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19e Paracha : Térouma - "Prélèvement d'offrande"

Chémote (L'Exode) 25, 1 - 27, 19

 

Commentaire par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour basé sur les livres de nos Sages

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La beauté de l'homme idéal et son vêtement

Cette paracha de la Torah qui sera étudiée cette semaine ici par les milliers de lecteurs de Modia est spécialement consacrée pour la guérison de Chamsi bat Myriam qui vient d'être éprouvée par un infarctus. Demandez sa guérison.






L'importance du Temple, notre coeur. Etre Temple.

Plan
    Les thèmes de la paracha
    Le plan initial
    Après la panne, la remise en marche
    Le Temple
    Le partenariat de création
    Seule la générosité crée le monde
    Les 3 mitsvotes de la paracha : 
    Le langage sanctuaire
    Être ensemble sanctuaire.
    Chronologie du Temple
    Comment on nomme les lieux géographiques de la présence divine
    Comment on nomme les dimensions spirituelles de la présence divine.
    Le Temple dans quelques sources de la Torah orale. A méditer.
    Exercices
    Poèmes
    Les sites qui découvrent le Temple, hier et aujourd'hui.

    Nouveau : étudier avec Rachi cette paracha.

 Ici, nouveaux poèmes du sanctuaire
Le poème de la ménora humaine. Ceux qui connaissent les étapes de la descente de la bénédiction les y retrouveront.

Que chaque Juif soit un sanctuaire.
Que chaque maison juive soit un miqdache qatane.

Entendre la paracha (Ort) (téâmim achkénazes)
Entendre la haftara (Ort) (téâmim achkénazes)
Entendre la paracha (téâmim sépharades).(Alliance)

Il est des gens qui sont des sanctuaires de La présence.
Beaucoup le sont et ne le savent pas.
Beaucoup le savent et l'oublient.
Peu savent qu'ils sont ensemble un seul sanctuaire
de La présence.

Je vous recommande de visiter le site du Temple et son Institut où vous pourrez admirer les pièces grandeur nature des images de cette page et beaucoup d'autres:
http://france.templeinstitute.org
et de vous procurer ses publications pour vivre ces dimensions concrètes du judaïsme.
http://templeinstitute.org/



Il est très important de s'organiser pour apprendre tous ces termes en hébreu, car c'est ainsi que notre être entre intérieurement dans les dimensions de la Torah et de notre identité, de notre judaïsme.

Les thèmes de la paracha


• Les offrandes (térouma, pluriel téroumote). La paracha commence par la consigne donnée à Moché d'inviter les enfants d'Israël à donner volontairement des offrandes selon leur coeur (achér yidvénou libo) pour bâtir le sanctuaire (michkane ou temple miqddache).
• Puis viennent les ordonnances précises pour construire le sanctuaire : l'arche (arone, Chémote 25, 10), avec ses anneaux (tabéôte) et ses barres (badim) pour la porter.
• Elle est surmontée par les deux chérubins (kérouvim).


• La table (choul'khane) des pains (lé'hém).
• Le chandelier (la ménora) à 7 branches.
• Le tabernacle avec ses tentures (yériôte, ch. 26).
Selon Ribbi Néhémia:


et selon Ribbi Yéhouda:



• La clôture de planches (qérachim) avec ses tenons (yédote), ses socles (adanim), ses piliers (âmoudim)..



• Le rideau (parokhète) qui sépare le sanctuaire du Saint des Saints (qoddéche haqqoddachim).



• L'autel (le mizbéa'h) en bois de chitim recouvert d'airain ; l'autel des parfums (kétoréte)


• ses vases, pelles, et autres ustensiles.





• Le parvis (le 'hatsér).

Ces illustrations ont été mises à votre disposition par l'Institut du Temple, 24 rue Misgav Ladach, près du Kotel à Jérusalem, par l'intermédiaire de son Directeur pour l'Europe Mr Jean Marc (Haïm) Rosenfeld (tel direct 972.2.5635240). L'Institut possède un site (lien ici: http://france.templeinstitute.org/ , une exposition à Jérusalem grandeur nature, une exposition itinérante, des livres illustrés décrivant de manière très détaillée et bellement illustrée le Temple, et le même matériel est en CD-Rom, DVD et cassettes, et une Haggada de Péssah intégre ces illustrations. Le tout de grande qualité artistique, comme était le sanctuaire puis le Temple. Voir le site. Quelques illustrations viennent du livre de M. Lévine "Le Tabernacle" dont l'Institut a le droit de reproduction à fin éducative et non commerciale, c'est le cas ici. Remerciements pour vous, et que leur tâche porte ses fruits. Prenez contact avec eux, visitez, procurez-vous, je vous le recommande.
Explorez aussi les nombreuses pages et images de http://templeinstitute.org/


Il faut situer tout ce détail de construction dans l'introduction de la paracha qui insiste sur deux éléments (le coeur, l'habitation) :
- une offrande de tout homme selon ce à quoi lui portera son coeur (Chémote 25, 2)
  térouma mééte kol iche achér yidvénou libo.
- ils Me feront un sanctuaire et j'habiterai en eux (Chémote 25, 9) :
  véâssou li miqddache, véchakhaneti bétokham.
 
