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Les maîtres
qui vont guider votre étude
de la Torah et du Talmud
sur le site Modia
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
http://www.modia.org
Le Rav 'Hayim ben Attar,
dit le Or ha 'Hayim ha Qadoche.
Jour de sa hiloula (15 Tamouz ou 1 juillet
2007), Jérusalem.
Ribbi 'Hayim ben Moché Ibn Attar (1696-1743) est né à
Salé au Maroc d'une famille de commerçants (so'harim)
aisés qui étaient tous en même temps des grands talmidé
'hakhamim (élèves des sages, titre donné à
des connaisseurs de la Torah de niveau élevé) qui soutenaient
de leurs ressources les étudiants et enseignants de la Torah et
les actions pour diffuser la Torah (léafits éte ha Torah,
léarbits éte ha Torah).
Son père était Ribbi Moché, un très grand
en Torah, fils de Ribbi Hayim, roch-yéchiva à Salé
(directeur de la yeshiva). Un des élèves de Ribbi 'Hayim
fut Ribbi Chémouel d'Avila, né à Meknes, de famille
de type identique, qui épousa sa soeur et écrivit le livre
Kétér Torah et Ozén Chémouel.
Ribbi 'Hayim et Ribbi Chémouel étudière dans la yeshiva
du grand-père.
Il épousa sa petite cousine Padonia, petite-fille de Ribbi Moché,
un frère de son grand père.C'était également
une famille du même style et, en particulier, elle contribuait à
l'impression des livres des rabbins et assurait le salaire de rabbins
pour qu'ils puissent enseigner. Ribbi 'Hayim profita lui-même de
ces conditions.
Tout cela pour changer l'image fausse de communauté pauvre sur
tous les plans que l'on projette sur les Juifs marocains à partir
de préjugés négatifs qui ne qualifient que leurs
auteurs.
On le voit, la conception de ces étudiants en Torah était
d'organiser leur vie afin de pouvoir enseigner la Torah autour d'eux et
non d'en profiter pour eux-mêmes, d'où les livres qu'ils
écrivaient également, et le ton pédagogique qu'ils
y mettaient et qui a fait le succès de ces ouvrages.
Ribbi 'Hayim écrivit en particulier son livre le plus célèbre:
Or ha'hayim, commentaire de la Torah
qui lui vaut le titre très rare de Qadoche, saint. Dans
ce livre transparait la qualité de 'hassid qu'il tenait de son
grand-père. Cela se dit de quelqu'un comme (selon son témoignage
dans l'introduction de 'Héfets Hachém, le désir
de Hachem) le grand-père qui aimait tellement la Torah au point
de ne guère dormir plus d'une demi-nuit afin de l'étudier,
de faire dans les larmes le tiqqoune 'hatsone, la prière
de minuit sur la destruction du Temple.
Alors que chez les Achkénazes on ne donne pas généralement
au petit-fils le nom du grand-père de son vivant, on le fait chez
les Sépharades comme un hommage. Le grand-père était
alors nommé Ribbi 'Hayim ha zaqén, l'ancien.
Ce livre est basé sur l'enseignement qu'il donnait chaque jour
aux Juifs qui n'étudiaient pas yeshiva et aux pauvres. Et il organisait
des équipes en ce sens, spécialement de rabbins compétents
qui le feraient avec le respect nécessaire. Comme les rabbins d'Afrique
du Nord, il ne se contentait pas d'être un étudiant ou même
un enseignant mais il assurait les tâches de mohél
et de cho'héte et distribuait chaque semaine aux étudiants
et aux pauvres la viande nécessaire pour la semaine et le Chabbate.
