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Dufour

Comment améliorer la fraternité,
clef de notre Torah,
nécessité sinon destruction assurée.

Par le Pr et Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
http://www.modia.org

Dans ce tableau, des liens qui vous donnent accès aux études sur la Torah. Chacune est une des nuances qui composent la couleur globale qui est la réussite de la fraternité.
Ne placer ce texte que dans un endroit respectable car il comporte des lettres saintes.

Voir la page de l'amour


I. Les études de base sur la fraternité

L'art de l'unité dans la diversité:
Bémidbar
La relation idéale de fraternité: le mariage
et la famille
La fraternité envers les fragiles:
Vayéchév
Une pédagogie de ce développement personnel:
le Ômér
L'écoute, condition de base:
Vayigache
Le véritable amour:
Eqév
Aimer avant de parler:
Vayiqra
Les règles de la réussite:
Bé'houqotaï
La politique juive de la coexistence:
Ki tavo
Les conditions de l'unification:
Vaét'hanane
Comment améliorer avec l'autre:
Emor
Le point qui nous unit:
Nitsavim
La place de la femme est le critère:
Tazria
La science juive des échecs:
Réé
Reconnaître notre difficulté à comprendre favorise la paix:
Chémini
Comprendre l'importance de la tsédaqa et du maâssér: Ki tavo
"Nous" ne fixons pas les règles:
'Houqate
Aimer avant de parler:
Tsav
Sauver Israël par le coeur:
Ki tissa
Aimer l'autre comme soi-même
La vraie relation à l'autre:
Tolédote
.
Et les poèmes de sensibilisation à l'amitié:
Recueils
Le dessin de la joie ensemble: Nasso


II. Les cas de base sur la fraternité (à développer)

Un Grand rabbin d'Israël qui a consacré sa vie à la fraternité Le Président de l'Etat veut une alyah vraie dans ce qui est commun
Combats pour la fraternité à la Knesset Un mouvement de jeunes dans la direction commune

Découvrir
les nombreuses communautés juives
différentes, ici, indispensable pour les aimer.

 
   
   
   
   
   
   
   
   
   


III. Les références de base et voir leurs commentaires.

1. Le texte suivant est à prendre comme des principes qui s'appliquent en tous domaines, et en tous niveaux; on verra combien le niveau du lien à D.ieu conditionne le succès du lien entre les hommes: "Je suis saint... Tu aimeras ton proche comme toi-même (Vayiqra 19.18). La plupart des sujets de difficulté de coexistence dans la société juive, en exil ou en Israël sont inclus ici, si l'on veut bien approfondir cette étude avec les maîtres de la tradition. Demandez à vos rabbins de vous éclairer et de vous guider dans l'étude.

"Hachém parla à Moché en disant: Parle à T O U T E la communauté des enfants d'Israël et dis-leur: Soyez saints, car Je suis saint, moi Hachém, votre D.ieu.
Respectez chacun votre mère et votre père, et observez mes Chabbates, Je suis Hachém votre Dieu"... (Vayiqra 19,1-3).

"Quand vous moissonnerez la récolte de votre pays (sur tous plans ndlr), tu laisseras la moisson inachevée au bout de ton champ et tu ne ramasseras pas ce qui tombes. Tu ne grapilleras pas dans ta vigne, et tu ne recueilleras pas les grains épars de ta vigne. Abandonne-les au pauvre et à l'étranger, Je suis Hachém votre D.ieu". (Vayiqra 19,9-10).

"Vous ne volerez pas, pas de fraude au préjudice d'autrui. Vous ne jurerez pas par Mon nom à l'appui du mensonge, ce serait profaner le nom de ton D.ieu, Je suis Hachém". (Vayiqra 19,11-12).

"Ne commets pas d'extorsion sur ton prochain, pas de vol, que le salaire du travailler à la journée ne reste pas chez toi jusqu'au lendemain. N'insulte pas un sourd, et ne place pas d'obstacle sur le chemin d'un aveugle. Redoute ton D.ieu, Je suis Hachém". (Vayiqra 19,13-14).

