Les maîtres
qui vont guider votre étude
de la Torah et du Talmud
sur le site Modia
par le Pr Rav
Yehoshua Ra'hamim Dufour
Cette présentation permet de connaître :
· leur vie,
· leur méthode
d'enseignement.
Plan
L'axe central
L'axe de la méthode du Lév Gompers et de nos commentaires
de la Torah
vient d’une conjonction entre 4 pédagogies :
- celle de Rachi (1040-1105),
- celle de Rabbéinou Bé'hayé (dcd vers
1340),
- celle du Rav séfarade Yits’haq ben Yaâqov Qanepanetone,
le Gaone de Castille (1360-1463),
- celle du Rav achkénaze Yéchaya ben Avraham Hallévi
Horowitz (1560-1630) nommé, le plus souvent, "le Chla Haqqadoche",
par l'abréviation formée des initiales du titre de son livre,
Chnéï
lou’hote habbrite.
1. Rachi (Rabbi Chlomo ben Yits'haqi, 1040-1105)
Rachi, est le premier pédagogue pour tout Juif, dans ses commentaires
du talmud, de la Tora et de tout le tanakh (la Bible).
Il a montré comment distiller progressivement les connaissances
indispensables, au goutte à goutte, pas à pas, en situation,
au moment opportun, en déblayant les obstacles.
S'il l'a fait ainsi, c'est parce que les prophètes se caractérisaient
par leur capacité à transmettre, en temps opportun, au
peuple qui était fatigué par la difficulté de l'étude,
les paroles qui extirpaient de la lassitude, du découragement et
de l'incompréhension :
Hachém Eloqim natane li lechone limoudim ladaâte laoûte
éte yaéf davar
"Hachém D-ieu m'a donné une langue d'étude pour
savoir aider les fatigués" (Isaïe 50, 4).
Pour l’exprimer, ce prophète utilise non pas le verbe âzar
(aider) mais un verbe particulier et original qui n'apparaît qu'une
seule fois dans toute la Bible : laoûte (aider), composé
de la racine du mot (ête, le temps).
Et si le prophète le faisait, c'est qu'il suivait l'exemple
du Créateur lui-même qui nous dit :
Yifta'h Hachém lékha éte-otsaro hattov éte-hacchamayim
latéte métar-artsékha béîto
"Hachém ouvrira pour toi son bon trésor, les cieux,
pour donner la rosée de ta terre en son temps" (Dévarim
28, 12).
Cette méthode, que nous avons reprise à l'école
de Rachi, s'appuie sur les deux tâches simultanées que Rachi
exige de l'enseignant :
- transmettre le sens premier (léfi féchouto)
et son argumentation (taâm) ;
- mais, également, "l'organiser, sans cela l'acquis ne subsistera
pas", comme il le dit :
tsarikh ata léssadér ou lassim lifnéhém
taâm haméyachév talmoudam
"tu dois ranger et placer devant eux le sens qui assure leur étude"
(traité Êrouvine 54, b).
Cette organisation du savoir constitue la moitié du processus
de la pensée, de l'étude et de l'acquisition. C'est une tâche
difficile pour le débutant et pour son enseignant. C'est l'apport
spécifique de notre livre sur le talmud, "le Lév Gompers"
: apprendre à l'étudiant cette organisation du savoir et
l'entraîner à acquérir ce système de pensée
tripolaire (connaissance, organisation, pensée). L'enseignant qui
utilisera ce livre aura l'instrument qui lui permettra de développer
à loisir ces trois points. Le chapitre 21 du Lév Gompers
développe la méthode de Rachi. Dans le site Modia, la paracha
Ki tissa fournit les codes de Rachi dans son commentaire de la Tora. Chacune,
ou presque des études suivantes initie avec précision à
la méthode des commentaires de Rachi.
2. Rabbénou Bé'hayé ben Achér
(décédé vers 1340)
Situons Rabbénou Bé'hayé. Environ 10 ans après
la mort de Maïmonide, le géant de la connaissance juive
en Espagne, nait Rabbénou Moché ben Na'hmane, le Rambane.
Sépharade, il eut aussi pour maîtres des tossafistes de France.
Le Rav Qanepanetone le considère comme l'un des maîtres parfaits
du Talmud et les qabbalistes le considèrent comme la fleur de la
tradition la plus ancienne. A 70 ans, il doit assumer le rôle de
débatteur pour défendre le judaïsme dans une joute devant
le roi Jacques d'Aragon. Il remporte le combat et pour sauver sa vie doit
quitter l'Espagne et arrive à Jérusalem en 1267 pour laquelle
il était plein d'amour. Les pages qu'il a écrites à
son arrivée à Jérusalem sont poignantes.
