1e partie.
Histoire des sages de la famille Messas
2e partie. Le Rav Chalom Messas, zal.
(hommage, texte et nombreuses photos)
3e partie.
Ici, l'hommage rendu au défunt
(photos et exemple)
Ici, des images du Rav en excellente forme,
et joyeux, deux mois avant le décès.
Ici, un lexique
de tous les rabbins importants pour l'étude.
Ici, les rabbins
par communautés.
Ici, les rabbins du Maroc.
par le Rav Yehoshua Ra'hamim
Dufour
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1e partie. Histoire des sages de la famille Messas
Sources
- Séfer Maâyane Mayim 'Hayim, du Rav Joseph Messas.
- Tiféréte Banim Avotam, du Rav Joseph Messas
(Fès, 1913).
- Les noms des Juifs du Maroc, par Abraham I. Laredo (Instituto B. Arias
Montano. Madrid 1978).
Merci de me signaler toute erreur ou manque dans cette page.
Origines éventuelles du nom
- la synagogue Al-Machacha du Caire existante depuis le début
de l"ère actuelle (The Jewish Encyclopaedia 1907, 5, 71),
- la ville de Mézas dans la région de Madrid en Espagne
(selon le livre Séfer Maâyane Mayim 'Hayim, du Rav
Joseph Messas), et ceux qui en viennent de cette ville en portaient
le nom comme il est courant dans la création des noms de famille.
- la ville de Messas dans plusieurs régions du Portugal,
- le mot Messas (tables) en espagnol,
- la profession de barbier, massas en arabe.
Généalogie rabbinique
| Avant 1492, Selon le Rav Joseph Messas, des pierres tombales en
Espagne portent ce nom avant l'expulsion. |
| Au moment de l'expulsion des Juifs d'Espagne, des actes portent
le nom orthographié Almaxes (Fritz Baer, Kastilien inkisisioneakten,
Berlin, 1936 (pp. 410, 420). |
Au 16e siècle,
- notes de Moché ben Mechacha sur la Grammaire de R. Kalonymous
(vers 1520),
- vers 1590, askama de R. Yehouda ben Yits'haq ben Mechach, de Tunis,
au Séfér Chéch Kénafayim, de
Avraham HaCohen.
- vers 1590, R. Mordékhaï ben Messas est cité
dans le Séfér Chéch Kénafayim,
de Avraham HaCohen. |
Au 17e siècle,
- en 1609, R. Yossef ben Mordékhaï Messas est Grand
Rabbin de Debdou. Il s'installe à Meknès.
- son fils R. Eliêzér, rabbin à Meknès,
meurt en 1643. C'est la source de la famille actudelle.
- son fils R. Zikhri est rabbin à Meknès en 1690.
Il commence une longue série de membres de la famille qui
tentèrent en vain de monter en Terre d'Israël, sur plusieurs
générations. Mais les persécutions en chemin
ne le permirent pas. |
Au 18e siècle,
- R. Messod, fils de R. Zikhri, est rabbin à Meknès.
Pendant un an, il tenta de franchir les barrages des priates pour
rejoindre la terre d'Israël mais n'y parvint pas. Notre génération
est le tiqqoune de tous ces courageux. On connait ses fils Zikhri,
Yits'haq et Yaâqov.
- son fils R. Zikhri (1741-1781), rabbin à Meknès,
eut pour fils Aharone, Yeshaya, David et Mordékhaï.
Il accueillit en 1773 le célèbre R. Amram Ben Diwan,
émissaire de 'Hévrone, qui mourut en 1781 et fut enterré
près de Ouezane, tombe qui est devenue un grand lieu de pélerinage.
Il tenta de partir à son tour pour la terre d'Israël
malgré les menaces des autorités musulmanes, puis
organisa un convoi mais il mourut à son passage à
Fés. R. Amram Ben Diwan mourut la même année.
Les persécutions continuèrent et redoublèrent
spécialement celles de Moulay Elyazid dans la décade
qui suit. Et une grande partie de la communauté se dispersa
dans les pays avoisinants. |
Au 19e siècle,
- R. Mordékhaï, fils de R. Zikhri, fut rabbin à
Meknès. Il demanda à son fils Zichri de continuer
les tentatives de retrour sur la terre d'Israël.
- Ribbi Zichri est connu pour avoir vendu tous ses biens et s'être
rendu à Oran pour embarquer mais les guerres locales (entre
Oran et Tlemcen et avec l'Espagne) rendirent impossible tout départ.
Il fut contraint de rebrousser chemin. Quand aujourd'hui, on répugne
à faire la alyah parce que les conditions de prêts
ou de travail ne semblent pas assez bonnes, on oublie le courage
des ancêtres. Ses trois fils, Chalom, David et Hayim, firent
le serment de réaliser leur alyah ensemble, la aliah de groupe
était donc déjà pratiquée. Et ils partirent
en 1863 mais, juste à ce moment l'une de leurs soeurs Jamila
devint veuve et ils restèrent. On trouve déseormais
la présence des noms actuels de la famille Messas (Jamila,
Chalom, David...).
|
Son 1e fils R. Chalom (1827-1886), à
Meknès (époux de Jamila Berdugo), sera
père de Eliahou, Chalom et de R. Maïmoun
(époux de Rahel Soudry, phos ci-dessus) et
