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Sur la paracha Béréchite
Enseignement pratique de cette paracha : le Juif a reçu
la science
qui permet de développer la lumière au milieu
des ténèbres
Plan
- Eloge de la prudence dans l'usage de la lumière
- Pourquoi séparer la lumière des ténèbres
?
- La réponse de Rachi.
- Où est-elle alors cette lumière ?
- Face à la destruction, la confiance est fondée.
- Dans l'histoire actuelle.
- Non, les ténèbres ne gagnent pas.
- L'exhortation à ce processus : Moché et les
prophètes.
- Un exemple : la mitsva de la 'hala.
- La pédagogie de ce processus : les Proverbes et
les Psaumes.
- Qu'est-ce que le verset appelle léan'hil ?
- L'exemple juif dans ce processus : Avraham.
- La lumière vaincra.
En ces temps difficiles pour Israël, cet
enseignement est urgent
Rachi dit à propos de la création
: "tout a été créé pour l'homme",
hakol nivra bichvil haadam (sur Béréchite 6, 7).
Il reprend ainsi la longue réflexion de Sanhédrine
108 a.
Nous avons donc à réfléchir sur ce qui nous
concerne de tous ces mots.
Pourquoi séparer la lumière des ténèbres
?
Au quatrième verset de Beréchite, quand le Créateur
considère la lumière qu'Il a créée,
il s'empresse de la séparer des ténèbres.
Le comportement du Créateur nous importe dans notre rapport
à Lui comme source de notre être et de nos actes,
et pour la tentative que nous avons de Le percevoir comme modèle
pour devenir semblable à Lui, comme le dit R. Moshé
Cordovero dans la première phrase du Palmier de Dévora.
Un premier niveau de compréhension de la
Torah, le pchate, consiste alors à dire avec Rachi que
l'on sépare parce qu'il ne convient pas de tout mélanger,
de ne pas faire de méli-mélo (tohou vavohou) car
il ne serait plus possible d'avancer, ce serait retourner au chaos,
à l'androgynie qui ne permet pas le face à face.
Mais les commentateurs s'étonnent cependant
que le Créateur n'utilise pas plutôt un certain mélange
qui aurait permis de corriger par osmose les ténèbres
par la lumière (voir MaskilléDavid et le Réém
sur ce verset). En effet, nous aurions pu penser, comme l'indique
Rabbénou Behayé que cela aurait développé
le bien, puisque la lumière précède tout
et donc informe même les ténèbres et, ainsi,
elle contient déjà même les temps messianiques.
Mais, déjà la Torah nous enseigne
que les bonnes intentions et la générosité
qui s'exerce sans critique et sans prudence ne sont pas efficaces
et mènent à la catastrophe, comme on le voit continuellement
dans les nobles idéologies politiques ou religieuses qui
tournent en désastres humains, ou comme les gestes d'amour
dans des relations soudaines qui mènent au delà
de la bonne intention initiale et aboutissent souvent à
des échecs.
En effet, nous sommes étonnés que
le créateur dès qu'il ait vu la lumière,
prenne soin de la protéger, de la délimiter et de
mettre ailleurs les ténèbres. Quelle prudence anxieuse
et empressée ! Rachi dit qu'il faut recourir à la
haggada pour comprendre cela : c'est que le Créateur a
vu que les méchants ne feraient pas un bon usage de la
lumière et il l'a nettement séparée, pour
que les tén!bres soient nettement autre chose et ailleurs.
La réponse de Rachi
Rachi abrège là ce que développe le traité
'Haguiga 12 a. En regardant ce qui se passera dans la génération
du déluge (et des déluges de ce type perdurent),
le créateur constate qu'il y aura une perversité
chez des humains capables de tout briser et Il décide donc
de ne pas laisser abimer cette lumière, car elle ne répare
que ce qui veut être réparé, et les pervers
ne veulent indéfiniment que détruire.
La seule solution qui se présente devant ces individus,
c'est comme dit le premier psaume, de ne pas faire de chemin avec
eux et de les laisser là à leurs jeux.