 

Suivons le commentaire du Chla qui nous permet de comprendre ce que vient faire un sanctuaire en ce moment précis.

Le plan initial

Dès le début de la Création, l'essentiel du projet divin était la présence de D.ieu dans sa Création (îqar chékhina bata'htonim, l'essentiel de la Chékhina est ici-bas). Mais une distinction est posée cependant entre le Haut et le bas. Ces deux concepts sont exprimés dans la formule parlant "des cieux et de la terre" (chamayim vaaréts).
C'est la présence de D.ieu qui fait le lien entre les structures supérieures et inférieures. Aucune de ces deux structures n'est coupée de l'autre, et elles sont à l'image les unes des autres. D.ieu les crée, fait leur unité, les relie par une circulation bénéfique de Sa bénédiction. C'est elle qui vient donner la plénitude à tout cela (vayékhoulou hachamayim véhaaréts, Béréchite 2, 1).

Après la panne, la remise en marche

- Un désordre s'est instauré dans ce plan par la faute d'Adam. La reconstruction sera très longue et lente.
- Les patriarches ont ré-assumé en leur personne ces fonctions du plan initial, et la présence de D.ieu séjourne sur eux (voyez Béréchite 17, 22). On dit qu'ils sont ainsi un "chariot" qui porte la Chékhina, une merkava. D'abord en tant qu'individu, puis de couple, puis de famille. Ils réparent la brisure faite entre le haut et le bas et qui empêche la circulation de la bénédiction (ce que l'on appelle le flux des eaux vives, mayim 'hayim).
- Moché et le peuple ont rétabli ce fonctionnement, non plus en tant que personne mais en tant que collectivité comme résidence. C'est une résidence mobile qui tente de recentrer la Création par la descente en Egypte et, ensuite, Yehoshua la fera passer en terre d'Israël qui est son lieu de fonctionnement avec D.ieu et pour le monde.
- David et Salomon ont stabilisé cette résidence à Jérusalem. Selon les indications qu'il avait reçues, David avait préparé tous les matériaux (voyez Psaume 132, 2) mais c'est un autre qui concrétisera (le fils, bén, qui en hébreu est de la racine "construire"). Cela, pour que le Temple soit inscrit dans la transmission et que personne ne puisse dire que c'est lui-même qui l'a fait.
 David a transmis à son fils Salomon non seulement les matériaux, mais aussi l'ordonnancement et les fonctions. Quelle responsabilité est laissée au fils s'il néglige de recevoir et  de concrétiser ce qu'il a reçu ! Et quand Salomon aura terminé l'ouvage et en fera l'inauguration, il l'offrira à D.ieu mais les portes refuseront de s'ouvrir ; elles s'ouvriront uniquement quand il invoquera le souvenir de son père qui avait tout préparé (I Rois 8, 12... et Chroniques II 6, 40...) ; alors, seulement, la présence divine viendra habiter.
- le peuple juif est un char de la résidence de la Chékhina. Elle ne le quitte jamais, dans tous ses déplacements (Vayiqra 16, 16). Seule la terre peut, éventuellement le rejeter temporairement s'il ne s'y comporte pas bien (voir le thème de la biche sur la page de Yom Kippour, lien ici). Et la Chékhina reviendra de l'exil avec lui (Dévarim 23, 35).
Ces différents paramètres sont rassemblés dans le verset des psaumes 50, 2 : "De Tsione, centre de beauté, Dieu rayonne" (miTsione mikhkak yofi Eloqim mofiâ).
Il y a beaucoup à méditer sur chacune de ces séquences.

Le Temple
En raison de tout ce parcours, les textes parlent du Temple dans les mêmes termes qu'il y est parlé de la Création : par le Temple, la structure superposée du haut et du bas fonctionne à nouveau avec la circulation continue de la présence divine (la Chékhina). Israël y est le foyer de bénédictions pour toute la Création et pour tous les peuples (Béréchite 12, 3). 
Même si les peuples ne lui en sont pas gré. Israël est vu alors comme la source et le lieu qui fonde l'existence des mondes dans la bénédiction, et le point central en est le Temple. Il est le microcosme du fonctionnement optimal des mondes.
C'est tout cet ensemble de significations que l'on appellera "voici les comptes du sanctuaire" (éllé péqoudé hammichkhane, Chémote 38, 21)..
Le Temple est l'endroit qui focalise tout cet ensemble, comme le coeur dans le corps de l'homme. Il est la station de re-création continue du monde ; voilà pourquoi ce qu'il en est dit est dans les mêmes termes que ceux mêmes de la création ; comparez :
- parallélisme des zones différentes (Béréchite 1, 6 et Chémote 26, 33).
- les eaux, mayim (Béréchite 1, 9 et Chémote 30, 18).
- la lumière, or (Béréchite 1, 14 et Chémote 25, 31).
- les oiseaux et les ailes (Béréchite 1, 20 et Chémote 25, 20).
- la complétude chélémoute (Béréchite 2, 1 et Chémote 39, 32).
- la bénédiction d'achévement (Béréchite 1, 28 - 2, 3 et Chémote 39, 43).


