Par
la pluie, nous redécouvrons ce qu'est le 'héssed de D.ieu qui est Lui-même
"le" 'hessed, comme Abraham l'a découvert et transmis.
Cela, pour que nous devenions pareils. Ecoutons-donc cette leçon.
En chaque pluie, le
Créateur nous redonne la vie. J'ai saisi ce don, ces gouttes
multiples, comme des baisers du Ciel à la terre, qui nous assurent la vie.
Sortir ressentir ce don; les rues étaient vides. Il ont perdu beaucoup en
disant comme dans le Prophète Ezra 10,13: "Pourtant le peuple est nombreux,
mais c'est la saison des pluies et nous n'avons pas la force de nous tenir
dans la rue"; ce n'est donc pas d'aujourd'hui qu'ils perdent cette belle
occasion ;-)

Nous, nous disons avec
le Prophète Ezékiel 34, 26 :"Guichmé bérakha
yiyou! Il y aura des pluies de bénédiction!".
Regardez, impossible
de compter cette myriade de dons.
Au moins, les ressentir, les voir. Regardez. Comme il est écrit dans I Rois
17,14: "la pluie était sur la surface de la terre". C'est exactement ce que
je vois, de mes yeux vu.
Ce sont chacune de nos cellules qui reçoivent à nouveau la vie, comme des
aiguilles de pins qui vibrent à chaque nouvelle goutte.
Véritable musique. "La pluie vient sur eux" (Yoel 2,23).
Hélas, la salle de
la nature était vide ce soir.
Non, vous étiez
là avec moi. Nous avons regardé comment chacun, vous, moi, chaque branche,
reçoit sa goutte d'affection selon ses besoins.
La nuit elle-même observe
ces dons, les lumières de cette transmission sont surhumaines. Aujourd'hui
ce fut un jour dont Isaïe 55,10 a dit: "quand descend la pluie et la neige".
Sur les antennes, les
pigeons se recueillent, laissant chacun dans sa concentration. Ah! Si les
humains avaient un tel respect de l'espace vital de chacun. Ils savent, eux,
que tout est donné.
Au loin, à travers la
délicatesse des arbres perlés des gouttes de pluie, l'immense théâtre de
Jérusalem reçoit lui aussi cette bénédiction du Ciel, et ne se protège pas
par un parapluie. Il en dégouline de bonheur. Il dit avec le Roi David:
"guéchém nédavote tanif (Tu as fait ruisseler une pluie bienfaisante) Elohim,
na'halkatékha vé nilea Ata konanta (ainsi, Toi-même, Tu restauras Ton héritage
si épuisé)".
La pluie diminue et d'arrête.
La lumière réapparaît progressivement. Sous les arbres nettoyés, les oiseaux
me surveillent: "qui est cet humain bizarre qui comprend notre langage entre
la nature et le Ciel? Aussi, je vous autorise à me photographier". Nous,
les oiseaux, et vous aussi, nous savons qu'il est écrit dans le prophète
Hochéâ, Osée, 6,3: "Tâchons de connaître, hâtons nous de connaître Hachém:
son apparition est certaine comme celle de l'aurore, Il vient à nous comme
la pluie, comme la pluie d'arrière-saison qui abreuve la terre". Nous l'avons
encore vécu ensemble aujourd'hui. Pour nous, la Torah est vie, sur la terre
d'Israël, ce n'est pas une religion enfermée dans un édifice public, dans
une communauté exilée. C'est possible.
A Jérusalem seulement,
capitale mondiale et d'Israël, on peut voir un paon dans une ferme en plein
centre. Tout est possible ici, et même l'impossible est quotidien. Sous la
pluie, il a fait sa toilette. C'est lui qui se demande ce qur viennent ici
faire ces humains. Excusez-moi, je ne suis pas encore sec.
La lumière reprend son domaine, les feuilles toutes propres nous éclairent,
nous sommes au commencement de l'hiver en la paracha Vayé'hi, et la couleur
des feuilles nous démontre et les tiges toutes nettes. Voilà un couple.
Et qui sont ces solitaires?
Si vous sortez après la pluie, vous verres que les arbres dansent de retrouver
leur jouvence et les tiges de se sentir belles. Faisons-en autant.

La nature est une symphonie incessante. Un peu plus de soleil, et toutes
les couleurs chantent et les oiseaux de bonheur se mettent ensemble de
la fête. Hallélouya, nous participons au choeur des chants et des mouvements
et des couleurs. Nous devenons nous aussi ce chant du psaume 150.

Je pense à un ami qui aimera cette vision. Pourquoi ne la voit-il jamais
lui-même? Le Ciel nous l'affre gratuitement, souvent, à quelques pas de
sa maison.

Ces perroquets, oiseaux de paradis, ont choisi eux aussi Jérusalem et ils
ont bien raison. Ici, on est déjà au paradis, et sur terre. Dans une unique
vibration.
Maintenant, le réel, lavé, nettoyé par la main du Ciel, exulte en sa puissance
et sa magnificience et ses arbres aux branches rayonnantes de délicatesse.
Qui n'a pas vu la nature chanter à Jérusalem dans le roua'h
ha qodéch,
n'a encore rien vu de ce qu'est vraiement la terre.
Je vous en sonne souvent les preuves.
Quand vous le voulez, tout cela est à vous, pour l'instant je vous le prête.
Mais rendez-le moi, jusqu'à la prochaine!
J'ai habité pendant quelques
années Ré'hov Lamed Hé, ce qui signifie 35, justement le nombre de fois où
le mot guéchém (la pluie) apparaît dans le Tanakh, la Bible! C'est peut-être
pour cela que j'aime la pluie. Pluie de larmes, pluie de joie et d'émotion,
pluie de retrouvailles, pluie de séparation, pluie commune où il est bon
d'être ensemble sous un même parapluie, bon prétexte pour mieux s'aimer encore.
Allons voir sur Modia
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