On pourrait à tort redouter, par générosité
excessive et non réaliste, que le pervers ne bénéficie
pas alors de cette lumière qui peut aider tout humain et,
éventuellement, le faire revenir à de meilleurs
sentiments. Mais, pourtant, le créateur n'hésita
pas à les priver de cette lumière afin que leur
propre obscurité les engloutisse et qu'ainsi leurs plans
s'écroulent, comme il est dit dans Job 38, 15 ("pour que
les méchants soient privés de leur lumière
et que le bras qui se lève soit brisé").
Où est-elle alors cette lumière ?
Où est-elle alors cette lumière délimitée
et séparée des ténèbres ? Elle nous
manque souvent. Nous l'apercevons parfois dans un regard pur ou
d'amour, dans une tête posée sur l'épaule,
dans des doigts simplements enlacés, dans un enfant qui
s'abandonne sur les genoux, dans la confiance, dans la rare droiture,
dans la vérité de la parole entre quelques personnes.
On aurait pu s'attendre à ce que le texte dise qu'on la
trouve chez les justes, les tsaddiqim ; non, il est dit que Hachém
la mise en réserve pour ces tsaddiqim qui en jouiront dans
le monde à venir (attention, il ne dit pas que les tsaddiqim
auront cette lumière en ce monde-ci !...).
Comme le dit le premier verset du premier psaume,
nous devons aussi nous séparer, par prudence, des pervers
et méchants. Mais que faire quand ils nous rattrapent comme
en ces années-ci où la fureur de nos ennemis se
déchaîne contre Israël, au dedans et dehors
? Seule la émouna peut sauver la situation, comme nous
l'enseignent tous les psaumes. Ne jamais oublier le projet final
de Hachém le miséricordieux, sa puissance de réalisation,
qu'Il est avec nous dans nos ennuis (lire : psaume 91, 15), qu'Il
écoute "la biche des souffrances" à chaque instant
avant toute autre demande (lire l'étude sur Yom Kippour),
et qu'Il fait vaincre ceux qui ont confiance en lui.
Dans la destruction, la confiance est fondée
Rabbéinou Béhayé, à propos de Vayéhi
or, apporte un autre éclairage : dans le début (réchite)
de la Création (ajoutons, ou de notre vie, ou de notre
journée présente), tout est déjà donné
et en bien, en lumière ; donc nous ne devons pas faiblir
dans la confiance face à la beauté si éloignée
et face à la lumière de ce rêve initial de
création, même dans les difficultés.
Rabbéinou Béhayé cite alors
Isaïe 60, 1 :
qoumi ori ki va orékh vékhavod Hachém âlaikh
zara'h
"lève-toi, sois lumière, car elle est venue ta lumière
et le kavod, la gloire de Hachém sur toi rayonne".
Par cette association, c'est à Beréchite
Rabba 2, 5 que fait allusion Rabbéinou Béhayé.
En effet, Ribbi Hiya Rabba y décrit un processus en trois
étapes :
"dès le début de la création,
Dieu a vu le beit hammiqdache construit, détruit et construit
:
- construit ("j'ai déposé mes paroles
dans ta bouche, et je t'ai abrité à l'ombre de ma
main, voulant établir cieux et fonder terre et dire à
Sion : tu es mon peuple" Isaïe 51, 16),
- détruit (comme dit Jérémie
4, 23 : "j'ai regardé vers la terre et voici que tout était
chaos informe, et vers les cieux, leur lumière avait disparu").
C'est une phase de véritable destruction.
- construit ("Et Eloqim a dit yéhi or" :
le Temple est bâti et amélioré, banoui ou
méchoukhlal lé atid lavo, pour le futur qui vient").
