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aux conditions du copyright 1976-2001
Dufour |
Les maîtres
de toute l'histoire juive
et leurs oeuvres
et les noms de personnages et fonctions.
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
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page de tous les Sages cités sur le site
'Haféts 'Hayim. de Rabbi Yisraël Méïr
ben Arié Zéév haCohen, de Radine
'Hakham
'Hananel. voir Rif
'Hananya ben hakhinaï. voir Âssara harougué malkhoute
'Hanaya ben Teradiyone. voir Âssara harougué malkhoute
'Harlap
'Hazone Iche, Rabbi Avraham Yechayahou Karelitz
'Hélkate Mé'hoqéq, de Rabbi Moshé Lima. voir
Choul'hane Âroukh
'Hochén Michpate. voir Choul'hane Âroukh
'Hokhmate Chlomo. voir Louria
'Hovote hallévavote, de Ribbi Ba'hya ben Yosséf ibn Paqouda
'Hutspite hattourguemane. voir Âssara harougué malkhoute
A'haronim. (voir le Lév Gompers).
Abou'hatséra. Voir dans la table des matières : nos maîtres.
Acher
Achér dit le Roche. voir Baâlhattourim
Achér. Rabbénou Achér ben Yé'hiél,
dit le
Achlag
Alankawa
Alfasi. voir Rif.
Algazi
Âm haarets
Aneché knésséte haguédola
Anoussim
Âqiva ben Yosséf. voir Âssara harougué malkhoute
Ari haqqadoche, ou Ari, zal.voir Louria
Ashkénaze
Askénazi (Yéhouda Léon)
Âssara harougué malkhoute
Attar
Attar. voir Or ha'hayim
Av Béit dine
Avél
Avlé tsione
Avote
Avraham ben Maïmon
Avraham di Botone. voir Lé'hém Michné
Azoulaï. Ribbi 'Hayim Yossef David Azoulaï (le
'Hida)
Ba'hya ben Yosséf ibn Paqouda. voir 'Hovote hallévavote
Baâl habbrite
Baâl Hahassagote. voir Michné Torah
Baâl kéri
Baâl middote
Baâl qoré
Baâl téchouva
Baâl téfila
Baâlhattourim
Bar mitsva
Bé'hayé ben Achér
Béer Haggola, du Rav Moshé Rivkés. voir Choul'hane
Âroukh
Béit Chmouel, de Rabbi Chmouel Phoébous. voir Choul'hane
Âroukh
Ben Attar. voir Or ha'hayim
Bén Iche 'Haï. Nom d'un livre de R. Yosséf 'Hayim
Boâz. voir Eïn Michpate
Boâz. voir Massoréte hachass
Caro (voir Choul'hane Âroukh)
Chad'khane
Chakh. voir Choul'hane Âroukh
Chakhén
Chamach
Chém Guédolim. Nom d'un livre de R. 'Hayim Azoulaï
(voir 'Hida)
Chém haguédolim. voir Azoulaï
Chérira Gaone
Chimeône ben Gamliel. voir Âssara harougué malkhoute
Chimeône hattsaddiq
Chlomo ben Yits'haqi. voir Rachi
Chlomo Louria. voir Maharchal
Chmouel Hannaguide
Chmouél ben Méïr.voir Ravad
Chnéï Lou’hote Habbrite. (voir Horowitz)
Cho'héte
Chochvine
Choul'hane Âroukh. de Ribbi Yosséf Caro
Culi. voir Méâm loéz
Daâte Tévounote. voir Luzzatto
David de Posquières
Dayane
de Chinon
Dérékh Hachém. voir Luzzatto
Dérékh Tévounote. voir Luzzatto
Echéte Iche
Êd
Eïn Michpate. Nom d'un livre de R. Yéhoshua Boâz.
Elâzar ben Chamouâ. voir Âssara harougué malkhoute
Elâzar ben Dama. voir Âssara harougué malkhoute
Évén Haêzér. voir Choul'hane Âroukh
Feinstein. voir Iguérote Moché
Galenti (Rav hammaguéne). Rav Moché Galenti
Ganav
Gaone
Gaone de Vilna
Gossés
Grana
Guédol habbayite
Guér
Guerchom. R. Guerchom Méor haggola.
Guerchom. Rabbi Lévi ben Guerchom, de Provence
Guerchone
Haggahote Maïmoniyote, de Rabbi Méïr Haccohén
de Rottenbourg, le Maharam. voir Michné Torah
Halala
Hamichpate haîvri. Nom d'un livre de R. Moché Elone
Hamichpate haîvri. Nom d'un livre de R. Na'houm Raqover.
Hammaâravi, Ribbi Yossef Ibn Taboul
Hilkhote Achéri. voir Baâlhattourim
Hilkhote Rav Alfas. voir Rif.
Horowitz. Le Rav Yeshaya ben Avraham haLévi Horowitz. Voir Chla
Ibn Ezra
Iguéréte Rav Chérira Gaone (voir Chérira Gaone)
Iguérote Moché. Nom d'un livre de R. Moché Feinstein
Kahal
Karelitz. voir 'Hazone Iche
Késséf Michné, de Rabbénou Yossef Qaro, Marane
Késséf Michné, de Rabbénou Yossef Qaro. voir
Michné Torah
Kimkhi. voir Radak
Klal Yisrael
Klaléï Hagguémara. voir Algazi
Kook
Lé'hém Michné
Lé'hém Michné, de Rabbi Avraham di Botone. voir Michné
Torah
Louria. Rabbénou Yits'haq ben Chlomo Louria Askénazi,
le Ari
Louria. Rabbi Chlomo Louria ben Yé'hiel, dit le Maharchal
Luzzatto. Rabbénou Moché 'Hayim Luzzatto
Ma'hzor de Vitry
Machguia'h
Maftir
Maguén Avraham, de Rabbi Avraham Abeli Gombiner. voir Choul'hane
Âroukh
Maguén David, de Rabbi David ben Chmouel Hallévi. voir Choul'hane
Âroukh
Maguène Avraham. Livre. Voir Choul'hane Âroukh.
Maguène David. Voir Choul'hane Âroukh.
Maguide Michné, de Ribbi Vidal Tom Tov di Tolossa. voir Michné
Torah
Maharachdam. Notanicone, pour R. Chmouel di Médina.
Maharal de Prague. Rabbi Yéhouda Lœw ben Betsalel
Maharam de Lubline, nom de R. Chalom Chachna.
Maharam. R. Méïr ben Baroukh de Roténbourg.
Maharam. voir Haggahote Maïmoniyote
Maharcha. Rabbi Chmouel Eliêzer ben Yéhouda haLévi
Maharchache. Rabbénou Aharone Chmouel
Maharchal. Rabbi Chlomo Louria ben Yé'hiel
Maharchal. voir Louria
Maharil. Notanicone, pour R. Yaâqov Hallévi Moellin.
Maïmonide
Maïmonide. Rabbénou Moché ben Maïmone (1135-1204).
ou Rambam
Malbim. Notanicone, pour R. Méïr Léib ben Yé'hiél
Mikhal.
Mamzér
Marane
Marranes. ou marranos
Maskil
Massoréte hachass. Nom d'un livre de R. Yehoshua Boâz
Mavo Hattalmoud. voir Chmouel Hannaguide
Mazouz (Ribbi Ra'hamim Mazouz)
Méâm loéz. par Yaâqov Culi.
Méaméts Koa'h. Nom d'un livre de R. Moché Almosnino.
Mégorachim
Ménaché ben Israël
Ménakère
Ménorate hammaor. Nom d'un livre de R. Yits'haq Abouhav.
Méor haggola. voir Guerchom
Merkava
Messadér kiddouchine
Méssilate Yécharim. voir Luzzatto
Michna Béroura, par Rabbi Yisraël Méïr HaCohen
de Radine
Michné la mélékh, de Rabbi Yéhouda Rosanés.
voir Michné Torah
Michné Torah
Migdal Ôz, de Rabbi Chém Tov ben Rabbi Avraham. voir Michné
Torah
Mitnaguéd
Mizra'hi
Mizra'hi. R. Eliyahou Mizra'hi. Voir Réem.
Moché Almosnino. voir Méaméts Koa'h
Moché Rabbénou
Mohél
Mordékhaï (Mordékhaï ben Hillel Haccohén,
1240-1298). Voir Rif
Moumar
Na'hmane (voir Braslav)
Na'hmanide. voir Rambane
Naâra
Naguid
Nahmanide. voir Ramban. R. Moché ben Nahmane
Navi
Néféche Ha'hayim (voir Volozhyne)
Nissim de Gérondi. voir Rif
Nissim, le Rane. voir Michné Torah
Noa'h
Ôlé
Onéne
Onkélos
Or ha'hayim. commentaire de la Torah. de Ribbi 'Hayim ben Moché
Ibn Attar
Ora'h 'Hayim. voir Choul'hane Âroukh
Oréa'h
Ouchpizine
Oulad el-bayyout
Palachi. Rav 'Hayim ben Yaâqov Palachi
Panim 'haddachote
Porchim midarkhé tsibbour
Principes de foi. voir Chlocha âssar îqarim.
Puits de l’Exil. Béer Haggola. (voir Maharal)
Ra'hél iménou
Rabbi Yaâqov ben Achér ben Yé'hiel, voir Baâl
hattourim
Rachba, Rabbénou Chlomo Adérete. voir Michné Torah
Rachba. Notaricone, pour R.Chlomo ben Adrét
Rachbam. Notaricone, pour R. Chmouel ben Méïr
Rachi (Rabbi Chlomo ben Yits'haqi.)
Radak. notaricone pour R. David Kimkhi Ribbi David Kimkhi
Ralbag (voir Gershom, Rabbi Lévi ben Guerchom)
Rambam. Ribbi Moché ben Maïmone, ou ben
Maïmoun, Maïmonide
Rambane. Moché ben Na'hmane. ou Na'hmanide
Rav hammaguéne. voir Galenti
Ravad, Rabbi Avraham ben David de Posquières. voir Michné
Torah
Ravad. Avraham ben Yits'haq de Narbonne
Ravane. Notanicone, pour R. Eliêzér ben Natane.
Ravina
Razah. Notanicone, pour R. Zérakhia Hallévi.
Rebbétzine
RéchaÎm.
Réchite 'hokhma
Réém. Notanicone, pour R. Eliahou Mizra'hi.
Réma. Notanicone, pour R. Moché Isserlés.
Réouvén ben Yaâqov avinou.
Richonim. (voir le Lév Gompers).
Rid. Notanicone, pour R. Yéchayahou di Trani
Rif. R. Yits'haq Alfasi.
Ritva. Notanicone, pour R. Avraham Ichbili.
Ritzba. Notanicone, pour R. Yits'haq ben Avraham.
Rivache. Notanicone, pour R. Yits'haq ben Chéchéte.
Rivam. Notanicone, pour R. Yits'haq ben Mordékhaï.
Roche yéchiva. chef de yéchiva.
Roche. Notanicone, pour R. Achér ben Yé'hiél.
Roche. voir Achér
Salenter (Rav Israël Lipqine de Salenter )
Salenter. voir 'Haféts 'Hayim
Sanedak
Savorayim
Sayyéd
Séfér 'Harédim. Nom d'un livre de R. Elâzar
Azikri.
Séfér Chéhiltote. Nom d'un livre de R. A'haï
Gaone de Chabcha.
Séfér haéchkol. Nom d'un livre de R. Avraham ben
David.
Séfér Hakkéritoute (voir Chimchone de Chinon)
Séfér Hakkéritoute. voir Chimchone de Chinon
Séfér Halikhote Ôlam
Séfér Halikhote Ôlam (Livre des démarches du
monde) de Yéchouâ ben Yossef Hallévi
Séfér haroqéa'h. Nom d'un livre de R. Elâzar
ben Yéhouda de Worms
Séfér Méirate Êynayim (Séma), de Rabbi
Yehoshua Falk. voir Choul'hane Âroukh
Séfér Torah. les 5 livres de la Torah. ou toute la Bible.
Sforno.Rav Ovadia Sforno
Siftéï Cohén, de Rabbi Chabse Haccohén. voir
Choul'hane Âroukh
Sirilio. Ribbi Chmouel Sid ou Chmouel Sirilio
Sitra a'hra. côté autre
Soulam. Rabbi Yéhouda Léib Achlag
Taïeb (Ribbi 'Haï Taïeb)
Talmid 'hakham
Tanna
Tanya
Téhilote Yosséf. voir Azoulaï
Teitelbaum. Voir Satmar, dans le lexique du 'hassidisme
Tiféréte Chmouel. voir Maharchache
Tinoqote chénichbou
Touansa
Tour, ou Arbaâ Tourim. voir Baâlhattourim
Tour. Voir Baâl hattourim.
Touréï Zahav (Taz), de Rabbi David ben Chmouel Hallévi.
voir Choul'hane Âroukh
Touréï Zahav. Livre. Voir Choul'hane Âroukh.
Treize principes de foi de Maïmonide (Chlocha âssar îqarim)
Tsaddiq
Tséma'h. Voir 'hassidisme
Vidal Tom Tov di Tolossa. voir Maguide Michné
Vidas. R. Eliya ben Moché di Vidas. Voir Réchite 'Hokhma.