L'élève principal du Rambane fut Rabbeinou Chlomo Adret,
dit le Rachba (1235-1310) qui est le maître de Rabbénou
Bé'hayé. Il lui transmet la tradition pédagogique
et le contenu du Rambane d'une manière originale, en présentant
pour la plupart des versets, les interprétations de la Torah aux
quatre niveaux du "pardès" (pchate simple, réméz
allusif, drache de la recherche logique et sod des secrets
de l'intériorité de la Torah).
Sa méthode fait porter des fruits rapides chez qui la pratique
régulièrement. Celle du Chla s'en inspire dans la rigueur
et la simultanéité des significations. Nous suivons cette
démarche systématiquement dans les commentaires de la Torah.
3. Le Rav Yits'haq Qanepanetone
Les Darkhéï Hattalmoud, Voies de l’étude,
du Rav Yits'haq Qanepanetone, sont recommandées par le Chla quand
il traite des règles de Rachi. La censure catholique changea le
nom du livre en Darkhéï Hagguémara, "Voies de
la guémara" pour supprimer l’authenticité de la véritable
pensée juive qui est étude et "talmud". Ne devant pas être
complices de cette falsification, alors même que les menaces de la
censure catholique ne s’exercent plus depuis longtemps, nous nommons l’ouvrage
par le titre que le Rav Qanepanetone lui a donné lui-même
: Darkhéï Hattalmoud.
Le Rav Yits'haq ben rabbi Yaâqov Qanepanetone (1360-1463), est
appelé le Gaone de Castille ; il vécut à Tolède,
au centre de la péninsule ibérique. Les grandes yéchivotes
issues du Rambane avaient disparu ; puis l’élève du Maharam
de Rottenbourg, Rabbénou Achér ben Yé'hiél,
dit le Roche (1250-1327), qui fut la lumière de sa génération,
père du Tour, avait dû fuir des pays achkénazes
vers l’Espagne ; il arriva à Barcelone d’abord, où il rencontra
le Rachba, puis à Tolède où il enseigna sa
méthode fondée en grande partie sur les tossafistes.
Tolède avait donc acquis une position de rayonnement sur
tout l’ensemble du monde juif. Ce contexte permet de comprendre pourquoi
le Rav Qanepanetone, dont l’excellence était reconnue mais qui n’a
laissé qu’un opuscule, condensé de sa méthode d’étude,
parvint à dynamiser pour plusieurs siècles, depuis Tolède,
la formation dans les yéchivote d’Espagne puis de la dispersion
séfarade.
Ses élèves directs et leurs disciples se répandirent
dans
l’Afrique du Nord, à Salonique, en Turquie, à Saféd
(Rabbénou Yaâqov Béirav, 1474-1546, qui voulut réinstaurer
la
sémikha ou ordination des Sages, et fut le maître
de Rabbénou Yossef Qaro et du Mabite, Rabbi Moché
Matrani), à Jérusalem, au Caire (et jusqu’en France et dans
les pays achkénazes) par l’intermédiaire des nombreux et
célèbres disciples comme Rabbi Yits’haq Abohav II (que Rabbi
Yossef Qaro nomme Rabbénou Haggadol), Rabbi Yits'haq Louria, qui
est le maître de Rabbi Sid ou Sirilio (auteur d’un ouvrage sur les
règles de la guémara intitulé Klaléï
Chmouel, que nous avons également utilisé : c’est une
mise en ordre alphabétique du Séfér Halikhote Ôlam
et il décrit les méthodes utilisées dans les yéchivote
séfarades suscitées par le Rav Qanepanetone. Le Chla diffusa
aussi la méthode du Rav Qanepanetone hors de sa zone d’origine communautaire,
dans l’ensemble du monde juif. Le Rav Qanepanetone est décédé
à 103 ans.
Sa méthode est très particulière : elle
n’apporte pas seulement des informations sur les règles et sur le
vocabulaire du talmud mais elle donne de nombreux conseils à
l’étudiant pour qu’il parvienne à utiliser toutes les ressources
de sa propre réflexion dans l’analyse (méthode
dite du îyoune séfarade).
Cette méthode du îyoune séfarade
consiste aussi à mettre en évidence toutes les règles
structurales du texte, de la langue (particularités, manques, adjonctions),
du raisonnement, et les caractéristiques des interlocuteurs dans
une intention : comprendre le message effectif, préalable nécessaire
avant d’entrer dans tout approfondissement sophistiqué sur un point
particulier du message.
Le Rav Qanepanetone applique cette démarche aussi bien à
la Torah et à la michna qu’à la guémara et à
Rachi, et jusqu’aux premiers commentateurs (les richonim) qui ont composé
leur texte en fonction de l’utilisation de ces principes ; à leur
tour, les étudiants doivent donc connaître ces principes qui
ont régi l’écriture initiale.