Dans les heures difficiles, il est fructueux de
lire ces commentaires avec l'expérience de l'existence
qui elle-même passe par ces phases. Il s'agit bien là
d'une trajectoire heureuse en trois étapes qui constitue
dans son ensemble la réalité complère et
effective de la création ou de l'homme, son "être"
effectif (son yéche complet alors que l'apparence, qu'elle
soit construction ou destruction n'est pas la véritable
réalité car elle n'intègre pas l'ensemble
du scénario). Par contre, il y a un yéche (être)
complexe qui est
1) notre réalité concrète et
effective,
2) notre espoir dans la vie,
3) notre potentiel,
4) ce qui va se réaliser.
Si cela est, il doit être bon d'y vivre, d'en
vivre en joie.
La destruction de la deuxième étape
n'atteint pas le rêve qui reste mobilisateur et transformateur.
Sans ce passage par la consience de la valeur du rêve au
cours de la seconde phase qui est destruction apparente, on n'est
pas banoui (construit) ni méchoukhlal (amélioré
et sophistiqué pour réussir, c'est la sagesse) car
notre réalité et notre puissance ne sont pas reconnues
par nous; avec l'expérience de la destruction, nous existons
car nous avons reconnu le rêve comme étant notre
réalité dans la réalité, maintenant.
Dans l'histoire actuelle
On le constate nettement quand Israël ne reconnait pas que
son avenir promis est un présent (et en reste seulement
aux discussions et luttes politiques avec toute la haine que cela
véhicule et la destruction continue de tous et de tout
par le âyine ha râ et par le lachone ha râ,
mauvais oeil et mauvaise langue de la médisance dans la
vie quotidienne, dans la politique et dans les média).
Alors, s'il n'y a que cela, tout est perdu et les
Bnéï Israël ne voient plus que l'idôle
du veau d'or (la réalité apparente sans le rêve)
tandis que Moché continue, lui, à voir la réalité-rêve
et à la reconnaître : par ce bon regard, alors, le
peuple est sauvé car Moché permet au peuple de continuer
à "être" (fondé sur son propre yéche)
avec Hachém.
On traduit cela par une expression ; Moché a une vision
claire, une aspiklaria.
Ce n'est pourtant pas entre Moché et Hachém qu'est
l'union, mais entre le peuple et Hachém, mais il fallait
que, au moins, un homme en maintienne la reconnaissance dans la
réalité.
C'est par ce processus d'efficacité concrète
du rêve que l'on dit que le tsaddiq fonde le monde (tsaddiq
yéssod ôlam, lire Proverbes 10, 25). Cette opération
de passage du yéche (être) virtuel au yéche
concret est ce qu'on appelle "faire passer vers la terre d'Israël"
ainsi qu'il est dit à Yéhoshua (1e chapitre de son
livre).
Tout cela est le modèle de l'action du Juif dans le monde.
Non, les ténèbres ne gagnent pas
Il s'ensuit que
- la destruction n'est pas destruction car elle est seulement
la deuxième étape au milieu de la trajectoire et
d'un processus en trois phases,
- la destruction ne peut pas abolir la lumière initiale,
qui subsiste dans sa fonction créatrice, même dans
l'apparence lorsqu'elle semble être une destruction;
- sur ces versets, le Ramban explique le Rachi (sur le fait
que la terre était tohou va vohou et que Eloqim a dit Vayéhi
or: que la lumière soit) en ce sens que hakol nimchakh
ahar haor (tout s'ensuit d'après la lumière) ;
- et Rabbi Abouhav explique que, par là,
on sait que les cieux et la terre ont été créés
après la lumière, ché nivréou chamaïm
va aréts ahar haor.
Cela veut dire que la lumière subsiste en tout dans notre
monde malgré tout le tohou va vohou, même quand il
est le plus terrible dans la vie personnelle.
L'exhortation à ce processus : Moché
et les prophètes
Ainsi, tout le temps Moché et les prophètes pestent
contre le peuple ou contre des leaders qui ne veulent pas comprendre
cela, et qui font seulement de la Torah une pratique religieuse,
intellectuelle, pratique, sociale ou politique, et non pas une
étude existentielle des textes, une étude qui prend
le coeur et tout l'être intérieur.