La structure du Temple est également un résumé spatial et compréhensible de ce qui nous est dit de l'union de notre monde avec celui d'en haut, du visible et de l'invisible. Donnons en un exemple : les chérubins (kérouvim) sont placés sur l'arche et ce thème est repris pour le monde d'en-haut en Ezéchiel 10, 19 et dans le psaume 80, 2.
Cette unité du haut et du bas est exprimée dans la prière du soir (âvite) avant la récitation du Chémâ Yisraël et dans le verset "Il y eut un soir, il y eut un matin, jour Un" du début de Béréchite. 
Cela est exprimé aussi par la succession des zones du sanctuaire qui sont une seule surface mais de moins en moins visible, et de plus en plus secrète, jusqu'au Saint des Saints. Ainsi de chaque être également.
La tradition dit que D.ieu réside dans les pensées du peuple préoccupé de la construction du Temple ; car il se construit alors, et construit également le monde en qualité.

Le partenariat de la Création
Tout ceci n'est pas seulement une cosmologie, ni une géographie spirituelle, ni une psychologie religieuse, c'est pour nous faire comprendre le partenariat de Création dans lequel le Créateur nous a placés : méchoutaf lé Haqqaddoche Baroukh Hou.
Chacun de nous doit ranimer et réallumer la ménora chaque jour. Ici le Rav Chalom Messas, zal, allumant une hanoukia.




Seule la générosité crée le monde
Cette promotion de l'homme est faite par pure générosité (nédivate lev), c'est le motif pour lequel il est demandé aux hommes, au début de la paracha, de se montrer eux-mêmes généreux dans leurs dons envers Dieu, pour construire le sanctuaire :
"une offrande de tout homme selon ce à quoi lui portera son coeur",
(térouma mééte kol iche achér yidvénou libo, Chémote 25, 2).
Voici notre générosité juive exprimée dans ce dessin ancien:



La ménora reposait sur un trépied Voyez la page suivante: http://www.modia.org/meguila/jerico.html
Et celle qui est l'emblème de l'Etat d'Israël, copiée sur la ménora emportée par les Romains et représentée sur l'arc de Titus ne peut qu'être qu'une copie inexacte ou un don offert au Temple mais non pas l'original qui n'avait pas ce pied.



 

Les 3 mitsvotes de la paracha : 
Dans ce contexte, voyons les mitsvotes de la paracha.
- Chémote 25, 8 : ils me feront un sanctuaire (véâssou li miqddache).
- Chémote 25, 15 : les barres (pour porter l'arche) resteront dans ses anneaux, elles n'en seront pas retirées (lo yassourou mimménou).
- Chémote 25, 30 : tu placeras des pains sur cette table et ils y resteront en permanence (vénatata âl-hachoulkhane lé'hém panim léfanaï tamid).
Nous savons que les mitsvotes sont toujours reliées au sens global de chaque paracha; inversement, le sens de chaque paracha est centré sur ces mitsvotes, le Chla prend cette méthode comme base de son commentaire sur toute le Torah. Ainsi, après ce que nous avons dit plus haut, nous ne sommes pas surpris de constater que ces trois mitsvotes concernent l'insertion concrète de la sainteté en ce monde-ci ainsi que la permanence de La Présence, même pour le cas où l'on devrait subitement se déplacer.
Les mitsvotes sont des actes précis qui doivent nous rappeler l'ensemble de ces significations que nous venons de décrire ; ce ne sont pas du tout des seules obligations, ni des actes incompréhensibles, ou des prescriptions pesantes. Ainsi, le chandelier (la ménora) représente l'homme lui-même qui doit renouveler et réanimer sa flamme chaque jour. Chaque objet du Temple est ainsi un résumé des dynamiques vitales essentielles.
- C'est pour cela que la sainteté du peuple d'Israël, son bonheur et sa reconnaissance dépendent de la construction du Temple et de sa reconstruction. 
- C'est cela qui explique l'aspiration séculaire en ce sens. 
- Ainsi, la qualité de pureté dans le face à face de l'amour est dynamisée et garantie par la présence consciente des deux chérubins. 
Tout cela était le commentaire du Chla.

(Réflexion personnelle sur les chérubins car il faut toujours intégrer la Torah de façon ressentie et personnelle.
Lire ici le poème "Une amitié si pure" (lien ici) et la page 99 a du traité Baba Batra.
Il est dit : "c'est là que Je te rencontrerai avec toi et me ferai connaître de toi (vénoâdti lékha cham) et Je te parlerai... entre les deux chérubins (mibéïn chéné hakérouvim)". Dans la relation si heureuse que j'ai eu avec mon père en Torah et maître R. Moché Yosséf Zénou, zal, (lien ici), j'ai eu le bonheur de pouvoir lui dire que les lettres initiales de mibéïn chéné hakérouvim composaient ce nom Moché).

