Modia
Page d'accueil

Le Lév Gompers
Comment étudier
le Talmud
La Torah
L'étude
des 54 sections
Les poèmes
L'auteur
Ses publications
Livres et articles

S'inscrire
pour recevoir régulièrement les nouveautés dusite
Nous écrire

© Les textes de Modia sont mis gratuitement àvotre disposition par l'auteur, selon la mistva obligatoire pour le Juifqui est d'etudier et d'enseigner simultanement.  Vous pouvez doncimprimer et dupliquer ces textes pour l'etude personnelle et de groupe,ou pour l'enseignement. Bien entendu, selon la Torah, en ne supprimantpas le nom de l'auteur et  l'adresse du site. Les sites ne peuvent faire qu'un lien vers ces textes sans les capter.
Voyez les règlesdu Copyright 1976-2001. 
Ne pas oublier que, sur votre version imprimee ou polycopiee,vous perdez tous les liens qui renvoient aux autres textes de Modia. Or,ils sont indispensables dans l'etude.

1e leçon de lecturede l'hébreu

par Yehoshua Ra'hamim Dufour
basé sur les livres de nosSages
http://modia.org


Pour préparer 
- votre bar mitsva, 
- votre montée àla Torah,
- votre lecture de la prière


Les lettres et leur nom seront appris spontanément dansle cours des exemples suivants. 
Lectureet audition de l'exemple
téâmim sefaradiim  (lien Alliance)
 


Exemples de plusieurs règles dans la paracha Ki tétsé

Cliquezici et suivez le texte en l'écoutant, sans paniquer !

Nous voyons ici clairement comment est bâtie la lecture de l'hébreu:
- la voyelle sonore est inscrite sous la lettre : 

Premier mot : ki  (quand) ; il est suivi d'un trait d'unionou maqaf ;
Deuxième mot : tétsé (tu sortiras)
Troisième mot : lammil'hama (vers la guerre)
Quatrième mot : âl (sur)
Cinquième mot : oyévéikha (tes ennemis)
Repérez et notez sur un cahier comment se lisent et s'écriventles sons i  é a.

Vous remarquez
1. Dans le premier mot, ki, le son i peut êtreseulement un point en dessous quand la voyelle et le son sont brefs oubien, comme ici, le son i du bas sous la lettre est accompagnéégalement d'un youd (en haut à gauche de la lettre)quand le son i est long. Vous venez de découvrir qu'il ya en hébreu la voyelle (ténouâ) brève(qétana) ou longue (guédola).
2. Dans le second mot, tétsé,après le sontsénous découvrons que la lettre aléf ne se prononcepas.
3. Dans le troisième mot, lammil'hama (vers la guerre),le son mil est le seul des sons que nous avons lus qui est composéde deux consonnes ml. Chacune des autres syllabes (avara)lues jusqu'ici était composée d'une seule lettre est ditesyllabe simple (avara péchouta), tandis que la syllabe demilest une syllabe complexe (avara morkava).
4. Une syllabe complexe (avara morkava) a sous la seconde lettreun signe très important pour la lecture et composé de deuxpoints superposés, c'est le chéva na'h. Nousen aurons souvent besoin pour préciser la lecture de mots. Il nese prononce pas quand il est à la fin d'une syllabe composéede deux lettres, comme dans le cas présent, ni comme éni comme e muet ; il ne se prononce pas.

5. Dans le troisième mot, lammil'hama, prononcez bienle 'héit du 'ha du mot mil'hama (guerre) :on ne fait pas seulement le son a de la voyelle mais le 'héitdoit être soufflé fortement comme si vous aviez quelque chosede trop chaud dans la bouche. Donc mil'hama

