
Qu'est-ce que un Sioum massékhète?
Fêtons-le par l'étude finale
du Cantique des Cantiques
"Chir ha Chirim"
Quand on termine l'étude d'un Traité
du Talmud, on célèbre alors la
fête nommée sioum. Etudiez-la ici. Ensuite,
on commence un autre Traité.
Précisons de quoi il s'agit, en deux parties:
- sur cette page-ci vous aller trouver la description des 37
du Talmud, leur nombre de chapitres, leurs thèmes;
- puis la description de la fête de sioum:
1. La description du
talmud
il est divisé en six parties, ou six "Ordres".
"Ordre" se dit en hébreu sédér
au singulier, et sédarim au pluriel.
Voici la composition de ces six parties ou Ordres
: Nom de l'Ordre (Sédér) dans cet Ordre Nombre
de grands traités
1. Sédér Zérâïm Ordre des Semences
1
2. Sédér Moêd Ordre des Temps festifs 11
3. Sédér Nachim Ordre des Femmes 7
4. Sédér Néziqine Ordre des Préjudices
8 + petits traités
5. Sédér Qadachim Ordre des Saintetés 9
6. Sédér Taharote Ordre des Purifications 1
On indique parfois ces Ordres par leur abréviation :
(ZMN NQT, ou ZeMaNe NAQaTe).
Au total, il y a donc : 37 traités dans
les 6 Ordres du talmud de Babylone.
Ils ont été imprimés pour
la première fois à Venise par Daniel Bomberg en
1520 ou 1523, sur la base de la disposition typographique des
manuscrits, et l'adjonction progressive de nombreuses sources
s'est stabilisée dans la disposition typographique actuelle
de l'impression dite de Vilna, en 1880.
L'ensemble de ces 37 traités est synthétisé
dans un verset d'Isaïe 33, 6, comme il est montré
au traité Chabbate 31 a :
" Réche Laqiche s'interroge sur ce verset qui dit
:
véhaya émounate îtékha,
tes jours seront entourés de sécurité,
'hossén yéchou'ôte 'hokhmate
vadaâte
sagesse et connaissance constituent une force de salut,
yireate Adonoute hi otsaro
la crainte de D-ieu, voilà sa richesse".
Et la solution de compréhension de ce verset
est donnée en référence à ces six
Ordres : "sécurité" réfère
à Sédér Zérâïm les semences,
" tes jours" réfèrent à Sédér
Moêd les temps festifs,
" force" réfère à Sédér
Nachim les femmes,
" salut" réfère à Sédér
Néziqine les dommages,
" sagesse" réfère à Sédér
Qadachim les choses saintes,
" connaissance" réfère à Sédér
Taharote les purifications.
Nous avons donc nommé tous les six Ordres et cependant
le verset n'est pas achevé, car il reste encore les mots
: "la crainte de D-ieu, voilà sa richesse"
; que veulent-ils nous dire concernant l'étude du talmud
?
La guémara continue : "afilou hakhi,
en dépit de tout cela, la crainte de D-ieu, voilà
sa richesse".
Donc, si nous avons étudié tout le talmud, tous
ces six Ordres et les 60 traités ou massekhtote, au point
d'être nommés Gaone (Génie), nous n'avons
rien acquis si nous n'y voyons pas la parole de D-ieu, et elle
ne se capte que dans le respect et l'écoute réceptive;
si nous le faisons dans cette attitude, chaque étude
sera centrée sur toute la richesse de ce trésor,
comme le dit la bénédiction que nous devons prononcer
avant l'étude: nous allons étudier Sa Torah et
non pas "la" Torah.
Pour comprendre la comparaison de la Torah à
un trésor et celle de l'étude à l'approche
et à l'ouverture de ce trésor, à l'usage
de clefs successives, il faut se reporter au traité Chabbate
31 b : celui qui étudie reçoit les clefs intérieures
(mafté'hote pnimiote) du trésor mais il ne peut
en faire aucun usage profitable s'il n'a pas aussi les clefs
extérieures (mafté'hote 'hitsoniote) lui permettant
d'utiliser ensuite les clefs intérieures qui sont les
plus proches du trésor. Et quelles sont ces clefs extérieures
qui sont la condition de tout ? C'est la crainte de D-ieu. Les
Tiqqounéï ha Zohar situent l'étude sans crainte
de D-ieu comme une activité créant une division
aux niveaux essentiels de ce qui anime le monde et l'unifie.
Le Middrache Tan'houma, parachate Vayéra, 5, en donne
l'explication :
Eïn Haqqadoche baroukh Hou mossér
mistorine chélo élla latsaddiqim chénéémar
:
sod Hachém liréave
Le Saint béni soit-Il ne transmet ses secrets à
personne si ce n'est à ceux qui le craignent comme il
est dit : le secret de Hachém pour ceux qui le craignent
(Psaume 25, 14).
Le prophète Isaïe nous a donc placés
dans l'angle de la vision essentielle pour la compréhension
juste de ces traités.
Un autre verset résume aussi l'ensemble
du Talmud (Psaume 19, 8), cité dans les Avote de Ribbi
Natane 80, 18. Il nous importe car, par sa beauté et
par les sentiments qu'il exprime, il nous montre qu'il ne faut
pas considérer l'étude du talmud sous l'angle
d'une activité cérébrale et froide qui
absorberait seulement l'intellect; elle doit mobiliser aussi
l'affect et d'autres dimensions indispensables dans la vie (perfection,
foi, pureté, droiture, lumière, vérité):
TorateHachém témima... êdoute
Hachém néémana, yireate Hachém téhora,
piqoudéï Hachém yécharim, mitsvate
Hachém bara, michpatéï Hachém éméte
La Torah de Hachém est parfaite, le témoignage
de Hachém est digne de foi,
la crainte de Hachém est pure, les préceptes de
Hachém sont droits,
le commandement de Hachém est lumineux, les jugements
de Hachém sont vérité.
Exercice
Il faut aller lire tout ce Psaume 19 pour comprendre
ce qu'est la relation à D-ieu, à soi-même
et au monde pour celui qui se nourrit de l'étude juive.
Et voici la répartition des mots du verset
selon les six parties du talmud :
TorateHachém témima, la Torah de
Hachém est parfaite,
zé Sédér Nachim, c'est l'Ordre des femmes
;
êdoute Hachém néémana, le témoignage
de Hachém est digne de foi,
zé Sédér Zéraîm, c'est l'Ordre
des semences, car il croît dans la vie du monde ;
yireate Hachém téhora, la crainte de Hachém
est pure,
zé Sédér Taharote, c'est l'Ordre des purifications
;
piqoudéï Hachém yécharim, les préceptes
de Hachém sont droits,
zé Sédér Moêd, c'est l'Ordre des
fêtes ;
mitsvate Hachém bara, le commandement de Hachém
est lumineux,
zé Sédér Qadachim, c'est l'Ordre des saintetés
;
michpatéï Hachém éméte,
les jugements de Hachém sont vérité,
zé Sédér Néziqim, c'est l'Ordre
des préjudices.
Organisation des 37 traités du talmud
Le talmud comporte :
309 sections dites chapitres (au pluriel : praqim
au singulier : péreq), qui sont chacun centrés
sur un thème principal ; le nom des chapitres sert souvent
de référence aux citations dans la littérature.