Le langage sanctuaire
Le Chla continue sur la qualité intime de ces échanges à la fois humains et divins quand il dit que le langage lui-même est imprégné de cette sainteté. Ainsi, selon le Tour, le compte numérique des lettres du mot li fait 40, dans l'expression véyiq'hou li térouma (et ils me prendront une offrande "vers moi") : 
- un simple don généreux correspond aux 40 ans de réception de la Torah dans le désert ; 
- de plus, ce li 40 plein de sainteté correspond à la somme de toutes les lettres et voyelles hébraïques : le langage et le don concret doivent donc être pleins de la même qéddoucha, sainteté. Souhaitons que tout don et toute parole comportant ainsi ces saintetés, soient toujours compris comme cela par ceux qui les reçoivent, que ce soit le don d'un mot, le don d'un cadeau ou le don d'une privation en argent.


(La construction ensemble du sanctuaire).

Être ensemble sanctuaire

Alors, il se fera peut-être pour nous, ce qui existait dans le désert (qui a la même racine  que le mot "parler" dbr): la présence divine était visible en continuité dans le campement des enfants d'Israël comme le verset 25, 8 l'exprime : "et j'habiterai au milieu d'eux" (véchakhaneti bétokham).
Que cela soit sensible et visible ensemble dans nos échanges, dans le couple, dans la fraternité, l'amitié, la vie sociale. Que nous tous, nous nous sentions ensemble comme lieu de La Présence, dans nos différences et même dans nos conflits. Et que les autres sentent que rien entre nous ne nous éloigne de cette communauté vécue comme Temple. Particulièrement en cette période où les conflits intérieurs sont vifs et où le manque de respect est intense de l'extérieur envers nous.

Le Sanctuaire nous apprend aussi qu'on ne parvient pas facilement à cette rencontre car elle est protégée, discrète ; les conditions de la parole doivent être construites, elles ne sont pas du tout automatiques.
La paracha nous a appris aussi que tout, absolument tout dépend entre nous de la nédivate lév, de la générosité volontaire du coeur.

Le Temple-coeur
Le miqddache, le Temple, est ainsi à la fois le coeur du monde, le coeur de la rencontre Dieu-créature, le coeur de la rencontre des hommes,  le coeur de la relation homme femme (car les chérubins étaient tels), le coeur de la présence de l'homme à soi-même. 
On comprend mieux maintenant pourquoi nos textes disent que celui qui ne pleure pas chaque jour sur la destruction du Temple, n'aura pas le bonheur de se réjouir de sa reconstruction : cela  veut dire qu'il ne sent pas le lien de l'apparent et de l'intime, du quotidien et du sacré, il est devenu aussi indifférent aux pertes qu'aux rencontres.

La conscience de notre patrimoine
Il est étrange que ce lieu du Temple, tombé miraculeusement entre nos mains dans une guerre défensive, les autorités l'aient rendu aux agresseurs vaincus n'y voyant pas l'importance de ce qu'il représente pour notre peuple.
Par contre, à la fin des fêtes du Ramadan, en un seul jour 350 000 mille musulmans sont montés sur le mont du Temple, conscients -eux- de son importance. Chaque semaine, c'est par dizaine de milliers qu'ils montent pour la prière devers ce qu'ils nomment Al Qouds, la Sainte. Pendant ce temps, combien de Juifs sont-ils venus prier auprès de ce lieu de leur centralité ? Paradoxe que cette différence dans la conscience des choses ? Etrange génération que la nôtre. Après le temps de la dispersion, après avoir reçu le cadeau de la réunion possible et du don de la terre promise, cela n'est pas encore achevé en nos coeurs et en nos esprits chez de nombreux Juifs dispersés dans le monde et même chez ceux qui vivent dans le texte de la Torah; leurs yeux ne se sont pas encore ouverts vraiment au concret de ces dons; l'esprit est resté dans la mentalité ancienne où l'espoir restait théorique. Pendant ce temps-là, les Arabes gardent les lieux en affichant parfois plus que nous la sainteté de ces lieux ; même cela était enseigné. Et ils en font une arme contre nous.
Quand nous serons conscients, dignes et prêts, la reconnaissance se fera d'elle-même.
Seule l'éducation peut nous faire avancer.
Au moins, connaissons ces lieux par leur géographie.

Une chose est certaine : nos Sages nous imposent d'orienter trois fois par jour notre imagination et notre coeur dans la prière selon cette technique (Choulkhane Âroukh, Ora'h 'Hayim 94, 1) :
- nous tourner effectivement vers la direction de la terre d'Israël,
- puis nous représenter que nous nous tournons vers Jérusalem,
- puis nous représenter le Temple,
- puis nous représenter le Saint des Saints.
Nous étions certainement plus de 350000 à faire cela trois fois ce jour-là. Et nos "cousins", même de ce lieu, lui tournaient le dos pendant la prière car ils se tournent vers La Mecque. Et Jérusalem n'est pas nommée une seule fois dans le Coran.
Malgré l'apparence, de tous les lieux du monde, les Juifs sont restés fidèles, au moins trois fois par jour à Jérusalem et à Sa résidence.