"Ne combinez pas dans l'exercice de la justice, ne montre ni ménagement au faible, ni faveur au puissant, juge ton semblable avec impartialité. Ne comporte pas le mal parmi les tiens, ne sois pas indifférent au danger de ton prochain, Je suis Hachém". (Vayiqra 19,15-16).

"Ne hais pas ton frère en ton coeur, reprends ton prochain et tu n'assumeras pas de faute à cause de lui. Ne te venge pas et ne garde pas de rancune aux enfants de ton peuple, mais aime ton proche comme toi-même, Je suis Hachém". (Vayiqra 19,17-18).

Vous remarquez que l'exigence de chaque partie est faite par ces termes : "Je suis Hachém".
Qu'est-ce que cela veut-il dire? Rien de toutes ces règles de coexistence ne peut tenir si nous ne reconnaissons pas Celui qui est au dessus de tous les hommes, de toutes leurs constitutions; et les définitions des droits de l'homme sans cette exigence suprème reconnue, ne peuvent que s'écrouler: ce ne sont pas les votes de groupes de pression qui basent le droit moral. Lisez ici la paracha Qédochim d'où sont tirés ces textes et qui explique tout cela.


(Enfant yéménite dans une manifestation de protestation contre les choses horribles faites à sa communauté et à ses enfants lors de leur alyah en Israël: "madouâ âssou lanou éte zé, pourquoi nous ont-ils fait cela?" Une image blessée, sans agressivité de la part des victimes vivant dans la Torah et ne parvenant pas à comprendre). Un exemple très concret de notre vie commune, absolument pas réglé ni traité avec sincérité, parmi beaucoup d'autres.


Un étude de cas, 2005.

- L'événement en Israël est la publication du Rapport national sur la pauvreté et ses implications politiques immédiates. En résumé, augmentation de... 45% du nombre des Israéliens vivant sous le seuil de pauvreté entre 2000 et 2005, c'est-à-dire pendant la gestion de Charon- Sylvain Chalom et Bibi Netanyahou comme ministres des finances, Sharon ayant toujours couvert la politique économique de ses ministres. Cela implique donc autant le Likoud que le parti Kadima de Sharon.
Voilà une aubaine pour le parti travailliste Avoda et pour le parti sépharade Chas qui font toujours du domaine social leur combat principal.
Les analystes économiques sont d'accord avec ces deux partis pour dire que la politique économique de ces trois hommes a réduit délibérément le niveau de vie des classes pauvres et augmenté les avantages des classes aisées, sous le raisonnement que cela mettrait en route l'économie et procurerait ainsi du travail aux pauvres. Le résultat fut simplement une reprise de l'économie basée sur le fait que nombre de travailleurs (par exemple les Juifs éthiopiens qui sont la presque totalité des gardes de sécurité très nombreux) sont payés délibérément et illégalement en dessous du salaire minimal légal. C'est le cas dans de nombreux domaines et c'est le problème: les semployeurs couverts par une politique transgressent la loi et les travailleurs deviennent des pauvres. Il ne s'agit donc pas du chomage pour lequel Bibi démontrait à juste titre qu'il le réduisait, il s'agit de ce que touchent ceux qui travaillent.
Bibi réduisit le taux d'impôts de la population riche et réduisit considérablement les allocations familiales aux familles nombreuses et il lui fut reproché qu'il serait allé jusqu'à dire publiquement qu'ils n'avaient qu'à ne pas passer tout leur temps à faire des enfants. Le problème fut identique pour les pensions des vieillards et des handicapés spécialement les enfants. Tout cela est la sociologie actuelle. Et il est probable que la chute vertigineuse en prévision de sièges du Likoud va encore être accentuée en ce sens par ce rapport et les analyses. Kadima tente de se sortir de ce piège du rapport sur la pauvreté en attaquant Bibi qui est présenté comme Monsieur Zigzag, disant toujours avec conviction la chose et son contraire suivant les sondages et les populations qu'ils vise. Il faut ajouter ce qui est dénoncé dans les médias, parallèlement, des avantages considérables accordés par les députés aux députés ainsi qu'aux anciens Chefs de gouvernement et Présidents, sans aucune comparaison avec aucun pays occidental et cela à vie en plus de la retraite normale; ainsi les anciens Chefs de gouvernement quelle que soit la durée de leur poste touchent des avantages pour un montant de plus d'un million de chékels par an, déclaration du Président de la Commission de la Knesset sur ce sujet. Et un ancien président de l'Etat que je préfère ne pas nommer a réclamé cette année une augmentation de 20% de sa retraite rétroactivement et cela lui fut accordé par les députés. La colère doit être grande au Ciel envers ces conduites différentes.
Le Likoud veut impliquer Sharon et et ses suivants dans la responsabilité.