524 michnayotes, ce qui correspond à la guématria
des deux mots talmoud babli, talmud de Babylone ; 37 traités
sur 63 de la michna sont insérés dans le talmud
de Babylone.
2683 "feuilles" (au pluriel : dapim ; au singulier
: daf) comportant chacune deux faces ou "pages" (au
pluriel: âmoudim; au singulier: âmoud), soit un
recto et un verso. D'autres comptes basés sur d'autres
éditions parlent de 2555 feuilles. Les éditions
peuvent être différentes par le fait de changements
typographiques mineurs. Le plus souvent, le talmud est imprimé
en 20 tomes ou, parfois, en 12 tomes.
Le talmud de Babylone et le talmud de Jérusalem ne comportent
pas exactement les mêmes traités.
Examinons maintenant l’organisation de chaque Sédér.
Le premier des 6 Sédarim,
le Sédér Zérâïm (l’Ordre
des semences)
Il concerne la nourriture de l’homme et
les offrandes alimentaires dans un contexte de société
agricole; mais comme l’homme ne dispose des aliments qu’après
avoir accompli une bénédiction, les chapitres
portant sur les semences, la nourriture et les offrandes sont
précédés par le premier traité des
bénédictions, ou Berakhote. Et comme tout ce qui
concerne les bénédictions commence à son
tour par la question de savoir quand il faut dire le Chemâ
Yisrael, ce traité Berakhote commence lui-même
par cette question.
La michna de ce traité comporte 9 chapitres
que l’on retrouvera comme plan dans le traité du
talmud qui les commente en 64 feuilles recto-verso.
Ce traité Berakhote est présent
également mais partiellement dans le talmud de Jérusalem
qui comporte, en plus, d’autres sections.
Ce Sédér Zérâïm
comporte aussi, en plus de Berakhote, d’autres traités
de la michna sans guémara qui les commente.
Ce sont les 10 traités de la michna suivants : Nom du
traité de la michna... Nombre de chapitres
Péa 8
Demaï 7
Kilaïm 9
Chéviîte 10
Téroumote 11
Maâssérote 5
Maâssér chéni 5
'Hala 4
Ôrla 3
Bikourim 4
Le second des 6 Sédarim, le
Sédér Moêd (l’Ordre des temps festifs)
Il comporte les traités 2 à 12 du
talmud de Babylone :
N° Nom du traité Chapitres Feuilles Thèmes
principaux
2 Chabbate 24 157 Chabbate
3 Êrouvine 10 105 Limites et déplacement en Chabbate
4 Pessa’him 10 121 'Haméts, sacrifice, Sédér
de Péssa’h
Chéqalim (dans le seul talmud de Jérusalem)
5 Roche Hacchana 4 35 Roche Hacchana, dates, chofar
6 Yoma 8 88 Kippour, Cohén
7 Soucca 5 56 Souccote
8 Béitsa 5 40 Jours et jours de fêtes
9 Taânite 4 31 Jeûnes
10 Meguila 4 32 Lecture de la Meguila et de la Torah
11 Moêd Qatane 3 29 'Hol hammoêd, deuil
12 'Haguiga 3 27 Pèlerinages au Temple
Le troisième des 6 Sédarim, le Sédér
Nachim (l’Ordre des femmes)
N° Nom du traité Chapitres Feuilles Thèmes
principaux
13 Yevamote 16 122 Remariages, relations interdites
14 Ketouvote 13 112 Droit conjugal, kétouba
15 Nedarim 11 91 Vœux
16 Nazir 9 66 Vœux d'exclusion
17 Sota 9 49 Suspicion d'adultère
18 Guittine 9 90 Divorce
19 Qiddouchine 4 82 Mariage, acquisitions
Le quatrième des 6 Sédarim, le Sédér
Néziqine (l’Ordre des dommages)
N° Nom du traité Chapitres Feuilles Thèmes
principaux
20 Baba Qama 10 119 Dédommagement
21 Baba Métsiâ 10 119 Transactions financières
22 Baba Batra 10 176 Transactions sur les biens
23 Sanhédrine 11 113 Procédure judiciaire, gouvernement
24 Makkote 3 24 Témoins, peine d’exil et de coups
25 Chevouôte 8 49 Serments et engagements
26 Âvoda Zara 5 76 Rapport aux autres croyances
27 Horayote 3 14 Tribunal et le roi
Il y a en plus une michna Êdouyote et différents
petits traités talmudiques et post-talmudiques :
Avote, Avote dé Ribbi Natane, Sofrim, Séma’hote,
Kala, Kala Rabbati, Dérékh Érets Rabba,
Dérékh Érets Zouta, Pérek hacchalom,
Guérim, Koutim, Âbadim, Séfér Torah,
Téfilline, Tsitsite, Mézouza. On trouve également,
souvent, les Chémona praqim de Maïmonide imprimés
comme introduction aux Avote.
Le cinquième des 6 Sédarim, le Sédér
Qadachim (l’Ordre des choses saintes)
N° Nom du traité Chapitres Feuilles Thèmes
principaux
28 Zéva’hime 14 120 Ché'hita et sacrifices
29 Ména’hote 13 110 Sacrifices de Min'ha, sefer
Torah, téfilines
30 'Houline 12 142 Ché'hita, lait et viande
31 Békhorote 9 61 Rachat des aînés
32 Ârakhine 9 34 Sacrifices et valeur de l'individu
33 Temoura 7 34 Remplacement des offrandes
34 Kéritote 6 28 Sacrifice de 'hatate et de achame
35 Méîla 6 22 La peine de karète
36 Tamide 7 8 (25-33) Services dans le Temple, sacrifices de
tamide
Il y a en plus deux michnayotes : Middote et Qinim.
Le sixième et dernier des 6 Sédarim,
le Sédér Taharote (l’Ordre des purifications)
N° Nom du traité Chapitres Feuilles Thèmes
principaux
37 Nida 10 73 Pureté familiale
Il y a en plus des michnayotes qui n’ont pas de guémara
qui les commente :
Kelim, Ohalim, Négaîm, Para, Taharote, Miqvaote,
Makhchirim, Zavim, Tevoul Yom, Yadayim, Ôqatsine.
Vérification des connaissances
Que signifie : péréq ?
Que signifie : séder nézéqim ?
En combien de parties le talmud est-il divisé ? Donner
leur nom en hébreu et leur traduction.
Combien y-a-t-il de traités dans les six Ordres du talmud
de Babylone ?
Citer exactement le verset d'Isaïe 33, 6 et sa référence
précise à chaque ordre du talmud.
Quel Rabbi a cité ce verset ?
Comment nomme-t-on en hébreu les traités ?
Comment nomme-t-on en hébreu les chapitres, au singulier
et au pluriel ?
Comment nomme-t-on en hébreu les feuilles, au singulier
et au pluriel ?
Comment nomme-t-on en hébreu les pages, au singulier
et au pluriel ?
Combien y-a-t-il de chapitres et de feuilles dans le talmud
?
Réciter les versets 8 à 10 du psaume 19.
Essayer de découvrir la cohérence de la classification
des traités selon leur ordre, et contrôler la mémorisation
de cette répartition.
2. Qu'est-ce que la mitsva
de Sioum massékhète?
Le mot sioum signifie la "fin" (guémar, sof):
tous les enfants scolarisés comme des Juifs connaissent
le sioum chénate ha limoudim, la fin de l'année
scolaire.
