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Commentaire sur la haftara Na'hamou
(Isaïe 40, 1-26)
de la paracha
Vaét'hanane
par le Rav Yehoshua Ra'hamim
Dufour
http://www.modia.org
Console Mon peuple !
(photo de l'auteur)
Les sept semaines de consolation
Nous sommes entrés dans une nouvelle période de 7 semaines
jusqu'à la nouvelle année. Pendant chacune de ces 7 semaines,
nous lisons une haftara dans la série dite des "haftarotes de consolation"
prises dans le livre du prophète Isaïe (Yéchayahou).
La première est lue lors du Chabbate Vaét'hanane et commence
par le mot Na'hamou (console) qui donne son nom à ce Chabbate
: Chabbate Na'hamou. Il faut la lire en Isaïe 40, 1-26.. Dressons-en
la liste :
- 12 août : paracha Vaét'hannane, haftara
Na'hamou
: Isaïe 40, 1-26.
- 19 août : paracha Eqév, haftara Vatomér
Tsione : Isaïe 49, 14 - 51, 3.
- 26 août : paracha Réé, haftara Ânia
soâra : Isaïe 54, 11 - 55, 5.
- puis : paracha Choftim, haftara Anokhi Anokhi : Isaïe
51, 12 - 52, 12.
- puis : paracha Ki tétsé, haftara Ronni
âqara : Isaïe 54, 1-10.
- puis : paracha Ki Tavo, haftara Qoumi ori : Isaïe
60, 1-22.
- puis : paracha Nitsavim, haftara Sos assiss :
Isaïe 61, 10 - 63, 9.
Le prophète connait bien ces discours qui proposent de recourir
à d'autres plans que ceux de la tradition (44, 10 ; 48, 5).
Isaïe connait bien la réalité et notre peuple qui
ne change pas de siècles en siècles : il faut lire les versets
40, 30 ; 44, 20 ; 46, 12 ; et 49, 14.
Le prophète Isaïe voudrait rappeler à notre peuple
sa véritable mission : vivre dans la lumière de Hachém
et ainsi être pour le monde entier une lumière qui rayonne
(ch. 60) et apporte la justice et la vérité sur la terre
qui attend son enseignement (42, 1-4).
Pour l'instant, il a en face de lui des êtres blessés,
enfermés dans la souffrance, qui doutent du bonheur et commettent
en conséquence la pire erreur : dire "non au bonheur". Le prophète
ne fait que reprendre le cri de la Torah : "j'ai placé devant toi
la vie et la mort, choisis la vie !" (Devarim 30).
Après une phase de colère et d'exhortation au moment du
9 av pour la non-application de Son programme, D.ieu essaie maintenant
de reprendre en main Son peuple par la douceur et la manifestation de l'amour,
par la consolation et l'encouragement. C'est ce que décrivent nos
7 haftarotes dont on peut voir la gradation.
L'accent poignant de chaque haftara
- haftara Na'hamou Na'hamou : Consolez, consolez (Isaïe
40, 1-26).
- haftara Vatomér Tsione : Et Sion dira Il m'a abandonnée
(Isaïe 49, 14 - 51, 3).
- haftara Ânia soâra : Pauvre, secouée par
la tempête (Isaïe 54, 11 - 55, 5).
- haftara Anokhi Anokhi : Moi, Moi je vous console : (Isaïe
51, 12 - 52, 12).
- haftara Ronni âqara : Réjouis-toi, stérile
(Isaïe 54, 1-10).
- haftara Qoumi ori : Lève-toi, éclaire (Isaïe
60, 1-22).
- haftara Sos assis : Je me réjouirai de bonheur (Isaïe
61, 10 - 63, 9).
Il faut les lire chacune.
On le voit tout-de-suite, l'accent est très sentimental, émotionnel,
dramatique, tragique, émouvant.
Tout cela était pourtant dit clairement dans la paracha de la
Torah, chaque semaine ; mais, beaucoup ne parvenaient pas à lire
de cette manière la Torah, ils en faisaient une lecture séche,
distante, rationnelle, intellectuelle, analytique, cérébrale,
et croient ainsi s'acquitter de leur tâche.
Il n'en est rien ; en fait, ils cherchaient à neutraliser la
Torah qui est une question d'amour comme il est dit avant et après
le Chémâ.
