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Le Lév Gompers
La Bar Mitsva et les téphilines S'inscrire
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votre disposition par l'auteur, selon la mistva obligatoire pour le Juif
qui est d'etudier et d'enseigner simultanement. Vous pouvez donc
imprimer et dupliquer ces textes pour l'etude personnelle et de groupe,
ou pour l'enseignement. Bien entendu, selon la Torah, en ne supprimant
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(en chaque mitsva, en comprendre l'intériorité) Site Modia : http://www.modia.org par Yehoshua Ra'hamim Dufour
La mitsva d'écrire un Rouleau de la Torah La dernière et 613e mitsva de la Torah se trouve au verset de
Dévarim 31, 19 :
vélamédah éte-béné-yisrael,
Simah béfihém
lémaâne tiyé-li hacchira hazzote léêde
bivné yisrael.
Restons d'abord au niveau le plus précis du texte :
Abordons les commentaires de ce verset.
Rachi interprète ce verset en le limitant strictement
au cantique de Moché s'étendant du verset Dévarim
31, 1 à 32, 43 sans expliquer davantage.
Plusieurs questions se sont posées à partir de là
:
Les principaux commentaires sont dans le Sémag ou Séfer ha mitsvotes ch. 18, dans Michné Torah, Partie Ahava, Séfer Torah, 7, 1 et dans le Choul'hane Aroukh, Yoré Déâ, Hil'hotes Séfer Torah, 270. Maïmonide, le Rambam, interprète qu'il s'agit bien
d'écrire tout le Séfer Torah puisque la Torah n'est pas découpée
en "cantiques" et qu'il ne s'agit pas d'écrire celui-ci plus que
tel autre; mais, en l'occurence toute la Torah est nommée ici "cantique".
Et il précise alors que, écrire le Séfer Torah, c'est
recevoir véritablement toute la Torah comme si on était au
Sinaï.
Le Choukhane Aroukh 270 dit nettement : "c'est une mitsva qui
est une obligation pour chacun des Juifs" (mitsvat âssé
âl kol iche méyisrael likhtov lo séfér Torah".
C'est que R. Yaâqov ben Achére commente notre verset
de la Torah et dit :
Le Rambane nous éclaire aussi en disant que ces paroles furent données d'abord à Moché envers Yehoshua : Moché écrivait et Yéhoshua regardait et apprenait. C'est ainsi que nous devons apprendre, non pas d'un livre mais de quelqu'un. Quand j'ai commencé à étudier auprès de mon père en Torah, je lui ai dit : "je vous demande pas seulement de m'enseigner mais aussi que j'apprenne comme vous avez appris, exactement". Et il m'a fait m'asseoir à coté de lui comme il l'avait fait auprès de son grand-père presque un siècle plus tôt et il m'a enseigné de la même manière, selon la tradition orale. C'était pour recevoir vraiment la tradition et j'ai reçu la méthode en même temps que le contenu. L'auteur du Séfér ha Hinoukh, le Livre de l'éducation, indique que l'obligation pour chacun de l'écrire vient de ce que l'on doit pouvoir s'y référer quand on le veut sans dépendre de personne. Il est le sien, on y a nos propres repères internes et externes et toujours. Le Or ha 'Hayim souligne que trois mitsvotes sont enseignées dans ce verset : écrire, enseigner, mettre dans la bouche pour qu'on sache la lire. Moché a accompli les trois (voir les versets 22 et 30). Il souligne que Moché a enseigné aux enfante d'Israël de leur façon, comme ils pouvaient comprendre, de façon à ce qu'ils sachent. Pour les règles de la calligraphie dans l'écriture d'un
Séfér Torah, on pourra se reporter à la page de la
bar-mitsva:
L'art d'écrire Sofér
COMPAREZ LES DIFFÉRENCES
On doit avoir l'écriture de sa communauté dans son rouleau,
dans ses mézouzotes et dans ses téfillines. N'acceptez en
aucun cas ceux qui veulent vous influencer pour vous imposer, par divers
arguments, leurs propres règles qui ne sont pas celles de votre
tradition.
Support
Se reporter à :
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(Cette page comprend des caractères hébraïques de
la Torah. Prière de la respecter et de ne pas la placer dans un
lieu
qui ne serait convenable à sa dignité.
Si on veut ne pas garder la page imprimée, la remettre à
une guéniza qui existe en toute communauté juive ;
c'est un lieu où on met à l'abri les textes endommagés
de la Torah).
Le but de notre vie dans l'écriture du Séfér Torah
Moché a reçu cette prescription à la fin de sa vie et il l'a accomplie jusqu'à écrire 13 Sifré Torah (Sifré Torah est le pluriel de Séfér Torah) comme il est dit dans le Middrache Téhilim sur la paracha Tsav, 3 et dans le Yérouchalmi, Sota, fin de 5.
Quel est le sens de cette écriture liée à la fin
de sa vie ?
Parce qu'il faut accomplir tout notre potentiel jusqu'au bout et, s'il
manque une seule lettre, tout le rouleau de la Torah est invalide ; ainsi
de nous. Cela rejoint ce qui est dit dans la particularité : "écrivez
pour vous, kitvou lakhém". Nous ne réussissons notre
plénitude que si toutes les composantes de la vie de la Torah sont
passées en nous, dans toutes les composantes de notre être.
C'est cela le tsaddiq, le juste, comme il est dit dans le Traité
'Haguiga 12b :
"âl âmoud é'haéd ha ôlam ôméd,
vé tsaddiq chémo,
sur un seul pilier tout le monde se tient, et son nom est le tsaddiq".
Ce pilier est cette unité d'un être.