En fait, le Chla Haqqadoche nous fait entendre que l’excellence
de la méthode du Rav Qanepanetone, c’est :
- d’avoir compris le principe global de la méthode de Rachi
et sa progressivité,
- d’avoir tiré de là sa méthode globale d’enseignement,
- d’avoir compris que le Rachi de la Torah ou celui du talmud n'ont
qu'une même méthode, et c'est celle qui est essentielle pour
l’étude,
- de n’avoir pas seulement appliqué cette méthode à
la compréhension des commentaires de Rachi sur le talmud (ce qui
est évident) mais d’avoir tiré de cette approche de Rachi
la méthode de formation des étudiants sur tout le texte du
talmud.
Ainsi, le Rav Qanepanetone bâtissait la méthode qui allait,
en particulier, être désormais adoptée dans tout le
monde séfarade de l’étude.
Pour tout cela, et sur les recommandations argumentées qu’en
donne le Chla, le Rav Qanepanetone est devenu l'une des bases essentielles
de notre méthode, le Lév Gompers, en y joignant les conseils
sur l’étude que le Chla a tiré de Maâsséï
Éphode du Rav Profiate Dourane.
4. Le Rav Yeshaya ben Avraham haLévi Horowitz,
dit le Chla haqqaddoche
Nos commentaires de la paracha sont basés avant tout sur Rachi,
sur le Chla et sur Rabbénou Bé'hayé. Notre pédagogie
présentée dans la partie du site intitulée le Lév
Gompers est basée sur le Rav Qanepanetone, le Chla et Rachi.
Le Rav Yeshaya Horowitz est né à Prague où il
fut, dès sa jeunesse, compté parmi les grands de sa génération,
devint président du tribunal rabbinique (av Béit dine)
et chef de yéchiva (roche yéchiva).
Sa dimension personnelle exceptionnelle allait de pair avec son besoin
de connaître les traditions de multiples communautés juives
dont il partagea l’existence et où il exerça les plus hautes
fonctions (Pologne, Lituanie, Russie, Allemagne, etc.). Puis il monta
en Éréts Yisrael, connut les grands rabbins de Salonique,
dont il nomme l’un d’eux "mon maître", séjourna à Alep
et Damas où il découvrit le manuscrit Êts 'Hayim
du Rav 'Hayim Vital.
Il lui fut demandé alors de devenir le grand rabbin de la communauté
achkénaze de Jérusalem, qu'il développa. Il y arriva
le 6 kisLév 1625, fut persécuté comme les autres Juifs
par les autorités, y rédigea son ouvrage principal Chnéï
Lou’hote Habbrite, dut s’enfuir et le termina à Saféd
et Tibériade, où il mourut en 1630 ; il y fut enterré
à côté de la tombe de Maïmonide.
Sa montée en Éréts Yisrael se situe dans
la perspective cohérente qu’il explicite dans son œuvre entre le
sens compris et le sens vécu (comme pour de nombreux maîtres
: le Rambam, le Rambane, R. Yossef Qaro, R. Moché 'Hayim Luzzatto,
etc.).
Il faut bien percevoir qu’il vécut à une époque
où les grandes yéchivotes des traditions achkénazes
et d’Espagne n’étaient pas isolées en deux systèmes
différents mais cumulaient aussi bien les apports du Juif en terre
de France comme Rachi, ceux du Juif en Espagne comme Rambam, ceux du Maharam
en Allemagne, ceux de Yéchouâ Hallévi à Tlemcen,
et ceux du Rav Qanepanetone en Castille. Cependant, le Chla s’opposa vigoureusement
à un courant de pilpoul abusif qui, à l’époque,
tendait à se développer dans des yéchivote de Lituanie
et de Pologne. Il voulait en rester à la méthode traditionnelle,
centrée sur le pchate, la halakha et la perception
du sens.
En terre d'Israel, le Chla rejoignit les plus grands Sages qui
étaient venus de tous les pays et de toutes les communautés,
comme il n’y en eut jamais plus depuis lors : les plus grands halakhistes
comme Rabbénou Yossef Qaro, les plus grands qabbalistes comme le
Ari, et les élèves de l’école d’étude talmudique
de Castille comme le Rav Béirav, qui fut reçu en maître
du Béit Dine, de par sa qualité.
Le Chla connaissait bien et appréciait les traditions séfarades
; il a intégré plusieurs de leurs rites dans la prière
; son commentaire du siddour (livre de prières), intitulé
Chaar
Hacchamayim, est l'un des rares livres qui donnent à la fois
les versions de diverses communautés, avec le commentaire de halakha
et de nistar (niveau caché). Son Tiqqoune Chavouôte
(précisant celui du Rav Chlomo Alkabetz, 1505-1584, auteur du Lekha
dodi) fut admis de son vivant par toutes les communautés de la dispersion.