Au contraire, la Torah doit nous faire voir toute action et toute
mitsva et toute prière comme une transformation du monde
par ce que le Juif
- connaît et rencontre la lumière créatrice
de la Torah,
- traverse le noir muni de ce bagage,
- mène cette lumière jusqu'à la réalisation
de son potentiel.
C'est cela la tâche d'Israël.
Un exemple : la mitsva de la 'hala
Dans son commentaire sur le début de Béréchite,
le Rambane place dans ce contexte la pratique de la 'hala (ponction
d'une partie de la pâte lors de la fabrication du pain)
et fait allusion aux sphères de la Création. Que
veut-il dire par là en termes allusifs? En étudiant
auprès de ceux qui ont reçu la tradition orale,
on peut comprendre ces commentaires. Voici.
Le mot réchite est utilisé pour la Création
et pour la 'hala (Bémidbar 15, 20). Cela veut dire qu'elle
fait allusion à la Création et à ses dynamiques.
Comment? Le prélèvement d'une partie de la pâte
dans une phase qui est préliminaire au pain final nous
place dans l'instant de ce qui va faire développer et qui
mènera certainement à la Création réalisée,
comme la Création initiale. Cette petite partie préalable
fait allusion à la 'hokhma, la Sagesse d'En-haut, première
étape des sphères qui se déploient et sur
laquelle le monde a été fondé comme il est
dit en Michlé, Proverbes 3: bé 'hokhma yassad aréts.
Ainsi, celui ou celle qui préparent le pain de Chabbate
et retirent la 'hala participent à la dynamique de l'instant
de la Création et commencent à mettre en oeuvre
ce plan.
Cela montre que le Juif est un 'hakham (un sage) participant de
la Sagesse d'En-haut et il est dit que que le 'hakham est "celui
qui voit ce qui est en train de naître, le nolad" dès
le début (dès son réchite). Il voit loin,
jusqu'à la réalisation heureuse des temps à
venir, nommés messianiques.
Par ce regard éclairé par l'étude, et par
cette pratique renouvelée dans l'action, il mérite
de réussir à en concrétiser la réalisation;
c'était la caractéristique d'Avraham et de Myriam,
de Moché, et de Yehoshua et de Caleb. Pour cela, ils ont
mérité de faire se réaliser la Torah depuis
le rêve initial de D.ieu dans Sa Création, de la
recevoir, et cela jusqu'à la terre d'Israël.
On voit l'importance directe de ces enseignements en nos années
actuelles d'épreuves terribles pour le peuple d'Israël.
On voit aussi combien il est nécessaire que les Juifs connaissent
leur extraordinaire tradition qui peut, certes, les nourrir intérieurement
mais, bien plus encore, elle les aideà réaliser
leur histoire.
Donc, si les Juifs investissaient chacun autant
dans la connaissance de leur tradition que dans leurs études
professionnelles, alors nous n'aurions plus ces impasses bouchées,
alors nous pourrions vaincre plus facilement les difficultés
vitales que nous traversons.
La solution n'est pas seulement dans des choix politiques ni dans
la solidarité épisodique avec Israël depuis
des milliers de kilomètres. Les adultes doivent être
mûs chacun à l'intérieur de soi-même
par ces forces qui transforment l'histoire car nous les avons
reçues pour agir et pour vivre.
Question magistrale:
Pourquoi alors, est-ce la femme qui le plus souvent fait la mitsva
de la 'hala en fabricant le pain?
Tout Juif doit prendre exemple sur la femme car il a à
"faire naître le monde", il doit le faire avec
tout son être comme la femme enceinte et non seulement avec
la force brutale ni avec les seules idées politiques dont
les hommes sont friands.
Tout Israël est à l'image des femmes et non pas de
l'homme. Israël est au féminin (lisez le Cantique
des Cantiques) comme la Torah. Jérusalem est au féminin,
la Torah est au féminin, etc. Dans le calme et dans les
réalisations concrètes, apparemment modestes mais
vitales, la femme construit l'être humain réel.