Cette importance du Temple (le Béit ha miqdache, nommons-le maintenant par son nom) n'est pas une surestimation.
En raison de cela, nous allons entrer dans de nombreuses sources de la Torah orale, à méditer pour le comprendre. Y revenir souvent, et essayer peu à peu d'apprendre par coeur certaines de ces phrases. Intégrez cela, vous serez devenu un vrai étudiant juif de toute la Torah orale, dans tous les livres, dans notre Beit middrache commun, petit Beit ha miqdache... Beit ha miqdache méate.
- le Temple fait partie des 7 choses créées avant la Création du monde (Pessa'him 54 b). 
- le Béit ha miqdache est l'un des 3 endroits que les nations ne peuvent invoquer contre Israël en disant que ce sont des vols (Béit ha miqdache é'had mi 3 méqomote ché éin oumote ha ôlam yékholine léhonote éte Israel lomar guézoouline hén bidékhém (Béréchite Rabba 79,7).
- Il a été bâti sur le territoire de Yéhouda et Binyamine (nivné bé 'helqo chel Yehouda ouvinyamine) Béréchite Rabba 99,1. Yoma 12a.(Remarque, on devine la stupidité et l'ignorance de ceux qui veulent donner ces territoires les plus Juifs de notre histoire et dont le lien à Jérusalem est chanté en chaque mariage car ce lien est au coeur le plus intime de chaque Juif).
- le Béit ha miqdache est au coeur de Jérusalem, bé émtsa Yérouchalayim (Tossafote Qidouchine 10).
- Il est plus haut (en qualité) que tout Israël (gavoâ mi kol Erets Yisrael) (Qidouchine 69a)
- David bâtit les fondations (le yéssod) du Béit ha miqdache, et son fils Chélomo, Salomon, le bâtit (Bémidbar Rabba 13,13).
- Il est nommé lumière qaroui or (Béréchite Rabba. 2, 7), héritage
- Aux yeux des nations, le Beit ha miqdache  était plus beau qu'Israël (Tan'houma 9).
- Ses fenêtres étaient étroites ('halonotav tsarote) vers l'intérieur (mibifnim) et larges vers l'extérieur (ou ré'hovote mi ba 'houts) , pour que la lumière sorte de l'intérieur du Béit ha miqdache (kédé ché yiyé ha or yotsé mi Béit ha miqdache) et éclairait l'extérieur (ou méir la 'houts) (Bémidbar Rabba 15, 1).
- Il est nommé Arié ou lion, Ariel montagne de D.ieu (Chémote Rabba 29,9), Yédid -aimé (Ména'hot 53b), Lévanone-Liban ce qui veut dire Blanc (Chémote Rabba 23,6)
- Le Beit ha miqdache  chaque génération qui n'a pas réussi à le reconstruire, c'est comme si elle l'avait détruit (Talmud de Jérusalem, Yoma 1, 1).
- Le Beit ha miqdache sera rebâti par les tribus (ce qui veut dire en nous rassemblant tous), âtid léhibanote bi zékhoute ha chévatim (Psiqa Rabbati 4,1). Il sera rebâti avant que la royauté de David ne soit rétablie (âtid léhibanote qodem lé malkhoute beit David) (Yérouchalmi). Il sera rebâti avant le rassemblement des exilés, qodem lé qibouts galouyote (Zohar I 134a et 139a). De là l'importance que déploient les mouvements qui travaillent actuellement pour reconstituer tout ce qui est nécessaire au fonctionnement de ce Temple, comme l'Institut du Beit ha miqdache, et des yeshivotes consacrées à cela et à la préparation des Cohanim.
- Le Beit ha miqdache , tout ce qui était dedans était se multipliant et fructifiant (Tan,'houma Nasso 9).
- Le Beit ha miqdache d'en Haut (chel maâla) est orienté vers celui d'en bas (mékhvane kénéguéd Beit ha miqdache chel mata (Talmud de Jerusalem Bérakhote 4, 5 et Rachi sur Chémote 23, 20 et le Zohar II 59b).
- Le Beit ha miqdache est nommé na'hala, don, héritage.
- Celui qui n'a pas vu le Temple bâti n'a jamais vu la beauté, de toute sa vie (Soucca 51 b).
- Toutes les louanges dites du Liban concernent le Temple (Guittine 56 b), car il blanchit toutes les fautes d'Israël (Vayiqra Rabba 1). Il faut savoir que la racine Liban, lavane, veut dire blanc, en hébreu.
- D'où a été créée la lumière ? De l'endroit du Temple (Béréchite Rabba 3).
- Le Temple illumine tout le monde (Chémote Rabba 36).
- Quand le roi Chlomo construisit le Temple, D.ieu dit : maintenant les cieux et la terre sont achevés (Yalcout Chmouél Mélakho 186).

On le comprend maintenant: quel Juif n'est pas ému profondément quand il vient en ce lieu, quand il pense à ce lieu ?
C'est le lieu de notre joie. Laissons les autres appeler du nom de Mur des Lamentations le Kotel. Il l'est mais il est bien plus, celui de la conscience de tout cela.
ET, finalement: - Le Beit ha miqdache ché yibané bimhéra bé yaménou, qu'il soit rebâti vite et de nos jours! (Baba Métsia 28b).