Ce mot indique aussi la fête que l'on réalise à
l'occasion d'une fin importante ou agréable que l'on
a atteint ensemble.
Ainsi, lorsqu'on termine une étude longue, d'un Traité
du Talmud par exemple, on célèbre cet événement
par une fête ouverte aux amis. Car c'est une réussite
heureuse que d'avoir pu, grâce à D.ieu, persévérer
pour avoir atteint quelque peu l'ensemble d'un ouvrage dans
sa richesse rassemblée par nos Sages. On organise une
petite fête nommée hadrane. Ce mot araméen
signifie à la fois "nous reviendrons vers toi",
que nous disons à ce traité, et aussi "nous
avons embelli" la Torah.
Cette pratique est décrite dans le Traité Chabbate
118b-119a: "Abbayé disait: que je sois récompensé
(tété li) car, lorsque j'ai vu (dékhi 'hazéna)
un jeune étudiant de nos Sages (tsourva mérabanane)
terminer l'étude de son Traité (dé chalim
massékhté), je faisais un jour de fête (âvédéna
yoma tava) pour les Sages (lérabbanane)".
Et le Chouk'hane Aroukh (Yoré déâ 246,26-27)
confirme cette coutume en ces termes: "celui qui renonce
à l'étude pour aller vers la richesse, finalement
ne trouvera que la pauvreté, et celui qui s'exerce à
l'étude de la Torah dans la pauvreté finalement
la poursuivra dans la richesse. Celui qui termine un livre (massekhta)
de la Torah, c'est une mitsva de réjouir et de faire
un repas (séouda) et cela est nommé séoudate
mitsva...".
Et on y précise que lorsque son Rav termine ainsi l'étude
personnelle d'une massékhéte, les étudiants
de la yeshiva s'y rassemblent pour la réjouissance avec
celui qui termine et on revient un peu sur la fin de l'étude
avec lui, on l'accompagne dans la joie, et on dit un qaddish
particulier et allongé et la liste des 10 fils de Rav
Papa.
Cette liste de 10 fils (réels ou spirituels) de Rav Papa
représente les fruits heureux de l'étude ainsi
que le décrit parfaitement le psaume 128: ton épouse
et tes fils sont comme des plans d'olivier autour de ta table.
Il n'est pas de doute que ce nombre symbolique choisi fait référence
aussi à la complétude des 10 séfirotes
de la descente de la bénédiction dans sa plénitude.
Et le choix de Rav Papa n'est pas un hasard, lui qui était
reconnu pour sa bonté et son respect envers tous, et
particulièrement envers la sagesse des femmes qu'il respectait
particulièrement.
Rav Papa, de Naréch et Soura, vers 350-370 (4110-4130),
est choisi pour ces qualités d'une étude fructueuse
comme la décrit le premier psaume et en fait ses dix
ou dits fils sont d'époques différentes comme
le faisait remarquer 'Haï Gaone. Car cette moisson peut
concerner tout bon étudiant.
De même, dit le Maharil, quand c'est un individu isolé
qui termine, les autres doivent se joindre à lui et l'accompagner
dans la joie (mitsva lismoa'h îm zé ché
siyém). Voir aussi Michna Béroura 470, 10 et Sefer
hatodaâ 33.
Cela semble si important que de nombreuses restrictions de rites
de tristesse ou de deuil sont abolies pour cette pratique, comme
le jeûne des aînés à Pessa'h, ou au
début du mois de Av, ou les rites de deuil ou d'anniversaire
de deuil.
Cette petite fête nommée hadrane signifie à
la fois "nous reviendrons vers toi", et nous le disons
à ce traité, et aussi "nous avons embelli"
la Torah. Cela nous montre que c'est une fin, un sioum qui n'en
est pas un réellement comme le commente Rachi sur le
psaume 119,96 "lékhol-tikhla raiti kéts,
ré'hava mitsvotékha méod, à tout
bien complet j'ai vu une fin, mais Ta Torah est infiniment large".
On fait donc profiter les uns et les autres de cette fin qui
se révèle être l'arrivée dans une
joie infinie qui s'étend. Et on continuera à étudier.
Rachi reprend sa méditation sur ce qui est ou non la
fin, dans son commentaire de I Chroniques 15, 34 sur le verset
: "Hodou laChem ki tov ki lé ôlam 'hassdo,
Louez Hachém car Sa bonté est éternelle".
Il fait remarquer que cette expression n'est pas une fin qui
fermerait le cantique mais qu'elle est accompagnée aussi
de la demande d'être sauvés et que les deux (louange
et demande de salut) se tiennent. On retrouve cela, dit-il,
dans les psaumes qui donnent ce même verset (106 et 107...).
Car la Torah est réaliste: la douleur est toujours présente
même en ces moments comme le montre ce que dit Job (chapitre
27) ou 'Hanna dans sa prière chargée de peines
mais liée à la louange (I Samuel 1-2).

Qu'est cette "massékhéte" que l'on termine?
Ce mot massékhéte vient du verbe nassakh qui signifie
tisser mais aussi répandre et oindre. La lettre mém
qui commence le nom tiré de cette racine signifie le
lieu de ces significations.
Donc, la massékhéte est un ensemble, un dispositif
complexe, comme on parle d'un trousseau de clefs ou d'un jeu
de carte, expressions qui utilisent ce mot en hébreu.
Un traité complexe comme ceux du Talmud est une massékhéte.
Je termine d'étudier une longue massékhéte
et son étude constante chaque jour m'a pris plus de 12
ans.
Et quand j'avais presque terminé la longue étude
que j'avais entreprise, j'ai lu sur un site que si on faisait
une minute de silence pour chacun des 6000000 de victimes de
la Shoa, cela prendrait 11 ans et 6 mois; j'ai pensé
que ma longue étude pouvait un peu être, affectueusement,
lé ilouï nichmatam, en particulier pour l'élévation
de l'âme des qédochim de la famille tués
dans la Choa et, pensant que j'étais allé plus
loin que ces années, j'ai eu alors la soudaine intuition
que j'avais peut-être travaillé en cette étude
ainsi pendant le nombre de jours correspondant au nombre des
lettres du Chir ha Chirim. J'ai vérifié en comptant
les jours et les mois avec précision, et cela était
exact: précisément 4700 jours comme les 4700 lettres
du Chir ha Chirim. C'était donc bien un siyoum massékhéte
cadré par cette distance et par ce lieu d'amour. Comme
mon épouse, zal, m'y avait encouragé à
avancer dans cette étude avant de me quitter visiblement,
je me suis dit que son étude dans la yeshiva d'En-haut
comme le dit le Zohar, a dû éclairer et soutenir
la mienne. J'allais donc fêter cette étape d'étude,
ce sioum, qui ne sera pas une fin!
Impossible pourtant d'inviter tous ceux que je connais dans
l'étude à participer à un repas. Mais je
dois quand même les associer à cette joie et je
le fais par cette étude.
Réjouissons nous donc.
On dit le qaddiche après la fin de toute
étude d'un Traité du Talmud ou autre étude.
Ce qaddiche a une particularité étonnante: c'est
le même que l'on dit près de la tombe après
l'enterrement. Pourquoi? Nous allons le comprendre en voyant
son contenu.
