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Sur la paracha Béréchite

Enseignement pratique de cette paracha : le Juif a reçu la science
qui permet de développer la lumière au milieu des ténèbres



Sur la paracha Béréchite : plusieurs études pour découvrir les bases de toute la Torah, de toute l'existence, et de notre développement personnel
1. La première étude sur la paracha Béréchite
2e étude
Avant la 1e lettre de la Torah : le coeur (avec le Gaone de Vilna)

1e lettre de la Torah : le couple (secrets du chiffre)
3e étude. La 1e mitsva de la Torah : procréer (commentaires du Chla)
             et la prière du Chla pour obtenir des enfants
4e étude. Le 1e commentaire de Rachi : le droit des Juifs à la terre d'Israël
5e étude de la paracha Béréchite: comment vaincre les ténèbres
6. Découvrir ici chaque paracha de la Torah en chiffres. Quand on aime, ça compte! Bien utile aussi pour préparer sa bar-mitsva. Notre paracha a 146 versets, soit la 8e; (et 1931 mots, soit la 8e; et 7235 lettres, soit la 11e). Elle est écrite sur 230 lignes dans le Séfer Torah.
7. Un poème nouveau: Rénovation d'Adam.
Explorez ici une galerie de photos


Plan

  • Eloge de la prudence dans l'usage de la lumière
  • Pourquoi séparer la lumière des ténèbres ?
  • La réponse de Rachi.
  • Où est-elle alors cette lumière ?
  • Face à la destruction, la confiance est fondée.
  • Dans l'histoire actuelle.
  • Non, les ténèbres ne gagnent pas.
  • L'exhortation à ce processus : Moché et les prophètes.
  • Un exemple : la mitsva de la 'hala.
  • La pédagogie de ce processus : les Proverbes et les Psaumes.
  • Qu'est-ce que le verset appelle léan'hil ?
  • L'exemple juif dans ce processus : Avraham.
  • La lumière vaincra.

En ces temps difficiles pour Israël, cet enseignement est urgent

Rachi dit à propos de la création : "tout a été créé pour l'homme", hakol nivra bichvil haadam (sur Béréchite 6, 7). Il reprend ainsi la longue réflexion de Sanhédrine 108 a.
Nous avons donc à réfléchir sur ce qui nous concerne de tous ces mots.

Pourquoi séparer la lumière des ténèbres ?
Au quatrième verset de Beréchite, quand le Créateur considère la lumière qu'Il a créée,
il s'empresse de la séparer des ténèbres.
Le comportement du Créateur nous importe dans notre rapport à Lui comme source de notre être et de nos actes, et pour la tentative que nous avons de Le percevoir comme modèle pour devenir semblable à Lui, comme le dit R. Moshé Cordovero dans la première phrase du Palmier de Dévora.

Un premier niveau de compréhension de la Torah, le pchate, consiste alors à dire avec Rachi que l'on sépare parce qu'il ne convient pas de tout mélanger, de ne pas faire de méli-mélo (tohou vavohou) car il ne serait plus possible d'avancer, ce serait retourner au chaos, à l'androgynie qui ne permet pas le face à face.

Mais les commentateurs s'étonnent cependant que le Créateur n'utilise pas plutôt un certain mélange qui aurait permis de corriger par osmose les ténèbres par la lumière (voir MaskilléDavid et le Réém sur ce verset). En effet, nous aurions pu penser, comme l'indique Rabbénou Behayé que cela aurait développé le bien, puisque la lumière précède tout et donc informe même les ténèbres et, ainsi, elle contient déjà même les temps messianiques.

Mais, déjà la Torah nous enseigne que les bonnes intentions et la générosité qui s'exerce sans critique et sans prudence ne sont pas efficaces et mènent à la catastrophe, comme on le voit continuellement dans les nobles idéologies politiques ou religieuses qui tournent en désastres humains, ou comme les gestes d'amour dans des relations soudaines qui mènent au delà de la bonne intention initiale et aboutissent souvent à des échecs.