Vidas. voir Réchite 'hokhma
Vilna (voir Gaone de Vilna)
Virga
Volozhyne
Volozhyne. Rabbi 'Hayim de Volozhyne
Yatom
Yaâqov ben Achér. voir Achér
Yavine Chemouâ. voir Algazi
Yéchouâ Hallévi. voir Algazi
Yéhéchav Sofér. voir Âssara harougué
malkhoute
Yéhonatane de Lunel. voir Rif
Yéhouda Hannassi (Rabbi)
Yéqar Tiféréte
Yichmael ha Cohén haggadol. voir Âssara harougué malkhoute
Yichmâel ben Elicha. voir Âssara harougué malkhoute
Yisraël Méïr HaCohen. voir Michna Béroura.
Yona
Yona de Gérondi . voir Rif.
Yoré Déâ. voir Choul'hane Âroukh
Yossef 'Haviva dans Nimouqéï Yossef. voir Rif
Yosséf 'Hayim. voir Bén Iche 'Haï
Zarakhia Hallévi. voir Rif
Zékénim
Zikhrone maâssiyote vé nissim. voir Azoulaï
Zohar
Zona
'Haféts 'Hayim Traduction : désire
la vie.
Rabbi Yisraël Méïr ben Arié Zéév
haCohen, de Radine en Pologne (1839-1933) a mérité d'être
nommé par les deux mots "Haféts 'Hayim" du psaume 34, 13-15
en raison de ses qualités et de son oeuvre ; le psaume dit : "mi
haïche hé 'haféts 'hayim ? Quel est l'homme qui aspire
à la vie, qui aime de longs jours pour goûter le bonheur ?
Préserve ta langue du mal, et tes lèvres des discours perfides
; éloigne-toi du mal et fais le bien, recherche la paix et poursuis-la".
Il personnifiait ces versets.
Ses ouvrages le prouvent : Ahavate 'hésséd (amour de
bonté), Kountress ahavate Yisrael (Recueil sur l'amour d'Israël),
Haféts 'Hayim et Chémirate hallachone (garder sa langue)
qui sont une étude précise et claire des mitsvotes qui concernent
la médisance (rékhiloute ou lachone harâ) et la haie
gratuite sous toutes leurs formes (sous toutes leurs formes). Il a fondé
une yeshiva (Radine, 1869) qui formait à cette pédagogie.
Il s'ensuivit qu'il était autant aprécié des courants
opposés qui s'agressaient farouchement, les 'hassidim et les mitnaguedim.
Il avait été formé par Rabbi Yisrael Salenter qui
a fondé le courant dit du moussar, ou de la morale, grand talmudiste
qui a laissé de brillants commentaires sur le Talmud. Il a également
écrit Michna Béroura, la michna éclaircie, qui est
un livre qui résume et commente la halakha selon la tradition achkénaze
à partir de la section du Choulkane Aroukh intitulée Ora'h
Hayim. Son influence a été et reste considérable.
Son oeuvre est un classique de toute bibliothèque juive.
'Hakham.
Ce terme définit :- un Sage en Torah. (pluriel : 'hakhamim).-
une personne douée d'intelligence et de discernement.- un enseignant
de qualité.- un expert. Expressions :- 'Hakham bacha, chef de la
communauté juive dans les pays musulmans. - Talmid 'hakham, élève
des Sages, nom donné à celui qui a atteint un niveau élevé
dans la connaissance de la Torah, selon la tradition exacte. - Chéélate
'hakham, consultation par question posée à un Sage et qui
comporte sa réponse. A lire également : Proverbes 1, 10.
Lamentations de, 14.
'Harlap.
Rabbi Yaâqov Moché ben Zévoulone 'Harlap (1883-1951)
fut Grand rabbin d'Israël depuis la mort du Rav Kook auquel il succéda,
et dont il était l'ami de pensée et de coeur. Il avait auparavant
dirigé la Yeshiva du Mercaz haRav. Il est l'un des représentants
du courant de pensée qui met en valeur simultanément la sainteté
de la terre d'Israël, l'amour de la totalité du peuple d'Israël,
la pureté du coeur et des pensées, et la conception de l'Etat
d'Israël comme une étape positive dans l'avènement des
temps messianiques.
'Hazone Iche. Traduction : Homme de vision.
Le "Hazone Iche", Rabbi Avraham Yechayahou Karelitz, fut un des plus
grands halakhistes de ce siècle en Israël. Son appellation
"Hazone Iche" lui vient du titre de son livre le plus connu qu'il publia
sous ce nom. Comme les grands halakhistes d'Espagne, particulièrement,
il estimait qu'il fallait connaître les principales sciences (médecine,
mathématiques, agriculture, etc.) pour se prononcer sur les sujets
de halakha, ce qu'il faisait. Il monta en Eréts Israël en 1933,
n'y dirigea pas d'institution mais fut l'enseignant et la référence
de multitudes et des responsables civils ou religieux par ses conseils.
Il savait garder le contact avec les différents groupes qui l'écoutaient
pour son approche rationnelle, sûre, exigeante et pondérée.
Décédé le 15 Mar'hechvane.
'Hida. Ce sont les initiales de Ribbi 'Hayim
Yosséf David Azoulaï (1724-1806), sépharade, qui naquit
à Jérusalem. Il est l'arrière petit-fils de Ribbi
Avraham Azoulaï de Féz (1570-1643) qui vint à 'Hévrone.
Il étudia auprès de Ribbi 'Hayim ben Âttar (s'y reporter).
Sa personnalité est très particulière et brillante
en de nombreux domaines. Il fut au même titre le grand talmid 'hakhamde sa génération, estimé et vénéré
par tous, commentateur de nos sources, responsable communautaire et impliqué
dans des disputes locales, caballiste, décideur dans la halakha,
bibliophile, quêteur dans le monde pour les communautés de
la terre d'Israël et la Yéchiva de 'Hévrone (Hébron),
grand voyageur, enquêteur sur les communautés de la dispersion
et sur le monde non juif, anthropologue sur les coutumes juives dans les
diverses communautés au
du bassin méditerranéen, et écrivain sur ses voyages.
Son passage à la cour de Louis XIV est resté célèbre, tant sa prestance et son rayonnement naturels impressionnèrent chacun.
Ses livres les plus connus sont Birkhé Yosséf (qui
est un commentaire sur le
Choulkhane Âroukh de Rabbénou
Yosséf Caro), ses enquêtes de voyages (Zikhrone maâssiyote
vé nissim), son répertoire des noms de sages (Chém
haguédolim), son commentaire des psaumes centré sur la relation
de David à Bat Chévâ (Téhilote Yosséf).
Il est enterré à Jérusalem.
'Hovote hallévavote. Traduction : Devoirs des coeurs.
C'est le nom d'un livre de moussar (morale de vie) de Ribbi Ba'hya
ben Yosséf ibn Paqouda, sépharade (16e siècle). Il
est lu dans toutes les communautés pendant le mois de Eloul pour
revenir au juste regard sur la vie et faire pénitence avec Roche
Hachanna. Ce livre est une prise de position contre une conception étroite
du judaïsme qui regarde d'abord les obligations des actes à
poser, alors que les mitsvotes des coeurs sont aussi importantes et donent
leur sens à toutes les autres.
Les chapitres sont :
- l'unité de Dieu (hayi'houd),
- la contemplation (habbé'hina),
- le service de Dieu (âvodate haEloqim),
- la confiance (habbita'hone),
- l'unité dans l'action (yi'houd hammaâssé),
- la soumission (hakkéniâ),
- le retour (hattéchouva),
- l'examen de conscience ('héchbone hannéféche),
- l'ascèse (happérichoute),
- l'amour de Dieu (ahavate Hachém). Le livre emprunte aussi
à des sources non juives, chrétiennes parfois, souvent musulmanes
et grecques parfois. Mots-clefs associés : Rechite 'Hokhma.
Abou'hatséra. Voir dans la table des matières :
nos maîtres.
A'haronim. (voir le Lév Gompers).
Acher (nom)
Le 20 Chevate, naissance et hiloula de Achér, fils de Yaâqov
avinou (Lire Béréchite 30, 9-13 et Dévarim 33, 24).
Achér.
Rabbénou Achér ben Yé'hiél, dit le Roche
(1250-1327). était élève du Maharam de Rothenbourg
qui l'appelait mori harav. "mon enseignant et mon maître".
en Allemagne. Les persécutions chrétiennes le firent fuir
en Espagne à Barcelone puis il s'installa à Tolède,
y causant une réunion des plus hautes études ashkénazes
et séfarades. Il a écrit un célèbre livre de
Halakhotes de Rabbénou Achér à partir du Talmud, sur
lequel il a écrit des ajouts (tossafotes). Il clôt
l'ère des Tossafistes.
Rabbénou Yosséf Caro, auteur du Choulkhane Âroukh,
le prend comme base de son trépied de référence. avec
le Rif et le Rambam (il adopte une halakha chaque fois que deux de ces
trois auteurs sont d'accord).
L'un des ses huit fils, tous célèbres, Rabbénou
Yaâqov ben Achér (1270-1343) arriva avec lui à l'âge
de 23 ans en Espagne. Il est l'auteur de l'ouvrage de base de toute la
halakha, nommé Arbaâ Tourim, les 4 piliers, qui reste
le plan de tout livre de halakha depuis lors. Lui-même, en fonction
de cela, est dénommé le Tour ou le Baâl hattourim.
Rabbénou Yosséf Caro l'a commenté dans son Béit
Yosséf dont le résumé très connu est le
Choulkhane Âroukh, qui garde exactement le plan du Tour.
Rabbénou Yaâqov ben Achér mourût, comme beaucoup,
dans son parcours d'alyah vers la terre d'Israël.
Achlag.
Rabbi Yéhouda Léib Achlag est l'auteur d'une traduction
du Zohar de l'araméen en hébreu moderne, avec un commentaire
très original dénommé le Soulam, qui est devenu un
classique respecté et un succès de librairie.
Alankawa.
Ribbi Ephraïm Alankawa. Explication : Ribbi Ephraïm Alankawa,
"le Rav" haqqaddoche, de Tlemcen (Algérie). Sa hiloula est fêtée
également à Lag baÔmér. Décédé
le 1 Kislév.
Alfasi. Voir Rif.
Algazi.
Le Rav Chlomo Nissim ben Avraham Algazi (1610-1683). né à
Borsa en Transylvanie. voyagea beaucoup ; il fut l'un des grands opposants
au faux messie Chabbetaï Tsvi ; il vécut épisodiquement
à Jérusalem où il devint le président du Béit
dine. tribunal rabbinique) et y décéda. Il écrivit
un commentaire de celui de Rachi sur la Torah. Il publia à Smyrne.
en 1663. le Yavine Chemouâ. Qu'il comprenne la transmission). commentaire
sur le Séfér Halikhote Ôlam du Rav Yéchouâ
Hallévi et sur les Klaléï Hagguémara. Règles
de la guémara. de Rabbénou Yossef Qaro.
Âm haarets. Traduction : ignorant total. Voir le commentaire
de Dévarim.
Aneché knésséte haguédola. les Sages
de la Grande Assemblée qui ont écrit les principales prières
actuellement en cours. il y a plus de 2500 ans.
Anoussim : contraints juifs convertis sous la pression matérielle.
économique. psychologique. sous la menace de mort. Le christianime
a opéré au long des siècles de nombreuses conversions
forcées de juifs sous la menace du bûcher et a souvent mis
ses menaces à exécution dans des autodafés se déroulant
en fêtes publiques (voir le tableau de Francisco Rizi au Musée
du Prado à Madrid). Pendant la seconde guerre mondiale. de nombreux
juifs ont été sauvés gratuitement par des justes des
nations ; mais, également. de nombreux enfants juifs sauvés
ont été alors soumis aux pressions psychologiques et aux
contraintes pour se convertir. Nombreux de ces enfants ou jeunes adolescents
sont ainsi devenus par la suite membres du clergé. religieuses et
membres de la hiérarchie catholique. autres victimes identitaires
de la Shoa. Appellation désignant le martyr de ceux qui ont été
tués en tant que juifs. pour la foi juive. pour la non conversion
mais aussi en tant que juifs quel que soit leur degré de connaissance
ou de sainteté. par exemple toutes les victimes juifs de la Shoa.
Ashkénaze.
Juif originaire d'un pays d'Europe. Le mot signifie l'Allemagne. Il
est déjà cité dans la Torah (Béréchite
10, 3) et dans le Talmud. Il y a beaucoup d'autres catégories de
juifs, suivant leur origine : parsim (Iran), témanim (Yémen),
séfaradim (de l'exil d'Espagne), etc.
Askénazi (Rav Yéhouda Léon...)
Âssara harougué malkhoute. Traduction : Dix assassinés
du Roi
Explication :
Il s'agit de 10 grands Sages de la tradition juives qui furent exterminés
de façon atroce par les Romains sous le gouvernement de l'empereur
Hadrien (135).
Ces Sages sont :
Ribbi Âqiva ben Yosséf,
Ribbi Chimeône ben Gamliel,
Ribbi Elâzar ben Chamouâ,
Ribbi Elâzar ben Dama,
Ribbi 'Hananya ben hakhinaï,
Ribbi 'Hanaya ben Teradiyone,
Ribbi 'Hutspite hattourguemane.