lui-même père du Grand Rabbin de Jérusalem
Chalom Messas. Rahel était la soeur de l'épouse
du Grand Rabbin Yehoshua Masaltouv Berdugo. R. Chalom
mourut au moment où il allait partir réaliser
son rêve de monter vers la terre d'Israël.
Il a écrit Divré Chalom, un livre brillant
de Chéélote ou téchouvotes et
l'anniversaire de sa hiloula est aujourd'hui, le jour
où j'écris ces lignes, le 9. Ce livre
fut édité par son petit fils en 1940
à Meknés.
Mais deux membres de la famille réussir, R.
Daniel et R. Chélomo, en 1855 et s'installèrent
à Tibériade.
|
son 2e fils R. David, rabbin à Meknès
(1833-1878), sera père de Yaâqov rabbin
à Meknès,
(1867-1933), lui-même père de David. |
|
son 3e fils R. 'Hayim, rabbin à Meknés
et Roche Yehiva (1843-1904), auteur de Séfér
nichmate 'hayim sur la Torah et de réponses
halakhiques. C'est lui qui a formé tous les
grands maîtres de Méknés, après
qu'il ait renoncé à monter en Israël,
estimant inutiles les efforts de la famille. Il subit
les affreux pogromes de 1903, et en mourut l'année
suivante.
Il est le père de Joseph, Yedidya, et 'Hayim
Sidi (hébraïsant remarquable, père
du Dr Salomon Messas de Strasbourg).Ces trois fils
publièrent le recueil de ses textes, Nichmate
'hayim en 1949, et réédités en
1994 à Jérusalem.
R. Yossef, 1892-1974, fils de R. 'Hayim, eut
une jeunesse difficile matériellement après
la mort de son père, fut rabbin à Meknés,
puis Grand rabbin de Tlemcen de 1924 à 1940
où il revint à Meknès comme dayane,
puis Grand rabbin sépharade de 'Haïfa
en Israël (1964-1974).
Auteur de nombreux ouvrages cités ci-joint.Son
fils Elie a été actif pour ses publications
posthumes.
Il a donné dans ses téchouvotes, la
tonalité typique du Rav Chalom Messas (rigueur
mais créativité pour résoudre
les problèmes de souffrance et rapprocher les
coeurs. On le surnommait l'ange rose, pour son teint
et sa bonté. Il a laissé aussi de belles
calligraphies, spécialement du psaume 67/
|
R. Avraham, rabbin à Meknés fut
auteur de commentaires sur le Talmud et de réponses
halakhiques. |
|
Rav Hayim Messas, né à Méknes
(1843-1904), auteur de Nichmate hayim .
Son fils est R. Yossef Messas (1892-1974):
- Mayim 'Hayim (Fès 1934, Jérusalem 1967)
Réponses halakhiques.
- Ner mitsva (Fès 1939), hilkhote 'hanouka.
- Haggada de Pessa'h
- Zéva'h toda, Hilkhote ché'hita.
- Yéra guérichim, hilkhote guet.
- Bigdé Yéchâ, Hilkhote Souccote.
- Na'halate Avote, en 6 volumes, ses sermons (1940-1957).
- Otsar hammikhtavim, en trois volumes, Correspondance
et récits sur l'actualité juive à Tlemcen
et Meknés. |
|
|
R. Chalom Messas, né à Meknès, fils comme
nous l'avons vu de Rabbi Maïmoun, fut l'élève de
R. Yits'haq Sebbag. Il fut un Sage et un fondateur et réalisateur:
- il dirigea le Talmud Torah de l'association féminine Em habanim
qui prit une grande expansion jusqu'à plusieurs milliers d'élèves
capables de parler l'hébreu moderne. Il forma les cadres de ces
cours.
- Il fonda en 1939 la société Dovév chivté
yéchanim pour l'impression et la diffusion des oeuvres des
rabbins marocains.
- Le nouveau grand Rabbin du Maroc, R. Yehoshua Berdugo, déplorant
le manque de grande yeshiva, R. Chalom fonda la yéchiva Kéter
Torah dirigée par R. Yits'hak Sebbag. Il devint dayane à
Casablanca en 1949 et Président du tribunal rabbinique puis Grand
Rabbin du Maroc en 1955. En 1979, il devient Grand Rabbin Sépharade
de Jérusalem. C'était le rêve et le couronnement
des efforts de cette famille pendant plusieurs générations
et siècles pour atteindre la terre promise.
Son fils David Messas est né à Meknés, a dirigé
l'Ecole Maïmonide à Paris, puis devint Grand Rabbin de Genève,
et il est actuellement Grand Rabbin de Paris. Il est père du
Rav Ariel Messas.
Le Grand Rabbin
Chalom Messas, zal
ner
nichmato
"sa néchama est lumière pour nous"
par le Rav
Yehoshua Rahamim Dufour (Dipour, en hébreu)
http://www.modia.org
Cette page est complétée au fur et à mesure des
témoignages que je reçois.
On pourra dire les psaumes 33,16,17,72,91,104,130 et 119
spécialement les chapitres de ce psaume 119 commençant
par les lettres
de son nom: chine,lamed,vav,mem,mem,chine,aleph,chine
|
Le Rav Chalom Messas, zal. Baroukh dayane ha éméte.
était le Grand Rabbin de Jerusalem depuis 25 ans, et le Président
des Présidents des tribunaux rabbiniques de Jérusalem.
Il est décédé à Jérusalem ce Chabbate
12 avril 2003, ce 10 Nissane 5763, jour de la hiloula de Myriam la prophétesse,