C'est pourquoi, dans la haftara, le prophète vient rectifier
cette distorsion de l'étude et de la pratique : alors, il commente
la Torah, la présente dans un langage expressif pour que nous ne
puissions pas tricher.
Tout pourrait s'y résumer en ceci : "d'un amour éternel
je t'ai aimée, dit Hachém, reviens vers-moi, aie confiance,
sois forte et vis selon Ma Torah sur Ma terre, vivons ensemble dans la
qédoucha".
Au nom de Hachém, le prophète comprend bien que
l'infidélité du peuple n'est pas une hostilité délibérée
mais plutôt une maladresse, l'expression d'une impuissance, l'incapacité
à surmonter les épreuves et à distinguer où
est le bien. Tout cela est tellement actuel.
Parfois, cependant, quand le peuple se drape dans sa richesse ou dans
le confort culturel des autres civilisations, alors la colère de
l'amant D.ieu éclate et révèle à son peuple
que tout cela va se terminer en catastrophe.
Hachém met l'accent sur une pédagogie des sentiments
pour ramener à la maison la femme prostrée dans son
égarement.
Résumé de la 1e haftara Na'hamou
C'est D.ieu qui dit à Son prophète de consoler Son peuple,
de lui apprendre à voir les signes, à percevoir que toute
la fragilité de la nature ne l'empêche pas de subsister. Ainsi,
de la situation du peuple juif au milieu des épreuves venant des
autres peuples. Cela nous a été dit il y a 2500 ans et le
"vécu juif" reste le même : on veut nous arracher de notre
terre, des empires puissants et immoraux dans leurs délires de puissance,
de commandement et de destruction, se succèdent les uns aux autres
et prétendent décider de notre sort mais, si nous regardons
bien, nous verrons qu'ils ne sont rien et que Hachém nous consolidera
à Jérusalem comme Il l'a promis et bientôt. Amen.
2e Haftara Vatomér Tsione (paracha Eqév)
:
Et Sion dira Il m'a abandonnée (Isaïe 49, 14 - 51, 3).
Voir l'étude détaillée de la haftara
de Eqév.
3e Haftara Ânia soâra (paracha
Réé) :
Pauvre, secouée par la tempête (Isaïe 54, 11 - 55,
5).
- Israël sera bâti désormais sur la stabilité,
la force et la beauté.
- il vivra selon la Torah, et dans la fraternité et l'harmonie.
- les agresseurs et les médisants perdront tout pouvoir.
- orientez bien votre désir et vous serez comblés.
- orientez bien votre oreille vers Moi et vous aurez la vie.
- vous serez sollicités par les peuples.
- tout cela parce que Je suis le Saint d'Israël.
4e Haftara Anokhi Anokhi (paracha Chofétim)
: Moi, Moi je vous console : (Isaïe 51, 12 - 52, 12).
Dans cette très longue haftara, Hachém parle en
style direct :
- Hachém éclaire Son peuple sur le choix fondamental
: tu dois choisir entre la peur ou Moi.
- d'une part, Je te rappelle que je suis plus fort que tout tandis
que les tyrans ne sont que de l'herbe.
- d'autre part, si tu es Mon peuple c'est que j'ai besoin de toi pour
rénover l'univers.
- Hachém reconnait que la souffrance d'Israël a
été extrême dans le vertige, dans la ruine et dans
la mort. Ce temps est fini, ce sont les oppresseurs qui le subiront.
- quand Israël est opprimé, c'est le Nom même de
Hachém
qui est humilié.
- Voici désormais la tâche d'Israël : se réveiller,
secouer sa poussière, se revêtir de sa sainteté, ne
plus rien toucher d'impur, se purifier, vivre dans la présence de
Hachém.
5e Haftara Ronni âqara (paracha
Ki Tétsé) : Réjouis-toi, stérile (Isaïe
54, 1-10).
Cette haftara très courte affronte un problème pertinent
et douloureux : même si la femme Israël veut revenir vers Dieu
qui lui promet bénédiction, fécondité et rassemblement,
il faut oser mettre en face de cette promesse la dure réalité
contraire : l'infertilité. Ce thème de la femme stérile
qui est un fil continu dans l'histoire biblique.