Ribbi Yéhéchav Sofér,
Ribbi Yichmâel ben Elicha,
Ribbi Yichmael ha Cohén haggadol.
Les commentaires voient dans ce martyre un tiqqoune de la faute des frères
de Yosséf qui le sacrifièrent. Voir sur ce point : Middrache
Michlé, 1. Middrache Tehilim Cho'har tov 9, 13. Eikha rabbati 2,
8. Rabbénou Bé'hayé, sur Béréchite
37, 3 et 38, 1 et 43, 15 et 44, 17 et 50, 17 et sur Dévarim 33,
6. Tiqouné Zohar 110 b. Séfér haguilgoulim : haqdamotes
5 et 26 et 34 et 36 et 39.
Attar.
Ribbi 'Hayim ben Moché Ibn Attar (1696-1743) est l'auteur du
livre Or ha'hayim, commentaire de la Torah. Né à Salé
au Maroc, il partit en 1739 pour la terre d'Israël, préchant
la téchouva sur son parcours et suscitant de nombreux retours
au judaïsme fervent. Il manifesta un grand amour pour l'ensemble du
peuple juif, ses étudiants priant constamment pour ceux de la diaspora,
jour et nuit. Comme d'autres célèbres, il mourut peu d'années
après son arrivée en Israël. Le livre Or hah'ayim
fut
très apprécié dans toute l'Europe. On dit que Rabbi
Israël Baâl Chem Tov voulut monter en Israël pour étudier
auprès de Ribbi 'Hayim ben Moché Ibn Attar. Il est enterré
à Jérusalem. Hiloula très populaire et recueillie
de tous les courants du judaïsme, au cimetière de Har hazzéïtim(Mont
des Oliviers, à droite en venant du centre ville), le 15 Tamouz.
Av Béit dine. président du tribunal rabbinique.
Avél. endeuillé.
Avlé tsione. courant des plus anciens dans le judaïsme.
dont les membres sont sensibles à la destruction du Temple et en
portent le deuil. (Baba Batra 60 b).
Avote. pluriel de av. père. Avote désigne Avraham.
Yits'haq et Yaâqov.
Avraham ben Maïmon. Explication : Le 18 Kislév est décédé
Ribbi Avraham, fils du Rambam (1186-1237), auteur de nombreux commentaires
sur la Torah et qui succéda à son père comme Naguid
ou chef de la communauté juive en Egypte (4 autres générations
de descendant lui succèderont dans ce poste).
Azoulaï.
Le 11 Adar, hiloula de Ribbi 'Hayim Yossef David Azoulaï (le 'Hida),
(1724-1806), sépharade, qui naquit à Jérusalem. 'Hida,
ce sont les initiales de 'Hayim Yosséf David Azoulaï (1724-1806).
Il est l'arrière petit-fils de Ribbi Avraham Azoulaï de Féz
(1570-1643) qui vint à 'Hévrone. Il étudia auprès
de Ribbi 'Hayim ben Âttar (s'y reporter). Sa personnalité
est très particulière et brillante en de nombreux domaines.
Il fut au même titre le grand talmid 'hakham de sa génération,
estimé et vénéré par tous, commentateur de
nos sources, responsable communautaire et impliqué dans des disputes
locales, caballiste, décideur dans la halakha, bibliophile, quêteur
dans le monde pour les communautés de la terre d'Israël et
la Yéchiva de 'Hévrone (Hébron), grand voyageur, enquêteur
sur les communautés de la dispersion et sur le monde non juif, anthropologue
sur les coutumes juives dans les diverses communautés autour du
bassin méditerranéen, et écrivain sur ses voyages.
Son passage à la cour de Versailles est resté célèbre.
Ses livres les plus connus sont Birkhé Yosséf (qui est un
commentaire sur le Choulkhane Âroukh de Ribbi Yosséf Caro),
ses enquêtes de voyages (Zikhrone maâssiyote vé nissim),
son répertoire des noms de sages (Chém haguédolim),
son commentaire des psaumes (Téhilote Yosséf). Il est enterré
à Jérusalem.
Baâl habbrite. Traduction : Participant de l'alliance.
C'est le père de l'enfant qui va être circoncis.
Baâlhattourim, nom de R. Yaâqov
ben Achér ben Yé'hiel.
Rabbi Yaâqov ben Achér ben Yé'hiel, sépharade
(1270-1343) est nommé aussi Baâl hattourim, c'est-à-dire
celui qui a rédigé le livre intitulé le Tour.
Il est le fils de Rabbénou Achér dit le Roche (1250-1327),
auteur du grand livre de halakha Hilkhote Achéri sur tout
le Talmud et qui était l'élève du célèbre
Maharam (voir) de Roténbourg.
Ils fuirent l'Allemagne en raison des massacres (déjà)
des croisades et se réfugièrent en Espagne. Toute chose conduit
au bien dans le plan de Dieu car cela permit de réunit toute la
science achkénaze et celle du bassin méditerranéen
qui avait reçu aussi l'apport des yéchivotes de Babylone.
Cela explique la grandeur du judaïsme d'Espagne, jusqu'à son
dernier grand maître, le Rav Qanepanetone (voir) qui est la base
du Lév Gompers.
Le Tour arriva en Espagne à 33 ans. Il rédigea un premier
abrégé du livre de son père puis il l'étendit
pour écrire son livre monumental comprenant 1714 chapitres et intitulé
Arbaâ
Tourim, les 4 piliers.
Voir le Lév Gompers où je décris les 4 parties
de cette oeuvre : Ora'h 'Hayim, Yoré Déâ, 'Hochéne
Michpate et Evéne haêzér.
Il y a corrigé le point faible de l'oeuvre du Rambam dans Michné
Torah qui ne donne pas les références et ne cite pas
les opinions diverses.
Il faut souligner deux cohérences majeures de la vie de Rabbénou
Yaâqov : il vécut dans une extrême pauvreté pour
se consacrer à la Torah dans la pureté et ne pas se détourner
dans des charges qui lui auraient apporté de l'argent et des honneurs
; et il partir pour monter vers la terre d'Israël dans les conditions
si difficiles de l'époque, comme tant d'autres grands (Rambam, Ramban,
Ram'hal, le Chla, etc.). Il mourut en chemin, comme Moché rabbénou.
Baâl kéri. celui qui a eu une éjection de
sperme soit lors d'un rapport. soit lors d'une perte.
Baâl middote. Traduction : possédant des qualités.
homme ayant de grandes qualités dans le comportement effectif.
Baâl qoré. celui a la fonction habituelle de lire
la Torah dans la synagogue.
Baâl téchouva. actuellement : celui qui revient
à Dieu. à la Torah et à l'amour du prochain. Le sens
véritable de baâl est : "celui qui a atteint" ce niveau de
la téchouva. ce qui n'est pas le cas de celui qui se dirige seulement
vers.
Baâl téfila. celui qui mène la prière.
On le nomme aussi chalia'h tsibbour, envoyé du public.
Bar mitsva (relevant des mistvotes) le garçon est
"bar mitsva" à l'âge de 13 ans et est considéré
comme adulte pour la prière. la montée à la Torah.
pour le nombre de 10 juifs nécessaire pour l'assemblée de
prière dite miniane (compte). Désigne aussi ce jeune. le
jour de la cérémonie. La fille est "bat mitsva" à
partir de 12 ans et 9 mois.
Bé'hayé ben Achér (décédé
vers 1340)
Bén Iche 'Haï. Nom d'un livre de R. Yosséf
'Hayim, et son titre.
Caro (voir Qaro).
Chad'hane. intermédiaire sage et expérimenté
qui facilite les rencontres pour les mariages. C'est une longue institution
de la vie juive. Personne qui joue le rôle d'intermédiaire
sage et expérimenté et qui facilite les rencontres pour les
mariages. C'est une très ancienne institution dans la vie juive.
Chakhén. voisin.
Chamach. gardien. Neuvième lampe dans la 'hanoukiya et
qui sert à allumer les autres. Egalement. le gardien de la synagogue.
Chém Guédolim. Nom d'un livre de R. 'Hayim Azoulaï
('Hida).
Chérira Gaone.
Ribbi Chérira ben 'Hanina Gaone (906-1006) domine la période
qui termine l’ère des grandes Écoles de Babylonie. à
Poumbédita. à l'époque où les grands maîtres
apparaissaient en Afrique du Nord et en Europe ; il fit admettre le Talmud
de Babylone comme la base essentielle de l'étude juive. Dans sa
lettre (Iguéréte Rav Chérira Gaone). il décrit
comment la Michna. le Talmud. la Tossefta et les béraïtotes
ont été composés. Sa présentation du processus
de transmission de la Torah est la base de la conception de Rachi et sa
référence.
Chimchone de Chinon.
Rabbénou Chimchone ben Yits'haq Miqqinone. de Chinon en France
au 14e siècle. à l'époque des élèves
du Maharam de Rottenbourg. dut s'exiler à Marseille après
l'expulsion des Juifs et mourut en 1350. Il fut lié au Rachba. s'opposa
à certaines pratiques cabbalistiques qui touchaient à la
prière et il y insistait sur l'attitude de simplicité absolue.
“comme celle d'un bébé". Il est considéré comme
le premier qui ait ouvert la voie aux introductions méthodologiques
sur le talmud. Il se base fréquemment sur l'approche des tossafistes.
Il est dit de son ouvrage que tous ceux qui. depuis lors. ont écrit
sur les règles du talmud ne sont que des branches surgies de son
tronc.
Son Séfér Hakkéritoute est considéré
par le Chla comme "la racine (choréche) de toutes les introductions
au talmud qui lui sont postérieures et, dit-il, y compris la mienne,
à moi le petit face à lui".
Chimeône hattsaddiq. Le 29 Tichri. hilloula de Ribbi Chimeône
hatsaddiq. de l'époque des Aneché knésséte
haguédola. cette assemblée de 120 sages qui ont rédigé
les prières de la âmida. après la fin de la période
de la prophétie. Il a succédé à Ezrâ.
Il était Cohen gaddol. grand prêtre. Son nom de hattsaddiq
lui vint de son amour envers les autres et de la qualité de sa prière.
Cela imprégnait la vie de la communauté. Sa sainteté
était si grande que. en sa faveur. Alexandre le Grand épargna
Jérusalem de la destruction et se prosterna devant lui. Après
sa mort. les cohanim estimèrent qu'ils n'étaient plus assez
purs pour prononcer le nom saint pendant la bénédiction du
peuple (Tossafotes dans Sotah 38 a). Lire les Principes des Pères
1. 2. le traité Yoma 39 b et 69 a.
Chmouel Hannaguide. Le Rav Chmouel
ben rabbi Yossef Hannaguide (993-1055). séfarade. né à
Cordoue. est un descendant des communautés d'Éréts
Yisrael exilées en Espagne lors de la destruction du Temple. dans
ce qui devint la grande communauté de Cordoue. brillante par ses
maîtres et par ses grammairiens. Son maître fut Rabbénou
Moché ben 'Hanokh. l'un des quatre Sages envoyés par les
Écoles de Babylonie. Il fut un brillant grammairien et poète.
conseiller du roi. auteur de nombreux pioutim ou poèmes religieux.
d'études linguistiques sur la Torah et de l’Introduction au Talmud
(Mavo Hattalmoud). imprimée après le Traité Berakhote
dans le Talmud.
Chnéï Lou’hote Habbrite. (voir Horowitz).
Cho'héte.celui qui tue l'animal selon les règles
de la halakha.
Chochvine. ceux qui accompagnent le marié ou la mariée
vers la 'houpa. En yiddish : unterfierer.
Choul'hane Âroukh Nom d'un livre de R. Yosséf Qaro.
Le Choul'hane Âroukh est, avec le Tour et le Sémag, un
livre de base dans l'étude des halakhotes. Il reprend le plan du
Tour.
Il a été écrit par Ribbi Yosséf Caro (1488-1575)
à Saféd. Le style clair et simple s'aligne sur celui de Maïmonide.
Il y a 4 livres dans le Choul'hane Âroukh
1. Ora'h 'Hayim, qui traite des prières quotidiennes,
du Chabbate et des fêtes de toute l'année ;
2. Yoré Déâ, qui traite de la cachroute,
des lois de nidda (pureté familiale) et tévila (usage du
bain rituel), des voeux, de la tsédaqa ou bienfaisance, des conversions
et du deuil, de ce qui est permis et interdit (Hilkhote issour vé
éter) ;
3. Évén Haêzér, qui traite du mariage
et du divorce ;
4. 'Hochén Michpate, qui traite du droit civil.
Ora'h 'Hayim a 697 simanim ou chapitres, c'est le plus long de ces 4
livres.
Yoré Déâ a 403 simanim.
Évén Haêzér a 178 simanim, le plus court
des 4 livres.
'Hochén Michpate a 427 simanim.
Les chapitres comportent un nombre très différent de paragraphes
ou séifim (de 2 dans le chapitre bassar à 1056 dans le chapitre
chabbate.
Les deux principaux commentateurs de la page du Choul'hane Âroukh
sont, par livres :
1. Pour le Ora'h 'Hayim :
- le Maguén David, de Rabbi David ben Chmouel Hallévi
(1586-1667) qui était déjà reconnu comme un brillant
talmudiste dès son enfance ;
- le Maguén Avraham, de Rabbi Avraham Abeli Gombiner
(1637-1683) qui mérita de voir de nombreux commentaires écrits
sur le sien.
