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La hiloula du Rav 'Hayim ben Attar (1696-1743),
dit le Or ha 'Hayim ha Qadoche.

Jour de sa hiloula (15 Tamouz), Jérusalem.
Aller lire la page de sa vie et de son enseignement ici
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
http://www.modia.org


J'ai un scrupule en commençant de vous faire partager ce pélerinage ensemble: c'est que cela vous enlève le désir de venir vivre à Jérusalem puisque vous l'avez sur l'écran à des milliers de kilomètres.J'espère me tromper car, sinon, j'aurais fait une erreur colossale. Que le Ciel me pardonne si c'était le cas, 'halila vé 'has.
Banalement, je commande un taxi qui me rapprochera du cimetière de Har ha Zéitim, le Mont des Oliviers. Vous verrez pourquoi je vous raconte cela.
Quand je lui demande où aller, il me dit: "Tu ne me croiras peut-être pas, mais un jour j'avais des ennuis financiers comme tout le monde aujourd'hui, et je l'ai dit à un vieux qui m'a répondu: tiens, je te prète ces téfilines, ce sont ceux de Ribbi 'Hayim ben Attar, mets-les bien pour prier et tout ira mieux pour toi. C'est incroyable que tu me demandes d'aller là-bas". Ensuite, il me raconte combien il était proche et respectueux de Ribbi Méïr Abou'hatséra qu'il aimait tant, le frère de Baba Salé et qui était tant modeste. Puis il me demande pourquoi, à mon avis, on a tant de difficultés dans la vie, et je lui parles de Job à qui D.ieu a demandé à tous ses amis qui faisaient des théories pendant 40 chapitres du livre là-dessus, de se taire et d'avoir confiance. Et que la vie a commencé à changer à partir de cette sagesse.
Bref, nous sommes à Jérusalem. En une seconde on peut parler du fond du coeur, se questionner, parler Torah. Je lui parle comme dans les pages de Modia. Il me dit, "je viens avec toi péleriner".

Comme vous le voyez par les ombres, le soleil n'est haut encore, pour arriver avant toute la foule qui va se presser. Nous sommes ici arrivés le long du côté Est de la muraille là où vous avez vu la porte murée du Messie (lien ici). Sur la photo, vous voyez le cimetière respectable et ancestral qui va jusqu'au sommet et séparé en deux par une route. Les pélerins viennent par cette route ou à pied par en bas. Une tente a été aménagée sur la tombe pour protéger du soleil ceux qui vont longtemps prier là aujourd'hui.
De millénaires de tombes sans discontinuité, y compris la tombe du Rav André Neher et celle de mon épouse, zal. Il y a aussi celle de Bégin, du Rav Kook, etc. Et les Palestiniens continuent à dire que nous sommes des envahisseurs n'ayant jamais rien eu comme liens avec cette terre.



Nous sommes arrivés et allons entrer, voici les tombes réparées après le vandalisme complet des Jordaniens quand, eux, ont envahi après la création de l'Etat d'Israël. Je peine de voir que nous n'avons pas encore tout réparé, inexcusable.


Vous voyez la route par laquelle nous sommes venus le long de la muraille.
Ici, une banderole est tendue en l'honneur du Rav. C'est la vie populaire.
Le cimetière devient animé, familial. Mais la présence du Mont intensifie le caractère de sainteté
et nous savons que nous passons entre les tombes de saints Sages et qu'une part du néféche, de ce qui caractérise l'être ne quitte pas entièrement ce lieu jusqu'à la résurrection et que sa caractéristique spirituelle y rayonne. C'est pour cela que nous venons. Rien de triste. La hiloula veut dire louange pour l'intensification de la réalisation qui se produit au moment de la mort et du rapprochement entre l'âme et la présence divine.


Voici tout un groupe de jeunes Askénazes qui viennent péleriner sur la tombe de ce Rav du Maroc
qui avait fait son alyah au 18e siècle. Bien avant la Déclaration Balfour!
L'emplacement est étroit et il faut se laisser passer, la proximité s'intensifie.


Après la descente, nous tournons à gauche, nous sommes à cent mètres de la tombe.
Des stands se sont installés: vente de livres de psaumes pour prier car on récite des psaumes
et des prières particulières, vente de bougies pour allumer près de la tombe de celui qui est lumière,
vous voyez à gauche un jeune de yeshiva qui tend la main pour recevoir la tsedaqa
car il va se marier bientôt et n'a pas assez d'argent pour cela, c'est un devoir de donner la tsédaqa.
Hélas, à droite, celui qui tient un stand pour une bonne cause a éprouvé le besoin d'apporter un
haut-parleur, heureusement il n'a pas commencé son action.


Trois générations, le vénérable rabbi, jusqu'au jeune qui, même là ne peut s'empêcher
d'utiliser son téléphone portable. Peut-être essaye-t'il de téléphoner au Ciel...


On se rencontre, en yiddish c'est sûr.


Nous voici à la tombe, côté hommes, un rempart de deux mètres de personnes au corps
à corps, sans un mot entre eux mais tous orientés dans la prière et débordant sur la tombe
qui est recouverte de papiers de demandes.


Ceux qui ont réussi à être juste contre la tombe ont le privilège de s'étaler au bord de la tombe
pour se recueillir davantage dans le contact. Nous nous arrêtons et nous prions.
Ces Sages enterrés ici sont considérés comme vivants, et plus vivants que nous car ils sont reliés plus intensément à la source directe de la vie qui anime tout le monde que nous connaissons.

Si nous ne sommes pas venus depuis 30 jours au moins, nous disons:
"Loué sois-Tu, Hachém notre D.ieu, qui vous a créés avec justice,

et qui avec équité vous a soutenus sur la terre, puis retranchés du milieu des vivants,
et qui avec justice aussi conservera le souvenir de vous tous,
pour ensuite vous relever et vous rappeler à la vie.
Sois loué, Hachém, qui fait revivre les morts".
Il s'agit aussi de nous qui avons besoin de revivre davantage.
Nous disons: "Béni es-Tu, juge de vérité".
Et chacun poursuit son recueillement et s'appuyant sur les psaumes qu'il veut.

On dit beaucoup de bonnes choses pour tout celui qui prie sur la tombe de Ribbi 'Hayim ben Attar le jour de sa hiloula. Bien entendu, nous pensons à tous ceux qui en ont besoin, proches ou lointains.


Suite ici

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Dufour