6. Dans le troisième mot, lammil'hama, vous remarquezque le son a s'écrit de deux façons différentes:
- le trait simple sous le laméd de la mil 'hama, c'est le pata'h son a qui est une voyelle brève(ténouâ qétana);
- le trait avec un point en dessous, dans les deux dernièresvoyelles du mot : la mil 'ha ma. C'est le qamatsou voyelle longue (ténouâ guédola)du son a.
7. La lettre qui est en fin du mot lammil'hamaindiquele féminin.
8. Dans le mot lammil'hama, vous remarquez qu'il y a un pointdans le mém, cela s'appelle un dagguéche. -Normalement, sans article (mil'hama,  guerre) ou avec un articleindéfini (mil'hama,  une guerre), le mot mil'hamanecomporte pas ce dagguéche dans le mém initialdu mot et le mém initial n'est pas doublé. 
- Par contre, on place ce point ou daggéche quand ilsert à indiquer qu'il faut doubler cette lettre en la prononçant.Cela se produit après un article défini et aprèsune préposition avec cet  article : comme si en françaison disait "table" ou "une tabler" mais "la ttable" en doublant la premièrelettre ; cette façon de parler se produit dans les langues sémitiquescomme l'arabe aussi. Il va falloir bien travailler cette habitude de lecture.
Ainsi, ici, c'est le mot "une guerre" milhama
mais on dit, en doublant la première lettre : la guerre hammil'hama
et , avec la préposition "l" qui signifie vers comme le motanglais "to" : à la guerre lammil'hama.
Les Séfarades ont bien conservé cette prononciationnormale de l'hébreu et on entend qu'ils doublent la lettre initiale,car ils ont vécu en pays sémitiques, tandis que beaucoupd'askénazes vivant sous l'influence auditive d'autres langues l'onperdu comme on l'entend dansl'enregistrement ci-joint (Ort).
Mais écoutez-le cependant pour améliorer votre lecturede ces trois mots.
Ces règles vont vous devenir spontanées et trèssimples.

La suite des règles du dagguéche se trouve àla leçon 3.


2e leçon de lecture del'hébreu

La haftara de Ki tétsé : le qamats qatone

 Ecoutezl'enregistrement (Ort) plusieurs fois

Vous savez déjà lire la plupart des mots. Vous ajoutezle point après le laméd qui est le son o dansle mot lo qui est la négation.
Vous connaissez bien les voyelles qamats du son a mais...vous remarquez que la première voyelle a est lue o.Pourquoi ?
Ce phénomène dit qamats qatone (petit qamats)se rencontre dans différents cas ; nous en étudions un seulaujourd'hui.
Vous savez que la racine de la plupart des mots hébraïquesest de trois lettres.
Ce phénomène se produit dans les mots dont lesdeuxdernières lettres sont semblables
et où on n'écrit que la seconde lettre avec le dagguéche(point) dedans pour indiquer qu'il y en a une seconde en principe qui estprononcée mais pas écrite. 
Donc, ici, il y a deux fois la lettre noun même si onn'en voit qu'une,
et il faut bien dire ronni et non pas roni. Il faut leprononcer plus fort que dans l'enregistrement ci-joint, n'hésitezpas à forcer apparemment comme ronnni
Dans ce cas quand il y a un qamats sous la première lettre,il chute en son o et devient le petit qamats ou qamatsqatone.

Quelques exemples :

1. Ici, en Isaïe 54, 5. du verbe reich noun noun, ranane,se réjouir.
2. Le mot 'honneni qui  vient du verbe 'héitnoun noun, manifester de la bonté.
Le mot 'honneni a cependant deux noun mais celui quiest présent à la fin est le collage du mot ani enélision et ne concerne pas la racine ; donc la règle estbien exacte.
Doublez bien le noun en le disant.
On le trouve surtout dans les psaumes : 4,2 ; 6, 3 ; 31, 10 ; 41, 5et 11 ; 51, 3 ; 56, 2 ; 57, 2 ; 86, 3 ;119, 29 et 58. 
3. Dans le Cantique de sortie de la Mer rouge, on dit 
Ozi vé zimrate ya "Ma force et mon chant, Il est Ya...(Chémote15, 2). Ecoutez-leici (lien Ort).
 ou dans le psaume 118, 14 ; ou dans Isaïe 2, 12.


3e leçonde lecture de l'hébreu

La Paracha Vayéra
Suite du dagguéche



Etudions le second verset (Béréchite 18, 2) :
- Vayissa  (et il leva les yeux) : il y a un dagguéchedans la lettre chine, la lettre "s"  doit donc être nettementdoublée.

- Le 4e mot "véhinné" ("et voici") a égalementun dagguéche dans le noun. On le retrouve encore auverset 18, 9 et 18, 10.