Citons aussi Michna Béroura.
2. Pour le Yoré Déâ :
- le Touréï Zahav (Taz), de Rabbi David ben Chmouel
Hallévi (1586-1667) ;
- le Siftéï Cohén, de Rabbi Chabse Haccohén
(1622-1663), élève brillant du Séma et du Maharam,
nommé le Chakh, qui souffrit des pogromes des cosaques de Chmielnicki.
3. Pour le Évén Haêzér :
- le Béit Chmouel, de Rabbi Chmouel Phoébous (fin
du 17e siècle) ;
- le 'Hélkate Mé'hoqéq, de Rabbi Moshé
Lima (1605-1658) qui ne couvre pas l'ensemble du Évén Haêzér.
4. Pour le 'Hochén Michpate :
- le Séfér Méirate Êynayim (Séma),
de Rabbi Yehoshua Falk (1550-1614), élève du Rama et du Maharchal,
qui a fait un commentaire sur l'ensemble du Choul'hane Âroukh ;
- le Siftéï Cohén, de Rabbi Chabse Haccohén
(1622-1663).
Nous trouvons aussi dans la colonne extérieure le Béer
Haggola, du Rav Moshé Rivkés (dcd vers 1672). De Vilna, il
se réfugia temporairement à Amsterdam pendant les pogromes
de Chmielnicki et y publia son livre, qui est une somme des références,
talmudiques ou plus récentes, pour chaque halakha du Choul'hane
Âroukh. Il fait donc le lien entre l'étude du talmud et le
Choul'hane Âroukh.
Le Choul'hane Âroukh est le livre de base de la halakha. Mais
n'oublions pas que le Choul'hane Âroukh est un résumé
du commentaire de Marane sur le Tour, commentaire dont le nom est le Béit
Yossef. En cas de difficulté sur la compréhension ou en cas
d'étonnement sur une halakha, il faut se reporter au Béit
Yossef, qui donne la formulation la plus précise.
Au second niveau, il sera utile d'étudier le Tour.
Dayane. juge au tribunal rabbinique. Pluriel. dayanim. Ils composent
un béit dine. tribunal. La fonction est la dayanoute. La Torah
décrit les qualités exigées des juges Chémote
18. 13-26. Dévarim 16. 18-30. Le Talmud discute longuement de ces
fonctions et du nombre de juges nécessaire suivant les types de
jugement (Traité Sanhédrine).
Echéte Iche. femme mariée.
Êd. témoin. Pluriel. êdim. Êdoute. témoignage.
Êd mi pi êd, celui qui n'a pas assisté à un événement
mais l'a entendu rapporter par un témoin direct.
Eïn Michpate. Nom d'un livre de R. Yéhoshua Boâz.
Galenti (Rav hammaguéne)
Le 21 Chévate, hiloula du Rav Moché Galenti (le Rav "hammaguéne"
1620-1689), de Saféd et Jérusalem. Il fut impliqué
dans l'aventure de Sabbataï Tsvi puis s'en détacha quand il
en vit les erreurs. Il publia des commentaires sur la Torah et Michné
Torah de Maïmonide.
Ganav. voleur.
Gaone. Traduction : éminent.
Pluriel, guéonim. Chef des grandes yéshivotes et communautés
de Babylone jusqu'au 10e siècle environ, spécialement à
Soura et Poumbédita. Les téchouvote haguéonim sont
les consultations rabbiniques de ces époques et régions.
Par extension, nom donné à quelques rares Sages qui ont
brillé par leurs connaissances en tous les domaines du judaïsme
et dans la sainteté de leur vie, comme le Gaone de Vilna. Références
dans le Tanakh : Psaume 47, 5.
Gaone de Vilna. Le 19 Tichri. hiloula
(décès) du Rav Eliahou ben Chlomo Zalmane. dit le Gaone de
Vilna en Lithuanie (1720-1797). Né à Pessa'h comme le Rambam.
il fut dès l'enfance et toute sa vie un génie intellectuel.
possédant la Torah à trois ans et demi. capable de soutenir
des discussions talmudiques à six ans et demi. et préparé
avec soin pour devenir un grand maître en Torah. Il ne dormait que
trois périodes d'une demi-heure par nuit consacrant le reste à
l'étude de la Torah. Ses écrits couvrent tout le champ des
sciences juives et il fut en même temps un mystique et un maître
en middotes. dans la science du comportement moral selon la sainteté
(qéddoucha) de la Torah. Il fut le maître de Rabbi 'Hayim
de Volojine (1749-1821). le pédagogue des yeshivotes actuelles.
Gershom.
Rabbi Lévi ben Gershom. de Provence (1288-1344). commentateur
qui privégie l'approche philosophique du texte par raport à
l'approche linguistique.
Gossés. Traduction : agonisant.
On ne doit pas toucher un agonisant car cela le ferait souffrir par
l'intensification des sentiments, ou le ferait mourir prématurément.
Tout juif, en état grave, doit faire son viddouye ou confession
de ses fautes, sans attendre la détérioration de sa santé.
A lire également : Traité Chabbate 32 a et Sanhédrine
6, 2.
Grana Explication : Ce sont, chez les juifs de Tunisie, des juifs
exilés d'Espagne et venus par Livourne.
Guédol habbayite. la personne la plus importante dans
la maison ou la famille et qui prend certaines décisions cruciales.
Guér. converti. Pluriel. guérim. convertis. Voir
le dossier Conversion
sur la page Etapes de vie.
Guerchom. Explication : Rabbi Lévi ben Guerchom, de Provence
(1288-1344), commentateur qui privégie l'approche philosophique
du texte par raport à l'approche linguistique.
Guerchom. R. Guerchom Méor haggola.
Rabbi Guerchom ben Yéhouda Méor haggola (965-1040), né
à Metz et vécut à Mayence. Il est célèbre
par son 'hérém ou ordonnance d'interdiction absolue de la
polygamie ou bigamie dans les communautés askénazes.
Guerchone
Guerchone ou Guerchom est le fils aîné de Moché
et Tsipora (Chémote 2, 22 et 18, 3).
Halala. C'est une femme née d'une union entre un Cohen
et une femme qui lui est interdite.
Hamichpate haîvri. Nom d'un livre de R. Moché Elone.
Hamichpate haîvri. Nom d'un livre de R. Na'houm Raqover.
Hammaâravi.
Le 2 Tévét, décès de Ribbi Yossef Ibn Taboul,
dit Hammaâravi, un des plus éminents élèves
du Ari (zal) le grand maître de la qabala (1545-1600), comme R. 'Hayim
Vital. Pélerinage important sur sa tombe à 'Hévrone.
Horowitz. Le Rav Yeshaya ben Avraham haLévi Horowitz.
Voir Chla..
Ibn Ezra (1092-1167), séfarade
de Tolède ; grammairien. poète. philosophe. médecin,
astronome et poète. Il voyagea beaucoup en Europe et dans toute
l'Afrique du Nord. Ribbi Avraham ibn Ezrâ est un des grands commentateurs
de la Torah. dans une approche grammaticale précise. luttant contre
ceux qui passaient à d'autres niveaux tout en abandonnant le niveau
pholologiques strict. Il se base d'abord sur les règles de la linguistique
pour faire ressortir le sens de base.
Son oeuvre a eu de nombreux commentateurs. Il voyagea beaucoup en Europe
et dans toute l'Afrique du Nord. Ribbi Avraham ibn Ezrâ est un des
grands commentateurs de la Torah, dans une approche grammaticale précise,
luttant contre ceux qui passaient à d'autres niveaux tout en abandonnant
le niveau pholologiques strict. Son oeuvre a eu de nombreux commentateurs.
Iguérote Moché. Nom d'un livre de R. Moché
Feinstein.
Iguéréte Rav Chérira Gaone (voir Chérira
Gaone).
Kahal. l'assemblée. Il s'agit de collectivités
organisées pour se faire représenter auprès des autorités
civiles. Egalement. une assemblée de personnes qui prient ou étudient
ensemble et sur qui règne la chékhina. résence divine
; on la désigne alors par l'appellation de qahal qaddoche. (Voir
la paracha 'Houqate).
Késséf Michné.
Le Késséf Michné est un ouvrage de Rabbénou
Yossef Qaro, Marane (1478-1575), qui commente le livre Michné Torah
de Maïmonide. Sur la page de Michné Torah, il est situé
en haut à gauche.
Klal Yisrael. l'ensemble du peuple juif.
Kook
Lé'hém Michné
Rabbi Avraham di Botone, de Salonique (1560-1606) a écrit le Lé'hém
Michné. Ce livre traite uniquement de ce que le Késséf
Michné n'a pas commenté.
Sur la page de Michné Torah, il est situé juste sous le
texte de Rambam.
Louria
Rabbénou Yits'haq ben Chlomo Louria Askénazi (1534-1572
lors d'une épidémie) a marqué d'une empreinte profonde
le judaïsme, malgré la briéveté de sa vie. Il
a laissé peu d'écrits dont quelques poèmes encore
chantés le Chabbate, que
j'ai traduits. Par contre, son enseignement oral jaillissait et rassemblait
toute la tradition des niveaux du réméz et du sod,
la cabala. Ses différents élèves, parmi les
plus brillants de l'histoire juive, ont transcrit en de nombreux
volumes cet enseignement, surtout 'Hayim Vital mais d'autres également.
En particulier, son commentaire de la prière a influencé
toutes les communautés. Pour être compris, il exige une solide
formation préalable en Torah écrite et orale, et la transmission
directe de maître à élève. Rabbénou
est nommé le Ari haqqadoche, ou Ari, zal. Ari vient
des initiales de Adonénou Rabbénou Yits'haq
(Notre maître Rabbi Yits'haq=, et zal veut dire, "le souvenir
du juste est bénédiction, zikhono tsaddiq livrakha".
Il avait perdu son père dans la tendre enfance, venu de Pologne
et Allemagne et qui monta en terre d'Israël. Sa mère repartit
dans sa famille sépharade Francès, en Egypte. Il fit des
études talmudiques classiques et brillantes avant d'avancer dans
la caballe. Puis il partit vivre à Tsaft (Safed) où il étudia
quelque temps avec R. Moché Cordovero. Il exerça aussi toujours
son métier de commerçant. Le livre Réchite 'Hokhma
de R. Eliahou De Vida, contribua fortement à intégrer l'enseignement
du Ari dans la connaissance populaire de la Torah centrée sur la
émouna (foi confiante) et sur la morale (moussar).
Louria.
Rabbi Chlomo Louria ben Yé'hiel, dit le Maharchal
(1510-1573), lettres initiales de Morénou haRav Chlomo Louria. collègue
du célèbre Rama. Il descendait de Rachi. Il a formé
les plus grands maîtres de sa génération en Pologne
et Lituanie, dans sa yéshiva de Loubline. Esprit indépendant,
il s'est opposé aux discussions du pilpoul abusif qui étaient
très répandues, et il à développé l'étude
du sens littéral, selon la longue tradition du pchate aussi bien
dans la Torah que dans le Talmud. Il est l'une des bases de l'étude
du Talmud (livre 'Hokhmate Chlomo).Il a écrit dans tous les
champs de la littérature et de la vie juive.
Luzzatto.
Rabbénou Moché 'Hayim Luzzatto.
né à Padoue (1707-1746), fut un prodige d’intelligence. de
savoir et de créativité dès sa jeunesse. tant dans
les connaissances juives que dans les connaissances profanes. Il dut affronter
de terribles persécutions suscitées par la jalousie et la
médisance. et s’exiler à Amsterdam. Plusieurs de ses œuvres
sont des classiques pour la formation de la pensée juive. de la
'hassidoute et du moussar (la morale) (Méssilate
Yécharim. Dérékh Hachém. Daâte Tévounote).
Sa méthode d’introduction à l’étude du talmud (Dérékh
Tévounote. La voie de la compréhension. 1742) est moins
connue ; il sait y allier. comme dans ses autres œuvres. une expression
claire et la flamme de l’amour de la Torah. utilisant toutes les ressources
de la raison chez l’étudiant dans cette ligne ouverte qui a été
proposée par le Rav Qanepanetone. Le Gaone de Vilna dit de ses œuvres
qu’il n’y manque pas un mot et que aucun n’est superflu.
Ma'hzor de Vitry. Un des plus anciens livres de prière.
du 11e siècle rédigé par Ribbi Sim'ha ben Samuel.
de Vitry. élève de Rachi. C'est un indice très important
pour l'étude de l'évolution des prières.
Machguia'h. C'est le surveillant et examinateur de la cacheroute.
Pluriel. machgui'him.
Maftir. Celui qui lit la haftara s'appelle le maftir.
Maguène Avraham. Livre. Voir Choul'hane Âroukh.
Maguène David. Livre.. Voir Choul'hane Âroukh.
Maguide Michné.
Rabbi Vidal Tom Tov di Tolossa, d'Espagne (14e siècle) qui est
de la génération du Rabbi Nissim, le Rane, a écrit
le Maguide Michné.
Ce livre donne les sources de Maïmonide et prend sa défense
contre les attaques du Rabad. Sur la page de Michné Torah, il est
situé en haut à droite.
Maharachdam. Notanicone, pour R. Chmouel di Médina.