Par la 'hala, ou par les bougies de Chabbate, elle capte la lumière
initiale et créatrice et elle y ajoute sa part, son moussaf.
C'est le rôle des offices de moussaf.
Alors le Chabbate se réalise. Alors le plan de la Création
devient effectif, Israël est alors la Reine Chabbate, la
malka. Le Juif ne doit pas avoir peur de faire partie d'un peuple
intérieur, lumineux, qui est féminin, dans un monde
brutal.
Il en est ainsi par la réalisation de chacune des mitsvotes
de la Torah.
C'est notre privilège, nous pouvons ajouter à la
Création, comme le dit le nom Avraham-béhibaram
(les générations "en leur Création").
C'est la tâche des humains que de faire passer la Création
de son potentiel à sa réalisation, et cela à
travers des phases de difficultés et de ténèbres.
Ainsi, les heures terribles passées actuellement par Israël
ne sont pas une anomalie dans le programme. Elles sont justement
une occasion pour mettre en jeu notre art :
- voir cela comme une phase intermédiaire dans les trois
temps.
- connaître mieux notre héritage de connaissances
de la Torah et mieux capter ses lumières.
- avoir foi dans la réalisation de ce processus.
La pédagogie de ce processus : les Proverbes
et les Psaumes
Le roi Salomon, Chlomo ha mélékh, nous enseigne
- comment passer, concrètement, du yéche (être)
théorique, philosophique, phénoménologique,
théologique, de l'idéal souhaité sans efficacité
- au yéche de réalité :
c'est l'attitude qu'il décrit dans le verset de ses Proverbes
(Michlé 8, 21) :
léan'hil le ohavaï yéche vé otsérotéihém
amalé
"attribuer à ceux qui m'aiment l'être, le yéche,
et leurs trésors je les emplirai".
Les psaumes sont également une pédagogie constante
de cette vague de montée et de descente et de remontée.
Qu'est ce que le verset appelle léan'hil
?
Voici :
- dans la mesure où on reçoit et on reconnait que
nous avons en nous et dans le concret l'héritage de ce
yéche (c'est ce que le verset appelle léan'hil),
c'est alors que
- on ressent l'existence et notre être positif
comme amour de la part de Hachém,
- on Le laisse fonctionner car il est plus puissant
que toutes les règles du monde, Lui qui est le maître
du temps, des étapes et le Créateur tout-puissant
des cieux et de la terre,
- on voit notre trésor se remplir conformément
aux rêves, à nos rêves qui ne sont qu'une image
de Ses rêves, lui qui "désire toujours la terre"
(haarets acher Hachém doréche ota tamid. Devarim
11, 12).
L'exemple juif dans ce processus : Avraham
Cette acceptation continue de l'optimisme malgré les années
qui passent est l'attitude d'Avraham, et c'est pour cela qu'il
est le fondateur, notre père, et qu'il a obtenu une descendance
sainte malgré l'impossibilité : il a su recréer
la Création qui échouait (béhibaram = bé
avraham). Mais il vivait aussi par là une expérience
unique (ya'hid), celle de solitude. Ainsi du peuple juif.
La lumière vaincra
Tout le reste est tohu-bohu, tohou vavohou qui veut se faire prendre
pour l'essentiel. C'est l'idôlatrie.
Seule la lumière de Hachém est unification, mais
il n'est reconnu que dans un processus lent, passant par la destruction
apparente.
En particulier, le Un qu'est Hachém seulement, passe par
le deux du Béit de la Création (la grande lettre
Béit de Béréchite), et par le tohou vavohou
avant de parvenir à l'union unifiée. Un défi
nous est alors présenté : ou bien le duo, ou bien
le tohou-bohou.
Après avoir médité sur ce point,
continuons à méditer les textes et l'enseignement
des Sages sur ce thème, en considérant ce qui se
joue ensuite dans la difficulté du deux, du couple.
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