Une étude de cas typiquement israélien (2003 ou autre):

Un cas à résoudre: ces fausses fraternités qui nous détruisent chacun.
Le Président de l’Etat s’est adressé aux responsables de l’Agence juive chargés de l’immigration en Israël et leur a dit qu’il n’est plus possible de continuer  dans leur sens, alors qu’ils ont la mission légale de ramener les  Juifs en Israel, de faire monter des non-Juifs russes comme ils l’ont fait par centaines de milliers, illégalement. Et il s’est plaint que nombreux lui ont dit qu’il ont été poussés et contraints de le faire par des pressions jouant sur l’intérêt économique. (J’avais attiré l’attention maintes fois sur ce problème, une fois de plus l’analyse était juste et confirmée). Il a demandé une révison des objectifs et méthodes qui doivent être basées sur l’idéologie juive et non pas sur l’économie.
Il a aussi tiré le signal d’alarme sur la crise entre le Mafdal et les orthodoxes (notre dernier bulletin également) en disant que cette situation va probablement casser des dizaines d’années d’efforts et d’évolution vers la coexistence, et l’évolution qui se faisait régulièrement par l’intégration des orthodoxes dans l’Israël sioniste de facto. (Ce sont ses termes).
Que cette grande lessive avant Pourim soit bénéfique, et redonne conscience de l’unité nationale, du destin particulier qui est le nôtre, et du destin commun, de la confiance que l’on peut avoir envers le pilotage de notre Providence continue. Amen.



Une question grave

Un problème à résoudre selon la Torah en Israël : la tension fraternelle.
La façon dont le Mafdal a réalisé son accord (mars 2003) avec le parti qui avait pour tout programme la haine des religieux orthodoxes, a conduit à leur élimination du gouvernement, et les mesures concrètes que Chinouï avait promis contre eux, et qu’il tente de réaliser, entraînent une scission entre les orthodoxes et les sionistes religieux comme cela ne s’était pas vu depuis des décades. La situation est grave.
Nous posons ici le problème non pas comme une intéressante description des faits mais pour inciter chacun à trouver les voies permettant d’avancer dans la résolution de ce problème selon la Torah.
En effet, notre analyse de l’actualité d’Israël est toujours et uniquement dans cette perspective mais, de plus, nous arrivons à une tension, une coupure, et des sentiments négatifs qui sont certainement de l’ordre de ce qui a détruit le peuple d’Israël chaque fois qu’on a laissé ce désastre moral aller jusqu’à son terme.