Maharal de Prague. Rabbi Yéhouda
Lœw ben Betsalel est né à Pozna (1512-1609). et descendait
du roi David. Son image comme rabbin de Prague. sa pensée et ses
livres en ont fait l'une des figures les plus créatrices et les
plus complexes de la période de la Renaissance. Il a mis en valeur
la structure logique des récits haggadiques du talmud dans Béer
Haggola. le Puits de l’Exil. En français, le renouveau des études
maharaliennes fut essentiellement l'oeuvre d'André Neher, et également
de ses élèves, Théo Dreyfus et Benjamin Gros.
Maharam de Lubline, nom de R. Chalom Chachna.
Maharam. R. Méïr ben Baroukh
de Roténbourg.
Auteur des Haggahote Maïmoniyote, Rabbi Méïr Haccohén
de Rottenbourg (13e siècle), le Maharam, est l'un des derniers tossafistes
achkénazes et le maître du Roche. Il fut cruellement emprisonné
et refusa la libération dont le prix eut été exorbitant
pour la communauté. Il commente et complète les halakhotes
de Maïmonide avec les écrits parallèles des tossafistes.
Sur la page du Michné Torah, il est situé en bas à
droite.
Maharcha. Rabbi Chmouel Eliêzer
ben Yéhouda haLévi (1555-1631). de Cracow et Posen. Sa belle-mère
a pris en charge sa formation et celle de ses disciples. Un des plus grands
commentateurs du Talmud. auteur des 'Hiddouché halakhote. Avec la
clarté de Rachi qu'il prend comme guide. il enseigne le véritable
raisonnement talmudique éloigné de la gymnatique vaine de
démolition des arguments de l'adversaire (pilpoul abusif. ou 'hilloukim).
Il était ouvert à toutes les formes des sciences juives menées
avec sérieux. Il était exigeant envers la moralité
et l'altruisme des dirigeants communautaires.
Maharchache. Rabbénou Aharone Chmouel.
Explication : Un ouvrage apporte également une aide précieuse
pour les étudiants avancés en Talmud, c'est celui de Rabbénou
Aharone Chmouel, dit le Maharchache, qui est l'auteur d'un livre de choute
ou chéélote outéchouvote (questions/réponses)
sur les décisions du Roche, intitulé Tiféréte
Chmouel.
Dans un volume complet de guémara, son commentaire se trouve
souvent dans le milieu des différents commentateurs, après
Rabbénou Achér, après le Maharcha et d'autres.
Maharchal. Rabbi Chlomo Louria
ben Yé'hiel
Explication : Rabbi Chlomo Louria ben Yé'hiel, dit le Maharchal
(1510-1573), lettres initiales de Morénou haRav Chlomo Louria. était
le collègue du célèbre Rama. Il descendait de Rachi.
Il a formé les plus grands maîtres de sa génération
en Pologne et Lituanie, dans sa yéshiva de Loubline.
Esprit indépendant, il s'est opposé aux discussions du
pilpoul abusif qui étaient très répandues, et il à
développé l'étude du sens littéral, selon la
longue tradition du pchate aussi bien dans la Torah que dans le Talmud.
Il est l'une des bases de l'étude du Talmud (livre 'Hokhmate Chlomo).Il
a écrit dans tous les champs de la littérature et de la vie
juive.
Maharil. Notanicone, pour R. Yaâqov Hallévi Moellin.
Maïmonide. Rabbénou Moché ben Maïmone
(1135-1204). ou Rambam. séfarade. né à Cordoue. séjourna
dans plusieurs pays islamiques. dont l'Égypte ; il est enterré
à Tibériade. Son œuvre majeure est Michné Torah. synthèse
de la connaissance juive publiée dans un hébreu qui reste.
aujourd'hui encore. d'un style limpide et de grande beauté. Cette
encyclopédie très organisée est l'une des bases nécessaires
dans la formation de l'étudiant. Les commentaires imprimés
autour du texte y ont ajouté les références des sources
que Maïmonide avait négligé d'y apporter. Son Introduction
à la michna fut terminée dès sa jeunesse. Avec Rabbi.
Rav Achi. Rachi. Rabbénou Yossef Qaro.... il est l'une des gloires
du judaïsme qui ont été capables de traiter de l'ensemble
de la connaissance juive (hormis la qabala). Il est enterré à
Tibériade où il est écrit sur sa tombe : "de Moché
à Moché. il ne s'est levé personne comme Moché".
Sa tombe se trouve à proximité de celle du Chla haqqaddoche.
Malbim. R. Méïr Léib ben Yé'hiél
Mikhal (1809-1979), nommé le Malbim, selon les initiales de son
nom, est né en Russie puis, devenant l'un des grands Sages
et commentateurs de sa génération, il fut demandé
comme rabbin de nombreuses villes et devint Grand Rabbin de Roumanie. Il
subit des persécutions constantes de la part de courants d'assimilation,
de la réforme qui le dénoncèrent aux autorités
comme s'il était un élément dangereux pour la société
globale de par son attachement à la tradition. Il dut se défendre
devant les autorités de l'Emire ottoman, demanda l'aide de l'Alliance
israélite qui le lui refusa et il dut fuir et abandonner son poste.
Mais il était et il reste un commentateur de la Torah parmi les
plus grands. L'originalité de son approche tient à ce qu'il
développe l'orientation de Rachi et explique toutes les particularités
les plus minimes de la Torah selon les middrachim mais à partir
des caractéristiques grammaticales. Il les a organisées en
613 règles, comme le nombre des mitsvotes. Son commentaire fait
maintenant partie de toute bibliothèque sérieuse sur la Torah.
Mamzér. enfant né d'une union interdite. incestueuse
ou avec une femme mariée à un autre homme. La traduction
par "bâtard" est inexacte. L'enfant né d'une femme non juive
n'est pas mamzér. (Dévarim 23. 3). Les lois réglant
les mariages des enfants mamzérim sont complexes. Michné
Tora. Issouré Bia 15. Choul'hane Âroukh. Evéne haÊzér
4.
Marane. Nom abrégé de Rabbénou Yossef Caro
(1488-1575), signifiant nismakh miréich : ordonné par 200
rabbins, selon l'écriture de ce mot par les sépharades, en
abréviations. Egalement nommé hammé'habér,
le rédacteur par excellence.
Il est le décisionnaire majeur et incontesté du judaïsme
(même si certaines communautés ont continué à
observer la halakha de leur tradition propre après la parution du
Choukkhane Aroukh.
Cet ouvrage est un résumé de son grand livre, le Béit
Yosséf. Il a suivi exactement l'ordre des chapitres du Tour.
Marranes. ou marranos. nom de mépris donné par
les chrétiens aux juifs convertis de force en Espagne et au Portugal.
et qui continuaient en secret à pratiquer leur judaïsme. Ils
furent souvent victimes de persécutions véritables. d'autodafés
et brûlés publiquement après les mesures prises par
le pape Paul IV au 16e siècle.On parle aussi de "nouveaux chrétiens".
d'anoussim. de chouetas. ou de conversos. Beaucoup parvinrent à
s'enfuirent et constituèrent des communautés importantes
en diaspora.
Maskil. penseur éclairé.
Massoréte hachass. Nom d'un livre de R. Yehoshua Boâz.
Mavo Hattalmoud (voir Chmouel Hannaguide).
Mazouz (Ribbi Ra'hamim Mazouz). Explication : Ribbi Ra'hamim
Mazouz, de la Yeshiva tunisienne Kissé Ra'hamim à Bné
Braq (près de Ramate Gane en Israël).
Méaméts Koa'h. Nom d'un livre de R. Moché
Almosnino.
Mégorachim. Ce sont les juifs expulsés d'Espagne et du
Portugal.
Méâm loéz. Oeuvre populaire sur la Torah.
d'initiation au judaisme. publiée en 1730 en judéo-espoagnol
par Yaâqov Culi pour ramener les juifs ignorants ou égarés
par la triste épopée de Sabbataï Tsvi. Elle est surtout
composée de middrachim.
Mégorachim. Ce sont les juifs expulsés d'Espagne
et du Portugal
Ménakère. celui qui réalise le nikkour,
extraction du guid hannaché, nerf sciatique impropre à
la consommation juive. Voir guid hannaché.
Ménaché ben Israël.
Explication : Le 14 Kislév est le jour du décès
de Ménaché ben Yisraël, d'Amsterdam (1604-1657). Fils
d'un marrane qui échappa de justesse au bûcher, il vécut
à Amsterdam et défendit brillamment le judaïsme face
aux chrétiens et aux persécuteurs de nombreux pays par sa
capacité de rédaction. Il a publié l'Espoir d'Israël
sur la présence de tribus juives perdues en Amérique latine.
Il obtint de Cromwell un amélioration importante du sort des juifs.
Ménorate hammaor. Nom d'un livre de R. Yits'haq Abouhav.
Merkava. char. Support de la présence divine.Le peuple
d'Israël. ou les patriarches sont merkava.
Messadér kiddouchine.
Traduction : règle, réalise le mariage. C'est celui qui
officie lors du mariage.
Méssilate Yécharim (voir Luzzatto).
Michna Béroura.
Michna Béroura, la michna éclaircie, est un livre
qui résume et commente la halakha selon la tradition achkénaze
à partir de la partie du Choulkane Aroukh intitulée
Ora'h Hayim. Il est écrit par Rabbi Yisraël Méïr
HaCohen de Radin en Pologne (1839-1933).
Michné Torah (voir Maïmonide).
Michné Torah. Les commentateurs.
Explication : Dans un livre de Michné Torah, du Rambam (Maïmonide,
né à Cordoue, 1135-1204), on trouve au centre le texte, et
autour, des commentaires très importants dont les principaux sont
:
- le Ravad, de Rabbi Avraham ben David de Posquières (1120-1198)
; c'est un des plus grands richonim, souvent nommé le Baâl
Hahassagote, qui écrivit également sur la Torah, sur le talmud,
sur les problèmes de permis et interdit et sur le Rif dont il défendait
les vues. Ses analyses sont reconnues comme les plus importantes et sont
souvent très critiques envers le Rambam. En raison de sa sainteté
exceptionnelle, il fut comparé à Rabbénou Haqqadoche
et les cohanim furent autorisés à assister à son enterrement.
- les Haggahote Maïmoniyote, de Rabbi Méïr Haccohén
de Rottenbourg (13e siècle), le Maharam, l'un des derniers tossafistes
achkénazes et fut cruellement emprisonné et refusa la libération
dont le prix eut été exorbitant pour la communauté.
Il commente et complète les halakhotes de Maïmonide avec les
écrits parallèles des tossafistes. Sur notre page, il est
situé en bas à droite.
- le Migdal Ôz, de Rabbi Chém Tov ben Rabbi Avraham, Gaone
d'Espagne (14e siècle), élève du Rachba, Rabbénou
Chlomo Adérete ; il succéda au Rambane, son maître,
en Espagne ; il était un grand halakhiste et auteur de commentaires
importants sur le talmud ; il commenta également le Rambane. Il
monta en Éréts Yisrael. Sur notre page, il est situé
en bas à gauche.
- le Késséf Michné, de Rabbénou Yossef
Qaro, Marane (1478-1575), que nous avons déjà présenté.
Il monta en Éréts Yisrael. Sur notre page, il est situé
en haut à gauche.
- le Maguide Michné, de Ribbi Vidal Tom Tov di Tolossa, d'Espagne
(14e siècle) ; il est de la génération du Rabbi Nissim,
le Rane, donne les sources de Maïmonide et prend sa défense
contre les attaques du Rabad. Sur notre page, il est situé en haut
à droite.
- le Lé'hém Michné, de Rabbi Avraham di Botone,
de Salonique (1560-1606). Il écrit uniquement sur ce que le Késséf
Michné n'a pas commenté. Sur notre page, il est situé
juste sous le texte de Rambam.
- le Michné la mélékh, de Rabbi Yéhouda
Rosanés (1657-1727), de Turquie. C'est une analyse très aiguisée
du texte.
- etc.
Michné Torah. Thèmes, chapitres.
Explication : Les 14 livres du Michné Torah sont généralement
imprimés en 6 volumes.
Quels sont les 14 livres de Michné Torah ?
1. Le livre de la connaissance
2. Le livre de l'amour
3. Le livre des époques
4. Le livre des femmes
5. Le livre de la sainteté
6. Le livre des exceptions
7. Le livre des semences
8. Le livre du service
9. Le livre des sacrifices
10. Le livre de la pureté
11. Le livre des dommages
12. Le livre de la possession
13. Le livre des jugements
14. Le livre des juges.
Migdal Ôz
Le Migdal Ôz est un ouvrage de Rabbi Chém Tov ben Rabbi
Avraham, Gaone d'Espagne (14e siècle), élève du Rachba,
Rabbénou Chlomo Adérete.
Il succéda au Rambane, son maître, en Espagne ; il était
un grand halakhiste et auteur de commentaires importants sur le talmud
; il commenta également le Rambane. Il monta en Éréts
Yisrael. Sur la page du Michné Torah, il est situé
en bas à gauche.
Mitnéguéd. Opposant au courant des 'hassidim.
Mizra'hi. R. Eliyahou Mizra'hi. Voir Réem.
Moché Rabbénou
Le 7 Adar est le jour de naissance et de décès (hiloula)
de Moché Rabbénou (an 2489), un chabbat, après l'heure
de min'ha ; il est enterré au Mont Nébo, en Jordanie mais
on ne sait pas où.