soeur de Moché Rabbénou et de Aharone le Cohen Gadol.
Il était âgé de 90 ans de bénédiction.
Il est aussi le principal posseq et décisionnaire actuel
de halakha selon la tradition des communautés sépharades
d'Afrique du Nord. (voir aussi la page
des rabbins du Maroc). Il est remarquable de constater que c'est
lui, et de cette communauté qui avait été choisi
par tous pour tenir ces nobles fonctions pour la première ville
d'Israël.
Il avait été sollicité en 1978 par le Grand Rabbin
d'Israël askénaze Chlomo Goren et par le Grand Rabbin sépharade
Richone lé Tsione Ôvadia Yossef, pour tenir ce rôle
qui était resté vacant plusieurs années faute de
personnalité adéquate. Il était alors Grand Rabbin
du Maroc après avoir été Président du Tribunal
rabbinique de Casablanca depuis 1949.
Il avait été capable de faire sa publication à
l'âge de 17 ans, jeune prodige en connaissance de la Torah, et
publia son dernier livre (Vé cham hachéméche, commentaire
en deux volumes sur toute la Torah à quelques semaines avant
son décès à l'âge de 90 ans. Alors qu'il
était alors encore en pleine activité, il fut emporté
par un malaise cardiaque en 10 minutes, mitate néchica, laissant
ses proches désemparés par cette séparation soudaine,
de même que ses innombrables disciples, rabbins et jeunes qu'il
aidait continuellement de ses conseils et de sa réassurance dans
les capacités de chacun pour avancer dans la Torah. Il était
l'instance de recours de tous les tribunaux rabbiniques de nombreux
pays pour les cas les plus complexes et qui paraissaient insolubles.Et
il travaillait sur ces dossiers jusquéà résolution,
par amour intense pour tout être souffrant. Sans ménager
ses heures ni ses forces. Plus l'âge avançait, et plus
il était sollicité pour sa sainteté, sa lumière,
sa science, sa sagesse et son humanité. Il était un exemple
et une démonstration que la Torah fait vivre.
Je vais vous faire partager cette vie avec un Sage. Vous aurez
ainsi eu cette expérience et serez prêt à étudier
la Torah en fréquentant les Sages. Des centaines d'autres
pourraient vous transmettre leur expérience, plus grande, mais
je n'ai que celle-ci. La leur serait certainement identique, et ajouterait
beaucoup d'autres dimensions.
Chaque lecteur de Modia lui est grandement redevable car nous puisons
à sa sagesse, à son amour inconditionnel de tout Juif,
et de toutes communautés, à son mélange de connaissances
approfondies, de sa capacité d'aller vers l'essentiel au milieu
de la complexité. Il se comportait en père, plus: en papa,
envers chacun.
C'est pour cela que des milliers et milliers de jeunes l'ont accompagné
à juste titre lors de son enterrement. Chaque lecteur peut dire
de lui ce qu'il disait de tous ceux qui ont contribué à
le former, dans sa préface à son livre Chéméche
oumaguène:
"vé hakkol bizékhoute avotaï haqédochim
ner nichmatam"
"et tout est par le mérite de mes pères ces
saints, leur néchama (âme) est une lumière".
Et, que, en ces jours où nous devons vivre la sortie d'Egypte
comme si nous même nous sortions d'Egypte pour nous diriger vraiment
en tout notre être (et pas seulement dans notre tête) vers
la terre de la Chékhina, la terre donné celle d'Israël,
maintenant et pas l'an prochain comme un rite de répétition
sans réalité:
"vézakhiti lé'habbér séfarim ché
hem torate haaréts"
"et j'ai reçu le mérite décrire des livres
qui sont la Torah de la terre d'Israël" (et non plus la Torah
de la galoute).
C'est lui qui écrivait cela de ses précédents livres,
ce qui ne leur enlève rien mais donne aux derniers une valeur
supplémentaire.
Je pourrais raconter sans fin sur sa modestie, base de son accueil,
de son affection, de sa proximité. Et surtout sur son souci de
trouver des solutions aux nombreuses souffrances des personnes qui s'adressaient
aux tribunaux rabbiniques.
Mais je dois d'abord vous présenter celle qui accueillait souvent
(ou sa fille Annie) et par qui seule existe tout ce qu'un homme parvient
à réaliser, surtout quand il a une tâche de Torah
à accomplir, l'épouse, Madame Jamila Messas.
77 ans de mariage, d'union, d'accompagnement et de conseil, quelle science
humaine cela représente, auprès de quelqu'un qui a tenu
ces rôles si importants, qui a fréquenté tout le
peuple juif, tous les rabbins, et tous les grands personnages, et qui
avait vraiment en charge le peuple juif depuis son centre, Jérusalem.