En effet, nous sommes étonnés que le créateur dès qu'il ait vu la lumière, prenne soin de la protéger, de la délimiter et de mettre ailleurs les ténèbres. Quelle prudence anxieuse et empressée ! Rachi dit qu'il faut recourir à la haggada pour comprendre cela : c'est que le Créateur a vu que les méchants ne feraient pas un bon usage de la lumière et il l'a nettement séparée, pour que les tén!bres soient nettement autre chose et ailleurs.

La réponse de Rachi
Rachi abrège là ce que développe le traité 'Haguiga 12 a. En regardant ce qui se passera dans la génération du déluge (et des déluges de ce type perdurent), le créateur constate qu'il y aura une perversité chez des humains capables de tout briser et Il décide donc de ne pas laisser abimer cette lumière, car elle ne répare que ce qui veut être réparé, et les pervers ne veulent indéfiniment que détruire. 
La seule solution qui se présente devant ces individus, c'est comme dit le premier psaume, de ne pas faire de chemin avec eux et de les laisser là à leurs jeux.
On pourrait à tort redouter, par générosité excessive et non réaliste, que le pervers ne bénéficie pas alors de cette lumière qui peut aider tout humain et, éventuellement, le faire revenir à de meilleurs sentiments. Mais, pourtant, le créateur n'hésita pas à les priver de cette lumière afin que leur propre obscurité les engloutisse et qu'ainsi leurs plans s'écroulent, comme il est dit dans Job 38, 15 ("pour que les méchants soient privés de leur lumière et que le bras qui se lève soit brisé").

Où est-elle alors cette lumière ?
Où est-elle alors cette lumière délimitée et séparée des ténèbres ? Elle nous manque souvent. Nous l'apercevons parfois dans un regard pur ou d'amour, dans une tête posée sur l'épaule, dans des doigts simplements enlacés, dans un enfant qui s'abandonne sur les genoux, dans la confiance, dans la rare droiture, dans la vérité de la parole entre quelques personnes. On aurait pu s'attendre à ce que le texte dise qu'on la trouve chez les justes, les tsaddiqim ; non, il est dit que Hachém la mise en réserve pour ces tsaddiqim qui en jouiront dans le monde à venir (attention, il ne dit pas que les tsaddiqim auront cette lumière en ce monde-ci !...).

Comme le dit le premier verset du premier psaume, nous devons aussi nous séparer, par prudence, des pervers et méchants. Mais que faire quand ils nous rattrapent comme en ces années-ci où la fureur de nos ennemis se déchaîne contre Israël, au dedans et dehors ? Seule la émouna peut sauver la situation, comme nous l'enseignent tous les psaumes. Ne jamais oublier le projet final de Hachém le miséricordieux, sa puissance de réalisation, qu'Il est avec nous dans nos ennuis (lire : psaume 91, 15), qu'Il écoute "la biche des souffrances" à chaque instant avant toute autre demande (lire l'étude sur Yom Kippour), et qu'Il fait vaincre ceux qui ont confiance en lui. 

Dans la destruction, la confiance est fondée
Rabbéinou Béhayé, à propos de Vayéhi or, apporte un autre éclairage : dans le début (réchite) de la Création (ajoutons, ou de notre vie, ou de notre journée présente), tout est déjà donné et en bien, en lumière ; donc nous ne devons pas faiblir dans la confiance face à la beauté si éloignée et face à la lumière de ce rêve initial de création, même dans les difficultés.

Rabbéinou Béhayé cite alors Isaïe 60, 1 : 
qoumi ori ki va orékh vékhavod Hachém âlaikh zara'h
"lève-toi, sois lumière, car elle est venue ta lumière et le kavod, la gloire de Hachém sur toi rayonne". 

Par cette association, c'est à Beréchite Rabba 2, 5 que fait allusion Rabbéinou Béhayé. En effet, Ribbi Hiya Rabba y décrit un processus en trois étapes : 

"dès le début de la création, Dieu a vu le beit hammiqdache construit, détruit et construit :

- construit ("j'ai déposé mes paroles dans ta bouche, et je t'ai abrité à l'ombre de ma main, voulant établir cieux et fonder terre et dire à Sion : tu es mon peuple" Isaïe 51, 16),

- détruit (comme dit Jérémie 4, 23 : "j'ai regardé vers la terre et voici que tout était chaos informe, et vers les cieux, leur lumière avait disparu"). C'est une phase de véritable destruction.