La tradition dit que c'est D.ieu lui-même qui s'est chargé
de l'enterrement de son serviteur pour le remercier de sa vie et parce
qu'il a eu la bonté de s'occuper des ossements de Yosséf
(fin du Middrache de Dévarim).
Alors que minh'a est caractérisé par l'angoisse à
l'approche de la fin du jour, le chabbate c'est la complétude et
la joie qui emplissent cette heure ; c'est pour cela que c'est l'heure
de Moché, celle de Yosséf et celle de la mort de David ;
en souvenir, on lit les trois versets de tsidqatéikha, ce jour-là
à Min'ha.
Ce 7 adar, il y a un jeûne des justes (taânite tsaddiqim).
Dans des communautés sépharades, on lit un "tiqqoune" particulier
et les femmes vont à la synagogue.
Lire le texte de la naissance de Moché (début du livre
de Chamote) et sa mort dans la fin du livre de Dévarim, ainsi que
le psaume 91 qu'il a écrit.
Mohél. circonciseur. Il reçoit la délégation
du père quand celui-ci n'est pas compétent pour réaliser
la circoncision de son fils.
Moumar. C'est une personne qui nie l'existence de Dieu et de
la valeur des mitsvotes et de leur pratique. Pluriel. moumarim.
Na'hmane (voir Braslav).
Naâra. selon la halakha. c'est une fille ayant dépassé
l'âge de la bat-mitsva mais n'ayant que entre 12 ans et 12 ans et
demi.
Naguid. chef de la communauté juive en Espagne et en Egypte.
Nahmanide (1194-1270). Ramban. R. Moché ben Nahmane. de
Gérone en Espagne ; célèbre commentateur qui
met en valeur le sod de la Torah. L'un des plus grands caballistes. Voir
Rambane.
Navi. Traduction : voyant, prophète.
Le premier sens est "le voyant" face au présent, à l'invisible,
au caché, au sens des
choses, au monde du bien et du mal, au passé et au futur.
Le second sens, est celui qui -en plus- reçoit le message divin
et l'ordre de le communiquer sous une certaine forme auprès de certaines
personnes ou du peuple. Il devient un messager et l'exécuteur d'une
mission, un envoyé.
Il y avait des écoles de formation de prophètes (béné
hannéviyim), des prophètes vrais
et sûrs et des prophètes mensongers (navi chéqér)
ou parlant au nom des idoles.
Chaque prophète a un style particulier qui correspond à
la fois à sa personnalité et à sa mission.
L'autre sens, au pluriel, néviyim réfère
à la deuxième partie du mot tanakh (initiales de Torah,
néviyim, kétouvim) ; elle comprend
1. Les premiers prophètes (Yehoshua, les Juges, 2 livres de Samuel,
2 livres des Rois).
Il y a 69.359 mots et 263.600 lettres dans cette partie.
2. Les derniers prophètes
- les 3 livres très longs des plus grands prophètes (Isaïe,
Jérémie, Ezéchiel) ;
- les livres courts de 12 petits prophètes : Osée, Yoél,
Amos, Ovadia, Yona ou Jonas, Mikha ou Michée, Na'houm, 'Habaqouq,
Tséfaniya, Agaï, Zékharia, Malakhi.
Il y a 72.055 mots et 273.900 lettres dans cette partie.
Alors que dans la Torah il y a 79.847 mots et 304.805 lettres.
Le Sage instruit est plus important que le navi ('hakham âdif
minavi), Baba Batra 12a.
Eïne navi béîro, nul n'est prophète en son
pays.
Néféche Ha'hayim (voir Volozhyne).
Nom d'un livre de R. 'Hayim de Volojine.
Noa'h
Traduction : Noé
Nom de la seconde paracha de la Torah du nom d'un homme de la 10e génération.
Il vécut 950 ans, est le père de Sém, 'Ham et Yafète
qui ont engendré les peuples. Il a connu le déluge. Il est
le modèle du juste, le tsaddiq qui sauva l'humanité par ses
qualités et son souci des autres.
Références dans le Tanakh : Béréchite 6,
9 - 11, 32
A lire également : Le recueil de poèmes : "L'ami des
aurores", en particulier La fleur nouvelle.
Ôlé.
C'est celui qui monte à la lecture de la Torah. Celui qui monte
pour vivre sur la terre d'Israël.
Onéne. endeuillé. terme utilisé pendant
la période qui précède l'enterrement.
Onkélos. traducteur de la Torah en araméen. Son
texte est imprimé avec celui de la Tora et lu parallèlement.
Il est de la 12e génération des tannayim (ou la 3e suivant
les comptes) qui va de l'an 110 à la chute de Bar Korba à
Bétar en 135. C'est l'époque de Ribbi Âqiba qui était
à Bné Braq, après la génération de Ribbi
Eliérer haggadol et avand celle de Ribbi Meïr.
Onqélos, était un converti ou prosélyte ou guér
tsédéq, qui a réalisé le Targoum Onqélos,
une traduction de la Torah en araméen qui éclaircit de nombreux
sens du texte original et qui est lue chaque matin avec les versets de
la section hebdomadaire de la Torah (rappel de méthode : on lit
deux fois chaque verset de la Torah et une fois sa traduction par Onqélos).
D'autres guérim, convertis, sont nommés Ben Hé Hé
ou Ben Bag Bag, faisant allusion aux deux hé du nom divin et de
leurs "parents" en judaïsme : Abraham et Sara.
Rachi fait le plus grand usage de ce commentaire auquel il compare sans
cesse le sien.
Par quelques codes, Rachi nous indique quand il faut prendre plus en
considération le sens apparent du texte de la Torah en hébreu
ou le sens de la Torah que met en valeur la traduction d'Onqélos
(voir la page du Talmud).
Ora'h 'Hayim. Voir Choul'hane Âroukh.
Or ha'hayim. commentaire de la Torah. de Ribbi 'Hayim ben Moché
Ibn Attar (1696-1743). Né à Salé au Maroc. il partit
en 1739 pour la terre d'Israël. préchant la téchouva
sur son parcours et suscitant de nombreux retours au judaïsme fervent.
Il manifesta un grand amour pour l'ensemble du peuple juif. ses étudiants
priant constamment pour ceux de la diaspora. jour et nuit. Comme d'autres
célèbres. il mourut peu d'années après son
arrivée en Israël. Or hah'ayim fut très apprécié
dans toute l'Europe. On dit que Israël Baâl Chem Tov voulut
monter en Israël pour étudier auprès de lui.
Oréa'h. invité.
Ouchpizine
Traduction : Hôtes, invités.
Explication : Dans le texte parlant de la soucca, il est écrit
d'y être sept jours et non "pendant sept jours", aussi la tradition
y voit chaque jour comme la personnification d'un des ouchpizim, invités
saints, qui sont dans l'ordre Avraham, Yits'haq, Yaâqov, Moché,
Aharone, Yossef, David. A tout de rôle chacun d'eux, chaque jour,
imprègne la soucca de ses caractéristiques, on l'accueille
comme un hôte de choix.
Voir aussi : Souccote.
Oulad el-bayyout
Traduction : enfants du piyoute
Ce sont les enfants que l'on réunissait chaque semaine, chez
les juifs de Tunisie, pour leur apprendre les chants de la synagogue.
Palachi.
Le 17 Chévate 1868, Hiloula du Rav 'Hayim ben Yaâqov Palachi,
Grand Rabbin d'Izmir (Smyrne) en Turquie; auteur de Mouâd lékhol
'Haï et de 72 autres livres.
Panim 'haddachote. Traduction : visages nouveaux.
Lors des 7 jours de repas des Chéva bérakhote
après un mariage, il faut qu'il y ait des personnes qui n'étaient
pas aux repas précédents, visages nouveaux. Lors des 7 jours
de repas des Chéva bérakhote après un mariage.
il faut qu'il y ait des personnes qui n'étaient pas aux repas précédents.
Par extension. nom donné à quelques rares Sages qui ont brillé
par leurs connaissances en tous les domaines du judaïsme et dans la
sainteté de leur vie. comme le Gaone de Vilna. Voir psaume 47. 5.
Par sens dérivé, on emploie aussi ce terme de "tiqqoune
sofrim" pour toute correction élégante du style ou de
la prononciation.
Porchim midarkhé tsibbour. personnes qui se séparent
de leur communauté qui vit selon les règles de la Torah.
Principes de foi. voir Chlocha âssar îqarim.
Puits de l’Exil. Béer Haggola. (voir Maharal).
Ra'hél iménou. matriarche. épouse de Yaâqov
avinou. le patriarche. Le 11 'héchvane est le jour de la hiloula
(décès) de Ra'hél iménou (an 2208) lors de
la naissance de son fils Binyamine. Lui-même est décédé
plus tard en ce jour (an 2317). Elle est enterrée sur la route de
Beit-Lé'hém pour être toujours à proximité
de ses enfants. spécialement quand ils reviennent ou sont dans la
difficulté (lire Jérémie. ch. 31). Les juifs sont
toujours montés en foule sur sa tombe. malgré les persécutions
des habitants environnants. Sachons apprécier les conditions plus
faciles qui sont les nôtres aujourd'hui. et en remercier. Les 'hassidim
fêtent ce jour par des repas.
Rachba. Notaricone, pour R.Chlomo ben Adrét.
Rachbam. Notaricone, pour R. Chmouel ben Méïr (1085-1174),
petit-fils de Rachi. commentateur qui privégie l'approche linguistique
et conteste souvent l'interprétation de Rachi.
Rachi (Rabbi Chlomo ben Yits'haqi. 1040-1105), Rachi, Rabbi
Chlomo ben Yits'haqi (1040-1105) est le premier pédagogue pour tout
Juif, à travers ses commentaires du Talmud, de la Torah et de tout
le Tanakh (la Bible).
Il se caractérise par la clarté mais, en fait, son commentaire
est très sophistiqué dans les règles de sa composition
qui touche toujours tous les niveaux du sens.
Chaque paracha commentée sur le site Modia repose sur les commentaires
de Rachi, et
fournit progressivement la compréhension de la méthode
d'étude de Rachi, et ses clefs.
Il suffit donc de se reporter à ces études.
Il est inexact de dire que Rachi a été seulement un commentateur
(parchane) et non un
décisionnaire (posséq) car il a laissé de nombreux
réponses et décisions halakhiques.
Radak (1160-1235) notaricone pour R. David Kimkhi Ribbi David
Kimkhi, dit le Radak (1160-1235), ou Maistre Petit, de Narbonne, célèbre
commentateur du Tanakh se maintenant au niveau du pchate, sens littéral,
dans uneclarté de rédaction qui ne s'égare pas dans
l'apologie et l'exaltation ; c'est un grand grammairien par son livre Mikhlol.
Il s'engagea souvent dans les polémiques intellectuelles, spécialement
contre le missionnarisme chrétien et leurs arguments théologique
; il fut un défenseur de Maïmonide
Ralbag (voir Gershom, Rabbi Lévi ben Guerchom).
Rambam. Né à Pessa'h en 1135,
dcd en 1204 le 20 Tévét.
Ribbi Moché ben Maïmone, ou ben Maïmoun, Maïmonide,
du Roi David. Il reçut l'éducation la plus élevée
auprès de grands maîtres des sciences arabes. Il écrivait
en arabe. On le nommait Abn Imram Moussa ibn Maïmoun ibn Abdoulah.
On le surnomme aussi Hannéchér haggadol, le grand
aigle. En 1148, Cordoue, sa ville est prise par les musulmans qui donnent
le choix entre la conversion ou l'exil. Sa famille part ailleurs en Espagne
puis à Fez où ils doivent se faire passer comme musulmans
pour éviter la mort. Dévoilé, il ne peut que fuir
et se rend à Acco puis Jérusalem puis au Caire où
il devient célèbre comme médecin, naguid ou
dirigeant de la communauté; il est conseiller du roi Saladin et
rabbin écrivain.
Le 6 'Héchvane est le jour de la première prière
du Rambam sur le Mont du Temple après son âlia sur la
terre d'Israël (an 1166). Il le décrète yom tov.
Le 9 'Héchvane est le jour de la première prière du
Rambam sur les tombes des patriarches et matriarches à 'Hévrone
après son âlia (an 1166). Il le décrète
aussi yom tov, qu'il célèbrera avec joie et
grand repas familial. Il est enterré à Tibériade où
il est écrit sur sa tombe : "de Moché à Moché,
il ne s'est levé personne comme Moché".
Sa tombe se trouve à proximité de celle du Chla
haqqaddoche.
Son livre principal Michné Tora ou Hayad
ha'hazaqa (la main puissante) est écrit dans un hébreu
michnaïque limpide et forme la base de toute formation du juif ; il
a 14 parties. C'est une somme d'examen des cas rencontrés, sans
indiquer les références des sources ; les commentateurs les
ont ensuite ajouté. Ses 13 principes de la foi juive sont admis
et chantés par toutes les communautés.
Il publia aussi un traité sur la Michna (Kittab alSSiradi)
Son livre Dalalate alHayarine ou le Guide des Egarés, fut traduit
à sa mort sous le titre Moré Névoukhim et,
expliquant et justifiant le judaïsme par la philosophie, ce livres
suscita de terribles controverses.