Comme cela se produisait épisodiquement dans toutes les communautés
juives vivaant en terre d'Islam, les bons jours furent brefs et des impots
impossibles à assumer tombèrent sur la communauté
avec emprisonnement des chefs (le Chla vécut cela aussi à
Jérusalem). Son beau-père fut de ceux-là, en souffrit
et décéda en 1725. La persécution financière
tomba alors sur Ribbi 'Hayim. Son père tenta de l'aider mais en
vain. Il décrit ce supplice qui veut enlever la nourriture, le
vêtement, l'argent et même ce que l'on n'a pas, jusqu'à
la mort, et il décrit cet acharnement comme une gouloute (dispersion)
parmi les Isamaélites pire que celle d'Egypte.Voici ce texte dans
son commentaire de Vayiqra 6,2:
Il dut fuir Salé, fut recueilli par les grands rabbins Moché
et Yéhouda de la famille Berdugo mais fut encore poursuivi et alla
à Fez où il reçu la nomination de juge rabbinique
(dayane) et de roch yeschiva pas le Rav Chémouel Elbaz. (Pour
toutes ces dernières précisions, je me base sur un article
du Rav Moché Amar dans le fascicule Vé hayou êinékha
raote éte morékha, guédolé rabbané
maroco vé algéria, du ministère des cultes, 1981).
Il développa grandement le nombre des élèves et la
renommée de cette yeshiva.
En 1738, une grande famine sévit sur toutes les populations du
Maroc, et la communauté de Fez se dispersa.Il approfondit encore
le sens des douleurs du peuple d'Israël dans la galoute. Il alla
à Tétouan. Il chercha et découvrit un sens à
cela: que nous n'avons pas d'autre terre que la terre d'Israël. Et
il savait pourtant combien le voyage et l'arrivée là-bas
seraient un vrai péril et non pas un transport facile comme aujourd'hui.
Cela incita ou facilita le départ de Ribbi Hayim vers la terre
d'Israël. Quelle erreur font ceux qui parlent de la première
alyah sioniste à la fin du 19e siècle.Quel exemple pour
ceux qui, aujourd'hui encore dans de nombreux pays de la dispersion ont
souffert, souffrent, doivent quitter et ne cherchent pas le sens qui nous
est ainsi proposé par le Ciel.Ou ceux qui prennent les difficultés
en Israël comme des obstacles réels.
Il faut lire ses termes précis qu'il ne place pas n'importe où
mais dans son Introduction à son fameux Or ha'hayim: "et Hachem
a éclairé les yeux de ma réflexion, qu'il n'y avait
rien d'autre à faire que de se lever et de monter vers le lieu
auquel j'avais pensé, le lieu de la Chékhina". Ne trouvez-vous
pas là la seule conception de la terre d'Israël dont je parle
sans cesse comme étant ce qu'en dit la Torah? Il continue: "vers
la ville du Très-Haut, la ville chérie du D.ieu du monde
et des gouvernements du mon d'En-haut et d'en-bas... J'ai affronté
des dangers considérables, je suis passé par le désert...
et Hachém m'a fait monté ainsi vers la terre que
je désirais... Et j'ai trouvé des gens de grande valeur,
ceux que Hachém désire, des gens qui ont choisi la
vie. Cela, c'est aimer, c'est respecter, c'est aider, c'est réaliser,
chers fils de Sion... que vos années se prolongent, des années
de vie et de paix pour toujours"... C'est exactement ce que nous
essayons de vivre, vous voyez que c'est la Torah, et c'est cette Torah
là que vous trouvez sur Modia comme le dit le nom: "faire
savoir le dessin de D.ieu dans la Torah". Cela n'a aucun contact
avec les politiques et idéologies de droite ou gauche ou autres.
Pour certifier cela, réalisez bien que Ribbi 'Hayim ben Attar est
l'un des rares (7-8 peut-être qui ont reçu de la part de
toutes les communautés le titre de "saint, Qaddoche".
Ce n'est donc pas un texte particulier que j'aurais déniché
pour les besoins de la cause. C'est l'un des grands. Et, vous comprenez
ce que sont ces maîtres qui donnent ce ton chaleureux que vous aimez
souvent sur Modia: c'est la Torah de vie.
Egalement chez Rachi, j'ai trouvé 95 fois un commentaire sur l'expression
"érets Israël", la terre d'Israël dans son
commentaire sur le Tanakh, cela vous montre cette passion chez ces connaisseurs,...
et chez Celui qui nous donne la Torah.