On le fait précéder
- du texte qui dit que nous reviendrons vers lui, nous demandons
que notre étude de Ta Torah soit notre art principal
dans l'existence et dans le monde à venir,
- de la liste des descendants de Rav Papa: 'Hanina bar Papa,
Rami bar Papa, Na'hmane bar Papa, A'haï bar Papa, Aba Méri
bar Papa, Rafram bar Papa, Rakish bar Papa, So'hrav bar Papa,
Ada bar Papa, Darou bar Papa.
- de la demande que les paroles de la Torah soient effectives
et agréables dans notre bouche, dans celle de tout le
peuple d'Israël et de nos descendants et que nous connaissions
tous Son Nom. Et on Le louange Lui qui nous enseigne Sa Torah,
amen amen amen et pour toujours.
- de la louange que nous puissions bénéficier
de ce temps pour étudier et le faire avec ou sans rémunération,
et nous faire ainsi bénéficier tous de l'eau du
puits de la vie dans laquelle nous avons confiance.
- de la reconnaissance que, de même que nous avons reçu
la bonté de pouvoir terminer ce Traité, ainsi
nous puissions continuer d'en étudier d'autres ou d'autres
livres, et enseigner et pratiquer avec amour toute Ta Torah
que nous étudions. Et que le mérite de toutes
les générations d'enseignants fasse que cette
Torah ne sorte jamais de ma bouche ni de celle de mes descendants
et des descendants de mes descendants jusqu'à la fin
du monde. Et que de vivre sans cesse dans Ta Torah prolonge
nos jours, dans les biens nécessaires pour vivre et dans
l'honneur. Hachém donne la force à Son peuple,
Hachém bénira Son peuple dans la paix complète.
Arrive alors le petit qaddiche particulier:
"Yitgadal vé yitqaddach chémé
rabba (qu'il soit grandi et sanctifié Son grand Nom)
béâlma di hou âtid léit'haedata (dans
le monde qui, à l'avenir, sera renouvelé)
ouléa'hayaa métim (et qu'il ressuscitera les morts)
ouléassaqa yateone lé'hayé âlma (et
les mènera dans la vie éternelle)
oulémivné qarta diYérouchalem (et reconstruira
sa ville de Jérusalem)
ouléchakhlala hékhélé bégava
(et complètera Son Temple en elle)
ouléméêqar pal'hana noukhraa min arâ
(et supprimera les cultes des idoles de la terre)
vélaatava pal'hana di chémaya léatré
(et fera revenir le culte des Cieux à leur place)
véyamlikh qoudcha bérikh Hou bémalkhouté
viqaré (et régnera le Saint Béni Soit-Il
dans Sa royauté et sa splendeur)
bé'hayékhone ouvéyomékhone ouvé
'hayé dékhol beit Yisrael (dans vos vies et dans
vos jours et dans la vie de tout la maison d'Israël)
baâgala ouvizmane qariv véimérou Amen (rapidement
et prochainement, amen).
Et on continue le qaddiche classique "sur Israël".
Nous découvrons là combien l'étude, au
delà de toute difficulté ou mort, construit le
monde présent et à venir, avec la description
précise de toutes les étapes jusqu'à sa
plénitude de bonheur. Et nous trouvons dans l'étude
la force de l'espoir vivant et présent.
Donc, puisque pour terminer cette étude, on achève
ensemble un texte qui en est l'aboutissement heureux, je prendrai
donc justement la fin des 4700 lettres du Chir ha Chirim. On
pourra se reporter ici aux études
sur tout le livre de Chir ha Chirim.Elles se succèdent
sur 4 pages reliées l'une à l'autre à partir
de ce lien.
Dernier verset 8,14:

Béra'h Dodi oudémé-lékha litsvi
o léôfér haayalim âl haré véssamim.
"Fuis mon bien-aîmé et, comme le chevreuil
ou le faon des biches, (viens) sur les montagnes des parfums"
Rachi commente:

"fuis de cet exil et protège-nous d'eux...
Béra'h Dodi oudémé-lékha litsvi
Fuis mon bien-aîmé et, comme le chevreuil...
lémaher ha guéoula
pour faire vite arriver la guéoula, la délivrance.
véhachara Chékhinatékha
Et que Ta Chékhina séjourne
hi har ha moriah
sur la montagne des parfums qui est Har ha Moriah,
ou véit ha miqdach
et la Maison de sainteté, le Temple
ché yibané bimhéra béyaménou,
amen (qu'il soit vite rebâti, de nos jours, amen)."
Rachi s'est fondé sur le Middrache Rabba
commentant Chir ha Chirim.
Ce dernier indique que
- le mot ayalim fait allusion aux sacrifices qui sont acceptés,
- le dernier mot béssamim (des parfums) peut se lire
aussi béchamayim (dans les Cieux). Il s'agit ainsi des
Cieux les plus élevés.
- béssamim (des parfums) fait aussi rappel du Jardin
d'Eden qui était plein d'épices.
- il fait aussi allusion aux prières des Patriarches
qui sont acceptées pour leur bonne senteur.
Et le Gaone de Vilna indique sur les derniers mots, âl
haré véssamim:

"la Maison de sainteté, le Temple
ché yibané bimhéra béyaménou,
amen (qu'il soit vite rebâti, de nos jours, amen)".Et
il s'adresse aux tsaddiqim et leur dit: "toi, sors de là".
Puisque c'est la fin du Cantique des Cantiques, nous devons
comprendre le message, l'appel et l'ordre; et que le moment
est venu, et qu'il est "maintenant" et "pour
moi".
Rabbénou Bé'hayé (sur Béréchite
15,5) reprend aussi le Middrache Rabba mais l'applique directement
à Israël comme peuple et comme individu: "c'est
d'Avraham qu'il est dit de fuir car Avraham est appelé
Mon bien-aimé. al tiqra béssamim élla bé
chamayim (ne lis pas dans les parfums mais dans les cieux).
Cela pour nous dire qu'il n'y a pas de force des astres qui
ait pouvoir sur Israël en tant que groupe, mais au niveau
des particulier, c'est possible et c'est une science très
fondée et très belle".
Par là, il nous indique que la fin du Cantique
des Cantiques concerne bien l'amour entre Israël et D.ieu.
Le Middrache Rabba 8,19 qui est la base de tous
ces commentaires est encore plus précis: fuis la galoute
(l'exil) car elle te salit.
Et si nous voyons où nous devons fuir, vers quel lieu,
ce mont des parfums, alors Ribbi Moché Cordovéro
dans Pardes rimonim, nous explique comment toutes les nominations
diverses de noms de montagne données au Mont du Temple,
parlent en fait de certaines phases de descente des bénédictions
et correspondent chacune à une étape particulière
nommée séfira. Ceux qui ont étudié
avec sérieux la qabala pourront s'y reporter. Sans cette
étude préalable, il sera inutile d'y recourir
car cela semble obscur totalement. Et le Ari, zal, reprend ces
thèmes. Par exemple dans Péri Ets Hayim, chapitre
de Roch Hoddeche et Hanouka: il montre que, face au mal, la
Présence divine se détourne et que nous devons
nous aussi nous retirer de là avec Lui. Ceci est un résumé
très succinct et simplifié.
Ce retrait est une nécessité et une bonté,
comme des époux se retirent de tout ce qui n'est pas
eux et entrent dans leur intimité. Et ils entrent dans
un monde de leur qualité exceptionnelle, de leurs parfums
pourrait-on dire comme le dit le Ram'hal dans le chapitre 24
des Qichouté kala, des Bijoux de l'épouse.