Il publia aussi Maamar ha Yi'houd (traité sur l'unité
de D.ieu), la lettre aux Juifs du Yémén persécutés
(Iguérete
ha Téimane), un traité sur le succès
(Péraqim
bé atsla'ha), un autre sur le calendrier, sur la vie sexuelle,
divers traités médicaux sur les plantes, les poisons, sur
l'asthme, sur l'hygiène, sur les diverses questions édicales,
sur le calendrier, etc.
Son fils Avraham et son petit-fils David lui succédèrent
dans ses fonctions publiques.
Rambane
Moché ben Na'hmane. ou Na'hmanide. ou Bonastroug Da Porta (1194-1270).
Médecin de profession. Eminent commentateur de la Torah et du Talmud.
Halakhiste et caballiste. Auteur de plus de 50 ouvrages. Cousin de Rabbénou
Yona de Girondi, auteur de Chaâréi hattéchouva.
Reconnu comme la plus grande autorité séfarade de son époque,
et Grand Rabbin de Catalogne, il n'hésita pas à lacher tout
cela pour monter en terre d'Israël à 66 ans malgré l'état
de désolation qui y régnait. Dans le conflit opposant les
rabbins français aux tenants de Maïmonide. il essaya de trouver
un compromis et bâtit un programme de formation des jeunes en yeshiva
qui pourrait satisfaire les exigences des deux camps. Son influence a été
et reste considérable.
Le Rambane naît environ 10 ans après la mort de Maïmonide.
C'est le géant de la connaissance juive en Espagne, il eut aussi
pour maîtres des tossafistes de France. Le Rav Qanepanetone le considère
comme l'un des maîtres parfaits du Talmud et les qabbalistes le considèrent
comme la fleur de la tradition la plus ancienne.
Ravad.
Ribbi Avraham ben Yits'haq de Narbonne (1110-1179). Sage très
respecté. Auteur du Séfer haEchkol. il introduisit en Provence
la halakha des maîtres d'Espagne. tout en mettant en valeur les traditions
propres à Narbonne. Son commentaire de Baba Batra est très
proche de celui de Ribbi Chmouél ben Méïr.Le Ravad,
de Rabbi Avraham ben David de Posquières (1120-1198) ; c'est un
des plus grands richonim, souvent nommé le Baâl Hahassagote,
qui écrivit également sur la Torah, sur le talmud, sur les
problèmes de permis et interdit et sur le Rif dont il défendait
les vues. Ses analyses sont reconnues comme les plus importantes et sont
souvent très critiques envers le Rambam. En raison de sa sainteté
exceptionnelle, il fut comparé à Rabbénou Haqqadoche
et les cohanim furent autorisés à assister à son enterrement.
Ravane. Notanicone, pour R. Eliêzér ben Natane.
Ravina
Le 13 Kislév est le jour de la hilloula de Ravina, l'un des
principaux rédacteurs du Talmud (vers 370-425) avec Rav Achi. Situons-le
: Il fait partie de la 7e génération des amoraïm - Rav
Kahana (Baba Qama 10 b, 29) dirige la yéchiva de Poumbédita
vers 400, - Ravina (Baba Qama 6 b, 2) et Rav Achi, à Soura, organisent,
vers 370-425 (4130-4185), le talmud de Babylone que nous étudions.
L'opinion de Rav Achi prévaut sur celle de Ravina pour la halakha.
Cette époque est ce que l'on appelle (sof horaa, la fin de l'enseignement).
On dit aussi que par eux (nikhtam vénistam hagguémara), a
été écrite et clôturée la guémara.
Puisque la halakha est selon l'avis des derniers maîtres, le talmud
de Babylonel'emporte sur la michna et sur le talmud de Jérusalem
pour les questions qui y sont également exposées. Ensuite
s'ouvrit l'époque des savoraïm, rabbanane savoraï, c'est-à-dire
ceux qui pensent sur la michna et la guémara et en tirent les applications
de halakha pour les générations ultérieures : Rav
Sama, le fils de Rava ; Rav Sama, Rav Eina, Rav, Simouna, Rav Ravaï
Mérov, Rav Guiza, Rav Houna, Rav Dimi Sorgo...
Razah. Notanicone, pour R. Zérakhia Hallévi.
Réchite 'Hokhma
Traduction : Commencement de la sagesse
Réchite 'hokhma, "le commencement de la Sagesse", est
un ouvrage du Gaone et 'Hassid Rabbi Eliahou Moché Vidas (16e siècle).
Le sujet du livre: Ce livre, vénéré dans tout
le judaïsme, est considéré comme l'un des piliers de
base de la littérature du moussar (morale de vie) et de la
'hassidoute.
Il a la particularité d'avoir été écrit,
à la suite de l'expulsion d'Espagne, par l'un des sages de Safed
au 16° siècle, élève de R. Moché Cordovéro
et du Ari zal. Il y fut terminé l'année de la mort de Rabbi
Yossef Caro.
Il est basé sur les enseignements de l'Ecole de Safed et des
expulsés d'Espagne.
Il fait le lien et la synthèse entre l'étude, la vie
intérieure, la prière, l'action et l'éducation.
Comment procède-t-il ?
- il se base avec précision sur les sources essentielles : la
Torah, la guémara, le middrache, les premiers écrits et le
Zohar ;
- en 5 grands chapitres (crainte, amour, téchouva ou
retour, qéddoucha ou sainteté, ânava
ou humilité) il éclaire sur ce thème: "comment vivre
le programme de la Torah dans l'action avec le coeur, la pensée
et toutes les forces pour connaître Hachem dans toutes nos voies".
Comme la plupart des livres de moussar, il est écrit
dans un style limpide.
Les éditions actuelles sont remarquables parce qu'elles donnent
toutes les références et sources et la traduction des passages
d'araméen en hébreu simple. Ce livre est à placer
dans la même catégorie que 'Hovote hallévavote
.
Rebbétzine. La femme du rabbin, en yiddish.
RéchaÎm. méchants.
Réém. Notanicone, pour R. Eliahou
Mizra'hi.
Ribbi Eliyahou Mizra'hi (1450-1525), de Constantinople est l'un des
principaux commentateurs de Rachi. On compte environ 300 grands commentaires
de Rachi !
Il est nommé le Réem, selon les initiales de son nom.
Constantinople était une ville culturellement très développée
et le niveau des études juives était éminent. Ainsi
des presses juives y fonctionnèrent dès 1493 et sortirent
le Tour.
Il avait un savoir encyclopédique et les savants de l'époque
l'admiraient. En plus de son rôle d'enseignant, il fut très
actif dans l'accueil des expulsés d'Espagne et du Portugal.
Son "supercommentaire" (cela veut dire commentaire d'un commentaire)
sur Rachi est intitulé Séfér hamizra'hi. Il en existe
d'excellentes éditions actuellement.
Il était le plus grand décisionnaire (posséq)
de la région et ses décisions halakhiques sont nommées
les Chéélote outéchouvotes du Réem. Il ne se
contente pas d'exposer en détail tous les aspects d'un problème
avat d'arriver à sa conclusion, il attaque ses propres conclusions
et passe en revue les objections possibles. Il défend souvent le
commentaire de Rachi face aux attaques venant de la méthode du Rambane
On comprend par là son exigence critique envers le commentaire
de Rachi ; mais son ouvrage a suscité également de nombreux
commentaires dont beaucoup sont l'apologie des options de Rachi.
Il est réticent envers la cabale.
Réma. Notanicone, pour R. Moché Isserlés.
Réouvén ben Yaâqov avinou.
Le 14 Kislév est le jour de la naissance et du décès
de Réouvén (2193-2318), fils de Yaâqov avinou et de
Léa (Béréchite 29, 32). Il a vécut 125 et est
enterré à Roma, au-delà du Jourdain.
Richonim. (voir le Lév Gompers).
Rid. Notanicone, pour R. Yéchayahou di Trani
Rif. R. Yits'haq Alfasi.
Une grande aide peut être trouvée dans le recueil du Rabbénou
Yits'haq Alfassi (1013-1103), dit le Rif, qui a étudié auprès
de R. 'Hananel et de Rabbénou Nissim à Kairouan, puis a vécu
à Cordoue.
Son livre principal, inséré dans les éditions
les plus complètes de la guémara, est intitulé Hilkhote
Rav Alfas ; il ne garde des passages de la guémara que ce qui concerne
les conclusions halakhiques.
Le Rambam estime qu'il n'est pas possible, hormis quelques cas, de
diverger de ses analyses. C'est un livre de base dans la formation.
Il est lui-même commenté, au 12e siècle, par les
Hassagote du Ravad III, par le Baâl Hammaor ou Rabbénou Zarakhia
Hallévi, Rabbénou Yéhonatane de Lunel ; au 13e siècle,
par le Rambane dans Mil'hamote Hachém et Séfér Hazzékhoute,
et par Rabbénou Yona de Gérondi ; au 14e siècle, par
Rabbénou Nissim de Gérondi ; au 15e siècle, par Rabbénou
Yossef 'Haviva dans Nimouqéï Yossef, etc.
Le 'Haféts 'Hayim dit de son livre : "J'ai résolu de
donner un bon conseil sur la manière d'acquérir une large
connaissance de la Torah : que l'on apprenne les bases du talmud, c'est-à-dire
que l'on étudie le condensé qu'en a fait le Rif, Rabbi Yits'haq
Alfassi, avec le commentaire de Rachi... Ce conseil est donné par
le Gaone de Vilna...
Utilisant cette méthode, on pourra acquérir une connaissance
large de l'ensemble de la Torah...".
Tout cela pour insister sur l'importance du Rif. Son commentaire est
souvent placé en fin des commentateurs du Talmud ; il se reconnaît
par le fait qu'il est disposé typographiquement comme une page de
traité du talmud. Il est suivi du commentaire du Mordékhaï
(Mordékhaï ben Hillel Haccohén, 1240-1298), qui voulait
en être une introduction et le complète en lui ajoutant les
conclusions halakhiques des tossafotes de France.
Ritva. Notanicone, pour R. Avraham Ichbili.
Ritzba. Notanicone, pour R. Yits'haq ben Avraham.
Rivache. Notanicone, pour R. Yits'haq ben Chéchéte.
Rivam. Notanicone, pour R. Yits'haq ben Mordékhaï.
Roche. Notanicone, pour R. Achér ben Yé'hiél.
Roche yéchiva. chef de yéchiva. Directeur et chef
spirituel d'une yeshiva.
Salenter (Rav Israël Lipqine de Salenter )
Le 25 Chévate, hiloula du Rav Israël Lipqine de Salenter
(1810-1883), fondateur du courant du Moussar (morale, éthique) en
Lithuanie, à Vilna puis à Kovno. Puis, en plus de son activité,
il s'intégra à la vie civile en Allemagne et voyagea beaucoup.
Son ouvrage le plus connu est Iguéréte hammoussar, la Lettre
de la morale, qui reste une base classique de la formation des jeunes étudiants
dans les yeshivotes. Il fut un grand
pédagogue et son fils Yom Tov devint un grand mathématicien
universitaire.
Sanedak. parrain qui tient l'enfant lors de la circoncision.
Sang. il est interdit à la consommation car il est le
siège de la vie (Vayiqra 17. 11-12). Cela s'étend également
à la "graisse interne. 'hélév".
Savorayim. (voir le Lév Gompers).
Sayyéd
C'est, chez les juifs de Tunisie, "le maître", hassayyed.
Séfér 'Harédim. Nom d'un livre de R. Elâzar
Azikri.
Séfér Chéhiltote. Nom d'un livre de R. A'haï
Gaone de Chabcha.
Séfér haéchkol. Nom d'un livre de R. Avraham
ben David.
Séfér Hakkéritoute (voir Chimchone de Chinon).
Séfér Halikhote Ôlam
(Livre des démarches du monde). Son auteur. Yéchouâ
ben Yossef Hallévi (15e siècle). de Tlemcen (Algérie).
fut l'élève de Rabbi Yaâqov Haccohén Achkénazi
et dut s'exiler en Castille. Il a fait ainsi le lien entre les traditions
d’Afrique du Nord et d’Espagne. avant d’être admis par le monde achkénaze,
en particulier par la référence continue qu’y fait le Chla.
Son livre. publié à Lisbonne. se réfère au
Séfér Hakkéritoute sur les règles de raisonnement
dans le Talmud. et fut commenté par Rabbénou Yossef Qaro
(Klaléï Hagguémara. rédigé à Salonique)
et par Rabbi Chlomo Algazi (Yavine Chemouâ. Venise). Il était
très proche du Rav Betsalel Achkénazi. auteur de la célèbre
Chita Méqoubétséte. recueil de commentaires talmudiques
de base et il y aurait écrit la partie consacrée à
notre traité Baba Qama. Le Rav Chmouel Sid. ou Sirilio. a repris
la majorité de ces règles et les a ordonnées alphabétiquement
dans Klaléï Chmouel (écrit en 1522).
Séfér haroqéa'h. Nom d'un livre de R. Elâzar
ben Yéhouda de Worms (1165-1230), le plus
grand Sage de l'Ecole des 'hassidismes d'Allemagne. Il est nommé
le Roqéa'h. Il était l'élève du grand R. Yehouda
hé 'Hassid. C'était l'époque terrible des croisades
qui dévastaient les communautés du Rhin. Il écrivit
à la fois des commentaires de la Torah basés sur le pchate
et allant jusqu'à la réflexion philosophique et l'approche
du sod (secret) par la science des lettres et des chiffres de la Torah,
des écrits mystiques, des livres de halakha et de minhaguim, de
coutumes. Il se base souvent sur les écrits des Tossafistes.