Voici le texte:
Voici ce qu'il disait dans le terre précédent sous les persécutions:
"la terre d'Israël est pureté en comparaison de celle
des autres peuples..." (Vayiqra 6,2).
Et voyez combien il est soucieux de connaître ce que nous enseigne
sur la terre d'Israël:
- "la terre d'Israël purifie l'individu (Baba Quama 158b) et
d'elle est l'arbre de la nourriture car elle nourrit l'être"
(Vayiqra 19,23).
- "le désir de Hachém y est" (Vayiqra 26,6).
- "elle est un cadeau " (Bémidbar 7,42).
- comment est divisée la terre d'Israël et occupée
validement (Bémidbar 26,54-56 et 36,3), sujet d'actualité...
- "Hachem a juré d'e la donner à Israël pour y
habiter, donc son système de justice et de gouvernement doit être
selon la sainteté" (voir le texte précisément
pour toutes ces phrases) (Dévarim 3,13).
- "Comme le dit le Rambam, on n'a pas à se préoccuper
si les autres nations font de l'idolatrie mais il ne peut en être
question sur la terre d'Israël car elle est la terre de sainteté"
(Dévarim 12,3).
- "c'est la terre par laquelle on parvient à réaliser
les mitsvotes, la Torah, et les actions bonnes (Dévarim 26,5).
- "comme il est expliqué dans le Zohar I 108b, les autres
terres peuvent être gouvernées par des princes, mais la terre
d'Israël est celle de D.ieu Lui-même, donc elle n'a pas à
être administrée selon les règles d'un prince ou d'un
juge gouverneur ainsi que le dit le psaume 17,2". (Dévarim
26,17).
Et voici, lui qui a connu les douleurs ici et là, ce qu'il dit
d'expérience et en découvrant ce que dit toute la Torah
(et non pas sa conception idéologique propre):
"vé haya ki tavo él haarets: et ce sera quand
tu viendra vers la terre (d'Israël). Il est dit véhaya
qui est un terme utilisé pour la joie comme on le voit dans la
Middrache Baéréchite Rabba 42, pour dire qu'il n'y a pas
à se réjouir vraiment (pour le Juif) si ce n'est quand on
séjourne sur la terre (d'Israël), comme il est dit dans le
psaume 51: alors notre bouche sera pleine de rire, ainsi que le dit le
Traité Bérakhote 31a". Beaucoup à écouter,
méditer et vivre dans cette phrase. Car c'est la Torah. Et c'est
réaliste, malgré les yissourim, les souffrances.
Il partit de là en 1739 pour la terre d'Israël, passant par
Alger puis l'Italie et préchant la téchouva sur son
parcours et suscitant de nombreux retours au judaïsme fervent et
pratiquant. A Alger, il reçut de Ribbi Yits'haq Chouraqui, de Ribbi
Avraham Yapel et de Ribbi Yéhouda Ayache les approbations sur Or
ha Hayim et sur Péri toar. A Livourne, il laisse entendre dans
on introduction citée qu'en Italie on ne se comporte pas envers
les Juifs comme au Maroc et qu'il est donc préférable d'être
dans une galoute (dispersion) des descendants d'Esav, Esaü
(les chrétiens et l'Occident) que sous le régime des descendants
d'Ismael, les musulmans et Arabes. Mais l'avenir n'a pas confirmé
cette impression qui n'était pas de la Torah car cette civilisation
a produit Auchwitz.
Livourne était le grand centre d'impression et les livres d'Afrique
du Nord y étaient imprimés, ses deux ouvrages le furent
et pris en charge financièrement par des Juifs marocains installés
là-bas et des grands rabbins d'autres villes d'Italie et même
d'Amsterdam, autre grand centre de l'imprimerie ajoutèrent des
amlatsotes, des approbations. C'est important d'avoir une vue très
vivante de cette époque où la communication était
aussi forte que maintenant.