Et 14 enfants (qu'ils vivent, en bonne santé et dans la bénédiction).
Tous ceux qui ont bénéficié de quelques instants
avec son mari lui doivent reconnaissance. Et c'est aussi le temps qu'on
lui a pris. Elle était de tous ses déplacements, même
lumière commune.
14 enfants, nombreux petits et arrière-petits enfants. Qu'ils
vient de la même veine.
Une matriarche (chalita). Et la présence à elle
seule de tout ce passé.

Elle est fille d'un Rav de Meknés au très grand savoir,
Ribbi Moché Elkrief et de son épouse 'Hanna.


Nous devons aussi présenter le papa du Rav: voici Ribbi Maïmoun
fils de R. Chalom (1827-1886), et la maman du Rav, Rahel Soudry (soeur
de l'épouse du Grand Rabbin Yehoshua Masaltouv Berdugo), dont
les deux grandes photos dominent le petit salon familial. Le père,
le même port élevé et la même position de
barbe que l'on retrouve chez son petit-fils David (le Grand Rabbin de
Paris) et le port de tête et du regard également chez son
arrière petit-fils Ariel. Il y a de l'existence dense en ce personnage
qui scrute, et de la solidité, et une jeunesse étonnante.
et la maman Rahel, on retrouve ici la même présence totale
par le regard
qui vous englobe comme chez le Rav.
Revenons au bureau. Combien de fois, j'ai vu ce bureau couvert de dossiers,
tous très bien rangés, et le texte final de sa décision
rédigé à la main d'une plume claire et régulière.
La pleine jeunesse. Il me disait, en hébreu: "aujourd'hui,
grâce à D.ieu, j'ai pu rendre 7 décisions qui vont
régler des problèmes difficiles. Je reçois des
dossiers des tribunaux rabbiniques de partout devant des cas qui semblent
insolubles. Et j'ai pu trouver là une erreur, là une autre
façon de prendre le problème, là une décision
déjà rendue sur ces cas, surtout des cas de divorces,
de agounotes, de mamzérim". Heureux d'avoir
pu alléger des souffrances, vraiment heureux. Mais au prix d'une
nuit entière de travail, soutenu par un modeste yaourt pris le
soir. Une conception de l'hygiène que peu connaissent.
Je pouvais lui parler, lui demander conseil pour ma vie, mon étude,
moi l'insignifiant à côté de sa lumière.
Et on pouvait parler avec le plus grand sérieux de questions
graves dans la qédoucha. Toujours très directement et
rapidement. Et il adorait quand je lui demandait une précision
sur une coutume ancienne dont il avait été témoin
ou sur ce qu'il avait fait dans sa jeunesse, comment il avait progressé.
Il me semblait que c'est justement parce qu'il avait été
brillant si tôt qu'il accordait beaucoup de temps aux jeunes car
il pensait (à juste raison) sur sa propre base que le potentiel
de chacun est immense.