C'est pour tout cela que j'ai mis après ce texte beaucoup d'images de ce lieu sensible, et spécialement celle du Kotel, devant, autour, dessous! Que cela devient aussi intime que votre album de photos de famille, c'est une question d'amour. Voir: http://www.modia.org/galerie/mefoto.html
Le Zohar II 116 a dit que son nom (kotél) nous indique que ce lieu de pierre ("tél") est le lieu de La présence de Hachém (Hachém = 26 en guématria comme les lettres "ko"). C'est peut-être pour cela que nos textes disent que le Kotél ne sera jamais détruit (Bamidbar Rabba 11).

Grâce à la fidélité du coeur des Juifs, par une éducation plus grande et une conscience plus aiguë, le monde se rapprochera de son fonctionnement optimal dans l'union du haut et du bas.



Vocabulaire


Le terme michkane concerne le Temple comme résidence mobile de la présence divine.
Le terme miqddache concerne le Temple comme résidence fixe de la présence divine.
Apprenez par coeur tout le vocabulaire hébraïque de ce commentaire, vous ferez ainsi un immense progrès dans l'étude et dans l'hébreu.

Exercices

1. Noter les axes de lecture indiqués ci-dessus auxquels vous avez été sensibles, et relire la paracha avec précision pour les y découvrir.
2. Echanger avec des proches sur ces découvertes et sur les questions que cela pose à la vie ou à notre être.
3. Vérification la connaissance des mots d'hébreu présents dans cette paracha.
4. Lire les poèmes, dont la fonction est de capter davantage encore ces questions par la sensibilité et non seulement par la logique cérébrale.
5. S'interroger sur la générosité en dons qui doit nous caractériser en tant que Juif, en raison de la cohérence enseignée par cette section de la Torah. Le Chla y insiste dans la troisième partie de son commentaire, intitulé dérékh 'hayim tokha'hate moussar, ""la Torah est un chemin de vie qui débouche sur une morale exigeante".

Chronologie du Temple

en l'an moins 1000 du compte commun actuel : David fait de Jérusalem sa capitale et prépare le Temple (2884 du compte juif depuis  la Création).
Le sanctuaire fut d'abord établi un moment à Chilo, à environ 30 kms au Nord de Jérusalem, où la division de la terre d'Israël fut réalisée par Yehoshua (lire le livre de Yehoshua ch. 18-22. Et déjà les ennemis environnants ataquèrent (I Samuel 4). Des grandes fêtes se réalisaient chaque année à Chilo (Juges 21,19). Le sanctuaire fut transféré à Jérusalem. Plus tard, les Philistins détruisirent Chilo. Les habitants de Chilo vinrent au Temple de Jérusalem (Jérémie 41,5).
en l'an moins 965-928 Règne de Salomon.
en l'an moins 960 Premier Temple (2928).
en l'an moins 586 Babylone détruit le Premier Temple (miqdache richone). Exil à Babylone, galoute bavel (3338)
en l'an moins 538 Cyrus le Perse domine Babylone et permet la reconstruction du Temple (3408). Il est nommé parfois miqdache chéni.
en l'an moins 332 Domination grecque, malkhoute yavane (3448).
en l'an moins 168 Profanation grecque, révolte et victoire des 'Hasmonaïm, Hanouca (3622).
en l'an moins 63 Domination romaine (3648). Construction du Second Temple par Hérode (3742).
an + 68-70 Destruction du Second Temple, 'horbane bayit cheni.
Exil du Sanhédrine (3788). Exil occidental, galoute edom.
+ 70 à nos jours  : Fidélité de la présence juive, prière vers le Temple, prière au Kotel, générations du retour.
+ 1948 puis 1967 : Libération du Mont du Temple et remise étrange de ses clefs par le Général Moché Dayan aux Musulmans stupéfaits, démontrant l'ignorance crasse sur le plan de l'identité due à la dispersion même chez ces cadres qui, pourtant, ont fait un apport incomparable à l'histoire juive. Chacun de nous a des déficiences énormes de ce type encore actuellement, en des dimensions diverses.
1996 : coalition organisée des différentes Eglises chrétiennes et des autorités islamiques et des pays  engagés contre Israël dans le Congrès de Beyrouth et dont le protocole final est publié dans La documentation catholique du 4 août  1996, numéro 2143 et qui définit les concepts à utiliser dans la lutte internationale contre  Israël : lutter contre la judaisation de Jérusalem, déclarer Israël comme territoires occupés, etc.
Depuis,  dévastation des traces de la présence juive sur le Mont du Temple, par les autorités islamiques (prenez connaissance ici de cet important dossier, sur ce lien.

Comment on nomme les lieux géographiques de la présence divine
1. michkane: lieu de résidence temporaire ou fixe, comme le premier sanctuaire des Hébreux dans le désert. On dit aussi maône, beit mégourim. Il est appelé aussi Michkane Ohel moêd, Tente de la rencontre (voyez Chémote 39, 32) car Moché s'y présentait en présence de Hachém. Donc aussi Michkane Hachém (Vayiqra 17, 4) ou Michkane beit ha Eloqim (I Chroniques 6, 33).