La qualité de son enseignement, en même temps que sa capacité
pédagogique à mettre les enseignements les plus élevés
à la disposition des plus simples dans son Chnéï Lou'hote
Habbrite (Les deux Tables de l'Alliance), en ont fait un maître
unanimement reconnu par toutes les communautés, qui lui ont attribué
pour ce livre le titre de qaddoche, (saint), titre qui a été
joint seulement au nom de quelques très rares livres dans toute
l'histoire du judaïsme (comme le Zohar ou Or
Ha'hayim). On dit : "le Chla Haqqadoche".
La pédagogie du Chla que nous transmettons
Le Chla nous concerne aussi en ce livre-ci, face aux besoins contemporains,
car il possédait un art particulier : celui de résumer et
de synthétiser pour tous l’ensemble des apports de la tradition
en une méthode pédagogique cohérente comportant les
caractéristiques suivantes :
1. pour la Torah écrite :
son enseignement se caractérise par le lien clair et l'équilibre
absolu qu'il établit, dans son commentaire de chacune des sections
de la Torah, intitulé Chnéï Lou'hote Habbrite,
entre chacune de ces trois dimensions :
1. le niveau des mitsvotes et de la compréhension exacte
(le pchate) ;
2. le niveau du sens de l’intériorité des mitsvotes ou
le nistar (caché);
3. le niveau de la morale relationnelle : ce qu’il nomme dérékh
'hayim.
Ces trois dimensions sont synthétisées dans le verset
des Proverbes 6, 23 :
ki nér mitsva véTorah or védérékh
'hayim tokhé'hote moussar
"car une lampe est la mitsva, et la Torah une lumière, et un
chemin de vie la réprimande morale".
Le Chla demande avec égalité la rigueur dans la connaissance
et la pratique, aussi bien que l’utilisation du cœur et de l’intelligence,
et la cohérence entre ce qui est appris et ce qui est vécu.
Toute perversion dérivant vers un légalisme étroit
ou coupé de la vie aussi bien que vers un syncrétisme non
rigoureux ne peuvent trouver place ou appui dans son système pédagogique.
2. pour la Torah orale :
au niveau de la formation et de la méthode d’étude, il
demande, dans son ouvrage Torah ché béâl pé,
de respecter trois autres dimensions :
4. connaître le processus de transmission de la Torah ;
5. connaître les règles qui organisent la connaissance
de la Torah ;
6. adopter une certaine méthode pédagogique d’étude
et d’analyse du talmud.
Le Chla recommande les œuvres de certains Sages pour y parvenir, ce
que nous avons étudié, et il est clair qu’il choisit de se
centrer uniquement sur les très grands maîtres :
- pour les points 4 et 5 (processus de transmission et règles),
les auteurs qu'il cite le plus sont Rachi, le Séfér Hakkéritoute,
le Séfér Halikhote Ôlam et les Klaléï
Hagguémara de Rabbi Yossef Qaro.
- pour le point 6, en ce qui concerne la pédagogie, aussi bien
pour la méthode d’étude de Rachi que pour celle de la guémara
ou de la halakha, il se réfère explicitement à la
méthode du îyoune (étude) des yéchivotes
d’Espagne et à leur initiateur, le Rav Qanepanetone. Sa méthode
fut diffusée avant et après l’expulsion d’Espagne par ses
élèves dont beaucoup sont montés en Éréts
Yisrael, la terre d’Israël. Le Chla s’appuie aussi sur les conseils
du Rav Profiate Dourane.
C'est donc à l’intérieur de cette démarche pédagogique
élaborée par l’un des plus grands Sages d’Israël, unanimement
reconnu, révéré et conjuguant la tradition achkénaze
et séfarade, que nous nous situons ensemble dans les études
de ce site Modia. Et tout cela est l'expansion des enseignements des Sages
dans le talmud (traité Êrouvine, pages 54 et suivantes, et
traité Qiddouchine, pages 50 et suivantes).
Les autres appuis de notre étude du talmud dans
la partie Lév Gompers (par ordre alphabétique)
5. Rabbénou Chimchone de Chinon
Rabbénou Chimchone ben Yits'haq Miqqinone, de Chinon en France
au 14e siècle, à l'époque des élèves
du Maharam de Rottenbourg, dut s'exiler à Marseille après
l'expulsion des Juifs et mourut en 1350. Il fut lié au Rachba, s'opposa
à certaines pratiques cabbalistiques qui touchaient à la
prière et il y insistait sur l'attitude de simplicité absolue,
"comme celle d'un bébé".
Il est considéré comme le premier qui ait ouvert la voie
aux introductions méthodologiques sur le talmud. Il se base fréquemment
sur l'approche des tossafistes. Il est dit de son ouvrage que tous ceux
qui, depuis lors, ont écrit sur les règles du talmud ne sont
que des branches surgies de son tronc.
Son Séfér Hakkéritoute est considéré
par le Chla comme "la racine (choréche) de toutes les introductions
au talmud qui lui sont postérieures" et, dit-il, "y compris la mienne,
à moi le petit face à lui" .