Je ressentais cela (comme tous en témoignent), sa lumière
de qédoucha, sa transparence, sa proximité et son
affection et quand, en conclusion, il me donnait sa bénédiction:
"Hachém yimalé éte michalotéikha
lé tova, que Hachém accorde la réalisation
complète à tes aspirations dans le sens du bien",
je savais que ses mots brefs après notre échange étaient
des phares sûrs pour ma vie, mon étude, ma façon
intime de vivre et de pratiquer le judaïsme, en conclusion de l'échange,
des questions soumises, et des conseils demandés.
Ici, il prépare son loulav, et j'apprends ainsi comment il l'entoure
de fils selon la tradition. "Asseyez-vous ici à côté
de moi". Vous voyez ici cette proximité affectueuse et dans
quelle lumière est ce contact. Un être toute lumière
(à gauche!). On est immédiatement situé à
notre petit niveau. On ne peut pas se tromper sur soi devant ce miroir.
Avec son humour immense autant que sa sincérité, il ajoutait:
"beaucoup de gens viennent me demander une bénédiction,
qui suis-je moi pour donner la bénédiction, mais ils me
le demandent, je la donne"!
Le voici, assis à la même place mais un peu plus à
gauche (comparez d'après la position des livres).
C'est juste en face de son bureau dont vous voyez le dessus tout en
bas de la photo. Entre le bureau et le canapé, il y avait environ
un mètre où il faisait glisser une table basse sur laquelle
il posait des dossiers qu'il lisait ou quand il grignotait. Il aimait
s'asseoir sur le divan jambes repliées sous lui, comme les anciens
au Maroc. (Ici, photo prise un jeune visiteur à qui il a consacré
beaucoup de temps et qui pourrait vous dire exactement tout ce que je
dis, comme beaucoup d'autres).
Il y a peu de temps, il a relu devant moi la recommandation qu'il avait
faite sur mon livre d'introduction à l'étude du Talmud,
Le Lév Gompers. Je le regardais, inquiet. Il hochait la tête,
avançant d'un air étonné et approbateur, en avançant
lentement ligne par ligne, comme s'il lisait un texte écrit par
quelqu'un d'autre. Ensuite, il me redit sa satisfaction en termes que
je ne peux oublier. C'était sa bonté. Et de savoir prendre
du temps pour l'autre.
En face, son bureau relativement petit (environ un mètre sur
un peu plus) et ce grand fauteuil pivotant dans lequel il pouvait bien
se reposer après s'être longtemps penché en avant
sur les dossiers dont il lisait chaque mot lentement avec une grande
concentration. Quand on entrait, il relevait la tête et, s'il
pouvait s'écarter de son travail, il faisait pivoter le fauteuil
vers vous pour vous accueillir.On voyait son sourire et ses yeux brillaient
pour vous montrer qu'il était content de vous recevoir. On lui
baisait la main respectueusement.
En cette position, lors de ma dernière visite, il y a quinze
jours, je lui ai demandé s'il voulait bien m'accorder une photo
pour les lecteurs. C'est très désagréable de demander
cela, apparemment disposer de l'image de quelqu'un, mais je me disais
qu'il me répondrait comme il l'entend. "Bien sûr,
me dit-il; des gens me demandent cela, c'est qu'ils ont besoin!":
toujours le service du peuple et l'humour gentil, sous apparence enfantine
mais, en fait, la sagesse de celui qui est très très loin
de notre situation dans ce monde.
Je me rappelle notre premier contact. Je lui avais transmis le texte
de ce livre ne sachant pas s'il était souhaitable de l'imprimer
ou non. Il lisait parfaitement et parlait parfaitement le français
mais l'échange était en hébreu. Il me dit: "je
vais le lire, donnez-moi huit jours, retéléphonez-moi".
Ce que je fis, il me redit: "je travaille dessus, redonnez moi
une dizaine de jours". Je tremblais du verdict, assuré que
j'allais entendre: "mon petit monsieur, allez étudier trente
ans en yéchiva et revenez alors me présenter votre manuscrit".
Je téléphonais à la date indiquée, il me
dit: "vous pouvez venir". Vous imaginez mon tremblement, véritablement.
Les articles scientifiques ou livres ne suscitent chez moi aucune appréhension
des critiques mais, là, il s'agit de qédoucha et
j'ai un respect total et ne voudrais pas porter atteinte ni tromper
des lecteurs, ce serait très grave. J'arrivais, il terminait
de parler debout avec un jeune de yéchiva qui partit. "Ah!
vous voilà". Il se mit à bouger les bras et le corps
comme s'il dansait, il était joyeux, heureux, il me dit: "je
vous bénis, vous devez continuer, vous devez continuer, j'ai
tout lu, ligne par ligne, je n'enlève rien, vous pouvez y aller,
je vous ai fait la amlatsa (recommandation), la voici, continuez
continuez". J'étais complètement surpris et me devais
d'obéir. J'obtempère.
Voilà le grand sage, tellement proche des petits, aidant, encourageant,
chaque fois que cela aide le peuple d'Israël. Mais toujours en
réfléchissant, en prenant le temps, en examinant à
la loupe, pesant chacun de ses mots écrits.
Quand il parlait avec son secrétaire et chauffeur, j'étais
frappé de la proximité et de sa joie, comme s'il était
heureux d'être avec un ami et il lui disait: "Le Rav Untel
travaille à...?" L'autre répondait: "Non, à...
il fait ceci et cela". Et je voyais qu'il recueillait à
travers cela des informations en donnant crédit affectueusement
à celui qui parlait, sans en discuter.
Le téléphone sonnait: c'était un Juif originaire
du Maroc qui avait envie de se laisser pousser les péotes et
se demandait si cela correspondait ou non à sa tradition et qu'en
pensait le Rav. Voici sa réponse que j'ai entendue: "Très
peu en avaient au Maroc, j'en ai vu quelques uns et ils étaient
comme des anges". Et il quittait gentiment le correspondant. Il
avait été bref, respectueux, ne disant jamais de mal,
parlant en positif, plaçant les choses à leur véritable
niveau. La réponse était remarquable: c'était rare
dans la tradition mais possible, et si le correspondant se sent faire
partie de ces anges, à lui de voir; mais on le laisse penser
et on a été respectueux. En plus, quel enseignement non
pas sur le cas mais sur la relation.
Voir cela, c'est apprendre dans le chimouche talmidé 'hakhamim,
la pratique à avoir de la fréquentation des Sages. On
ne peut apprendre la Torah que comme cela, sinon elle est théorique
et souvent cassante, extrémiste. Il parlait avec le ton de la
même appréciation de rabbins des différents courants
d'Israël.
Et il aimait me raconter son enfance, j'adorais. Les coutumes. Il me
disait, "venez, asseyez-vous là près de moi".
Les visages étaient proches, j'écoutais, c'est tout, et
ensuite j'ajoutais une autre question. Il aimait cela aussi et me proposait
de revenir bientôt. Et il me parlait aussi tout simplement de
sa santé ou de son horaire de vie. Et un peu aussi de la situation
de notre peuple, et il ne prolongeait pas et soupirait et je sentais
qu'il souffrait paternellement et il abrégeait.
Par contre, quand il était dans des dossiers, il donnait sa bénédiction
d'un geste et d'une phrase et sans perdre une seconde ni un mot, et
il était déjà rentré dans son dossier. On
partait.
Ce qui est frappant chez ces grands Sages, dans le conseil, contrairement
aux petits conseilleurs qui jouent aux voyants autoritaires, c'est qu'ils
vous renvoient gentiment à votre capacité, la confirment,
sont ouverts et donnent une orientation large et non pas une prescription
arbitraire. Mais la compréhension de la situation était
immédiate et on voyait une immense expérience. Rien qui
jouait sur l'autorité, le pouvoir, l'influence.
Un jour, j'avais un conseil à demander concernant mon étude
et ma prière et je lui dis en gros: je vis comme ceci, comme
cela, est-ce que je me peux me baser sur votre réponse à
la question Unetelle dans votre livre? Il me regarda dans les yeux très
amusé et me dit sur un ton beaucoup plus bas comme une confidence
seulement pour nous deux et pour que l'on ne nous entende pas: "le
Rav qui m'a posé la question, c'est moi!". Je lui dis: "je
l'avais bien compris" et nous avons ri. En tous cas, j'étais
doublement rassuré sur la réponse.
Ce qui me semblait le caractériser, c'était un regard
d'une très grande présence et de bonté mais,
en même temps, le regard était relié très
loin à une autre Présence.
Et nous le retrouvons avec constance et fidélité à
travers les âges. Rencontrons ces regards.
A la frontière de la jeunesse et de l'âge mûr:

Net, clair, unifié, rien de double ni trouble.
Le même regard, mais il a eu la charge de tant de personnes et
de souffrances.
Toujours une présence directe mais aussi la retenue,
ce qui est le plus difficile à acquérir. C'est que le
lieu où il séjourne est Le maqom.
L'attitude indiquait le respect
Dans l'échange, sa présence devenait très expressive
naturellement, en traduisant
sans fard le bonheur d'une rencontre heureuse ou d'une préoccupation.
Et il était entièrement dans la relation.
Le voici, rencontrant le Rabbi de Loubavitch
Une relation unique le reliait au Grand Rabbin Ôvadia Yossef,
Richone lé Tsione.
Pour rester dans le domaine de la Torah, personne ne peut contester
la dimension exceptionnelle
du Rabbin dont les connaissances ont été prises en compte
dans tout le monde des Juifs orientaux qui ne sont pas tous sépharades.
Seul le Rav Chalom Messas pouvait se placer sur ce terrain, à
ce niveau et tenir tête ou contester nettement quand l'enseignement
du Rav Ôvadia montrait qu'il ne connaissait pas ou ne tenait pas
compte des traditions antiques des Juifs du Maroc. On est là
entre géants qui portent chacun des siècles de Torah orale.
Dans ses ouvrages le Rav Ôvadia répondait et tranchait,
mais le Rav Messas rectifiait encore la réponse et tenait bon.
Qui sera capable de cela maintenant?
Il y avait donc une stimulation réciproque et ces images montrent
cette affection dans la Torah qui ne pouvait se vivre qu'entre ces personnages
de sommets.
et en confidence. Regardez la proximité fraternelle des mains.
On peut le dire dans tous les sens de l'expression: ils étaient
attachés l'un à l'autre.

Une autre fois, il partait pour une cérémonie ou un mariage
et, avec son même humour qui jouait sur un côté enfantin,
il me dit: "je mets cette écharpe blanche, les gens aiment
cela, des fois ils me disent: mettez votre écharpe quand vous
viendrez!". Il faisait plaisir. Mais, en fait, c'était un
insigne des grands dayanim, juges rabbiniques, au Maroc. J'adorais ce
mélange d'immensité, et de simplicité. C'est un
peu comme cela que les enfants pensent à notre Père qui
est dans les Cieux. Bonté totale et immensité.
Comme on le voit sur ces photo. A gauche, le Rabbin
Hayim David Serero, Fés. (A droite, le Grand Rabbin Yossef Messas,
auteur du livre Mayim 'Hayim, fils de Ribbi Hayim Messas (1843-1904)
qui écrivit Nichmate Hayim. Le Rabbin Hayim David Serero
est ici avec son écharpe également, bien entendu!