2. miqdache : lieu saint consacré et réservé au service divin et spécialement  celui qui a été bâti par Salomon (miqdache richone ou Premier Temple) et miqdache chéni ou Second Temple construit par Hérode.

3. beit ha miqdache  : le Temple de Jérusalem.

4. miqdache méâte : lieu modeste et saint qui est un substitut du Temple (Ezéchiel 11, 16). Par extension, tout lieu consacré à la Torah ou à la prière et que l'on veut honorer de ce terme. C'est une expression courante en Israël: j'avais accompagné longuement en psychothérapie un condamné à une lourde peine de prison qui, jeune encore, était persécuté par son père et l'avait tué dans une bagarre. Son évolution fut remarquable depuis l'état suicidaire où je l'ai connu et il fut libéré, constatant sa réadaptation sur tous les plan et la stabilité de sa bonne réinsertion sociale. Un jour, il a débarqué chez moi (Israël, c'est très petit, ce n'est pas l'anonymat des psychologues parisiens). Et il a téléphoné à sa grand père (la maman de son papa avec qui la relation est maintenant excellente et stable!) et il lui a dit spontanément: "Grand-mère, savta, je te téléphone du miqdache méâte du Professeur Dipour. Je vais te le passer". Il ne réalisait pas qu'il parlait de lui-même comme miqdache méâte retrouvé. Rien n'est banal en Israël.

Comment on nomme les dimensions spirituelles de la présence divine
1. rideau (vilone) :  "Il étend les cieux comme un voile, les déploie comme une tente pour en faire Sa demeure" (Isaïe 40, 22).
2. surface (raqiâ) :  "Il les fixa sur la surface du Ciel" (Béréchite 1, 17).
3. nuages (ché'haqim) : "Il commanda aux nuages d'en-haut..." (Psaume 78, 23).
4. résidence (zévoul) : "Regarde du Ciel et vois depuis Ta résidence sainte et glorieuse" (Isaïe 63, 15).
5. demeure (maône) ou 6.  makhone ou 7. âravote.



Voici ce qu'écrit le Méâm Loêz sur notre paracha, à méditer:
"Le Talmud ( Yérouchalmi, Péa 8, 8 ; 30b) raconte que Rabbi Chama Bar Chanina et Rabbi  Hashia marchaient le long de synagogues à Lod.

- "Avez-vous une idée de combien mes ancêtres ont dépensé pour construire  ces synagogues?" a demandé Rabbi Chama, "Voyez toutes ces magnifiques décorations et tapisseries!"

- "Est-ce que vous réalisez combien de vies ont été sacrifiées pour cette synagogue? répliqua Rabbi Hoshia.
N'y avait-il  personne dans cette génération qui avait besoin d'argent pour pouvoir étudier la Torah ? Il y avait aussi probablement des gens qui sont morts de faim! Et même si personne ne mourrait de faim, ces gens n'avaient pas le
temps d'étudier la Torah, car tout leur temps passait a travailler pour gagner leur vie. Ils ont dû passer leur vie
a des  futilités, simplement parce que vos ancêtres voulaient dépenser leur argent dans des batiments luxueux!.
Il est vrai qu'ils ont donné des fonds pour embellir des synagogues. Mais l'étude de la Torah est bien  plus importante! S'ils avaient porté assistance à ceux qui étudiaient la Torah, ils auraient accru  l'influence de la Torah dans le monde, et par là-même, amélioré le Judaisme . Cela aurait été un investissement qui ne se serait jamais perdu!"

Evidemment, si quelqu'un a de l'argent, il doit donner à des causes qui sont vraiment valables, non pas pour du luxe, ou des frivolités comme des plaques fantaisistes.  S'il peut donner à des causes valables, alors il en est heureux et
heureux de son sort. Mais s'il gaspille son argent dans des choses luxueuses et ne donne pas à ce qu'il est dans l'obligation de donner, alors, il mérite d'être puni."
Le Méâm loéz est un oeuvre populaire et de très grande qualité sur la Torah, d'initiation au judaisme, publiée en 1730 en judéo-espagnol (djoudéo espagniola), par le Rav Yaâqov Couli  pour ramener les juifs égarés par la triste épopée de Sabbataï Tsvi. Elle est surtout composée de middrachim, et a été continuée par d'autres rabbins).
Le judeo-espagnol est pratiqué en Israël, voyez par exemple le livre de contes, Lejendas i kuentos morales de la tradision dujdeo-espanyola. Ed Nur Afakot, Jérusalem. Et voyez ce lien.

La méthode utilisée par Rachi sur la paracha Térouma (Chémote 25)

Nous y voyons clairement les objectifs pédagogiques de Rachi envers ceux qu’il guide dans l’étude de la Torah, et
sa propre méthode d’étude. Ainsi, quand nous parvenons à percevoir sa méthode, non seulement nous pouvons lire
ailleurs tout commentaire de Rachi plus rapidement et avec fruit mais, surtout, nous pouvons étudier la Torah
selon la méthode de Rachi, comme Rachi et, plus encore, avec Rachi.

