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Le Cantique des Cantiques,
de Chélomo (Salomon)
"Chir ha Chirim"
3e Cours
et commentaire
par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
basé sur les livres de nos
Sages
Pour notre peuple, Bat Israël, ha yafa bannachim, "la
plus belle des femmes".
http://www.modia.org
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Toutes les photos sont de l'auteur, prises à Jérusalem.
Continuons notre étude. Nous avons bien assuré notre axe:
le Cantique des Cantiques ne parle que de l'amour entre D.ieu et sa bien-aimée
qu'est le peuple d'Israël. Il n'y a là aucun symbolisme de
la relation amoureuse entre deux humains. Nous avons avancé selon
Rachi.
Nous avons aussi essayé de développer notre sensibilité
à ce que dit le texte, non seulement par la logique intellectuelle
mais aussi par la perception sensible de la multiplicité des sens.
En effet, l'étude ne peut se faire que selon le coeur, et spécialement
quand il s'agit de cette relation sensible d'amour entre D.ieu et sa bien-aimée
qu'est le peuple d'Israël. C'est pour cela que nous introduisons
des photos où nous avons choisi un axe du regard pour ouvrir notre
sensibilité du coeur sur une dimension.Et cela, sans aucune représentation
humaine ou qui nous détournerait.
Il va de soi que ce n'est pas une illustration symbolique de Chir ha Chirim,
mais un développement de notre sensibilité. Nosu sommes
donc dans l'axe de la tradition.
Prenons un ou deux versets par chacun des 8 chapitres. Nous utiliserons
des photos de fleurs que nous avons prises l'an dernier pour la majorité
des glycines et ce 31 mars 2004, 9 nissane pour des fleurs jaunes exceptionnelles
en beauté et couleurs et taille (environ 20 cm chacune) . A quelques
jours de Pessa'h, preuve de l'amour de Hachém pour Israël,
nous voyons aussi la nature comme un immense bouquet d'amour que nous
donne chaque jour le Créateur. Et cette vibration de nostre coeur
et de notre regard nous rendra plus présent aux versets du Chir
ha Chirim.
En ces jours-ci, les glycines explosent dans Jérusalem, elles ne
sont pas seulement plantées ici ou là mais elles montent
sur les arbres les plus divers, les cyprès, les citronniers. C'est
la bonté parfumée qui veut s'étendre partout.
Ecoutons ainsi dans Jérusalem ce second verset de Chir ha Chirim
et le troisième:
"Qu'il me prodigue les baisers de sa bouche!... Car tes caresses
sont plus délicieuses que le vin. Tes parfums sont suaves à
respirer; une huile aromatique qui se répand, tel est ton nom."
Les glycines éclosent et embaument, pour peu de jours seulement,
rien que pour nous faire comprendre en leurs étagements de beauté,
et en leur irradiation de leur fragrance, et en leur expansion immense
et soudaine, combien le Ciel nous aime.
Voici quelques images de cela à Jérusalem pour y devenir
plus sensible.
La bonté se manifeste doucement; 10 descentes et qui ne le voit
pas, par la dureté de son coeur, ou par le manque de sensibilité,
perd les meilleures rencontres. De D.ieu, il ne verra que le silence.
Car il n'écoute pas le silence. C'est pourtant une guitare si
envoutante.
Faut-il vous mettre cette douceur directement sous le regard pour croire
à la beauté
de la bonté qui vers nous descend?
La bonté s'étend, aucun espace n'en sera privé.

C'est cela Jérusalem, sens unique vers la beauté et vers
le haut, sans utilité apparemment.

Le long des trottoirs, comme des pluies en torrents.
Derrière, voici les humains noueux, tordus, souffrants, en tortures
de guerres
incessantes, et à côté la grâce légère
que rien n'altère, la qédoucha qui règne allégrement.

C'est quand même encourageant de voir la lumière et le
bleu et le vert l'emporter
sur le noir et le fer. Très gentiment, sans guerre. Dérékh
érets seulement.

Existe-t'il ailleurs qu'à Jérusalem ces temps naturels
de la divine résidence.
Abri de pureté musicale. Souvenir et présage du Gan Edén.

C'est le mariage de la force et de l'élégance, sûr
qu'en cette première semaine de l'Ômér
c'est la bonté qui règle la première.
Nous l'avons vu si haute la bénédiction dans sa descente,
la voici qui atteint la terre
doucement. La sortie d'Egypte, puis le désert et maintenant le
Jardin d'Edén
à Jérusalem.
Pourquoi êtes-vous restés dans le désert? Pourquoi
n'êtes-vous pas venus vivre à Jérusalem?
Dans la maison que je vous avais préparée et annoncée
et vers laquelle vous aspirez.
Pour vous, n'est-elle pas assez belle? Ma bonté n'a pas l'heur
de vous plaire?
Chaque fleur y est un baiser de Ma lumière.Et il y en a des milliers
de milliers.
Je continuerai.
Vous en doutez, et pensez que c'est peut-être un musée botanique,
non pas du tout,
ce sont les rues et les jardins tout simplement dans le centre de Jérusalem.
regardez:
Un jeune homme moderne, téléphone portable, sac à
dos,
comment n'aurait-on pas la démarche souple en ces conditions.
La Torah n'est pas dans les Cieux, dit Dévarim.
Sûr qu'elle est ici, tout a un peu la couleur du Ciel.
Suite pour les fleurs jaunes et les autres
versets, ici.
Nous continuerons ce cours sur le Chir ha Chirim
(si D.ieu veut), avec le commentaire des Sages de tous les
siècles.
Nous avons compris que ce Cantique des Cantiques nous est,
à tous, indispensable. |
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Retour à la première leçon.
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