L'espace de la terre d'Israël est ce lieu de retrait du
reste et le Bien-aimé nous y appelle. Certes, c'est un
retrait de la compagnie commune et une élévation
"sur, âl" (sur les montagnes des parfums). Mais
c'est cet appel qu'Il adresse à son peuple qu'Il s'est
choisi. Car il veut cette intimité.
Dans le livre de Dévarim, de paracha en paracha, D.ieu
supplie son peuple d'entendre (chéma Israël), de
comprendre, de réaliser, que tout cela se joue sur Sa
terre d'Israël. Déjà alors, comme jusqu'à
maintenant, la majorité du peuple rejimbait, y compris
nombre de ceux qui étudiaient la Torah, hier comme aujourd'hui.
Et, avec nos refus, l'on s'étonne bêtement que
tous les bonheurs promis par la Torah comme conditionnels, ne
soient pas encore réalisés! Mais cela est pourtant
clairement et logiquement expliqué. A la fin du coeur
du message de la Torah, à la fin du Cantique des Cantiques
cela est redit, et n'est pas encore entendu. Même si
Et pourtant les grands l'avaient compris et dit et tenté
de le réaliser par une alyah dans les conditions les
plus difficiles au long des siècles et au prix de la
vie (Rambam, Rambane, Chla, Ram'hal, etc), mais nous ne voulons
pas encore comprendre et annulons la Torah par un mensonge intellectuel
et bal en disant: "c'est de la politique". Et lorsque
nous y sommes, nous ne voulons pas voir que nous sommes arrivés
au lieu où cela se passe. Pourquoi? Pourquoi? Ce à
quoi les humains résistent le plus fortement, c'est au
bonheur. Quand l'amour et le bonheur sont là, précisément
ils détruisent et fuient.
Pourtant, Rambane dans son commentaire sur Chémote 25,6
et 30,23 nous explique bien que béssamim est le meilleur
du meilleur de tous les parfums, de ce qui réunit le
mieux le Ciel et la terre. Nous avons ce bonheur à portée
de main.
La dernière lettre du Cantique des Cantiques: la lettre
mém du mot béssamim.

Béra'h Dodi oudémé-lékha litsvi
o léôfér haayalim âl haré véssamim.
"Fuis mon bien-aîmé et, comme le chevreuil
ou le faon des biches, (viens) sur les montagnes des parfums"
Etudions cela dans le recueil intitulé les Lettres de
Ribbi Aqiva, Otiotes dé Ribbi Âqiva.
Comprenons d'abord que cette lettre mém a deux formes
dans l'écriture,
une à l'intérieur des mots:

et une à la fin des mots:
.......
comme nous le voyons dans le mot béssamim (lu de droite
à gauche):

De plus, l'appellation et l'écriture du mot mém
comportent les deux lettres ensemble:

Il faut comprendre ce point de méthode:
l'hébreu a une revélation du sens qu'il veut transmettre,
non seulement par le récit et la définition des
mots, également par la structure du mot et des lettres.
Par ce doublet unifié du mot mém, nous sommes
donc face à une réalité de "couple"
: diversité et unité à la fois, ce qui
a un sens pour ce dernier mot qui est le but ultime du Cantique
des Cantiques et pour la révélation de son message.
On constate que c'est pour cette structure particulière
que la lettre mem a été choisie en ce lieu dans
ce chant d'amour.
Cela étant compris comme préalable, nous allons
pouvoir étudier et comprendre le commentaire de Ribbi
Âqiva.
Son texte nous montrera quel est le rôle des lettres hébraïques
dans la Création, dans notre lien au monde de la Gloire
d'En-haut auquel font allusion sans cesse nos textes quotidiens
de la prière, les textes du Tanakh et spécialement
les psaumes. Nous aurons ainsi une unification vivante de tout
cela par notre étude.
Certes, nous ne comprendrons pas tout ce que cela veut dire,
comme des touristes découvrent un paysage avec ses villes,
ses fleuves, le voient mais n'en connaissent pas réellement
le contenu. Cependant, ils sauront qu'il y ont été.
Et HaQaddoche baroukh Hou a voulu ainsi nous faire quelque peu
connaître Son Nom. Acceptons et recevons avec reconnaissance.
Voici le texte intégral, avec mon bref commentaire entre
parenthèses:
Le mém dans les Lettres de Ribbi Aqiva,
Otiotes dé Ribbi Âqiva.
"mém,
pourquoi est-il double? Et pourquoi le prononce-t'on en une
seule fois? Parce que ces deux lettres qui le composent se tiennent
dans le Char céleste dans les secrets du Trône
de la Gloire.
(Commentaire: je ne révèle pas ici des secrets
car tout cela est donné dans nos Ecritures de la Torah
et du Tanakh comme nous allons le voir, et chaque Juif le dit
dans ses prières quotidiennes. N'allons pas chercher
des sectes qui connaîtraient faussement des secrets caballistiques
alors que Hachém nous a révélé clairement
Son nom si nous voulons bien étudier Sa Torah. Les secrets
resteront toujours à D.ieu et ce qu'Il nous a transmis
est à découvert pour le connaître).
Et tout cela (nous allons le voir) est situé
dans les arrangements des flammes et lumières et couronnes
de la région du Trône de Sa gloire.
Et il s'est fait que le Très-haut a décidé
que c'était le moment de mettre en action (nous concernant)
Sa qédoucha (Sa sainteté séparée
de nous),
et puisque Ha Qaddoche baroukh Hou ne descend pas de Ses hauteurs
(contrairement à ce que disent les religions qui construisent
des idoles comme si elles Le représentaient), et que
nous aspirons cependant à Le voir dans une manifestation
de Sa présence, alors nous disons avec le psaume 42,2-3:
"comme la biche aspire aux cours d'eau, ainsi mon être
aspire à Toi Eloqim. Mon être est assoiffé
de Eloqim, du D.ieu vivant; quand viendrai-je et verrai-je la
face de Eloqim?"
(Ce psaume 42 est dit particulièrement dans la
prière de minuit, Tiqoune 'hatsote, commentaire ici).
Et qu'est-ce que cela signifie: quand viendrai-je?
Le souffle de sainteté (roua'h ha qodéche) parle
en ces mots que des lettres de la Torah qui sont dans le Char
céleste avant même que la Présence divine.
Avant que Haqadoche baroukh Hou et sa Chékhina ne se
manifestent là sur le Trône de Gloire, et que des
chants et louanges ne s'élèvent pour l'accueillir
(de la part des anges de ces régions dont nous parlons
dans les prières du Chabbate. Encore une fois, nous ne
sommes pas dans l'ésotérisme mais dans les textes
les plus pratiqués par tout Juif dans toutes les communautés).
Et alors, les lettres mém et mém elles aussi qui
sont au niveau du Char céleste accueillent la face de
la Chékhina (cela fait allusion à l'enseignement
classique disant que la Torah existait avant la Création
et que les lettres de l'alphabet hébraïque constituant
la Torah étaient déjà en fonction).
Ces lettres mém et mém chantent alors des chants
de force et de royauté et elles ouvrent leurs bouches
et chantent (cela fait allusion à la conception classique
que tous les êtres chantent des chants de louange à
D.ieu, aussi bien les êtres de la nature non vivante que
les animaux, comme nous pouvons l'étudier sur la
page de Péréq Chira, lien ici).