- construit ("Et Eloqim a dit yéhi or" : le Temple est bâti et amélioré, banoui ou méchoukhlal lé atid lavo, pour le futur qui vient").

Dans les heures difficiles, il est fructueux de lire ces commentaires avec l'expérience de l'existence qui elle-même passe par ces phases. Il s'agit bien là d'une trajectoire heureuse en trois étapes qui constitue dans son ensemble la réalité complère et effective de la création ou de l'homme, son "être" effectif (son yéche complet alors que l'apparence, qu'elle soit construction ou destruction n'est pas la véritable réalité car elle n'intègre pas l'ensemble du scénario). Par contre, il y a un yéche (être) complexe qui est 

1) notre réalité concrète et effective,

2) notre espoir dans la vie,

3) notre potentiel,

4) ce qui va se réaliser.

Si cela est, il doit être bon d'y vivre, d'en vivre en joie.

La destruction de la deuxième étape n'atteint pas le rêve qui reste mobilisateur et transformateur. Sans ce passage par la consience de la valeur du rêve au cours de la seconde phase qui est destruction apparente, on n'est pas banoui (construit) ni méchoukhlal (amélioré et sophistiqué pour réussir, c'est la sagesse) car notre réalité et notre puissance ne sont pas reconnues par nous; avec l'expérience de la destruction, nous existons car nous avons reconnu le rêve comme étant notre réalité dans la réalité, maintenant. 

Dans l'histoire actuelle
On le constate nettement quand Israël ne reconnait pas que son avenir promis est un présent (et en reste seulement aux discussions et luttes politiques avec toute la haine que cela véhicule et la destruction continue de tous et de tout par le âyine ha râ et par le lachone ha râ, mauvais oeil et mauvaise langue de la médisance dans la vie quotidienne, dans la politique et dans les média).

Alors, s'il n'y a que cela, tout est perdu et les Bnéï Israël ne voient plus que l'idôle du veau d'or (la réalité apparente sans le rêve) tandis que Moché continue, lui, à voir la réalité-rêve et à la reconnaître : par ce bon regard, alors, le peuple est sauvé car Moché permet au peuple de continuer à "être" (fondé sur son propre yéche) avec Hachém. 
On traduit cela par une expression ; Moché a une vision claire, une aspiklaria.
Ce n'est pourtant pas entre Moché et Hachém qu'est l'union, mais entre le peuple et Hachém, mais il fallait que, au moins, un homme en maintienne la reconnaissance dans la réalité. 

C'est par ce processus d'efficacité concrète du rêve que l'on dit que le tsaddiq fonde le monde (tsaddiq yéssod ôlam, lire Proverbes 10, 25). Cette opération de passage du yéche (être) virtuel au yéche concret est ce qu'on appelle "faire passer vers la terre d'Israël" ainsi qu'il est dit à Yéhoshua (1e chapitre de son livre).
Tout cela est le modèle de l'action du Juif dans le monde.

Non, les ténèbres ne gagnent pas
Il s'ensuit que 
- la destruction n'est pas destruction car elle est seulement la deuxième étape au milieu de la trajectoire et d'un processus en trois phases,
- la destruction ne peut pas abolir la lumière initiale, qui subsiste dans sa fonction créatrice, même dans l'apparence lorsqu'elle semble être une destruction;
- sur ces versets, le Ramban explique le Rachi (sur le fait que la terre était tohou va vohou et que Eloqim a dit Vayéhi or: que la lumière soit) en ce sens que hakol nimchakh ahar haor (tout s'ensuit d'après la lumière) ;

- et Rabbi Abouhav explique que, par là, on sait que les cieux et la terre ont été créés après la lumière, ché nivréou chamaïm va aréts ahar haor. 
Cela veut dire que la lumière subsiste en tout dans notre monde malgré tout le tohou va vohou, même quand il est le plus terrible dans la vie personnelle.
 