Ci-dessous aussi, le Grand Rabbin Yossef Messas qui étudie,
avec écharpe; et, ici encore, à droite, avec le Roi Mohammed
V

Voici aussi une photo du même Rav Yossef Messas, oncle du Rav,
devenu Grand Rabbin de Haïfa:
Le voici, avec le Beit dine de Casablanca en 1962.
A gauche, le R. Rahamim Binanora, puis le Rav Yitshaq Hazan, au centre
le Rav Hayim Chouchana,
puis le Rav Messas, immense, et à droite le Rav Moché
Malka:
Le voici, dans la représentation de ses fonctions, en 1973:
Il y a quelques jours, je vais le saluer et il n'était pas là,
il était parti... à la Mer Morte en voiture pour l'inauguration
d'un Séfer Torah. Je faisais part de mon étonnement (en
effet, c'est loin, très fatigant, les grandes dénivélations,
et à son âge). Il a voulu y aller... parce qu'on le lui
a demandé 4 fois et il n'a pas voulu faire de la peine. Un vrai
jeune. Quelle force.
Il vivait totalement dans la Torah, ne dormant que quelques heures,
se nourrissant très peu, non pas par ascétisme mais parce
que cela lui permettait d'assumer ce train de vie. Une sagesse que l'on
ne trouve plus. Un enseignement.
Il venait de terminer et de voir la publication des deux tomes de ses
commentaires de la Torah, en hébreu. Il me disait: "je les
ai commencés quand j'étais très jeune, vers 17
ans", et il aimait me parler de sa jeunesse dans la Torah, combien
il étudiait et chantait. Et j'étais heureux qu'il ait
eu dernièrement le bonheur de voir le mariage de l'une de ses
filles. Car avec nous, il portait et partageait aussi les soucis pour
ses enfants, un souci de santé, une opération.
Voilà, j'ai voulu vous faire partager cette vie avec un grand
Sage telle que je l'ai connue. Mille autres que moi auraient pu en dire
davantage et plus important, mais j'avais cela à vous faire partager.
Vous aurez ainsi eu cette expérience et serez prêt à
étudier la Torah en fréquentant les Sages. C'est lumineux,
et c'est très simple, parce que spirituellement modeste. Donc
qédoucha.
Nous étudierons, si D.ieu veut, ses livres de halakha. Ils sont
la base de mon étude constante puisque l'on doit étudier
au moins deux halakhotes par jour.
L'une des dernières fois, je lui parlais de ce projet de présenter
les réponses aux questions halakhiques en me basant sur ses livres.
Je lui montrais son livre sur lequel j'ai mis beaucoup de notes, décortiquant
sa méthode d'analyse et la construction de sa décision
étapes par étapes. Je voulais en savoir davantage sur
le choix de cette méthode, il m'a appris à me préserver
en disant: "je sais, il y a aussi des dayanim qui me demandent
à étudier avec moi ma méthode mais tout est là
dans le livre, étudiez-le".
Je lui disais que j'avais l'intention, dans l'enseignement sur le site,
de présenter spécialement une réponse que je trouvais
remarquable dans le déroulement rigoureux car elle serait très
démonstrative pour les étudiants. Et je lui disais avoir
vu alors seulement qu'elle n'était pas de lui mais de son fils
David, le Grand Rabbin de Paris et qu'il l'avait insérée
dans son propre livre.

(e-mail du Grand Rabbin de Paris pour ceux qui voudraient lui exprimer
leur soutien respectueux en ces moments:
david.messas@consistoire.org
)
Voici le début:
Alors il me dit combien son fils est brillant et 'harif, dit-il, dans
l'étude de la Torah et dans ses travaux de halakha, il se dilatait
et était très admiratif et heureux plus encore que fier,
et il étendit aussi son compliment à d'autres de ses fils.
Le Grand Rabbin David Messas est aussi
Président du tribunal rabbinique. Et d'autres enfants sont
également rabbins.
Après plus de 70 ans de vie commune avec Madame Messas, nous
comprenons combien la séparation peut être douloureuse.
Que le Ciel accorde la consolation de Jérusalem à son
épouse et à sa famille. Le voici avec elle, il est en
train de bénir un jeune enfant qui deviendra probablement un
grand Sage. On voit le bonheur du Rav. Regardez la puissance de cette
main qui bénit, à près de 90 ans.
Il est dit que la mort
du tsaddiq mékhapérét, purifie le peuple
et le sauve de ses fautes (lien ici). Que ce soit le cas, d'autant
qu'il nous a quitté le jour de la hiloula de celle qui avait
sauvé notre peuple qui en a bien besoin: Myriam (voir
l'étude ici). Et qu'en Israël, surgissent alors de nombreux
bergers comme lui, comme elle, par leur mérite. Amen!
Quelques autres photos des étapes d'une vie
Ribbi Baroukh Tolédano (à gauche),
Ribbi Raphaël Baroukh Tolédano (au centre) élève
de Ribbi Haim Messas, et Ribbi Chalom Messas (à droite).
Une photo exceptionnelle de 1949. Je suis impressionné
de retrouver ce regard chez son petit-fils, le Rav Ariel Messas.
Quelques autres photos de Ribbi Chalom Messas,
ici Grand Rabbin du Maroc,
ici en présence du Roi Mohamed V
en compagnie du Rav Chaoul BenDanan, Av Beit dine de Rabat.
et voyons de plus près la relation
des mains et la liberté du port suivant la hiérarchie.
Toute une science marocaine du savoir-vivre où la morale
de la Torah trouve bien sa place.
Ici, sortant le Séfer Torah en présence du Roi
Moulay Hassan I,
et, à côté du Rav, M. Méïr
Obadia, le Président de la communauté de Casablanca.