Et quel est le chant que disent ces lettres mém
et mém?
Le mém ouvert (mém pétou'ha) dit: malkhoutékha
malkhoute kol ôlamim (Ta royauté est royauté
de tous les mondes éternels. Psaume 145,13. Remarquons
que les deux premiers mots commencent par cette lettre du mém
ouvert).

Le mém fermé (mém sétouma) dit la
suite du verset: ou memchaltékha bé khol dor va
dor (et Ton gouvernement est sur toute génération
et génération. Remarquons que, ici, les deux mém
sont conjoints).
Que fait Ha Qaddoche baroukh Hou à cette
heure? Il attrape toutes les lettres et les embrasse et leur
place des couronnes, deux couronnes à chacune (toujours
l'idée du duo), une de royauté et une de gloire
(nous allons voir en effet revenir ces termes dans les versets.
Nous comprenons ici que le but final de la Création que
nous indique le Cantique des Cantiques par un appel à
monter vers la terre d'Israël pour y vivre tout le bonheur
de la Torah, est la révélation de ce bonheur magnifique
qui était déjà dans les sphères
divines avant la Création et dont le Créateur
a voulu nous faire participer).
Et une couronne de gouvernement et une couronne de beauté
(cela fait allusion à l'union entre la séfira
de tiférete, beauté, et celle de malkhoute, dont
l'expression la plus grande est tout le Chabbate. Ensuite le
texte présente un dialogue entre Ha Qaddoche baroukh
Hou envers ces lettres dans toutes les dimensions de droite,
de gauche et du milieu, dimensions des mouvements des bénédictions
dans les séfirotes puis Il dit:) Ma royauté n'est
qu'en vous et pour cela il est dit : mélékh mélakhim
mochél mochélim (le Roi des roi domine les dominateurs.
Ce mot mochel signifie, régler, gouverner, dominer. Pour
comprendre cela, lisez le verset de II Chmouel 23,3 où
David dit avec ce mot qui revient: Le D.ieu d'Israël a
dit à mon sujet: celui qui domine sur les hommes doit
être tsaddiq, juste, gouverner dans la crainte de D.ieu.
Continuons).
Dans le mém ouvert (mém pétou'ha) Ha Qaddoche
baroukh Hou est nommé: mélékh mélakhim
(Roi des rois) .

Dans le mém fermé (mém sétouma) Ha
Qaddoche baroukh Hou est nommé: mochél mochélim
(Gouvernant des gouvernants).
Et ensemble: oumalkhouto békhol machala (et Sa royauté
domine sur tout). Et il est dit aussi: Hachém yimlokh lé
ôlam vaêd (Hachém régne et règnera
pour toujours, paracha Béchala'h, Chémote 15,18).
Et aussi: malakh Eloqim âl goyim (Eloqim a régné
et règne sur les peuples, psaume 47,9). et: Ki laHachém
ha méloukha ou mochél ba goyim (car à Hachém
appartient la royauté et il règne sur les peuples,
psaume 22,29).
(Après toute cette partie concernant ce qui se passe de
la part de Ha Qaddoche baroukh Hou, maintenant ce texte va décrire
la réaction des lettres qui nous concerne de plus près.
Et n'oublions pas notre arrière-plan: ces lettres sont
choisies pour la fin du Cantique des Cantiques; il nous importe
donc de savoir ce qu'elles représentent; et nous le comprenons
maintenant mieux: c'est la cible finale de notre rapprochement
offert à nous par Ha Qaddoche baroukh Hou dans ce monde
qui est le sien de sa royauté qui est échange et
bonheur total.Continuons le texte.)
Et comme le mém ouvert et le mém fermé entendent
tout cela de la bouche de Ha Qaddoche baroukh Hou, ces lettres
ouvrent leur bouche et et elles chantent un chant devant Ha Qaddoche
baroukh Hou.Ce chant est Lékha Hachém hamemlakha
vé ha mitnassé lékhol lé roche (A
toi, Hachém, la royauté et la domination suprême
sur toutes choses, I Chroniques 29,11. Ce passage est dit chaque
jour par chacun des Juifs dans la prière de Cha'harite
et va décrire toutes les séfirotes: Alors David,
en présence de l'assemblée, loua Hachém,
ainsi: Loué sois-Tu Hachém, D.ieu d'Israël,
notre Père d'éternité en éternité.
A Toi, Hachém, appartiennent la grandeur, la puissance
la beauté, l'autorité et la splendeur, car tout
au ciel et sur terre est à toi. A toi, Hachém, la
royauté et la domination suprême sur toutes choses.
Nous voyons encore une fois que nous ne sommes pas ici dans l'ésotérisme
mais dans le bagage simple et commun à tout Juif dans sa
grandeur et sa royauté. Le texte continue:).
Et alors, à chaque niveau des existants qui sont devant
le Trône de Gloire, ceux-ci s'inclinent et se prosternent
sur leur face devant Ha Qaddoche baroukh Hou et entonnent un chant:
Mamlékhote haarets chirou léEloqim, zamérou
Adonoute Sélah (Royaumes de la terre,entonnez des chants
à Eloqim, chantez Adonoute, éternellement; psaume
68,33. Et tous les êtres célestes s'inclinent, se
proternent et disent: les structures des cieux s'inclinent devant
Toi (lire Néhémie 9,1-6 pour bien comprendre alors
que tout ce récit de Ribbi Âqiva et les prières
collectives juives quotidiennes relient tout cela en un seul concert.
Au milieu, notre coeur et le Cantique des Cantiques dont nous
montrons un peu à la loupe ce qu'il contient, rien que
sur une lettre!).
Et ensuite que disent-ils? Malak Eloqim âl goyim; Eloqim
yachav âl kissé qodcho (Eloqim règne sur les
peuples, Eloqim siège sur Son Trône de sainteté;
psaume 47,9). Il est un feu dévorant, Il séjourne
dans le secret des flammes.
Et d'où sait-on qu'il est qadoch, saint? C'est qu'il est
écrit: qadoch, qadoch, qadoch, Hachém tsévaote
mélo khol haarets kévodo (saint, saint, saint est
Hachém des structures, toute la terre est pleine de Sa
Gloire. Il faut lire ce texte dans Isaïe 6,1-3).
Et nous avons vu que son Trône est nommé kissé
qodcho, saint. Et il est nommé aussi ram vé nissa
(ainsi parle le Très haut et suprême, Celui qui habite
l'éternité et qui a nom qadoch marom vé qadoch
(saint, sublime et saint, et il est aussi dans les coeurs contrits
et humbles; Isaïe 57,15). Et il est nommé haut car
il est haut au-dessus de tous ceux qui sont hauts dans le monde
comme il est dit ram âl kol goyim Hachém (il est
élevé au dessus de tous les peuples, Hachém;
psaume 47,4). Ne lis pas goyim (les peuples) mais guéim
(les orgueilleux).
(Et le texte continue en citant les versets qui définissent
les noms de Hachém au dessus de tout ce qui existe. Je
passe sur cette démonstration. Et il termine par le texte
de Jérémie 17,7-14 que je cite en large car il nous
montre combien notre paysage concret et tout en extériorité
est relié à ce que nous venons de décrire.
