce que l'on ne voie pas de l'intérieur d'une maison à l'autre, par pudeur.

- Le pluriel (tes tentes, tes demeures) indique aussi la reconnaissance que ce peuple est à la fois sur terre et dans le Ciel, avec la présence divine aux deux niveaux dans le peuple nommé Yaâqov (commentaire du Tour).
- Les 6 mots renvoient à la bénédiction qui lui est donnée dans les 6 directions de l'espace.
- Cela réfère aussi à la bénédiction qui a été présente dans les 6 matriarches et sur les 6 marches du trône de Salomon (Middrache Rabba 12, 17).
- Rabbénou Bé'hayé (sur Bémidbar 7,1) insiste sur le fait que D.ieu a utilisé ces deux mots différents pour le cas où le peuple pécherait et il y aurait un michkane, un sanctuaire (référant à "tes demeures, michkénotékha") pour avoir des gages de réparation possible et il réfère au verset des psaumes 78,21 qui fait allusion à ces fautes où Yaâqov et Israël sont nommés comme dans ce texte.
- Il souligne (et le Or ha 'Hayim reprend cette ligne) que le premier terme, les tentes, parle de l'époque du désert où les tentes sont nommées "bonnes" parce que le peuple vivait dans le souci d'harmonie et de respect l'un de l'autre en disposant les tentes de façon à ne pas voir dans l'entrée d'une autre. Et le second terme parle du temps où le peuple est sur la terre d'Israël.
Le premier dit ma tovou pour faire allusion au fait que notre racine en Yaaqov est de la racine de la lumière puisqu'il est dit "bé hétivo éte ha nérote" (Chémote 30), en améliorant la flamme des lampes dans le sanctuaire. Et, dans la seconde étape, le peuple se conduira en tira sa force ce niveau du bien élevé..
- Le Chla y monte de nombreux autres sens élevés, dans son siddour (livre de prières) intitulé Chaâr ha chamayim, la Porte des Cieux.
- D'autres commentateurs soulignent le fait que la synagogue (ohél) éveille les bons côtés de l'homme qui peuvent s'unir à la Torah. Mais un verset dit que Hachém aime mieux les portails de Sion aux synagogues et maisons d'étude; cela veut dire qu'il préfère encore une étude qui va jusqu'à la halakha, qui débouche sur l'application dans la réalité concrète.

Nous pouvons maintenant comprendre la haftara de notre paracha Balaq. Elle parle des difficultés d'Israël puis se termine par la promesse d'un temps où les nations (et religions) arrêteront leur procès tordus envers Israël et reconnaîtront divine sa fonction pour l'humanité.

Et, comme Israël tombe aussi dans les confusions, il lui est dit qu'il n'est pas ce que les peuples ont fini par lui faire croire qu'il est (peuple de pratiques absurdes) mais, en tout ce que le Ciel nous demande, tout n'est que ceci: "Hachém t'a déjà fait connaître, ô homme, ce qui est bon: ce qu'il te demande ce n'est rien d'autre que de pratiquer la justice et l'amour de bonté et de marcher avec pudeur avec ton D.ieu".

En somme, nations et Israël, nous avons tous à remettre nos pendules à l'heure de la vérité. Ensemble.



Le psaume 83: prière dans notre situation précise actuellement parmi la coalition des nations, autour et sur place.

1.Chant. Cantique d'action de Assaf.
2. Eloqim, ne temporise plus, ne garde plus le silence, et ne reste pas calme, Qél.



3. En effet, voici que Tes ennemis s'agitent, et ceux qui Te haïssent lèvent la tête.
4. Contre Ton peuple ils combinent en secret, et ils se concertent contre ceux que Tu protèges.
5. Ils disent: allons et rayons-les parmi les nations, et on ne se souviendra plus du tout du nom d'Israël.
6. Car d'un seul coeur ensemble ils préparent des résolutions, et contre Toi ils font un pacte.
7. Les habitants d'Edom (la civilisation, la culture et la religion occidentales issues de Rome), et les descendants d'Ismaël (la civilisation, la culture et la religion arabe issues d'Ismaël); Moav et les descendants d'Agar.
8. Guéval et Âmone et Âmaleq, les Philistins (!) avec les résidents de Tsour (au Liban).
9. Aussi Achour se joint à eux; ils ont joint la force de leur bras aux fils de Loth. Toujours.