Le livre Dovér Tsédéq 5 le précise
: le Séfer Torah doit être michélakhém
(de vous, à vous) et non pas un héritage reçu car
c'est bien de nous qu'il s'agit;
car c'est en cette part unique que nous sommes ('héleq hiouto)
que
Hachém nous a donné, fait et choisi.
D'où cette dernière mitsva de la Torah car elle exprime
cette complétude et l'aboutissement : a'har ché kévar
hichlim nafcho (après qu'il eut atteint la complétude
de son être) vé nichtalém bé khol miné
chélémout (et qu'il se soit complété en
toutes sortes de complétudes).
C'est cela que nous disons dans la bénédiction après
la lecture de la Torah : vé 'hayé ôlam natâ
bétokhénou (et, la vie éternelle, Il a implantée
en nous).
Ayant compris cette importance et ce qu'elle implique, lisons ce que
dit le Traité Baba Batra 15a.
"Yéhoshua a écrit son propre livre et les huit derniers
versets de la Torah comme l'indique une béraïta qui remarque
qu'à la fin de la Torah en Dévarim 34, 5 il est écrit
:"et Moché, serviteur de Hachém mourut là". Or Moché
n'a pas pu écrire ces mots s'il était déjà
mort ; cela nous indique que Moché a écrit tout ce qui précède
jusque là et que Yéhoshua a écrit la suite. C'est
la lecture de Ribbi Yéhouda.
Mais Ribbi Chiméône dit : "il n'est pas possible que la
Torah n'ait pas été terminée jusqu'à la dernière
lettre (par le même sofér, Moché) ; donc, cela veut
dire que, jusqu'à ce verset Ha Qaddoche Baroukh Hou a dicté
et Moché a répété et écrit (ce que nous
faisons en écrivant le Séfér Torah, j'ajoute) ; mais,
à partir de ce verset, Ha Qaddoche Baroukh Hou a dicté
et Moché a écrit cette phrase avec ses larmes" !
Ainsi, Moché a reçu, répété, écrit,
vécu toute la Torah jusqu'aux larmes si telle est la fin. Et c'est
ce que nous devons faire et c'est ce qui est inclut dans cette écriture
de chaque lettre de la Torah.
Nous comprenons aussi par là ce que voulait dire Ibn Ezra au
sujet de l'expression "écrivez pour vous et enseignez-la" ; il dit
: "il s'agit d'enseigner les téâmim difficiles qui éclaireront
pour eux". Les téâmim sont les signes de cantilation
que
nous apprenons sur le site Modia, mais en hébreu les téâmim
ce sont aussi les sens et les raisonnements inclus dans la Torah.
Nous comprenons aussi dans cette ligne ce que dit le Zohar III, 287a
que, dans l'écriture de la Torah, ce jour-là, on reçoit
le dévoilement.
Ecrire la Torah fournit ce dévoilement progressif comme chaque
minuscule lettre apporte une bribe nécessaire du sens et le Séfér
ha 'hinoukh (Livre de l'éducation qui voit la dimension pédagogique
de chaque mitsva) dit avec une grande sagesse que les hommes font ce qui
a eu une préparation pour eux. Ainsi, toute la préparation
nécessaire dans l'étude et dans la pratique pour commencer
à écrire un peu un Séfer Torah, fait que les sens
de cette Torah nous seront dévoilés, clairs et passeront
concrètement dans notre existence.
Dans le même sens, il explique la nécessité de
posséder un Séfer Torah que l'on aura écrit car il
sera (cela veut dire que "la Torah" sera alors) prêt (moukhane),
et prêt toujours (tamid).
Cela nous montre que la Torah, même si elle concerne toute la
collectivité d'Israël reste uniquement donnée à
chacun individuellement et que la pédagogie juive est très
développée pour qu'il y ait cette appropriation par
chacun (kol é'had vé é'had).
Il faut par là que les livres de la Torah abondent dans le peuple (lémaâne yirbou ha séfarim), pour qu'on lise toujours la Torah dans des livres nouveaux (bé séfarim 'hadachim) afin que la Torah soit chaque fois et chaque jour nouvelle pour chacun et renouvelée par chacun.
Dans cette ligne, un autre commentateur, le Méor êinayim,
sur Vayetsé, met en valeur le mot "véâta" (et
maintenant) concernant cette prescription de la Torah d'écrire
un Séfer Torah. Il parle aussi de hitgaloute haTorah, d'un
instant de dévoilement de la Torah ; expliquons-le : chacun a pu
vivre des moments où il a compris quelque chose et décidé
de son orientation et a dit alors "je t'aime, ou je décide ceci,
ou je prends telle orientation...".
Cela nous explique que c'est seul face à l'écrit et librement,
dans la particularité absolue de chacun, que peut se faire la rencontre
de toute la Torah et de tout l'être que nous sommes.
C'est en ce sens que le prophète Isaïe 54, 13, dit : ki
kol banaikh limoudé Hachém (car tous Tes enfants sont
des étudiants de Hachém.
Chaque détail du rouleau de la Torah peut être compris
en ce sens. Ainsi, la largeur d'une colonne ne doit pas être plus
large que trois fois le mot "lémichpé'hotéhém".
Ainsi, la Torah ne sera jamais un texte trop large et elle pourra être
saisie chaque fois en un seul de nos regards. Présente à
nous pour que nous soyons présents à elle. Face à
face.
Alors chaque détail est perçu, et nous pouvons alors
apprendre tous les détails de la massorète (tradition d'écriture).
Que cette forme d'attention soit aussi un modèle de notre relation
aux proches, ou de la relation à soi-même.
| ©
Copyright Dufour |