Séfér Torah. les 5 livres de la Torah. ou toute
la Bible.
Sforno.
Rav Ovadia Sforno (1470-1550). médecin. rabbin et célèbre
commentateur de la Torah qui se centre sur le sens premier. et utilise
pour cela les connaissances de son époque dans les différentes
disciplines. Ribbi Ovadia ben Yaâqov Sforno (1470-1550), médecin,
rabbin de Bologne et célèbre commentateur de la Torah qui
se centre sur le sens premier et littéral, sans aller jusqu'à
la linguistique du texte ; son interprétation est souvent allégorique
et il reste en dehors des niveaux de la qabala. il utilise les connaissances
de son époque dans les différentes disciplines.
Il a une pholosophie très humaniste et universelle de l'amour
de tous les êtres humains (voir ses commentaires sur Chémote
19, 5 et Dévarim 33, 3).
Sirilio. Ribbi Chmouel Sid ou Chmouel Sirilio (16e siècle,
Egypte) écrivit les Klaléï Chmouel,
qui sont une réorganisation alphabétique du Séfér
Hakkéritoute et du Séfér Halikhote Ôlam sur
les règles de raisonnement dans le Talmud. Nous l'utilisons comme
une des bases du Lév Gompers. On l'appelait Baâl hanness,
le faiseur du miracle, car il a ordonné des prières à
la suite desquelles le persécuteur de la communauté fut destitué.
Sitra a'hra. côté autre. Ce sont les forces négatives
et impures qui s'opposent à la sainteté et au bonheur.
Soulam. Rabbi Yéhouda Léib Achlag est l'auteur
d'une traduction du Zohar de l'araméen en hébreu moderne,
avec un commentaire très original dénommé le Soulam,
qui est devenu un classique respecté et un succès de librairie.
Taïeb (Ribbi 'Haï Taïeb).
Le 19 Kislév, Ribbi 'Haï Taïeb, cousin de Ribbi Yits'haq
Taïeb, de Tunis, rédacteur du 'Hélév 'Hitim (1836),
surnommé lo mét (il n'est pas mort).
Talmid 'hakham, élève des Sages.
Nom donné à celui qui a beaucoup étudié
auprès de Sages reconnus. Pluriel. talmidé 'hakhamim.
Tanna. Sage de la période de la Michna. Pluriel. tanayim.
Tanya.
Le 20 Kislév, a eu lieu la première impression du livre
de l'Admour Hazzaqéne, le Tanya, base de la 'hassidoute,
en l'honneur du Maguid de Mézéritch.
Teitelbaum. Voir Satmar, dans le lexique du 'hassidisme.
Tiférète Chmouël. Voir Maharchache.
Tinoqote chénichbou.
Enfants qui ont été enlevés et élevés
en dehors du judaïsme contre leur volonté et qui en sont victimes
dans le restant de leur vie. Ce phénomène a pris une forme
particulière lors de la Choa où des enfants réellement
sauvés par des chrétiens ou religieux ont été
détournés et mènent actuellement une vie de chrétiens.
Ils sont souvent choyés dans la hiérarchie chrétienne.
comme un signe renouvelé de la soi-disant succession au judaïsme.
Touansa.
Ce sont, chez les juifs de Tunisie, les juifs installés depuis
très longtemps avant les immigrations d'Italie, de Lithuanie, etc.
Tour. Voir Baâl hattourim.
Touréï Zahav. Livre. Voir Choul'hane Âroukh.
Treize principes de foi de Maïmonide (Chlocha âssar
îqarim).
Dans l'original en arabe. le terme employé signifie 13 bases
ou racines fondamentales. ce qui est moins étroit que "principes".
Ce sont : l'existence de Dieu. Son unité. Son immatérialité.
Son éternité. Son pouvoir unique sans intermédiaires.
la prophétie et les prophètes. le niveau inégalable
de Moché dans la prophétie. le don de la Torah à Moché.
le caractère terminé de la Torah sans adjonctins possibles.
la rémunération des bonnes et des mauvaises actions. la venue
du Machia'h (Messie). la résurrection des morts. Ces principes sont
chantés dans l'hymne Yigdal.
Tsaddiq. Traduction : Juste
C'est un homme qui accomplit le bien dans le concret, en essayant d'aller
jusqu'au bout, en se différenciant de la violence de la génération,
avec intention d'amour, de crainte du ciel et qui ne se glorifie
pas de ses qualités. Il porte ainsi le monde et le sauve, parce
qu'il le fait fonctionner comme il prévu dans la création
et fait agir la bénédiction.. Voir aussi : Noa'h Références
dans le Tanakh : Dévarim 4, 5 et 16, 19. Psaume 15.Proverbes 14,
26.A lire également : Rachi sur Chémote 23, 8.
Tséma'h. Voir 'hassidisme.
Vidas. R. Eliya ben Moché di Vidas. Voir Réchite
'Hokhma.
Vilna (voir Gaone de Vilna)
Virga.
Le Rav Yossef Virga était le fils du
Rav Chlomo Virga (celui-ci négocia avec la couronne d’Espagne la
libération des prisonniers juifs de Malaga en 1487 et l’amélioration
des conditions de vie des expulsés d’Espagne). Réfugié
en Italie. il écrivit un livre devenu un classique sur l’histoire
de ces Juifs. le Chévéte Yéhouda. qui est un grand
livre de réflexion sur la haine antisémite et sur la signification
de l’expulsion des Juifs). Le Rav Yossef Virga écrivit son Chéérite
Yossef sur les règles de raisonnement dans le Talmud. comme une
réorganisation du Séfér Hakkéritoute et du
Séfér Halikhote Ôlam. auxquels il a ajouté d’autres
auteurs et ses propres découvertes. spécialement sur toutes
les formes qui apparaissent dans le débat de recherche. la qouchiya.
Rabbi Yossef Qaro s’y réfère explicitement. par exemple à
propos de la michna transmise anonymement ; de même le Chla. en ce
qui concerne la composition du Talmud et les règles de "a fortiori."
qal
va 'homér. Nous l'avons utilisé pour la réalisation
du Lév Gompers.
Volozhyne. Rabbi 'Hayim de Volozhyne (1749-1821) est un éminent
disciple du Gaone de Vilna. Il a écrit (Néféche
Ha'hayim. L'âme de la vie). qui procure un sens de l'équilibre
des différentes composantes nécessaires dans la vie juive.
Yatom. orphelin. Pluriel : yétoumim.
C'est une obligation de se soucier des orphelins et des auvres en plus
de sa propre famille. Le guér (converti) est considéré
aussi comme un orphelin, également tout enfant incapable de subvenir
à ses propres besoins (Michné Torah).
Lire le commentaire de la paracha Vayéchév.
Références dans le Tanakh : Chémote 22, 21-23.
Psaume 146.
A lire également : Traité Bérakhote 18 b, 47 a.
Chémote Rabba 30-35-46.V Michné Tora, Déôte
6, 10ayéchév.
Yavine Chemouâ (voir Algazi).
Yéhouda Hannassi (Rabbi)
Le 15 Kislév est le jour de la hilloula de Ribbi Yéhouda
Hanassi rédacteur de la michna.
Ribbi Yéhouda Hannassi, qui était né le jour même
de la mort de Ribbi Âqiva, selon la règle des destinées
majeures (Qiddouchine 72 b), entreprit à son tour de recueillir
l'ensemble des traditions devant le risque de leur disparition à
cause des persécutions.
Un autre risque de perte venait de la méthode pédagogique
traditionnelle qui était utilisée : l'enseignement était
oral et on n'écrivait pas son contenu ; devant l'immensité
de la matière, on veillait à parvenir à l'expression
la plus concise possible, ce que Rabbi fera lui-même, mais les auditeurs
avaient entendu le détail dont cette concision était un résumé
; ils notaient seulement des points de repère (simanim) qui
étaient des moyens mnémotechniques.
Il est clair que, si ce système pédagogique oral développe
la mémoire et assure la transmission dans une situation historique
stable, la transmission est en péril dès qu'il y a un arrêt
temporaire de la transmission directe et de sa vérification : il
n'y a plus alors de traces tangibles et elles ne sont plus guère
compréhensibles pour un lecteur extérieur.
1. Constatant la rapidité de la perte d'information, de compréhension
et de mémorisation et la diversification des enseignements, il se
résolut à organiser et rédiger la tradition orale
pour que tous les Maîtres aient un fond commun qu'ils enseigneraient
d'un plein accord (pé é'had, d'une seule bouche) et
dans une même langue, de façon à ce que sur l'essentiel
on revienne à ce qui était jadis :
bité'hila lo hayéta ma'hloqéte béyisrael
"auparavant où il n'y avait pas de dissensions en Israel".
Il y avait, certes, des discussions vives et nombreuses et des enseignements
réputés pour leur brièveté ou leur longueur
mais, en général, chacun connaissait les autres traditions
et savait distinguer l'essentiel du particulier, et les divergences ne
brisaient pas l'unité de compréhension.
2. Ribbi Yéhouda Hannassi entreprit donc, avec ses élèves,
de rassembler toutes les traditions orales.
Le Chla dit que Rabbi se trouva face à 600 corpus déjà
constitués :
qodém rabbi hayou chéche méote sidréï
michna.
Le traité 'Haguiga 14 parle même de 700 traditions.
Il faut bien réaliser l'immensité de ce savoir juif très
précis qui était alors totalement mémorisé.
3. Ribbi Yéhouda Hannassi a mis en ordre ce fond commun.
Rabbi "mit un ordre dans ces michnayotes" (sidér michnayote)
en se conformant à plusieurs principes.
Il établit 13 classes de méthodes différentes
dans les traditions et les enseigna à Ribbi 'Hiya.
4. Il va de soi qu'il faut étudier ce texte si particulier de
la michna avec des personnes qui, elles-mêmes, ont étudié
et reçu les règles de sa composition, les débats
entre les différentes traditions de la Torah remontant toutes à
Moché notre Maître, sinon on n'y comprendra rien. Et on n'aura
pas appris la Torah. On divaguera en fantaisies, fallacieusement nommées
spiritualité juive ou philosophie juive. Véritables, elles
doivent reposer sur la connaissance de la michna.
(Voir la page du cours de Michana
et de Talmud sur le site).
Yéqar Tiféréte. Nom d'un livre de R. du
Radbaz.
Yona. Ribbi Yona hé'hassid de Gérondi (1200-1263).
Cousin et élève du Rambane. Na'hmanide. il a reçu
sa formation initiale de Ribbi Chlomo de Montpellier qui fut le plus virulent
contre l'oeuvre de Maïmonide au point d'établir un interdit
sur son oeuvre. Ribbi Yona vit les dégâts causés par
ces querelles. Il constata également la décadence morale
des chefs de communautés en Espagne pendant ce que l'on a appelé
l'âge d'or (injustice sociale. immoralité) et consacra sa
vie à la téchouva. Son ouvrage Chaâré hattéchouva
est l'un des livres principaux lus pendant la période de Eloul.
Le 'Hida dit que celui qui le lit acquièrera (yaskil) la sainteté.
la piété. la téchouva dans sa lumière. Le Rambane.
immense en science. l'appréciait. le citait et prenait conseil auprès
de lui ; il exigea que son propre petit-fils porte son nom Yona. Son élève
le plus connu est le Rachba. Ribbi Chlomo ben Adrét. Ces grands
rabbins étaient aussi brillants en sciences. droit. affaires. philosophie
et poésie qu'en judaïsme. Il a écrit également
sur le Tanakh. le Talmud. la halakha et sa lecture de son ouvrage de morale
(moussar) relie à toutes ces dimensions. Décédé
le 28 Mar'héchvane.
Yoré Déâ. Voir Choul'hane Âroukh.
Zékénim.Ce sont les Sages distingués en
Torah et halakha ('hakham méloumad mouflag). Ce sont aussi les dirigeants
de la génération qui a suivi Moché et Yéhoshua.
Voir le début des Pirqé Avotes, Principes des Pères.
Zohar. Séfér haZohar. livre de la Splendeur. C'est
un commentaire de la Torah portant sur la majorité des parachiyotes
(sauf Dévarim. Réé. Ki-Tavo. Nitsavim et Zote habbérakha).
Sa tradition remonte à Ribbi Chimeône bar Yo'haï. Sa
mise par écrit. en certaines parties pourrait être l'oeuvre
de Ribbi Moché di Léone. au 13e siècle. C'est l'interprétation
des niveaux symboliques et mystiques de la Torah (nistar) mais de nombreux
passages concernent le niveau premier (le nigla). Ecrit en araméen.
sa traduction la plus connue en hébreu est celle du Soulam.Il existe
une traduction partielle en français. par C. Mopsik. La traduction
française par de Pauly est tendancieuse. faussant le texte par des
allusions et justifications chrétiennes.
Zona. femme ayant eu des relations interdites. Cela ne correspond
pas au sens moderne de zona, prostituée. Egalement aubergiste
qui tient un restaurant, dans les textes anciens, du verbe zane.
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