10. Fais contre eux ce que Tu as fait contre Midiane, contre Sisra, contre Yavine au torrent de Qichone.
11. Qui furent anéantis à la fontaine de Dor, abattus sur le sol comme du fumier.
12. Fais envers leurs princes comme Tu as fait pour Ôrév et pour Zéev, et pour Tsalmounâ, tous leurs chefs



13. car ils ont dit: "EMPARONS-NOUS DES BELLES DEMEURES DE ELOQIM".


14. Mon D.ieu, fais d'eux comme un tourbillon, comme de la paille dans le vent.
15. Comme le feu embrase une forêt, et comme la flamme embrase les montagnes
16. ainsi pourchasse-les par Ta tempête, et par Ton ouragan fais-les s'enfuir.



17. Emplis leurs visages de honte, et ils en viendront à demander Ton nom, Hachém.
18. Qu'ils aient honte et qu'ils soient terrifiés à jamais, qu'ils se sentent confondus et perdus.
19. Et ils sauront que Toi seul, Ton nom est Hachém; le Très-Haut sur toute la terre.

La solution heureuse est donnée dans le psaume 48 (le lire).


Commentaires
1.Assaf
Assaf a 11 psaumes attribués à son nom dans le premier verset (50 et 73-83). Il écrivit les psaumes avec le Roi David (Baba Batra 14b) et il est nommé avec lui (et Néhémie 12,46) et nommé aussi comme voyant, prophète. Il officiait devant l'arche.
C'est un Lévi, partie du peuple se consacrant à l'éducation et au chant dans les offices. Il descend de Gerchone, fils de Lévi. Ses descendants continuent cette fonction même dans le Second Temple.
Ils exercent une fonction positive dans le peuple, optimiste, même quand le Temple brûla et que D.ieu pleurait. En effet, dans Eikha (Lamentations) Rabba, il est écrit: "on aurait du dire Lamentations de Assaf et non pas Cantique de Assaf... Il répondit: non, moi je chante, parce que D.ieu a fait passer Sa colère sur du bois et des pierres et non pas sur les fils d'Israël". Et il chantait avec Heimane et Doutane (Divré ha yamim I 25,1).

2. Prononciation:
Lire: (verset 2) al domi lakh, et non pas aldami.
Lire: (verset 3) hinné, et non pas iné.
Lire: (verset 3) oyévékha, et non pas oïvékha.
Lire: (verset 3) nasséou, et non pas nassou.
Lire: (verset 4) âmékha, et non pas âmkha.
Lire: (verset 5) amérou, et non pas amrou.
Lire: (verset 6) bérit, et non pas brit.
Lire: (verset 7) oholé édom, et non pas ahalé édom.
Lire: (verset 7) véyichméêlim, et non pas véyichmêlim.
Lire: (verset 8) yochévé tsour, et non pas yochvé tsour.
Lire: (verset 9) îmmam, et non pas îmam; zéroâ et non pas zroâ.
Lire: (verset 10) sisséra, et non pas sisra.
Lire: (verset 11) accentuation sur le do de domén et non pas en fin de mot.
Lire: (verset 13) amérou, et non pas amrou.
Lire: (verset 15) accentuation sur le ya de yaâr et non pas en fin de mot (cela dans tous les noms aa).
Lire: (verset 17) mallé, et non pas malé.
Lire: (verset 18) véya'hpérou, et non pas véya'hépérou.
Lire: (verset 19) véyédéou, et non pas véyédou.
Lire: (verset 19) accentuation sur le a de aréts (dans haaréts)et non pas en fin de mot sur réts.