C'est cet appel qui nous a été lancé par
le dernier verset du Cantique des Cantiques: fuyez de cette seule
extériorité, et voyez les deux niveaux de la réalité
qui n'en sont qu'un. A vous les Juifs, Mon peuple, Je vous ai
révélé cette double dimension qu'aucune analyse,
aucun philosophe, aucun scientifique, aucune religion ne pouvait
révéler sans Ma révélation:)
Jérémie 17,7-14: Béni est l'homme
qui se confie en Hachém et dont Hachém est l'espoir.
Il sera comme un arbre planté au bord de l'eau (lire le
psaume 1) et qui étend ses racines près d'une rivière:
vienne la saison chaude, il ne s'en aperçoit pas, et son
feuillage reste vert. Vienne une année de sécheresse
et il ne s'en inquiète pas, il ne cessera pas de porter
des fruits. Le coeur est plus que toutes choses plein de détours
et il est malade; qui pourra le connaître? Moi Hachém,
Moi Je scrute les coeurs, je sonde les reins, je sais payer chacun
selon ses voies, selon le fruit de ses oeuvres. La perdrix s'entoure
d'une famille qu'elle n'a pas mise au monde; ainsi est celui qui
acquiert la richesse d'une manière inique au beau milieu
de ses jours; il devra l'abandonner et sa fin sera misérable.
(Arrive maintenant la phrase qui est le coeur de tout cela, au
milieu de la réalité que nous connaissons bien dans
le monde et cette phrase nous montre le versant invisible pour
ceux qui n'ont pas reçu la Torah ou n'y ont pas prêté
attention:)
 
Kissé kavod (Trône de Gloire), Marom mérichone
(Haut depuis tout début), Méqom miqdachénou
(Lieu de notre sanctuaire).
(Constatons que 4 mots en suivant commencent par
la lettre mém: Marom mérichone Méqom miqdachénou
mais aussi que deux mots ont seulement le mém ouvert: mérichone
miqdachénou

et deux mots ont le mém complet, l'un en initiale du mot
et l'autre en finale: Marom Méqom.
Le prophète Jérémie a donc placé là
tout ce que nous venons d'apprendre et qui nous était présenté
dans le dernier mot du Cantique des Cantiques.
Et nous constatons bien que son texte relie le plus concret terrestre
et psychologique, et le plus spirituel et divin. Il nous montre
comment le monde maintient sa vie ou disparait dans le néant.
Continuons son texte:)
Espérance d'Israël, Hachém, tous
ceux qui Te délaissent seront confondus. Oui, tous ceux
qui se tiennent éloignés de Moi seront inscrits
sur la poussière, car ils ont abandonné la source
d'eaux vives: Hachém".
Fin du texte des Otiotes de Ribbi Âqiva. Inutile de commenter,
à chacun de méditer, s'il le veut. Et de vivre.
Nota bene.
Je suis resté ici au niveau du pchate du texte, de ce qu'il
dit littéralement et sur lequel tout Israël prie.
Par contre, il y a d'autres niveaux de ces lettres qui relèvent
des niveaux du rémez, l'allusion ou du sod, le secret.
Je n'ai pas parlé ici de ces deux autres niveaux et il
faut que l'on maintienne bien cette distinction. Il n'y a rien
dans ce texte-ci de ce que l'on appelle la cabbala ésotérique.
En effet, le Traité Chabbate 104a dit clairement: mem pétou'ha
mém sétouma, maamar patoua'h, maamar satoum (mém
ouvert, mém fermé, texte ouvert, texte fermé)
et Rachi commente: yéch dévarim ché natane
réchoute lédorchane (il y a des sujets pour lesquels
on a l'autorisation de les étudier, les commenter et les
enseigner), vé yéch ché atta métsouvé
lé sotéman, kégone maâssé merkava
(et il y en a pour lesquels tu as l'ordre divin de les laisser
fermés sans les divulguer, comme les actions du Char dans
les chapitres 12 du Traité 'Haguiga). Cela est clair et
bien situé. Nous n'avons pas parlé ici du tout de
ces niveaux ni de ces textes des actions du Char dans les chapitres
12 du Traité 'Haguiga. Nous n'en n'avons pas la compétence
et nous connaissons ces distinctions et les respectons et les
enseignons.
Le psaume 18 (youd, 'héit)
Une question se pose à nous: ce que nous
avons appris ci-dessus est magnifique mais nous pourrions objecter
que nous ne planons pas dans les hauteurs et que notre vie quotidienne
est très terre à terre. Comment relier ces deux
plans? Car il n'y a aucune opposition mais une synthèse.
Le Roi David a anticipé une réponse
à notre question. Dans le psaume 18 (youd, 'héit).
Les versets 8 à 20 décrivent, avec un décor
à la hauteur des passages du prophète Ezekiel, comment
D.ieu descend de ces hauteurs puis vient saisir le pauvre, le
délivrer des attaques des méchants, et le sauver.
Tout cela dans une relation d'amour. Etudions ce psaume.
C'est l'un des plus longs: 51 versets alors que la moyenne dans
les psaumes est de 16,8 versets (2527 versets pour 150 psaumes).
Nous allons donc y découvrir avec précision les
phases du long scénario.
Il se réfère explicitement "à David"
("léDavid") qui parle donc de son expérience
personnelle; cela comme dans 72 autres psaumes (3 à 9,
11 à 32, 34 à 41, 51 à 65, 68 à 70,
86, 101, 103, 108 à 110, 122, 124, 131, 133, 138 à
145).
Et David dépeint dans ce psaume 18 le même scénario
de délivrance des soucis par Hachém que l'on trouve
particulièrement dans 8 psaumes: 9-10-18-30-34-40-111-138.
Que ceux qui sont concernés par cette situation n'hésitent
donc pas à recourir à ces 8 psaumes pour remonter
le courant!
Comme 54 autres psaumes sur 150 (plus d'un tiers), le psaume 18
commence par l'expression Laménatséa'h que l'on
traduirait en hébreu moderne par "Au chef d'orchestre,
ou au chef des chantres" mais cela veut dire aussi "au
victorieux". Et cela donne bien le sens du psaume: avec l'aide
de D.ieu, nous surmontons toutes les difficultés. Voyez
le commentaire de Ibn Ezra sur les psaumes 3,8 et 4,1 pour cela,
et celui de Rachi.
Tout cela pour nous montrer avec preuves combien est nécessaire
pour chacun la nécessité d'être sauvé
des périls, et que nous ne parviendrons pas à y
réussir seuls. En tous cas, pas chez les Juifs! Et le Roi
David nous a décrit le scénario à suivre
pour franchir avec succès ces étapes du sauvetage.
Dans ce psaume 18, il ne décrit pas seulement ce qui se
produit de la part de l'homme, mais il décrit aussi exactement
ce qui se passe comme étapes de la part de D.ieu, et dans
l'inter-relation entre ces deux pôles. Voyons donc cette
démonstration. Je place mon commentaire entre parenthèses
(...).
Première partie. Verset 1.
1. Au chef des chantres.
Par le serviteur de Hachém, par David qui dit à
Hachém les paroles de ce chant (chira), le jour où
Hachém le sauva (hitsil) de la main de tous ses ennemis
et de la main de Chaoul.
(L'inter-relation est définie comme étant celle
de quelqu'un qui se place en êved, serviteur. Les partenaires
sont bien présentés: Hachém, David, les ennemis.
C'est le résumé de la pièce).
Seconde partie. Versets 2-7
(David y dit sa relation en trois points: amour-Hachém-j'appelle.