 

L'exhortation à ce processus : Moché et les prophètes
Ainsi, tout le temps Moché et les prophètes pestent contre le peuple ou contre des leaders qui ne veulent pas comprendre cela, et qui font seulement de la Torah une pratique religieuse, intellectuelle, pratique, sociale ou politique, et non pas une étude existentielle des textes, une étude qui prend le coeur et tout l'être intérieur.
Au contraire, la Torah doit nous faire voir toute action et toute mitsva et toute prière comme une transformation du monde par ce que le Juif
- connaît et rencontre la lumière créatrice de la Torah,
- traverse le noir muni de ce bagage,
- mène cette lumière jusqu'à la réalisation de son potentiel.
C'est cela la tâche d'Israël.

Un exemple : la mitsva de la 'hala
Dans son commentaire sur le début de Béréchite, le Rambane place dans ce contexte la pratique de la 'hala (ponction d'une partie de la pâte lors de la fabrication du pain) et fait allusion aux sphères de la Création. Que veut-il dire par là en termes allusifs? En étudiant auprès de ceux qui ont reçu la tradition orale, on peut comprendre ces commentaires. Voici.

Le mot réchite est utilisé pour la Création et pour la 'hala (Bémidbar 15, 20). Cela veut dire qu'elle fait allusion à la Création et à ses dynamiques. Comment? Le prélèvement d'une partie de la pâte dans une phase qui est préliminaire au pain final nous place dans l'instant de ce qui va faire développer et qui mènera certainement à la Création réalisée, comme la Création initiale. Cette petite partie préalable fait allusion à la 'hokhma, la Sagesse d'En-haut, première étape des sphères qui se déploient et sur laquelle le monde a été fondé comme il est dit en Michlé, Proverbes 3: bé 'hokhma yassad aréts.
Ainsi, celui ou celle qui préparent le pain de Chabbate et retirent la 'hala participent à la dynamique de l'instant de la Création et commencent à mettre en oeuvre ce plan.
Cela montre que le Juif est un 'hakham (un sage) participant de la Sagesse d'En-haut et il est dit que que le 'hakham est "celui qui voit ce qui est en train de naître, le nolad" dès le début (dès son réchite). Il voit loin, jusqu'à la réalisation heureuse des temps à venir, nommés messianiques.
Par ce regard éclairé par l'étude, et par cette pratique renouvelée dans l'action, il mérite de réussir à en concrétiser la réalisation; c'était la caractéristique d'Avraham et de Myriam, de Moché, et de Yehoshua et de Caleb. Pour cela, ils ont mérité de faire se réaliser la Torah depuis le rêve initial de D.ieu dans Sa Création, de la recevoir, et cela jusqu'à la terre d'Israël.

On voit l'importance directe de ces enseignements en nos années actuelles d'épreuves terribles pour le peuple d'Israël.
On voit aussi combien il est nécessaire que les Juifs connaissent leur extraordinaire tradition qui peut, certes, les nourrir intérieurement mais, bien plus encore, elle les aideà réaliser leur histoire.

Donc, si les Juifs investissaient chacun autant dans la connaissance de leur tradition que dans leurs études professionnelles, alors nous n'aurions plus ces impasses bouchées, alors nous pourrions vaincre plus facilement les difficultés vitales que nous traversons.
La solution n'est pas seulement dans des choix politiques ni dans la solidarité épisodique avec Israël depuis des milliers de kilomètres. Les adultes doivent être mûs chacun à l'intérieur de soi-même par ces forces qui transforment l'histoire car nous les avons reçues pour agir et pour vivre.