3.
Le mot al- à la place de lo pour dire "ne pas", se trouve devant tout verbe au futur.

4. Il est impressionnant de contater que la coalition contre le pays et le peuple d'Israël existent depuis tant de millénaires et avec la même unanimité et le même enthousiasme (lékhou, allons), at avec un coeur assuré (lév ya'hdav). Et c'est toujours la même pratique de résolutions communes, internationales, officielles, qui donnent une apparence de moralité en raison de l'accord collectif de nations différentes. Et cela s'impose alors à Israël.
Nous sommes dans cette situation exactement. La différence, c'est que Assag, l'éducateur du peuple nous indique comment il faut réagir: nous adresser par un psaume au Créateur qui a, Lui, un autre pacte avec nous, et qui a autorité envers les nations; mais, dans la situation présente, le peuple n'est pas sollicité par ses Sages pour une campagne de ce type: certes les Cohen ont organisé des yeshivotes pour se préparer au service du Temple dès qu'il reprendra, mais les Lévi ces éducateurs et chanteurs dont nous avons besoin n'ont pas encore repris conscience de leur rôle collectif et des psaumes qu'ils ont à lancer parmi le peuple pour qu'il cherche ailleurs les solutions que dans les petites rivalités des leaders ou partis politiques.
C'est pour cela que nous avons lancé cette campagne que l'on pourrait intituler Assaf (lecture des psaumes 10 à 20 et celui-ci) car nous avons nos textes qui nous disent ce qu'il faut faire en ces circonstances.
La paracha nous a montré que les acteurs réels ne sont pas les acteurs apparents. Le Bush ou le Arafat et le Bellin et le Péres (et leurs relais ultérieurs) de l'époque qui ont des plans de liquidation de notre héritage se trouvent situés face à un autre pouvoir qui montre son action. Cela nous est montré pour décentrer nos obédiences. Qui reprend ce discours aujourd'hui? Nous le devons. Comme le dit le dernier verset du psaume: il s'agit de reconnaître ce qui agit vraiment sur la terre, cela veut dire : selon quelles lois morales fixées par Qui doivent se comporter les hommes. C'est exactement le psaume 15 placé au milieu du scénario des psaumes 10-20.

Assaf et David nous montrent qu'il devrait y avoir partout dans nos collectivités et communautés actuellement ces cris vers le Ciel, accompagnés de campagne de téchouva. Les Lévis avaient ces rôles d'éveilleurs, de dynamiseurs.
Nous avons vu que, dans le psaume 15, il y a 11 moyens moraux pour nous resituer à l'intérieur de la présence divine agissante; ici il y a 11 noms d'ennemis coalisés (Edom, Ismael, Moav, Agarim, Guéval, Ammone, Amaleq, Philistins, Tsour, Achour, descendants de Loth); cela réfère probablement à la procédure des forces neutralisées par les 11 composantes du parfum, pitoum haqétoréte. Nous lisons deux fois chaque jour ce texte par lequel Moché à enseigné à Aharone de passer dans le camp pour arrêter l'épidémie de mort, avec succès, et texte repris dans le sacrifice des parfums chaque jour au Temple. Une occasion pour nous de mieux lire ce texte.
Et il est clair aujourd'hui que cette coalition environnante, appuyée par les forces d'Edom (Edom et US) se trouvent aujourd'hui utiliser le fer de lance anti-Israël qu'est ce peuple artificiel monté pour l'occasion alors qu'il n'était que composante entière des peuples environnants, les Arabes qui ont choisi de se nommer du nom précis de ces ennemis constant des fils d'Israël, les Philistins, du nom de ces ennemis que, dans leur haine des Juifs, les Romains avaient imposé comme nom à la région.
Ils vivent une hallucination historique contre Israël.
Raison de plus pour lire ce psaume. Leur cas était prévu.
Et, concernant les Ismaélim, c'est le même processus; historiquement, il n'y en n'a plus trace après le II Livre des Chroniques (Divré ha yamim 27, 30) mais le fondateur de l'Islam, après son échec de se faire reconnaître par les Juifs de la péninsule arabique comme le prophète, décida de partir dans une autre direction, il abandonna les prières orientées vers Jérusalem et choisit La Mecque et affirma aux tribus qu'elles descendaient d'Ismael et pouvaient revendiquer l'héritage contre les Juifs. C'est le début de la situation actuelle qui s'est cumulée avec le besoin de l'Eglise romaine et chrétienne de se substituer aux Juifs. C'est la coalition présente, avec ses changements cosmétiques au cours des siècles.
Cette dernière a donné Auschwitz, expression de cette pathologie et soutenue par les silences de la papauté, évidemment après les échecs des bûchers. Et quand les Juifs en réchappèrent, ces nations d'Europe ne voulurent pas accueillir les rescapés (affaire de l'Exodus) ni leur redonner droit de venir sur leur terre ancestrale. Le psaume atteint son sommet en notre génération. Et il résume tout, sur tous ces plans en disant : "emparons-nous des demeures de D.ieu" (verset 13).
C'est pour cela que ce psaume a toujours été dit dans les périodes de catastrophes, ou dans les grands jeûnes, ou après les pertes de soldats.
Nos dirigeants auraient un peu plus de stabilité s'ils avaient un peu de formation sur l'identité séculaire de leur peuple au lieu de voir seulement la lutte pour le pouvoir, et les avantages à recevoir des puissants.
Pour se justifier, leurs conseillers intellectuels obtus disent: "ne regardons pas au loin pour comprendre, tout cela est de la religion et elle relève uniquement de la croyance individuelle". Alors qu'il s'agit de l'anthropologie collective dans laquelle chacun est inséré et formé. Evidemment, si on ne veut pas comprendre l'homme pour suivre seulement des consignes de partis, alors tout va à vault l'eau, et il n'a même plus de projet de société et c'est un monde sans sens ni valeurs, ce qui est effectivement proposé aux jeunes qui expriment cela dans leur malaise, les violences et les drogues d'évasion. C'est ce que Valéry exprimait en disant: "le 20e siècle sera religieux ou ne sera pas". Ce qui veut dire: si l'homme n'est pas pris avec toutes ses dimensions et avec ce qui l'oriente au meilleur de lui-même, il ne fera que se détruire. Notre génération le prouve, et c'est toujours le Juif qui est la victime aiguë de cet enjeu car il est celui qui est le plus relié à Adam, l'homme.