Il faut donc prononcer  Véhinné et non pasVéhiné.Il faut doubler nettement le noun (son "n") pour que les auditeurs l'entendentnettement doublé. L'erreur est fréquente et ne doit plusse produire.
Cela est d'autant plus important que ce mot apparaît plus demille fois dans le Tanakh, sous la forme hinné ou sous laforme hinnéni (me voici) ; on imagine alors le nombre defautes que l'on réalise quand on ne connaît pas ces règles!
 



De même, on retrouve cette même règle dans le motlamma("pourquoi ?" Béréchite 18, 13) que l'on ne doit pas prononcerlama.

Cette prononciation se  se trouve aussi dans le mot araméentrès courant dans l'hébreu quotidien et dans le Talmud :élla,et non éla. Ce mot veut dire "mais au contraire", aprèsune négation ; exemple : "ce n'est pas un garçon mais éllaune fille".

De même dans le mot éllé, et non éléqui veut dire "eux, ceux-là", comme dans l'expression fréquente"celles-là sont les paroles que Hachém a dites à Moché".

Il faut toujours comprendre la logique d'une règle ; la voicien quelques points :
- le dagguéche qui fait doubler une lettre se nomme ledagguéche'hazaq ou fort.
- le dagguéche doublé est toujours précédéd'une voyelle brève, prononcée rapidement, comme le son adu pata'h de l'article défini. 
- donc, la prononciation doublée du mot lamma et dumot éllé est une exception puisque la voyelle quiprécède le dagguéche est une voyelle longue(son a du qamats, son é du tséré).

Cela une fois compris, nous pouvons repérer facilement que ledagguéchedoublé qui suit une voyelle brève, se trouve dans plusieurscas simples
1. Le dagguéche qui fait doubler une lettre se trouveaprèsle son "a" bref du pata'h 
- de l'article défini ha, (le, la, les) quand le motne commence pas par une lettre dite gutturale : hé, 'héit,âyine, alef.
- du vav conversif qui précède un verbe au futurpour lui donner le sens d'un passé ; ce cas est constant dans laTorah, comme dans le premier mot de la paracha Vayéra et les trèsnombreux exemples des verbes qui se trouvent dans les versets suivants: vayyissa vayyare, vayyomar, et non pas  vayare, vayiomar,vayiqa'h, vayomérou, etc.
- des prépositions avec pata'h devant un mot, comme lalettre beit de bayyamim (dans les jours) ou la lettre kafde  kannachim (comme les femmes) (Béréchite 18,11). Et non pas bayamim ou kanachim.
- du pronom interrogatif ma comme dans ma chchimkha,quel est ton nom ? et non pas ma chimkha.
- des mots d'état comme 'hallache (faible) et non 'halache,ou guibbor (fort) et non guibor.
- des noms qui définisent un métier comme nagguar,menuisier. Et non naguar.

2. Le dagguéche qui fait doubler une lettre se trouvequand il y a une condensation de deux lettre en une, comme dans les mots: téhilla et ne pas prononcer téhila, ronniet non pas roni, natannnou et non pas natanou, etc.

3. Le dagguéche qui fait doubler une lettre se  trouve 
- dans toute la conjugaison du piél (exemple : animédabbér et non ani médabér, jeparle),
- dans toute la conjugaison du hitpaêl (exemple : animitpallél et non ani médabér, je prie).


La Paracha Vayéra
Suite du son a devenant o.

Au verset Béréchite 18, 2 il est dit que Avraham courutvers les visiteurs. Le verbe courut se dit comme ceci en hébreu

A tort, on on le lirait   Vayarats mais il faut lelire Vayarots.
Pourquoi ? 
Réponse : quand 
- un vav conversif devant un verbe (le faisant virer du passéau futur ou du futur au passé)
- a le son va bref avec un pata'h
- et est suivi de deux sons longs  a venant d'un qamats,
- le dernier son a devient o.
Donc, il faut le lire Vayarots.

De même, au début de laparacha 'Hayé Sarah, vous trouverez souvent l'expression 

Vayaqom, "et il se leva" Avraham.
 

(Nous continuerons à découvrir toutes ces règles).
 
 
 
 
 

Retour à la page d'ensembledes règles de lecture3e cours, sur laparacha prise en exemple: Vayéra