Prenons donc une édition de la Torah, commentée en hébreu par Rachi avec la traduction française (par exemple
l’édition de la Fondation Lévy). 
 
 

La méthode de Rachi comprend simultanément plusieurs techniques de clarification.

1.La technique de l’éventail 

      Rachi ouvre un mot pour nous faire saisir sa signification claire comme un excellent dictionnaire qui dévoile le
      sens. Ainsi, il commente le mot térouma qui donne le titre de la paracha au verset 25, 2 : térouma, afracha,
      yafrichou li mi mamonam, nédava (action de mettre à part, ils mettront à part à mon intention sur leur argent,
      comme don volontaire généreux). Cela était d’autant plus nécessaire que l’hébreu comporte une faculté
      étonnante de condenser de nombreux sens en quelques mots alors qu’il faut beaucoup de mots en français pour
      véhiculer le même nombre de sens. Sans Rachi, nous n’aurions pas vu tous ces sens. 
 

2 . La mise en évidence des répétitions

      Sur ce mot térouma, Rachi nous fait remarquer qu’il se répète trois fois (chaloche téroumote amourote kane) et
      il explique pourquoi en renvoyant aux diverses références.
 

3.Les incitations à regarder à la loupe

      A la fin de son commentaire sur le mot térouma, Rachi dit : les objets étaient nécessaires dans le Tabernacle
      ou pour les vêtements des Cohanim, « en y regardant de près » (kéchétédaqdéq bahém). Pourquoi ces derniers
      mots ? Pour nous signaler que nous devons étudier davantage cette question. Sans son indication nous
      n’aurions pas vu qu’elle est plus complexe qu’il n’apparaît. En effet, en étudiant avec précision la liste de tous
      ces objets, on comprend alors que   l’huile et les parfums qui sont également nommés ne font pas partie de la catégorie des treize objets utilisés pour le Tabernacle ou pourle vêtement des Cohanim.
 

4.Les précisions de lexique

      Li (25. 2) lichmi. Rachi indique par là que, ici, le mot li n’a pas le sens habituel de « pour mon usage » mais
      de « envers la gloire de Mon Nom ». Il explique ainsi brièvement de multiples mots, comme qétoréte (25, 6),
      bé (25, 16), le vav supplémentaire (25, 22).
 

5.La précision des sources

      Voyez par exemple au verset 2 la référence aux Sages, au verset 5 la référence au Middrache Tan’houma, au
      verset 20 la référence au Traité Soucca, au verset   29 la référence à la Mékhilta, au verset 35 la référence à
      la Michna, etc.
 

6.L’explication des choix d’Onqélos dans sa traduction

      Au verset 4, voyez ce qu’il dit : le mot chèvres parle ici du duvet des chèvres, c’est pourquoi Onqélos traduit
      (lakhén tirguém…) le mot chèvres de la Torah par « quelque chose qui vient des chèvres ». Voyez les
      nombreuses fois où Rachi emploie l’expression comme la traduction pour confirmer le choix d’Onqélos, aux
      versets 12, 25, 27, 33. Vous trouverez sur ce lien-ci une longue étude sur l’utilisation de la traduction
      d’Onqélos par Rachi.
 

7.La mise en évidence de règles de compréhension de la Torah

      Au verset 25, 22 Rachi enseigne la dernière des 13 règles d’interprétation de la Torah formulées par  Ribbi
      Yichmael. Ces règles sont exposées sur le site Modia sur la page de ce lien. Voici ce que dit Rachi. « Et je
      parlerai avec toi de dessus le propitiatoire, or ailleurs on dit : et Hachém lui parle depuis la tente de rencontre
      (Vayiqra 1, 1), ce qui désigne le Tabernacle à l’extérieur du rideau. Voilà donc deux versets qui se
      contredisent. Vient alors un troisième verset qui les mettra d’accord (Bémidbar 7, 89) : lorsque Moché entrait
      dans la tente… il entendait la voix qui lui parlait de dessus le propitiatoire… Donc, Moché pénétrait dans le
      Tabernacle et une fois qu’il avait passé la porte, la voix descendait du ciel entre les chérubins et de là elle
      ressortait pour se faire entendre à Moché qui se tenait dans la tente ».
 

8.L’aveu de la méconnaissance

      La modestie et l’humilité sont des conditions nécessaires pour l’étude de la Torah. Il ne peut pas être question
      d’utiliser la Torah pour se faire valoir, comme instrument de pouvoir et de domination intellectuel envers
      autrui, pour gagner des avantages. La Torah n’est transmise en vérité qu’à celui qui reconnaît qu’il ne sait pas
      et qui reçoit : « je ne sais pas et j’écoute et je reçois », c’est le sens du mot qabala, réception. Le ‘Hida (lien
      ici) ouvre très souvent son commentaire par « efchar » (il est possible que cela veuille nous enseigner…).
      Voici ce que dit Rachi au verset 21 : « je ne sais pas pourquoi cela est répété… (lo yadati lama…) ».

Continuer ici l'étude des méthodes de Rachi

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- Le Kotél filmé en cet instant.
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- Mes photos: les miqvés autour du Temple
- Mes photos: la vie autour du Temple
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