1. La fertilité est la volonté explicite du Créateur
Le but de la création est l'union du couple et la multiplication
des enfants (Béréchite1, 26-28). Bien plus, le prophète
Isaïe qui est le porte-parole de Hachém le rappelle lui-même
(45, 19-19) en termes absolus et sans nuances :
1. car ainsi parle Hachém, le créateur des cieux, ce
Dieu qui a façonné la terre... non pour qu'elle demeure déserte
mais pour qu'elle soit habitée ;
2. Je suis Hachém et il n'en est pas d'autre (c'est la règle
du créateur qui s'engage Lui-même en cela) ; ce n'est pas
en secret que J'ai parlé, dans un endroit obscur de la terre (le
décrêt est public).
3. Je n'ai pas dit aux enfants de Yaâqov : recherchez-moi dans
la solitude...
De nombreux textes vantent la bénédiction divine sous
ces images (voyez les psaumes 127 et 128). Inversement, une punition radicale
peut être l'absence d'enfants (Vayiqra 20, 21).
2. Il y a des échecs, pourtant : il y a de nombreux cas de saintes
femmes stériles (Sara, Rivqa, Ra'hél, 'Hanna). Les textes
décrivent la souffrance terrible qui en découle : Sara crie
"donne-moi des enfants ou je meurs" (Béréchite 30, 1).
3. C'est même cette situation qui est prise comme modèle
de ce que doit être l'attitude de chacun devant Hachém,
en particulier dans la prière : reconnaître que rien ne nous
est dû mais que nous dépendons entièrement de Hachém,
avoir confiance, le remercier à l'avance pour ses bienfaits. La
prière de 'Hanna et son attitude sont enseignées comme le
modèle à suivre par tout priant, homme ou femme (II Samuel,
ch. 2).
4. Dans la haftara, Hachém reconnait que c'est bien la
situation d'Israël que ce manque, cette souffrance, cet outrage, cette
honte et cette humiliation. Pour la dépeindre, il y ajoute également
la situation anormale du veuvage, et celle de la femme abandonnée.
Nous sommes donc dans un virage : ce n'est plus seulement une exhortation
envers Israël à revenir vers son D.ieu, mais Lui-même
reconnaît qu'Il a une part dans cette situation déplorable
: "Je t'ai un instant caché ma face, un court instant je t'ai délaissée".
5. Hachém jure qu'Il gardera désormais une affection
sans limite ('hésséd ôlam). Cet état
s'appelle une miséricorde (ra'hamim) et, en un concept très
précis : "alliance de paix" (brite chalom).
Donc, cette haftara est un changement complet, un virage dans la façon
dont les problèmes sont posés, et un changement dans la relation.
Cela demande une grande réflexion personnelle.
6e Haftara Qoumi ori (paracha Ki Tavo) : Lève-toi,
éclaire (Isaïe 60, 1-22).
Suite à la haftara précédente, la situation est
débloquée, comme il est dit dans le Lékha dodi,
la gloire de Hachém est sur Israël (kevod Hachém
âlaikh).
Comme pour quelqu'un qui se sait subitement aimé, le monde est
décrit comme en voie de changement : les verbes sont certes au futur
mais il y a certitude maintenant que les enfants de bénédiction
arrivent. Hachém les voit se rassembler dans Sa "maison de beauté"
(béit
tifarti afaér). Les termes employés sont "retour des
colombes". Les peuples qui ont persécuté viendront dans l'humiliation
se prosterner.
Ce sera le temps de la paix, de la justice, de l'absence de violence
parce que Hachém sera la lumière permanente de Son
peuple. Le temps du deuil sera terminé.
7e Haftara Sos assiss (paracha Nitsavim) :
Je me réjouirai de bonheur (Isaïe 61, 10 - 63, 9).
Cette dernière haftara est le sommet du bonheur : c'est le verset
qui est sur le site depuis le début de sa création avec les
fleurs en page d'accueil. C'est le bonheur de Hachém, le
bonheur d'Israël, de la création et de la femme et de l'homme
également : "pour l'amour de Sion, je ne garderai pas le silence,
pour Jérusalem je n'aurai pas de repos, jusqu'à ce que son
salut n'ait éclaté comme un jet de lumière, et sa
victoire comme une torche brulante."
Il faut lire lentement toute cette haftara.