en audience auprès du Roi Hassan II.
Le respect est réciproque.
Le Roi l'accompagna à l'avion quand le Rav partit définitivement
pour Jérusalem, afin d'être le dernier marocain
à recevoir sa bénédiction.

et, ici, il est avec un autre roi, le Nassi ou Président
de l'Etat d'Israël,
cette fois en tant que Grand Rabbin de Jérusalem.
Quel parcours étonnant.
(Excusez la mauvaise qualité de la photo mais le document
est important).
Le respect du Nassi est remarquable mais la gestuelle de ces
deux notables
n'est pas la même, ici le Rav est Rav d'un Juif et c'est
lui qui enseigne.
Et, puisque le Nassi le souhaite comme il en témoigne,
le Rav laisse parler sa tête et son coeur et son corps.
Nous sommes donc dans ses fonctions de Rav.
Ici, le Rav lisait la Torah dans une synagogue à Casablanca.
En 1962, sortie de son livre de décisionnaire
en halacha, Mizra'h Chéméche
 
En 1979, sortie de son livre de halacha, Tévouote
Chéméche, 4 tomes.
 
En 1986, sortie de son livre de halacha, Chéméche
oumaghéne tomes 1 à 3
dans la lumière de Jérusalem
comme Grand Rabbin de la ville sainte, et Premier Président
des tribunaux rabbiniques.
 
Le Rav Chalom Messas, Grand Rabbin de Jérusalem
et Roche Avote baté ha dine, Premier Président
des tribunaux rabbiniques de Jérusalem (1999). Il est
le fleuron de toutes ces lignées revenues ainsi à
leur source, d'où elles enseignent par lui, à
Jérusalem.
Un sidour ou livre des prières quotidiennes Vézéra'h
hachéméche
publié à Jérusalem comprend ses notes
et décisions concernant les particularités des
communautés du Maroc dans la prière. On les
trouve également dans ses autres ouvrages et nous les
placerons sur le site pour que les nouvelles générations
puissent les continuer. Voici la couverture de ce sidour;
Diffusion. Tel 972-2-6524273 ou 6768153.
Voici le livre que le Rav a sorti quelques semaines avant
son départ. Il avait beaucoup travaillé pour
réaliser cette édition du commentaire de toute
la Torah qu'il avait commencé à l'âge
de 17 ans. La plupart de ces études ont été
dites par lui publiquement au cours des années. C'est
le couronnement d'une vie. Un ouvrage en deux tomes intitulé
"Séfér Vécham hachéméche".
Donnons-lui la présence méritée.
Je termine par cette image qui symbolise bien
ce parcours. Voici une lampe juive du 3e siècle (Musée
de Rabat), faite pour porter l'huile de la bénédiction
et la lumière et qui se joint à la ménorah
du Temple. Elle fut trouvée dans les ruines romaines
de Vollubilis au Maroc. Ils l'ont aimée et fait luire,
elle nous a été transmise malgré beaucoup
de ruines. Elle se reliait à Jérusalem. A chacun
de nous de la faire luire à nouveau, et à Jérusalem,
à chacun de nous de faire notre travail à notre
tour.

Maintenant, place à la prière
pour le repos et l'élévation de l'âme du
Sage,
pour la lecture des téhilim, les psaumes, spécialement
le psaume 119
en lisant les paragraphes correspondant aux lettres du nom
et aux lettres de néchama.
et étudier les
rites juifs qui suivent le décès, sur cette
page.
Et le qaddiche,
pour l'élévation de l'âme du défunt.
Puis étudier ses livres. Nous le ferons sur le site,
si D. veut.
Ici, page 2, l'hommage
rendu au défunt (photos et exemple)
Ici, page 3, des images du Rav en
excellente forme, et joyeux, deux mois avant le décès.
Ici, un lexique
de tous les rabbins importants pour l'étude.
Ici, les rabbins
par communautés.
Ici, les rabbins du Maroc.
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