Il dit d'abord son amour et alors Hachém devient sa force,
rocher, forteresse, libération, bouclier, sauveur, rempart.
Tout cela ne fonctionne que dans une relation d'amour et l'homme
a le droit d'aimer le Créateur, il le sait et assume ce
droit, ce n'est pas un esclave mais un serviteur qui a le cadeau
de pouvoir aimer son Créateur et c'est cet amour chez l'homme
qui fait que tout le reste est possible. Quels menteurs et criminels
historiques oseront encore dire que le judaïsme est une religion
de crainte et non d'amour, et qu'ils se sont substitué
pour révéler enfin la religion d'amour. Menteurs
éhontés, et sur la parole de D.ieu!).
2. David dit: Je T'aime (ér'homékha) Hachém,
qui est ma force ('hizqi).
3.Hachém, Tu es mon rocher (salî) et ma forteresse
(métsoudati), un libérateur (méfalti) pour
moi, mon D.ieu mon rocher (tsouri) en qui je m'abrite (é'héssé-bo),
mon bouclier (maguini) et la part de mon salut (yichî),
mon rempart (misgabi).
(David révèle même la technique qu'il emploie
pour dire cela, le mot méhoullal qu'utiliseront aussi ses
guerriers sur le terrain du combat, pour faire virer ainsi le
rapport des forces par la force de l'amour).
4. Méhoullal (louangé) j'ai appelé Hachém
et (aussitôt) je suis délivré de mes ennemis
(oyévaï). (Et il nous dépeint plus précisément
la situation qui était critique au plus haut point et chacun
et le peuple d'Israël vivent cela parfois, ou souvent).
5. Déjà m'enveloppaient les liens de la mort (mavét),
les torrents de la perdition me faisaient frémir,
6. j'étais enlacé dans les réseaux de la
tombe, surpris dans les filets de la mort.
7. (alors) dans ma détresse (tsar) j'appelle Hachém
et vers mon D.ieu je lance ma plainte (échavéâ);
il entend (yichmâ) depuis Son sanctuaire (mé Hékhalo)
ma voix (qoli), et ma plainte (chaâti) devant Lui arrive
à Ses oreilles (oznav).
Troisième partie. Versets 8-16
(Alors David nous décrit ce qui se passe dans les Cieux
du côté de D.ieu quand David -ou chacun dans la même
position et sachant utiliser les mêmes voies- met en jeu
ces trois points: amour-Hachém-j'appelle. Et ce que décrit
alors David correspond à ce monde que décrivait
plus haut Ribbi Âqiva dans les Otiotes. Encore une fois,
attention, ce n'est pas de la qabale mais c'est le patrimoine
commun de tous Juifs, ici dans les psaumes. La banalité
est splendide, certes).
8. Soudain la terre (haaréts) oscille et tremble, les fondements
des montagnes (harim) sont ébranlés, secoués
par la colère ('hara) de D.ieu.
9. Des vapeurs (âchane) s'exhalent, signe de Sa colère;
de Sa bouche (apo) sort un feu (éche) dévorant,
jaillissent des étincelles (né'halim) brûlantes.
10. Il incline les cieux (chamayim) et descend; sous Ses pieds
(raglav) une brume épaisse.
11. Porté sur les chérubins, il vole, Il plane sur
les ailes du vent.
12. Des ténèbres ('hochékh) Il se fait une
mystérieuse retraite, Il s'enveloppe comme d'un pavillon,
des eaux obscures, d'opaques nuages.
13. De l'éclat qui L'entoure s'élancent des nuages,
la grêle et des flammes ardentes.
14. Il tonne dans les Cieux, Hachém, le D.ieu suprême
(êliyone) fait entendre Sa voix (qolo) , la grêle
(barad) et les flammes ardentes.
15. Il décoche Ses flèches ('hitsav) et Il les disperse,
Il lance des éclairs (baraqim) et les frappe de stupeur.
16. Le lit des fleuves s'est découvert, les fondements
(mosdote) de la terre ont été mis à nu, à
Ta voix impétueuse, Hachém, au souffle du vent (roua'h)
de Ta colère.
(Tout cet ensemble doit nous donner confiance dans la puissance
de la prière d'un humain qui aime et supplie, face à
la bonté absolue de Celui qui est marom, Très-haut
et le Tout-puissant. Seul David, humain total et ouvert à
ces niveaux, pouvait nous en informer et nous donner la preuve
de son expérience).
Quatrième partie. Versets 17-20
(David nous décrit maintenant ce qui s'est passé
pour lui lors de l'intervention divine qui vient de se dérouler
et il le relie directement à ce qu'il avait déclanché
par son amour et sa demande).
17. Il étend (yichla'h) d'en Haut (mimmarom) Sa main, m'attrape
(yiqaréni), me retire (yaméchéni) de l'intérieur
des grandes eaux (mayim rabim).
18. Il me délivre (yatsiléni) de mon puissant (âz)
ennemi, de mes adversaires (sonaï) trop forts pour moi.
19. Ils étaient à l'affût de mes malheurs,
mais Hachém a été mon appui (michâne).
20. Il m'a mis au large (lémér'hav), m'a sauvé
(yé'hallétséni) parce qu'Il m'aime ('hafats
bi).
(David prouve la vérité et l'efficacité de
ce qu'il a mis en oeuvre, mais c'est par ce qu'est Hachém).
Cinquième partie. Versets 21-46
(David ose affirmer que c'est sa droiture et son innocence et
confiance qui a valu tout cela. Il décrit longuement combien
la concordance entre la droiture de l'homme jointe à celle
de Hachém produit ces miracles qui retournent les situations.
Dans la première phase (versets 21-28), il décrit
cela du côté de l'homme; dans la seconde il le décrit
dans l'action de D.ieu (29-37); dans la troisième partie
(38-46), David a décrit de quoi il est alors capable contre
les ennemis).
Sixième partie. Versets 47-51. La louange finale qui inclut
les motifs.
47. Vivant ('haï) est Hachém et béni (baroukh)
est mon rocher (tsouri). Glorifié le D.ieu qui me protège.
48. Tu es le D.ieu (ha El) qui me donnes vengeance (notén
néqamotes), qui fais tomber des peuples à mes pieds.
49. qui m'arraches (méfaléti) à mes ennemis,
me fais triompher (téroméméni) de mes agresseurs
(qamaï), et échapper aux hommes de violence ('hamas).
50. Je te loue (odékha) donc, Hachém, face aux peuples
(goyim). Et, pour Ton nom (léChimkha), je chanterai (azammérkha).
51. Tu assures d'immenses (magdil) sauvetages (yéchouôte)
à Ton roi, Tu assures (ôssé) des bontés
('héssed) pour Son oint (méchi'ho), Son machia'h,
pour David, et pour sa descendance (zarô), à jamais
(âd-ôlam)!
(Le psaume se termine en s'élargissant à tout le
peuple, et aussi à la descendance, et à l'éternité.

Nous terminons donc ce psaume sur la lettre mém du Cantique
des Cantiques et sur son même paysage. Pour ceux qui n'auraient
pas lu cette page depuis le début, s'y reporter, tout semblera
plus coordonné encore).
J'ai dédié cette étude à des lecteurs
et à des amis qui traversent des périodes très
difficiles.
Continuer sur la
page du Cours 1 du Cantique des Cantiques
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