6. Rabbénou Moché 'Hayim Luzzatto
Il est né à Padoue (1707-1746), et fut un prodige d’intelligence,
de savoir et de créativité dès sa jeunesse, tant dans
les connaissances juives que dans les connaissances profanes. Il dut affronter
de terribles persécutions suscitées par la jalousie et la
médisance, et s’exiler à Amsterdam. Plusieurs de ses œuvres
sont des classiques pour la formation de la pensée juive, de la
'hassidoute
et du moussar (la morale) (Méssilate Yécharim,
Dérékh
Hachém, Daâte Tévounote). Sa méthode
d’introduction à l’étude du talmud (Dérékh
Tévounote, La voie de la compréhension, 1742) est moins
connue ; il sait y allier, comme dans ses autres œuvres, une expression
claire et la flamme de l’amour de la Torah, utilisant toutes les ressources
de la raison chez l’étudiant dans cette ligne ouverte proposée
par le Rav Qanepanetone. Le Gaone de Vilna dit de ses œuvres qu’il n’y
manque pas un mot et qu’aucun n’est superflu.
7. Maïmonide
Rabbénou Moché ben Maïmone (1135-1204), ou Rambam,
séfarade, né à Cordoue, eut une vie mouvementée
en raison de la situation politique régnant entre le monde islamique
et l'Espagne. Il séjourna dans plusieurs pays islamiques, dont l'Égypte
; il est enterré à Tibériade. Son œuvre majeure est
Michné Torah, synthèse de la connaissance juive publiée
en un hébreu qui reste, aujourd'hui encore, d'un style limpide et
de grande beauté. Cette encyclopédie très organisée
est l'une des bases nécessaires dans la formation de l'étudiant.
Les commentaires imprimés autour du texte y ont ajouté les
références des sources que Maïmonide avait négligé
d'y apporter. Son Introduction à la michna fut terminée dès
sa jeunesse. Avec Rabbi, Rav Achi, Rachi, Rabbénou Yossef Qaro...,
il est l'une des gloires du judaïsme qui ont été capables
de traiter de l'ensemble de la connaissance juive.
Son Introduction au Michné Torah, l'Introduction au traité
des Semences (Massékhéte Zéraîm) dont
la connaissance complète est considérée par le Chla
comme une nécessité pour celui qui veut bénéficier
des "hauteurs de la couronne de la Torah" (lizékhoute lékétér
Torah) ; également les Prescriptions pour l'étude de
la Torah (Hilkhote Talmoud Torah).
8. Rabbénou Yossef Qaro (l'auteur du Choul'hane Âroukh,
et ses commentaires importants sur le Séfér Halikhote
Ôlam, intitulés Klaléï Hagguémara,
Règles de la guémara).
Rabbénou Yossef ben Éphraïm Qaro (1488-1575), séfarade,
vécut en Turquie où il commença à écrire
son Béit Yossef, sur lequel il travailla plus de vingt ans,
base d'un condensé nommé le Choul'hane Âroukh
(imprimé en 1571), puis il vécut en Bulgarie actuelle, en
Égypte et en Éréts Yisrael à Tsfate (Saféd).
Ses élèves et ses collègues comptent parmi les plus
grands noms de l'histoire juive en halakha et en qabbala. Son Béit
dine, le tribunal rabbinique, rayonnait sur tout le pays et on le consultait
de l'étranger.
9. Rabbi 'Hayim de Volozhyne
Rabbi 'Hayim de Volozhyne (1749-1821) est un éminent disciple
du Gaone de Vilna. Il a écrit (Néféche Ha'hayim,
L'âme de la vie), qui procure un sens de l'équilibre des différentes
dimensions de la vie juive.
10. Le Maharal de Prague (dans Béer Haggola,
Le Puits de l'exil)
Rabbi Yéhouda Lœw ben Betsalel
Il est né à Pozna (1512-1609), et descendait du roi David.
Son image comme rabbin de Prague, sa pensée et ses livres en ont
fait l'une des figures les plus créatrices et les plus complexes
de la période de la Renaissance. Il a mis en valeur la structure
logique des récits haggadiques du talmud dans Béer Haggola,
le Puits de l’Exil.
11. Le Rav Chérira Gaone
Ribbi Chérira ben 'Hanina Gaone (906-1006) domine la période
qui termine l’ère des grandes Écoles de Babylonie, à
Poumbédita, à l'époque où les grands maîtres
apparaissaient en Afrique du Nord et en Europe ; il fit admettre le talmud
de Babylone comme la base essentielle de l'étude juive. Dans sa
lettre (Iguéréte Rav Chérira Gaone), il décrit
comment la michna, le talmud, la Tossefta et les béraïtotes
ont été composés. Sa présentation du processus
de transmission de la Torah est la base de la conception de Rachi et sa
référence.