Les faits
Sharon essayait toutes les combinaisons possibles (vous vous souvenez et nous l’avons analysé avec précision). Le Mafdal a été le parti qui a fourni à Sharon le premier groupe composite de base sur lequel Sharon a pu élargir. Et le choix du Mafdal a été le plus inattendu : avec Chinouï qui avait amené dans la vie politique israélienne une donnée nouvelle (présente en Europe dans certains partis mais pas en Israël) : la haine affichée envers une partie du peuple (les orthodoxes religieux et encore plus contre les Sépharades religieux orthodoxes), les injures, les menaces, les projets d’exclusion, tout cela formulé verbalement de façon vulgaire, virulente, ouverte, répétée et insultante. Un phénomène sociologique d’époque qui est à analyser dans la ligne des partis européens qui ont ce style de comportement. Mais qui sont, là-bas heureusement, refusés par une réaction saine de la majorité de la population malgré la valeur indéniable de quelques uns des points de leur programme.
Pourquoi le Mafdal s’est-il associé à la stratégie de Chinouï ? Ils prétendent que c’est pour améliorer les relations entre ces laïcs et les religieux. Effectivement, ils étaient ensemble autour de la table. Mais on a beaucoup de mal à gober cet œuf, car depuis la tension a éclaté entre eux pour un motif qu’ils ont mis au point ensemble : l’accord signé par eux et par le Mafdal comprenait la dissolution du ministère des Cultes.
Or, le Mafdal, glissant doucement de la droite nationaliste au centre et centre gauche, avait humilié plusieurs fois ses Sages de la Torah, des grands rabbins comme le Rav Mordékhaï Eliahou qui s’opposaient à cette dérive. Et ils l’ont fait sans ménagement. Le Rav le leur a rendu avant l’élection en faisant entendre qu’il ne voterait pas pour eux en conséquence mais pour les partis orthodoxes. On comprend mieux la réaction de combine soudaine entre le Mafdal et Chinouï, dans une indépendance adolescente agressive.
Mais, une fois l’accord signé, il a suscité une réaction de scandale dans les milieux orthodoxes et dans le Shas, mais aussi parmi la grande majorité des rabbins qui se sentent dans la ligne du Mafdal : comment pouvait-on ainsi faire disparaître le dispositif qui permet de gérer civilement toute la vie religieuse juive (mariages, circoncisions, divorces, enterrements, miqvé, écoles, etc) !
Le Mafdal fut regardé alors par ces milieux comme ayant participé à la haine de Chinouï, à sa volonté de destruction du monde religieux, mais aussi à son mépris pour le monde sépharade traditionnel.
Et l’accusation fut si intense que les cadres du Mafdal, avec la même inconséquence que dans la phase précédente, ont dit que leurs accords signés ne pourraient pas s’appliquer et qu’il exigaient les postes de direction actuelle d’administration religieuse de façon à ne pas permettre cette destruction mais, éventuellement, gérer eux-mêmes les réformes et nouvelles structures qui devront assurer exactement les mêmes services que précédemment.
Le Chinouï se gausse, le nouveau ministre de la Justice Lapid continue à injurier vulgairement les religieux orthodoxes chaque jour sur les ondes et à leur promettre clairement l’exclusion nationale. (Ces milieux se sentent tombés en URSS). Sharon ne peut pas violer les accords signés qui sont la base de son gouvernement et se tait.
Or, il avait depuis de nombreuses années bâti une confiance avec les religieux orthodoxes achkénazes qui se sont sentis trahis véritablement par lui. On en était là. Quand… Chinouï est passé à l’action, comme dans cette ancienne URSS, avec les nouveaux pouvoirs de Justice et de l’Intérieur : attaque en règle envers le judaïsme en s’attaquant aux symboles, par la mise en route du processus législatif pour légaliser la vente de viande de porc, rafle du matériel de 11 stations de radio religieuses (privées ou non légalisées ou pirates, suivant vos affections) consacrées uniquement à la Torah par cours des rabbins, incitation aux mitsvotes, à la tsédaqa, dont 2 en yiddish, une en iranien pour les juifs orthodoxes de cette origine, et les radios sépharades orthodoxes de Shas. En somme, les méthodes du bolchevisme intégral qui a des racines dans l’histoire de la classe politique israélienne, et la guerre est déclarée.
Ces groupes ont alors déclaré : « on veut que nous ne puissions plus vivre dans ce pays, on nous coupe les finances (suppression des taux des allocations familiales pour les familles nombreuses pour le motif clairement clamé qu’elles sont religieuses, suppression des ressources pour les écoles, etc), puis on attaque la religion, les rabbins, le dispositif vital ». Les termes utilisés sont « la guerre fraternelle (mil’hémete a’him) est lancée. Tout cela est lourd, et c’est comme si la guerre locale et régionale n’avait pas lieu, on s’ennuie probablement et on à envie de jouer à la guerre !