Le 'Hida a une lecture de ces dynamiques qu'il traduit selon les concepts de la cabala puisés chez le Ari. Sans en exposer le détail, il remarque que tout le psaume se joue au niveau de la repentance, de la téchouva. Israël a inclus dans son système normal de valeurs et de comportement cette téchouva, ce retour personnel et collectif aux valeurs divines et sociales. Mais la Torah montre que ces nations n'ont pas intégré cette conduite (effectivement, il n'a pas suffi de détruire à Auschwitz, la pression de menace de destruction n'a pas cédé un jour depuis ce jour où Bilam a eu la première idée de la "solution finale" en proposant au Pharaon de jeter dans le Nil tous les enfans hébreux de sexe masculin). Alors, si Israël fait téchouva, il peut compter sur son Gardien qui "juge (dane)" les persécuteurs. Cela a commencé dès Avraham (Béréchite 15,14 et 32,12) et le mot domi a cette guématria de dane pour signaler cet enjeu.
Et, ces commentateurs relient cet épanouissement qui trouve son expression dans le dernier verset ("et ils sauront que Toi seul, Ton nom est Hachém; le Très-Haut sur toute la terre") et est reprise lorsque les fils d'Israël disent "amen" pendant le qaddiche. Ils en font une démonstration que je ne rapporte pas ici (voir Yossef Téhilote, du 'Hida).




Liens sur le thème de la médisance envers Israël

Face à ces attaques "par la bouche" contre Israël, nous avons également une tactique par la bouche en faveur d'Israël, c'est celle de la prière : "comment prier en faveur d'Israel" La médisance et action contre la médisance :
voir dans le Tableau des "Etapes de vie", la partie : éducation des qualités
Voici ici le langage d'amour pour Jérusalem Voir ici notre analyse de la désinformation, les sites anti-israéliens de désinformation, et les sites qui luttent pour l'objectivité, moralité et antisémitisme dans les medias.
Voir ici le site officiel du gouvernement israélien sur le langage des voisins arabes envers Israël. Voir ici les sites anti-missionaires

Hébreu de vie
La bouche
Tous les Sages de tous les peuples disent que d'elle sort la meilleure et la pire des choses, plus que de tout autre orifice de l'homme. Nos Sages montrent aussi, par la guématria, qu'elle correspond à des noms de D.ieu et des lettres de l'alphabet qui sont les outils divins mis à notre disposition par la Torah. Sans entrer dans la démonstration, cela nous montre que nous avons à nous élever au meilleur niveau dont nous avons reçu les capacités. Le Zohar montre aussi que c'est le lieu où se manifeste le souffle de l'esprit, et que cela a été remis au pouvoir de l'homme.
La bouche se dit "", en hébreu, composée de deux lettres (pé et hé). La Torah transmise et commentée se dit Torah ché bé âl pé (la Torah qui est sur la bouche), D.ieu parle à Moché pé él pé (bouche vers bouche), un accord unanime se dit pé é'had (une seule bouche), selon Untel se dit âl pi Untel (sur la bouche de Untel), comme se dit ké fi (comme la bouche de...). En effet, quand la bouche est suivie d'un autre nom (la bouche de David), le son devient pi (pi David), la bouche du Sage (pi 'hakham). La bouche, qui se dit "", est au masculin en hébreu, mais la majorité des autres membres du corps sont au féminin.