Question magistrale:
Pourquoi alors, est-ce la femme qui le plus souvent fait la mitsva de la 'hala en fabricant le pain?
Tout Juif doit prendre exemple sur la femme car il a à "faire naître le monde", il doit le faire avec tout son être comme la femme enceinte et non seulement avec la force brutale ni avec les seules idées politiques dont les hommes sont friands.
Tout Israël est à l'image des femmes et non pas de l'homme. Israël est au féminin (lisez le Cantique des Cantiques) comme la Torah. Jérusalem est au féminin, la Torah est au féminin, etc. Dans le calme et dans les réalisations concrètes, apparemment modestes mais vitales, la femme construit l'être humain réel.  Par la 'hala, ou par les bougies de Chabbate, elle capte la lumière initiale et créatrice et elle y ajoute sa part, son moussaf. C'est le rôle des offices de moussaf.
Alors le Chabbate se réalise. Alors le plan de la Création devient effectif, Israël est alors la Reine Chabbate, la malka. Le Juif ne doit pas avoir peur de faire partie d'un peuple intérieur, lumineux, qui est féminin, dans un monde brutal.
Il en est ainsi par la réalisation de chacune des mitsvotes de la Torah.
C'est notre privilège, nous pouvons ajouter à la Création, comme le dit le nom Avraham-béhibaram (les générations "en leur Création").

C'est la tâche des humains que de faire passer la Création de son potentiel à sa réalisation, et cela à travers des phases de difficultés et de ténèbres.
Ainsi, les heures terribles passées actuellement par Israël ne sont pas une anomalie dans le programme. Elles sont justement une occasion pour mettre en jeu notre art : 
- voir cela comme une phase intermédiaire dans les trois temps.
- connaître mieux notre héritage de connaissances de la Torah et mieux capter ses lumières.
- avoir foi dans la réalisation de ce processus.

La pédagogie de ce processus : les Proverbes et les Psaumes
Le roi Salomon, Chlomo ha mélékh, nous enseigne 
- comment passer, concrètement, du yéche (être) théorique, philosophique, phénoménologique, théologique, de l'idéal souhaité sans efficacité
- au yéche de réalité :
c'est l'attitude qu'il décrit dans le verset de ses Proverbes (Michlé 8, 21) :
léan'hil le ohavaï yéche vé otsérotéihém amalé
"attribuer à ceux qui m'aiment l'être, le yéche, et leurs trésors je les emplirai".
Les psaumes sont également une pédagogie constante de cette vague de montée et de descente et de remontée.

Qu'est ce que le verset appelle léan'hil ?
Voici :
- dans la mesure où on reçoit et on reconnait que nous avons en nous et dans le concret l'héritage de ce yéche (c'est ce que le verset appelle léan'hil),

c'est alors que 

- on ressent l'existence et notre être positif comme amour de la part de Hachém, 

- on Le laisse fonctionner car il est plus puissant que toutes les règles du monde, Lui qui est le maître du temps, des étapes et le Créateur tout-puissant des cieux et de la terre,

- on voit notre trésor se remplir conformément aux rêves, à nos rêves qui ne sont qu'une image de Ses rêves, lui qui "désire toujours la terre" (haarets acher Hachém doréche ota tamid. Devarim 11, 12).

L'exemple juif dans ce processus : Avraham
Cette acceptation continue de l'optimisme malgré les années qui passent est l'attitude d'Avraham, et c'est pour cela qu'il est le fondateur, notre père, et qu'il a obtenu une descendance sainte malgré l'impossibilité : il a su recréer la Création qui échouait (béhibaram = bé avraham). Mais il vivait aussi par là une expérience unique (ya'hid), celle de solitude. Ainsi du peuple juif.

La lumière vaincra
Tout le reste est tohu-bohu, tohou vavohou qui veut se faire prendre pour l'essentiel. C'est l'idôlatrie.
Seule la lumière de Hachém est unification, mais il n'est reconnu que dans un processus lent, passant par la destruction apparente. 
En particulier, le Un qu'est Hachém seulement, passe par le deux du Béit de la Création (la grande lettre Béit de Béréchite), et par le tohou vavohou avant de parvenir à l'union unifiée. Un défi nous est alors présenté : ou bien le duo, ou bien le tohou-bohou.

Après avoir médité sur ce point, continuons à méditer les textes et l'enseignement des Sages sur ce thème, en considérant ce qui se joue ensuite dans la difficulté du deux, du couple.
 


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