Histoire
Ce texte actuel a été écrit après les événement
de l'année 586 avant l'ère commune actuelle. Babylone (aujourd'hui
s'y trouve l'Iraq) a envahi la terre d'Israël, détruisit le
royaume de Yéhouda (encore menacé aujourd'hui), détruisit
Jérusalem et déporta la majorité de ses habitants
dans les villes du bord de l'Euphrate.
Mais, 47 ans plus tard, Cyrus l'empereur de Perse (aujourd'hui l'Iran,
rien ne change) exaspéré par Babylone, par son immoralité,
son idolâtrie, envahit la Babylonie et lui enlèva son pouvoir.
Cyrus le Perse est un roi sage, moral, tolérant qui laissera un
lien historique profond et particulier entre l'Iran et Israël : il
libère les peuples opprimés qui avaient été
en esclavage, leur rend leur identité, leurs cultes, permet aux
Juifs de rentrer à Jérusalem et d'y reconstruire le Temple
(ce que les empires barbares d'aujourd'hui ne nous permettent même
pas encore). Isaïe reçoit sa prophétie avant que ne
se dénouent ces heureux événements. Rien ne pouvait
nous être dit de mieux en ces mois de péril destructeur organisé
de l'intérieur et de l'extérieur contre notre identité
nationale fondée sur la Torah.
Nous l'avons vu déjà ces dernières semaines combien
le Ciel peut brouiller les desseins bien organisés de ceux qui négocient,
ainsi que le peuple le demandait dans ses prières.
Depuis 2500 ans, le prophète nous rappelle que
- le berger d'Israël est le Tout-Puissant,
- les puissances qui dirigent et trament entre elles ne sont que paille,
- la toute puissance de D.ieu est celle de la tendresse et de l'amour.
Etudions cette haftara Na'hamou
Une première partie
1. Les versets 1 et 2 sont le résumé de tout le message
tel que nous venons de le lire.
Précisons que le centre de tout le problème du peuple
est toujours, aujourd'hui comme hier, Jérusalem, et cela nous prend
chacun au coeur (lév). Souhaitons que le coeur de tous se
réveille pour Jérusalem.
2. Les versets 3 et 4 nous enseignent que la "voix" de la Torah nous
demande un travail de purification, de téchouva, de retour
moral.
3. Le verset 5 indique que, alors, la gloire de Hachém
va se manifester à tous. Amen.
La seconde partie
4. Dans le verset 6, la prophétie s'adresse à un Juif
et il demande ce qu'il doit annoncer.
5. Versets 7 et 8 : tous les projets des hommes qui veulent mener le
monde ne seront rien quand le souffle de D.ieu agira.
6. Versets 8 et 9 : ces hommes passeront, la parole de la Torah subsistera.
Jérusalem portera sans peur le message pour lequel elle est faite
et les villes de Yehouda (qu'on veut livrer à l'étranger
et à l'ennemi aujourd'hui) seront préservées. N'oublions
pas que l'union des territoires de Yéhouda et de Jérusalem
est la clef du bonheur qui est chanté en chaque mariage : que ferions-nous
en tous ces couples sans eux, en les ayant détruits dans leurs racines.
7. Versets 10 et 11 : ils sont terriblement émouvants : D.ieu
nous y donne gloire, puissance, bonheur, protection, tendresse, douceur.
Troisième partie
8. Les versets 12 à 24 disent et redisent (probablement parce
que nous sommes sourds et aveugles) que tous ces peuples qui veulent paraître
puissants et qui nous impressionnent au point de nous plier à leurs
volontés ne sont R-I-E-N... face à D.ieu.
9. Le verset 25 nous demande de ne faire aucune comparaison entre la
pseudo-puissance de ces dirigeants et devant la puissance véritable
de celui qui est Saint, qadoche.
10. Le dernier verset (26) nous demande maintenant de prendre la véritable
attitude qui doit être celle du Juif :
- avoir les yeux vers le haut,
- prendre la création comme exemple pédagogique de la
puissance totale de notre D.ieu.
- y voir le soin qu'Il accorde à chacun absolument.
Confiance
Si D.ieu veut, je chanterai cette haftara ce Chabbate avec tout mon
coeur en pensant aux besoins de tout Israël. Ayons la ferme conviction
que tout cela va se réaliser et que tous les plans et malveillances
externes et toutes les ignorances et les haines internes ne seront rien
devant la puissance de cet amour.