Il surveilla l'impression de ses livres et prépara sérieusement
son alyah (il le faut) en recueillant des dons pour établir sa
yeshiva sur la terre d'Israël. Cela dura deux et demi. Il faut être
sérieux, nous apprenons cela de lui pour la alyah, voyez tout le
parcours de préparation, et cela chez un grand Sage. Il a un peu
plus que quarante ans, donc actif et va construire comme projet, non pas
pour simplement goûter la terre d'Israël ou y vivre de rentes,
mais essayer de construire. Et réalisons bien qu'à cette
époque, il n'y avait pas les équipements médicaux,
sociaux, les assurances, retraites, etc. et que la vie était déjà
très avancée à cet âge. Il fallait donc un
courage considérable. Et un esprit d'entreprise. Et il n'avait
plus derrière lui de famille riche pouvant le soutenir. Et, une
fois sur place, les donateurs d'Italie seraient inaccessibles.
Il organise même, ce que je pense encore aujourd'hui comme étant
la meilleure formule, une alyah de groupe en réunissant autour
de lui des étudiants et familles qui feront partie de sa yeshiva
et de son yeshouv (implantation). (Je le pense car il y a alors une solidarité,
une économie par les dons et les compétences diverses qui
se cumulent).
A la fin de l'automne 1742, il quitte Livourne pour la terre d'Israël.
Bienvenue! Le bonheur réalisé.
Il fait son évolution avec les autres, faisant profiter les communautés
et les autres personnes des dons qu'il a reçus, et, de même,
une fois arrivé sur la terre d'Israël il manifesta toujours
un grand amour pour l'ensemble du peuple juif: par exemple, à Jérusalem,
ses étudiants priaient constamment pour ceux de la diaspora, jour
et nuit. Magnifique.
Il est important pour nous de voir ce qu'il a fait sur la terre d'Israël,
car cela est bâtie selon le sens de la Torah. Il alla d'abord avec
tout son groupe dans le Galil (la Galilée) où sont les tombes
des grands Sages. Vous le voyez, également cela
vous est proposé (lien ici) sur Modia, nous n'avons donc pas
fait erreur. Voyez ces
pages (lien encore ici). Car il retrouve là l'esprit, l'inspiration,
l'exemple et les prières de ces immenses Sages qui ont sû,
en allant eux aussi vivre sur la terrre d'Israël que c'est le lieu
de réalisation de la Torah dans sa plénitude et dans son
essence même. Les grands
(lien ici) comme Hillel, le Ari, R. Yossef Caro du Chouk'han Aroukh,
le Rambam, le Chla, etc. Il fut particulièrement impressionné
de pouvoir s'approcher de la tombe de Ribbi Chéméone bar
Yo'hai et crait en montant à pied: "comment, moi, rien du
tout, puis-je donc entrer sou la tente de Ribbi Chéméone
bar Yo'hai!"
Parout, il était déjà connu et célèbre
et on voulait le retenir pour qu'il fixe là sa yeshiva, surtout
à Tibériade où Ribbi 'Hayim Aboulafia voulait lui
remttre la direction de toute la communauté car il était
vieux. Mais, comme pour le Rambane ou pour le Chla, l'objectif était
Jérusalem. (J'ai encore ressenti une blessure quand une personne
que j'apprécie beaucoup pour ses qualités, à l'Université
à Ramat Gane, m'a dit avec un ton de dégoût "je
ne pourrai jamais habiter à Jérusalem, il n'y a pas comme
Tel-Aviv", parce que c'est une ville vivante à la faàon
des autres métropoles de bord de mer des autres pays. Il y a encore
beaucoup à faire pour que la dimension de sainteté et de
pureté et de joie de Jérusalem soit sensible, il faut d'abord
une éducation pour cela.
Il est très fructueux pour nous tous de découvrir les difficultés
qui se présentèrent depuis une direction imprévue.
Il n'y a pas d'alyah sans conflits car plus on s'approche de la sainteté,
plus les écorces (klipotes) et forces contraires s'activent et
se défendent pour ne pas perdre leur domination. Le conflit douloureux
est donc une étape normale. Ce fut le grand Sage Ribbi 'Hayim Aboulafia
qui voulut retenir Ribbi 'Hayim et tout son groupe à Tibériade
et alla jusqu'à écrire aux donateurs d'Italie qui avaient
soutenu pour une yeshiva à Yérouchalauim, pour leur demander
de transférer ce projet à Tibériade sous de multiples
prétexte: le nombre de Sages qui ont voulu vivre là-bas,
le fait que le Messie viendrait du Galil, etc. Finalement, Ribbi 'Hayim
parvint à tenir malgré le respect qu'il voulait témoigner.