12. Le Rav Chlomo Algazi
Le Rav Chlomo Nissim ben Avraham Algazi (1610-1683), né à
Borsa en Transylvanie, voyagea beaucoup ; il fut l'un des grands opposants
au faux messie Chabbetaï Tsvi ; il vécut épisodiquement
à Jérusalem où il devint le président du Béit
dine, tribunal rabbinique) et y décéda. Il écrivit
un commentaire de celui de Rachi sur la Torah. Il publia à Smyrne,
en 1663, le Yavine Chemouâ, Qu'il comprenne la transmission),
commentaire sur le Séfér Halikhote Ôlam du Rav
Yéchouâ Hallévi et sur les Klaléï Hagguémara,
Règles de la guémara, de Rabbénou Yossef Qaro.
13. Le Rav Chmouel Hannaguide
Le Rav Chmouel ben rabbi Yossef Hannaguide (993-1055), séfarade,
né à Cordoue, est un descendant des communautés d'Éréts
Yisrael exilées en Espagne lors de la destruction du Temple, dans
ce qui devint la grande communauté de Cordoue, brillante par ses
maîtres et par ses grammairiens. Son maître fut Rabbénou
Moché ben 'Hanokh, l'un des quatre Sages envoyés par les
Écoles de Babylonie. Il fut un brillant grammairien et poète,
conseiller du roi, auteur de nombreux pioutim ou poèmes religieux,
d'études linguistiques sur la Torah et de l’Introduction au talmud
(Mavo Hattalmoud), imprimée après le traité
Berakhote dans le talmud.
14. Le Rav Chmouel Sid ou Rav Chmouel Sirilio
Il écrivit les Klaléï Chmouel, qui sont une
réorganisation alphabétique du Séfér Hakkéritoute
et du Séfér Halikhote Ôlam.
15. Rav Yéchouâ Hallévi (Séfér
Halikhote Ôlam, Livre des démarches du monde).
Yéchouâ ben Yossef Hallévi (15e siècle),
de Tlemcen (Algérie), fut l'élève de Rabbi Yaâqov
Haccohén Achkénazi et dut s'exiler en Castille. Il a fait
ainsi le lien entre les traditions d’Afrique du Nord et d’Espagne, avant
d’être admis par le monde achkénaze, en particulier par la
référence continue qu’y fait le Chla. Son livre, publié
à Lisbonne, se réfère au Séfér Hakkéritoute
et fut commenté par Rabbénou Yossef Qaro (Klaléï
Hagguémara, rédigé à Salonique) et par
Rabbi Chlomo Algazi (Yavine Chemouâ, Venise). Il était
très proche du Rav Betsalel Achkénazi, auteur de la célèbre
Chita
Méqoubétséte, recueil de commentaires talmudiques
de base et il y aurait écrit la partie consacrée à
notre traité Baba Qama. Le Rav Chmouel Sid, ou Sirilio, a repris
la majorité de ces règles et les a ordonnées alphabétiquement
dans Klaléï Chmouel (écrit en 1522).
16. Le Rav Yossef Virga
Le Rav Yossef Virga était le fils du Rav Chlomo Virga (celui-ci
négocia avec la couronne d’Espagne la libération des prisonniers
juifs de Malaga en 1487 et l’amélioration des conditions de vie
des expulsés d’Espagne. Réfugié en Italie, il écrivit
un classique de l’histoire de ces Juifs, le Chévéte Yéhouda,
qui est un grand livre de réflexion sur la haine antisémite
et sur la signification de l’expulsion des Juifs). Le Rav Yossef Virga
écrivit son Chéérite Yossef, comme une réorganisation
du Séfér Hakkéritoute et du Séfér
Halikhote Ôlam, auxquels il a ajouté d’autres auteurs
et ses propres découvertes, spécialement sur toutes les formes
qui apparaissent dans le débat de recherche, la qouchiya.
Rabbi Yossef Qaro s’y réfère explicitement, par exemple à
propos de la michna transmise anonymement ; de même le Chla, en ce
qui concerne la composition du talmud et les règles de "a fortiori,"
qal
va 'homér.
17. Ribbi 'Hayim ben
Attar Voir sur ce lien cette page qui lui a été consacrée.
et
Ribbi Yaâqov Abou'hatséira
Voir sur ce lien cette page qui lui a été consacrée.
18. Notre père dans l'étude de la Torah
:
Ribbi Moshé Yossef ben Raphaël Zénou
(Monsieur Moïse Zénou)
Connaissance-Tradition-Bénédictions-Humilité-Coeur
Ce texte pour associer les lecteurs à la reconnaissance,
à la prière, et aussi au partage de la tradition vivante,
continue et familiale du judaïsme. Même à travers l'internet,
il faut rendre vivante cette transmission directe pour que chacun puisse
se l'approprier comme il l'est dit de Moché qu'il a "pris" les tables
d'une main forte. L'effort d'étude représenté par
ce site répond à la question posée parfois par des
lecteurs qui redoutent de se laisser duper par des non-juifs ou par
des juifs messianniques : je suis un Juif halakhiquement orthodoxe qui
essaie de vivre selon les mitsvotes et la halakha.