Nous en sommes là et la question que nous devons nous poser est uniquement : « comment sortir de cet impasse qui mène à la destruction sûre du peuple, de sa présence sur la terre d’Israël, car elle ne supporte pas la haine fraternelle et vômit alors ses habitants en laissant les ennemis agir ».
Il y a un point de non-retour (non franchi actuellement) où on ne peut plus arrêter l’ange de la mort quelle que soit la présence de parties bonnes dans le peuple, quand la haine fraternelle est trop forte. Je vous écris cela, car nous sommes dans une heure où cette dérive se développe très dangereusement.

C’est notre situation globale, et le dossier dont nous avons clairement toutes les pièces historiques et toraïques pour confirmer ce que je viens de dire sur les risques à venir. En tous cas, ce n’est pas cela que nous voulons vivre, et nos enfants seront en droit de nous dire : « Papa, Maman, qu’est-ce que tu as fait en ces années là pour que ça aille mieux et empêcher la catastrophe ».
On a du mal à réaliser, comme au sortir d’un cauchemar, que le Mafdal ait pu causer un tel « balagane » (expression courante israélienne correspondant au terme peu élégant : foutoir, en français). Il y a un défaut narcissique chez tous les hommes politiques : ils sont prêts à tout, vraiment tout, pourvu qu’on parle d’eux dans les médias. C’est devenu leur seul objectif, leur seul mode d’existence.
Ce n’est pas fini ! Les milieux orthodoxes s’organisent maintenant pour la riposte et il apparaît qu’elle va dans le sens d’une rupture totale, d’une condamnation radicale au nom de la Torah envers les personnes et le groupe du Mafdal qui ont commis ces actions. Les plus hautes autorités achkénazes de la halakha se coordonnent en ce sens.
(24 heures après que j'ai écrit ce texte, le journal Maâriv publie cet article dans lequel il déclare que le plus grand halakhiste actuel, le Rav Chalom Eliachiv a envoyé une circulaire pour signature à tous les grands rabbins de ce monde orthodoxe dans lequel ils s'associeraient pour mettre un 'hérém sur les leaders du Mafdal, c'est-à-dire demandant à tout Juif de ne plus avoir aucun contact avec eux d'aucune sorte. De nombreux auraient déjà signé. Voici cet article):

Le Mafdal a répondu que "le Chas s'était déjà associé à Méréts dans le passé (mais Méréts n'avait pas eu cette attitude agressive anti-religieuse. ndlr) et que tout ce qu'ils font est seulement pour renforcer le caractère juif de l'Etat et que, ce faisant, ils travaillent pour la fraternité du peuple d'Israël avec toutes les couches de la population".
Les milieux sépharades du Shas s’organisent pour rétablir leurs finances vitales handicapées par tous ces développements, et ont promis qu’ils ne se plieraient jamais à ces politiciens. Effectivement, les « stations de radios de qodéche », comme elles sont nommées, recommencent à fonctionner dans la clandestinité et informent leur peuple, selon leurs termes, sur ces conditions de clandestinité et de persécution dans lesquelles on les place actuellement en Israël.
Ils proposent le modèle de réaction qui consiste à dire : « le » gardien d’Israël sera avec nous, nos persécuteurs seront vaincus, soyez forts et déterminés autour de vos rabbins qui vont réagir très bientôt.
Nos lecteurs se souviendront combien de fois j’ai tiré le signal d’alarme sur les risques de rupture dans la société israélienne ; et, combien, pensaient que j’étais alarmiste, excessif. C’est mon métier d’analyser les violences psychologiques, de mettre en garde pour tenter d’éviter. On y est.

