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Paracha : Êqév
"A la suite de..."
Apprendre l'amour dans Réchite 'Hokhma
Réchite 'Hokhma
Regardons dans Réchite
'Hokhma (Le commencement de la sagesse, 1575), de Rabbi Eliahou ben
Moché Vidas (élève de Rabbi Moché Cordovéro,
1522-1570, l'auteur du Pardès Rimonim et du Palmier de Dévora
que nous étudions pendant le Ômér),
ce qu'il dit de notre amour envers D.ieu auquel il a consacré de
longs chapitres, alors que Rabbénou Bé'hayé, l'auteur
de 'Hovote halévavote (Les devoirs des cœurs) s'était
centré plutôt sur l'application morale dans notre comportement.
Ribbi Eliahou ben Moché Vidas développe sur plus de 300
pages, bien plus que ce texte, ce que nous avons perçu dans la
paracha en insistant sur le fait que la Torah nous montre l'amour
exige tout ("de tout ton cœur, de toute ta personne et de tous tes
biens") et que "toute" la Torah est reliée à cela. Il montre
à travers la Torah comment l'amour agit gratuitement, sans aucun
souci de trouver un bénéfice en retour, ni immédiat
ni à long terme ni dans le monde à venir.
L'amour ou l'aimé exigent la préférence, l'exclusivité,
l'absence de diminution ou de rupture, le désir, la proximité,
aimer l'autre autant que soi-même, lui donner tout le possible pour
que rien ne lui manque, percevoir le besoin qu'il y a chez l'autre. Cela
est également entre les humains pour le motif que D.ieu nous a
aimé initialement selon ces caractéristiques et qu'Il a
besoin d'être aimé ainsi de nous.
Il s'ensuit que l'amour humain ne s'épanouit et ne vit que si
chacun est conscient de la source. La source seule est assez désintéressée
et pure pour garantir la bonté de l'amour humain. Alors, l'amour
reconnaît le bon qui est en l'autre et sa seule réaction
est la bonté. Pour cela, l'amour suppose la domination sur notre
pulsion vitale brute, le yétser hara, sur nos appêtits
de fermeture sur la possession et l'objet (argent,...) tournés
vers nous-mêmes seulement ou, plus exactement, de réintégrer
toutes les pulsions négatives sous le contrôle de la bonté.
Puisque cela se joue dès l'éveil (hitôréroute)
des plus petits mouvements intérieurs, on dit que l'amour est dans
le cœur (ahava ba lév), que D.ieu exige le cœur (ra'hamana
liba baê, Sanhédrine 106b), que l'amour doit prendre
la personne véritablement (ahavate néféche mamache).
En fait, cette gratuité, bonté et totalité de
l'amour vient de ce que D.ieu aime ainsi, parce que c'est Son être,
qu'Il nous a créés par cela et à Son image.
Réchite 'Hokhma
Voici de brefs extraits des principaux axes du livre:
- Il relie les concepts de yirea (crainte du C.iel) et de ahava
(amour) comme deux composantes indissociables et comme deux marches (madrégotes)
que doit acquérir celui qui revient à la Torah.
- ce sont des qualités intérieures qui ne sont pas décelables
de l'extérieur par autrui.
- une prière ou rencontre avec D.ieu qui ne comporte pas ces qualités
ne peut suciter que la colère du C.iel envers celui qui agit ainsi.
- Ils sont si importants qu'il les met en relation avec les lettres du
Nom de 4 lettres: la première lettre, le youd, est en relation
avec yirea (crainte du C.iel) et la seconde, le hé
avec ahava (amour)
- La phase de yirea (crainte du C.iel) précède celle
de ahava (amour) dans l'approche. C'est un degré nécessaire,
une base, mais aussi un degré moins élevé. Il faut
d'abord le respect avant d'atteindre l'amour. La valeur de ce qui est
fait par amour est bien plus grande.
- aimer pour un avantage n'est pas aimer.
-celui qui aime son argent plus que tout, n'aime pas.
- ne soyez pas comme des esclaves qui servent leur maître, mais
aimez.
- ahava (amour) est au-dessus de tout ce que l'on peut faire, et
rien ne rend plus hommage à D.ieu.
- la crainte fait partie des mitsvotes lo taâssé (concernant
ce que l'on ne doit pas faire car seule cette crainte ou ce respect de
base incite à ne pas réaliser le mal) tandis que l'amour
fait partie des mitsvotes âssé (ce que l'on doit faire).
- celui qui aime D.ieu, c'est comme s'il accomplit toutes les 10 dix paroles
qui ont fondé le monde. Car c'est directement de D.ieu que vient
ahava (amour).C'est là sa valeur incommensurable.
- l'essentiel de cet amour, c'est d'aimer D.ieu plus que tout ce qu'il
y a dans ce monde.Plus que son argent, plus que son propre corps.
- celui qui aime est relié à la vie de Hachém,
à celle du monde d'En-haut et du monde à venir.
- il est relié à son image dans le monde d'En-haut.
- il vit avec D.ieu et la Chékhina.
- il vit comme Avraham qui donna tout son être.
- comme D.ieu nous aime, il convient de l'aimer.
- notre amour envers Lui s'éveille en pensant à Son amour
pour nous.Et en pensant à tout ce que le prophètes ont dit
du monde à venir.
- celui qui aime D.ieu, avec son coeur, avec toute sa personnalité
(néféche) et avec son argent, D.ieu le comble de
Sa bonté.
- et tous les mondes sont bénis par lui.
- le mot Béréchite (de la Création) a la même
guématria que ahava (amour), en petit calcul.
- autant le feu et l'eau n'ont aucun point commun autant l'amour envers
ce monde-ci et l'amour envers l'autre monde n'ont pas de points communs.
- celui qui aime reste stable dans son amour même quand D.ieu manifeste
sa rigueur.
- l'amour commence par un éveil du coeur (hitôréroute
ha lev), et par une adhésion à l'autre.
- l'amour envers D.ieu prend les sentiments effectivement, le néféche.
- l'amour passe par la soumission de l'instinct à faire le mal,
yetsér ha râ.
- ceux qui le lèvent la nuit pour prier (tiqoune 'hatsone)
par amour, la'mour leur est accordé, et D.ieu accomplit ce qu'ils
demandent.
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