Ribbi Moshé Yosséf ben Rafaël ben Éliahou
ben Avraham Zénou, zatsal (le souvenir du juste
est une bénédiction) est décédé ce
16 Tammouz (ce 10 juillet 1998, juste avant le chabbat) a été
mon premier maître et père dans l’étude. Le 16 Tamouz
est aussi le jour hébraïque de ma naissance !
Pour les lecteurs de Modia qui reçoivent au second degré
son enseignement, je vais présenter brièvement, cette transmission
qui vient jusqu'à eux. Qu'ils s'associent à sa famille et
à ses proches pour demander avec nous l'élévation
rapide de sa néchama (îlouï nichmato) dans la
lumière de la Torah qu'il voit désormais clairement.
Connaissance
En 1977, devant la perfection de sa lecture publique de la Torah,
portée par une intériorité et une humilité
constantes, j’avais sollicité de lui de m’enseigner les téâmim
de
la Torah et du Tanakh, part essentielle pour saisir tous les niveaux du
sens, jusqu’à la mélodie des secrets les plus grands que
sont les saints téâméï hattéâmim
; il était clair qu’il les tenait d’une tradition sûre et
exigeante. Il m’a dit plus tard avoir demandé, pour m'enseigner,
l’autorisation de son épouse Lisette, Âziza bate Sultana,
zatsal,
après lui avoir exposé ma demande. Délicatesse des
couples juifs qui vivent dans la qéddoucha.
Je me suis alors assis à ses côtés, comme il avait
appris lui-même, et j’ai écouté et répété
inlassablement, repris impitoyablement après chaque faute, et cela
jusqu’au dernier mois. Ainsi, bien qu'ayant appris auprès de lui,
mon hébreu s'est laminé progressivement sous l'effet de la
prononciation courante dans le melting-pot israélien et, dès
le troisième mot, il me reprenait pour la prononciation incorrecte
d'un ayine ou d'un 'héte. Conscient de la grandeur
et du privilège de cette transmission, je recueillais ainsi, enregistrais
et notais chaque fois non seulement les connaissances, mais aussi
la technique de l'étude et de la mémorisation selon
la tradition, et les règles résumées dans des
moyens mnémotechniques araméens ou dans des gestes de scansion
de la lecture individuelle du texte.
Ainsi, il communiquait la chaîne du chant de sa tradition séfarade
originaire du Tafilalet (paracha, chant des offices du Chabbate et des
fêtes, pioutim, modulation de la lecture d’étude de
la michna, du talmud et du Zohar). Nombreux ont dû apprendre de lui,
ou par son exemple.
Il m’a transmis aussi les téâmim séfarades
de Jérusalem qu'il avait reçus de la bouche de Ribbi Avraham
Haccohén, émissaire de la Terre sainte venu demander la tsédaqa
et bloqué en Algérie en 1914 pendant la première guerre
mondiale, quand... lui-même était enfant. Il était
né, en effet, dans les premières années de notre siècle
finissant.
Tradition vivante
Dans l'affection, il n’a eu de cesse que de me transmettre les enseignements
gardés vivants dans sa mémoire et qui émergeaient
par mes questions continues... jusqu’aux enseignements que son grand-père
lui rapportait, reçus par lui des vieux sages qu'il avait lui-même
connus. Cela nous faisait franchir les siècles. Emotions.
En effet, son grand-père, Ribbi Éliahou, était
le fils de Ribbi Avraham Zénou, grand cabaliste et ami du tsaddiq
et
gaone Rabbénou Yaâqov Abou’hatséra, le grand-père
de Ribbi Yisrael, dit Baba Salé.
Ainsi, par lui, par pure bonté gratuite du Ciel, j’ai ainsi entendu
par tradition orale directe la vie quotidienne de ces Sages, leurs
paroles et actes dont le peuple était témoin. Il y a quelques
mois encore, en 1998, quand je l'écoutais, j'étais avec lui
alors qu'il était alors jeune enfant, et je voyais avec lui la scène
où il était présent : Ribbi Yits’haq Abou’hatséra
de beau visage, fils de Ribbi Yaâqov Abou’hatséra et oncle
de Ribbi Yisrael, assis par terre sur son tapis, étudiant et très
exigeant envers le niveau de la tsédaqa apportée par
les visiteurs pour les pauvres (ce Ribbi Yits’haq qu'il a vu est décédé
en 1912 !...).