Il établit donc sa Yeshiva Knéssét Yisrael et l'ouvrit
en deux sections, une classique et une pour le nistar ou la caballa ouverte
seulement aux plus avancés et ayant prouvé les qualités
nécessaires. Ses élèves étudiaient systématiquement
la Torah, la michna, puis la guémara, la halakha et le Zohar. Et
la nuit après le Chabbate, il la passait dans l'étude toute
le nuit. Les donateurs d'Italie continuèrent à soutenir
la yeshiva. Et il leur avait promis qu'il prierait pour eux près
du Kotel, lieu de la présence de la Chékhina qu'il affectionnait
particulièrement. Il poursuivit sa réflexion constamment
sur la question de parvenir à réussir la chute de la Chékhina
dans la galoute, la dispersion pour que le peuple d'Israël soit sauvé
et vive en plénitude.
Comme d'autres célèbres. il mourut environ un an et demi
après son arrivée en Israël, le 15 Tamouz 1743, Chabbat
de la paracha Pin'has.
On ne peut que se remémorer la mort de Moché hors de la
terre d'Israël comme celle de Ribbi Yaâqov Abou'hatséra
qui s'éteint avant l'arrivée, la mort presque immédiate
du Ram'hal, celle du Chla qui ne prit pas longtemps. Celle de Ribbi 'Hayim
correspond à sa passion pour la question de la complétude
de la Chékhina: quand il arriva au Kotel, il pleura sur la destruction
du Temple, la galoute; et il vit une femme en noir devant lui, lui disant
qu'elle le poursuit; elle était la concrétisation des forces
qui se rebellent à l'approche du mariage complet; cette lutte se
termina par la mort de Ribbi 'Hayim. Mais la mort n'est qu'un passage.
Ribbi 'Hayim Aboulafia fut averti par une communication divine à
l'instant de la mort de Ribbi 'Hayim ben Attar et se recueillit puis dit:
"je l'ai accompagné jusqu'au Gan Eden".Le Baâl
Chem Tov fut également avertit ainsi soudainement. On dit que Israël
Baâl Chem Tov (lien ici) avait voulu monter en Israël pour
étudier auprès de lui.
Sa yeshiva semble encore ouverte 15 ans plus tard.
Son livre Or hah'ayim fut très apprécié dans
toute l'Europe immédiatement et le continua dans toutes les communautés
depuis, sans interuption. D'excellentes éditions de grande qualité
graphique avec références existent aujourd'hui.
Son livre est l'une des bases qui enrichissent le site Modia par son aspect
méthodique pour l'étude,
mais aussi pour sa clarté, son approche de tous les niveaux de
la Torah qui donne au lecteur une vie chaleureuse dans toutes les dimensions
de son être.
Cliquez
sur ce lien pour découvrir ses commentaires sur Modia ou écrivez
Or ha'hayim dans le moteur de recherche de Google en haut de la page d'accueil:
http://www.modia.org
Méthode rigoureuse, réflexion et chaleur de vie sont ses
caractéristiques. Comme nous l'avons écrit pour la méthode
de Talmud issue du Rav Qanepanetone, il passait tout le temps nécessaire
à travailler le texte de façon individuelle jusqu'à
le comprendre avant d'aller vers les commentaires. C'est la méthode
du Chla également, et de Rachi. Celle que nous pratiquons sur le
site en posant des questions.
Ensuite, il adopte la méthode que nous présentons aussi
avec le Chala et Rabbénou Bé'hayé: depuis le pchate,
puis le drache, le rémez et le sod (les 4 niveaux du pardes, comme
le disent les initiales de ce mot).
Deux Sages qui nourrissent notre étude et celle de nos lecteurs,
en conséquence, puisèrent constamment à cette source:
le 'Hida (lien
ici), 1724-1806, qui étudia avec l'un des plus grands élèves
de Ribbi 'Hayim ben Attar, Ribbi Yona Navone, décédé
en 1760; et Ribbi Yaâqov
Abou'hatséra (lien ici).