La réaction que je propose est
- de ne pas entrer dans une attitude psychologique de mobilisation avec les uns, et contre les autres, de façon à réduire l’impact de cette phase délibérée de haine.
- de prier pour « l’unité du peuple » en cette phase d’auto-destruction. Recherchez dans les psaumes ceux qui vous aider à formuler ces prières.
- de renforcer l’affirmation des principes vitaux du peuple juif dans la Torah, mais de « les vivre d’abord concrètement chacun » : reprise de la pratique intégrale du Chabbate, des 3 prières quotidiennes, de la pratique de la cachroute à la maison et hors de la maison, de la morale de la Torah dans les affaires en y pratiquant la justice sociale, développement de l’étude, chacun à son niveau.
- renforcement de l’attention fraternelle concrète dans la vie quotidienne, avec le refus d’insultes envers les autres Juifs mais la recherche de ce qui peut améliorer la coexistence.
- défense du caractère juif de l’Etat d’Israël qui est l’une des lois fondamentales, celles que la Cour suprême a le devoir de veiller à maintenir. Donc, actions légales et pacifiques pour arrêter les mesures illégales anti-juives, qui sont appelées révolution laïque. Et qui n’ont rien de la tolérance laïque.
- appui aux formules de concertation progressive, comme celles qui étaient en cours depuis plusieurs années sur la question du service militaire généralisé où une révolution silencieuse se réalisait réellement.

Soyez indulgent envers mes formulations, et ne tuez pas le médecin qui donne les résultats des analyses du laboratoire, et cherche comment soigner et parle de la maladie grave.
Je ne vous demande pas des solutions, ni des trucs, mais si vous souhaitez (dans notre dialogue) me transmettre ce que vous FAITES de mieux et de plus pour améliorer, je le lirai très volontiers. Pas ce que vous pensez.
J’ai partagé cela avec tous les milliers de lecteurs juifs répartis en de nombreux pays sur la planète (les Juifs français forment environ 40% des lecteurs, et environ 50% sont répartis dans tous les pays hors d’Israël). Mais la terre d’Israël est à égalité à  TOUS et CHACUN, à égalité : c’est sa terre, sa mission, son pays, son peuple, à égalité. Chaque Juif du monde se tourne vers la ville où j’habite pour chaque prière, je regarde souvent les nuages et le ciel en pensant à toutes ces prières qui passent ici avant de s’élever.
Nous, ici, nous n’avons pas le droit d’essayer d’y détruire la qualité de présence divine entre nous envers laquelle nous avons le devoir de la développer.
Etre davantage juif, n’est pas surtout passer ses vacances dans des hotels luxueux juifs, ni réaliser de sompteuses fêtes comme on le voit dans les publicités de nos brochures communautaires, c’est participer à plus que cela.
Je le répète souvent : nous devons aussi prier pour nos dirigeants et nos rabbins.
J’attends vos initiatives d’amélioration. Sous forme anonyme, je répercuterai ce qui ouvrira des horizons pour l’ensemble des lecteurs. Juifs de base, ou rabbins, ou leaders, soyons créatifs : « responsabilité, égalité, fraternité ». A bientôt.



- Dans la bonne direction commune: voir ce lien sur l'évolution très heureuse du mouvement de jeunes Chomer ha tsaïr: découverte du judaïsme commun. Etapes franchies et perspectives.




Apprendre tous ensemble l'humilité en faisant l’expérience de la bénédiction de la lune et qu’elle nous mette chacun dans une position de modestie, afin de recevoir la véritable lumière, celle qui vient de la pureté d’En-haut. Et que nous nous voyions chacun et tous également, dans notre obscurité commune :
http://www.modia.org/infos/etudes/birkaatalevana.html


(dessin de Alphonse Lévi. 1843-1918. Alsace).