La démarche
Un élément très important dans la paracha est de percevoir que tout cela ne se joue pas statiquement dans un studio de TV mais "en chemin, ba dérékh". La halakha, qui semble le code des pratiques, porte aussi le nom de "marche". On avance ou on recule dans la vie, le problème ne se joue pas dans la tête seulement.
Allez observer combien de fois ce nom dérékh (chemin, route) est présent pour Bilâm (par exemple en Bémidabar 22, 22-24).Vous remarquerez d'abord que le taâm (lien ici) qui indique l'accentuation forte dans ce mot est toujours placé sur la première des deux syllabes. (Sauf une exception sur laquelle nous reviendrons).Le motif en est que tous les mots d'hébreu de deux syllabes ayant deux fois le son "é", sont accentués sur la première syllabe. C'est important car les francophones accentuent la dernière syllabe des mots et prononcent donc mal en hébreu ces mots en é-é. Ce é est la voyelle ségol composée de trois petits points placés sous une lettre, comme ceci dans le son :

.
Voici une petite liste de ces mots très courants, accentués sur la première syllabe, selon l'ordre alphabétique quand ils sont écrits en hébreu:
- mot masculin et féminin aussi : dérékh (chemin, route),
- mots féminins : éréts (terre), bétén (ventre), évén (pierre), déléte (porte), 'hérév (épée), néféche (personne),
- mots masculins : éléf (mille), éfés (zéro), éréz (cèdre), guéver (homme), guéfén (vigne), guéchém (pluie), 'hédér (chambre), 'hésséd (bonté), yéléd (enfant), kélév (chien), késséf (argent), kérém (vignoble), lé'hém (pain), mélékh (roi), évéd (esclave), étsév (tristesse), érév (soir), tsélém (image), tsémér (laine), ré'hém (matrice), chémén (huile).

Pourquoi donc trouve-t'on parfois le mot "chemin-route" écrit et prononcé darékh et non pas dérékh?
De même pour d'autres ? Cela se produit souvent en fin de phrase, tout simplement.

Pourquoi donc trouve-t'on parfois le mot "terre" écrit et prononcé aréts et non pas éréts?
Cela se produit quand il est précédé" de l'article défini : la terre, ha aréts, ou bien "sur la terre" (baaréts). Vous posez de bonnes questions!

Allez ici pour étudier ainsi l'hébreu par catégories de mots.


3 exercices de mémorisation pour ancrer en nous l'enseignement de la paracha :
Bémidbar 24, 5 :
Ma tovou ohaléikha Yaâqov, michkénotéikha Yisraël ! 
Quelles sont belles tes tentes, Yaâcob, tes demeures, Yisraël !

Dévarim 14, 1 : 
Banim atém laChém Eloheikhem
Vous êtes les fils de Hachém votre D.ieu.

Psaume 30, 2 :
Aromimékha Hachém ki dilitani, vé losima'hta oyévaï li 
Je t'exalterai, Hachém car Tu m'as relevé, Tu n'as pas réjoui mes ennemis à mes dépens.


Proposez à vos proches
un échange-discussion sur l'étude de cette paracha
dans le couple, en famille, entre amis, ou dans la communauté.

Cette étude de la paracha permettra de réfléchir ensemble sur l'histoire juive, les persécutions, les attitudes juives face aux pressions diverses des nations, la conduite divine de l'histoire juive, les dimensions de punition, éloignement, retour, etc.
Il va de soi que le but n'est pas seulement de s'exprimer et de se confronter, mais le but véritable est de s'entraider à confronter l'analyse de chacun à ce que nous transmet la tradition juive sur ces questions.
Ce serait beau de placer le contenu de vos échanges sur le forum-discussion : ce n'est pas compliqué, et vous participerez ainsi à l'enseignement de la Torah qui est une mitsva.

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