Voici un extrait de son introduction à tout son commentaire de
la Torah dans Or ha'Hayim:

Voici quelques pages de Modia où on trouvera ses commentaires:
www.modia.org/tora/bamidbar/houqate.html
www.modia.org/tora/vayiqra/tsav.html
www.modia.org/tora/chemote/vaera.html
www.modia.org/tora/chemote/vayaqel.html
www.modia.org/tora/berechite/haye-sara.html
www.modia.org/tora/berechite/vayekhi.html
www.modia.org/tora/devarim/devarim.html
www.modia.org/priere/lespsaumes.html
www.modia.org/jerusalem/jerufete3.html
www.modia.org/infos/infos/questions-liste5.html
www.modia.org/infos/infos/questions-liste2.html
www.modia.org/tora/abouhatsera.html
www.modia.org/etapes-vie/jeunes/teamim.html
www.modia.org/lev-gompers/cours9.html
www.modia.org/tora/ecrirsefer/ecrirsefer.html
Le pélerinage sur sa tombe est constant à Jérusalem
et le jour de sa hiloula (15 Tamouz) ce sont des milliers de personnes
qui se dirigent de tous côtés vers le lieu de sa sépulture
en bas des murailles. Ce qui est particulièrement remarquable,
c'est de voir que toutes
les communautés (lien ici) sont également représentées
parmi cette foule et cela donne une sensation extraordinaire de l'unité
du peuple juif se nourrissant aux mêmes sources, et de l'amour qu'il
y a pour tous parmi les différentes communautés.
Il faut souligner qu'il est originaire de la communauté des Juifs
du Maroc et l'on comprend d'autant moins la discrimination qui s'est produite
contre eux, il faut le reconnaitre: de la part de courants qui n'avaient
pas de culture en Torah, et qui s'en estimaient fiers. Il serait temps
de donner à cette communauté sa véritable image qui
est tout autre qu'une fête folklorique annuelle: un haut niveau
dans la Torah et les Sages comme la famille Abou'hatseira, Berdugo, Messas,
etc. Voyez la page sur cette communauté
dont l'un des membres est d'ailleurs le Grand Rabbin d'Israël.
Son nom signifie: fils du parfumeur ou de l'épicier, en arabe.
Voir la page
sur le sens des noms.
Voici sa tombe, à Jérusalem. Il est important de comprendre
le sens de ces visites car une part du néphéch, de l'esprit
du Sage réside encore en ce lieu jusqu'à la résurrection,
et on vient y bénéficier de ces qualités et se remettre
dans sa ligne avec comme première condition de faire téchouva.
Voir la
page consacrée à cela.
Elle est face à la muraille, de l'autre côté de la
route.
C'est la plus élevée des deux, à côté
blottie contre la sienne vraiment, celle de sa première épouse.
On aperçoit dans le fond près de la clotûre, avec
la petite cheminée, la tombe de Péri 'Hadache
Voici la sienne:
Ici, le nom et la date de la hiloula:
et ses livres sont indiqués:
Voici le haut de l'inscription:

et la matséva de la tombe de son épouse Patsonia qui est
dite avoir mis les téfillines chaque jour:
voici les deux lignes ou je n'ai gardé que le nom et qui disent
ceci:
"Marate Passonia Almanit
Morénou ve Rabbénou HaRav HaQadoche
Madame Passonia veuve
de notre maître et notre Rav le Rav saint"
et de celle de sa seconde épouse qui est à côté
également:
où voici les lignes qui portent son nom (j'ai isolé ces
mots):
Harabanite Bat
Mélékh Marate Esther Almanite HaRav
La rabbanite fille
de roi Madame Esther veuve du Rav
Ces matsévotes des deux épouses indiquent qu'elles étaient
toutes deux vivantes lors du décès de leur mari.
Comment interpréter les différences de nomination, on ne
sait à qui elles sont dues et elles peuvent autant qualifier le
rédacteur que les personnes.
Suite ici
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