Nous améliorer
MAIS, il y a un mais, il nous est demandé de redresser tout
ce que nous avons à redresser. Nous ne pouvons pas nous dispenser
de remette ainsi en ordre toute notre vie en chaque dimension. Alors le
programme se réalisera vite, comme il est dit.
Etude supplémentaire avec Rachi, pour les étudiants
avancés.
- verset 2 : le concept de coeur ; voyez ici
le Lév Gompers.
- verset 7 : quand le vent de Hachém souffle (nachéva)
; Rachi interprète en faisant la similitude nachéfa-nachéva
(lire le Rachi de Chémote 15, 10 et sur Ména'hote 27b sur
lémiouté.
Rachi reprend cela dans le verset 24 et voyez son commentaire de Béréchite
3, 15.
- verset 19 : le fabriquant fond son idole sculptée. Rachi,
en Chémote 32, 4, réfère cela au veau d'or et aux
idoles par l'analyse des mots. Le Radaq y voit davantage un revêtement
comme un masque. Le targoum (traduction de Yonatane ben Ouziel) y voit
une fabrication humaine (âvid).
- verset 22 : il étend le ciel comme une taie, une étoffe.
Rachi reprend souvent cette image, par exemple en Vayiqra 22, 20 et en
de multiples endroits du Talmud. Cette image a donc des sens très
profonds.
Dans le Séfér halliqoutim, le Ari zal fait
une très longue analyse de ce chapitre 40 d'Isaïe. Il souligne
que le verbe qui y revient souvent (liqro, appeler) signifie les
unions dans lesquelles D.ieu veut faire participer Ses créatures.
Il faut voir en ce sens les commentaires classiques du même verbe
liqro
que j'ai rapportés à propos de la paracha Vayiqra.
Etude supplémentaire avec Béréchite Rabba, pour
les étudiants avancés.
- verset 1. Béréchite Rabba 100, 9 compare la compassion
de Yossef et celle de D.ieu.
- verset 2. Béréchite Rabba 80, 7 situe ce verset dans
tous les mots différents d'amour utilisés par D.ieu envers
nous dans le Tanakh.
- verset 8. Béréchite Rabba 53, 3 montre que si l'herbe
se dessèche et la fleur se fane, D.ieu toujours se souvient comme
Il le fit pour Sarah.
- verset 26. Béréchite Rabba 78, 4 met en valeur l'attention
divine par le changement de nom continu des créatures.
En conclusion, nous sommes Juifs donc fragiles, individuellement
et collectivement,
mais, portés et construits par la beauté de la Torah,
nous ne sommes jamais démunis de la force du Tout-Puissant
et nous sommes soutenus par la beauté créée
que nous pouvons voir dans la Création.
Le dernier mot de la haftara Na'hamou est : "pas un d'eux ne manque".
Que, dans notre diversité irréductible en Israël,
chacun soit désormais reconnu des autres hommes comme chacun est
reconnu et aimé de D.ieu en sa spécificité.
Qu'il n'y ait plus jamais de communautés considérées
comme de seconde zone. Qu'il n'y ait plus d'emplois représentatifs
réservés à certains. Que ceux qui sont fidèles
à l'héritage ne soient plus considérés par
d'autres comme des primitifs. Que les blessures de discrimination lors
des alyotes soient dépassées à tout jamais, avec sincérité.
Que les journalistes se fassent les portes-parole de tout le peuple. Que
l'on comprenne la façon différente de chacun pour apporter
sa pierre à la construction. Que les olim d'Ethiopie trouvent le
même accueil que ceux d'Europe ou de l'ex-URSS. Etc.
Un Sefer Torah est invalide et non cacher s'il lui manque une seule
lettre. Que nous le sentions corporellement. Chacun de nous est une de
ces lettres. C'est ensemble que nous faisons fonctionner notre corps, c'est
ensemble que nous somme le peuple d'Israël à l'image de D.ieu.
Cette amélioration est indispensable pour la survie d'Israël.
Nous n'avons des ennemis que par le manque de respect que nous avons envers
Sa Torah, envers Sa terre et les uns envers les autres.
(Photos de l'auteur)
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