Coeur
Une autre caractéristique, chez ces sages d'Afrique du Nord qui
avaient gardé toute la tradition reçue (ce qui n'était
pas le cas partout, dans les zones ou les familles touchées par
l'assimilation progressive), c'était ce mélange de vie dans
les bénédictions, l'humilité et la chaleur du coeur.
J’ai, souvent et très longuement, entendu les bénédictions
au
nom des Sages (Ribbi Chimêone bar Yo'haï, Ribbi Méïr
baâl hannés, Ribbi Yaâqov Abou'hatséra, ou le
récit de celles que les Sages disaient eux-mêmes, dans l’émotion
d’entendre parfois me les rapporter jointes à l’invitation d’écouter
: "mon fils...". C’est par cette voie qu'il m'a donné le bonheur
de découvrir l’œuvre de Rabbénou Yaâqov Abou’hatséra,
dont les douze livres couvrent le champ de la Torah aux différents
niveaux, du talmud, de la halakha, de la morale et de la poésie
avec le souci d’équilibre et de complétude que j'essaie de
transmettre. Sa lecture et ses sources nous sont devenues quotidiennes.
Je ne savais comment remercier ; c’est pour cela que j’avais dédicacé
la première édition du Lév Gompers à Monsieur
Moïse Zénou. Ces bénédictions qui étaient
un flux continu parlaient toujours immédiatement des soucis que
je portais sans même que j'ai eu à les lui exposer.
L'humilité m'apparaissait en ceci : j'avais appris en
étudiant respectueux et, seulement depuis un an, sentant son âge
avancer et la demande affective qui l'accompagne, j'osais lui apporter
des perles qui lui plairaient et le soutiendraient, et je les avais trouvées
souvent dans des livres difficiles de la tradition ; il continuait alors
ma phrase et les citations en disant : "vous savez cela aussi maintenant
!" alors que rien ne m'avait donné à penser qu'il les connaissait.
Tout était intégré, pas dans les livres extérieurs
mais dans la connaissance et la mémoire, puissante et vive après
90 ans. Beauté et jeunesse des Sages.
Il intégrait tout cela dans les récits et perles d’une
tradition
chaleureuse et familiale venue du Sud marocain puis du Sud algérien,
émaillant de pittoresques proverbes en judéo-arabe ou en
arabe. Il ajoutait : "il faudrait vraiment que je vous apprenne l'arabe
pour que vous compreniez tout ce que j'ai à vous dire là".
Ses enfants, qu'ils soient bénis, assistaient avec affection
au bonheur de leur père passionné à cette transmission.
Que sa tradition reste vivante pour toujours. Ce sera la meilleure récompense.
19. La formation venue du R. Achér
Dov André Neher.
20. Trois autorisations rabbiniques.
1e. Recommandation (amlatsote) après examen du Lév
Gompers, par le Rav Chalom Messas, zal, (1994)
Premier Président des Présidents des tribunaux rabbiniques
de Jérusalem, Grand Rabbin de Jérusalem (la traduction
complète emplit une page et se trouve imprimée dans le Lév
Gompers)
Extrait : "...ouvrage important autant par la masse de son contenu
que par sa qualité, réalisation d'un homme à qui
on peut se fier (Proverbes 20, 6), ouvrage plus précieux que
les perles (Proverbes 3, 15), qu'a rédigé le Professeur
le Rav Ribbi Yehoshua Dipour... Il regorge de connaissances, de règles
et d'introductions présentées pour celui qui commence
l'étude du Talmud et pour celui qui a déjà l'oeil
aiguisé... Même les 'hakhamim les plus confirmés
dans l'étude du Talmud et de ses commentaires apprécieront
et y trouveront leur profit"...
2e. Le Rav a continué a examiner les écrits de l'auteur
et à superviser son orientation. Depuis, en 2002, l'auteur a reçu
par le Rav la transmission officielle et écrite de la qualification
rabbinique (la sémikha de Rav) qui authentifie la qualité
de tout son enseignement sur la Torah et garantit sa conformité
à la tradition transmise, et l'encourage à poursuivre avec
bénédictions et en lui procurant les conseils fructueux.


3e. Voici, sur une dédicace de livre remis par le Rav, la dernière appréciation explicite et paternelle du Rav, quelques mois avant son décès. Tous ceux qui l'ont vu écrire ces dédicaces, lentement, accroupi sur le divan avec ses genoux repliés, le livre posé sur ses genoux, se souviennent de sa lente réflexion et de son écriture posée pour trouver les termes précis en juriste qu'il était et pour caractériser dans ses mots son examen continu et le souci d'exprimer encore soit ses autorisations, soit sa supervision, soit ses encouragements. Et de poser le point entre chaque idée pour lui donner tout le poids nécessaire en soi sans le confondre dans une phrase globale.
Pour la présentation complète de l'auteur,
cliquer ici.
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