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Règles du Copyright - Traduction et commentaires par le Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour basés sur les livres de nos Sages
 

Qu'est-ce que un Sioum massékhète?

Fêtons-le par l'étude finale du Cantique des Cantiques

"Chir ha Chirim"

Quand on termine l'étude d'un Traité du Talmud, on célèbre alors la fête nommée sioum. Etudiez-la ici. Ensuite, on commence un autre Traité.

Précisons de quoi il s'agit, en deux parties:
- sur cette page-ci vous aller trouver la description des 37 du Talmud, leur nombre de chapitres, leurs thèmes;
- puis la description de la fête de sioum:

1. La description du talmud

il est divisé en six parties, ou six "Ordres". "Ordre" se dit en hébreu sédér au singulier, et sédarim au pluriel.

Voici la composition de ces six parties ou Ordres : Nom de l'Ordre (Sédér) dans cet Ordre Nombre de grands traités
1. Sédér Zérâïm Ordre des Semences 1
2. Sédér Moêd Ordre des Temps festifs 11
3. Sédér Nachim Ordre des Femmes 7
4. Sédér Néziqine Ordre des Préjudices 8 + petits traités
5. Sédér Qadachim Ordre des Saintetés 9
6. Sédér Taharote Ordre des Purifications 1
On indique parfois ces Ordres par leur abréviation : (ZMN NQT, ou ZeMaNe NAQaTe).

Au total, il y a donc : 37 traités dans les 6 Ordres du talmud de Babylone.

Ils ont été imprimés pour la première fois à Venise par Daniel Bomberg en 1520 ou 1523, sur la base de la disposition typographique des manuscrits, et l'adjonction progressive de nombreuses sources s'est stabilisée dans la disposition typographique actuelle de l'impression dite de Vilna, en 1880.

L'ensemble de ces 37 traités est synthétisé dans un verset d'Isaïe 33, 6, comme il est montré au traité Chabbate 31 a :
" Réche Laqiche s'interroge sur ce verset qui dit :

véhaya émounate îtékha,
tes jours seront entourés de sécurité,

'hossén yéchou'ôte 'hokhmate vadaâte
sagesse et connaissance constituent une force de salut,

yireate Adonoute hi otsaro
la crainte de D-ieu, voilà sa richesse".

Et la solution de compréhension de ce verset est donnée en référence à ces six Ordres : "sécurité" réfère à Sédér Zérâïm les semences,
" tes jours" réfèrent à Sédér Moêd les temps festifs,
" force" réfère à Sédér Nachim les femmes,
" salut" réfère à Sédér Néziqine les dommages,
" sagesse" réfère à Sédér Qadachim les choses saintes,
" connaissance" réfère à Sédér Taharote les purifications.
Nous avons donc nommé tous les six Ordres et cependant le verset n'est pas achevé, car il reste encore les mots : "la crainte de D-ieu, voilà sa richesse" ; que veulent-ils nous dire concernant l'étude du talmud ?

La guémara continue : "afilou hakhi, en dépit de tout cela, la crainte de D-ieu, voilà sa richesse".
Donc, si nous avons étudié tout le talmud, tous ces six Ordres et les 60 traités ou massekhtote, au point d'être nommés Gaone (Génie), nous n'avons rien acquis si nous n'y voyons pas la parole de D-ieu, et elle ne se capte que dans le respect et l'écoute réceptive; si nous le faisons dans cette attitude, chaque étude sera centrée sur toute la richesse de ce trésor, comme le dit la bénédiction que nous devons prononcer avant l'étude: nous allons étudier Sa Torah et non pas "la" Torah.

Pour comprendre la comparaison de la Torah à un trésor et celle de l'étude à l'approche et à l'ouverture de ce trésor, à l'usage de clefs successives, il faut se reporter au traité Chabbate 31 b : celui qui étudie reçoit les clefs intérieures (mafté'hote pnimiote) du trésor mais il ne peut en faire aucun usage profitable s'il n'a pas aussi les clefs extérieures (mafté'hote 'hitsoniote) lui permettant d'utiliser ensuite les clefs intérieures qui sont les plus proches du trésor. Et quelles sont ces clefs extérieures qui sont la condition de tout ? C'est la crainte de D-ieu. Les Tiqqounéï ha Zohar situent l'étude sans crainte de D-ieu comme une activité créant une division aux niveaux essentiels de ce qui anime le monde et l'unifie. Le Middrache Tan'houma, parachate Vayéra, 5, en donne l'explication :

Eïn Haqqadoche baroukh Hou mossér mistorine chélo élla latsaddiqim chénéémar :
sod Hachém liréave
Le Saint béni soit-Il ne transmet ses secrets à personne si ce n'est à ceux qui le craignent comme il est dit : le secret de Hachém pour ceux qui le craignent
(Psaume 25, 14).

Le prophète Isaïe nous a donc placés dans l'angle de la vision essentielle pour la compréhension juste de ces traités.

Un autre verset résume aussi l'ensemble du Talmud (Psaume 19, 8), cité dans les Avote de Ribbi Natane 80, 18. Il nous importe car, par sa beauté et par les sentiments qu'il exprime, il nous montre qu'il ne faut pas considérer l'étude du talmud sous l'angle d'une activité cérébrale et froide qui absorberait seulement l'intellect; elle doit mobiliser aussi l'affect et d'autres dimensions indispensables dans la vie (perfection, foi, pureté, droiture, lumière, vérité):

TorateHachém témima... êdoute Hachém néémana, yireate Hachém téhora, piqoudéï Hachém yécharim, mitsvate Hachém bara, michpatéï Hachém éméte
La Torah de Hachém est parfaite, le témoignage de Hachém est digne de foi,
la crainte de Hachém est pure, les préceptes de Hachém sont droits,
le commandement de Hachém est lumineux, les jugements de Hachém sont vérité.

Exercice

Il faut aller lire tout ce Psaume 19 pour comprendre ce qu'est la relation à D-ieu, à soi-même et au monde pour celui qui se nourrit de l'étude juive.

Et voici la répartition des mots du verset selon les six parties du talmud :

TorateHachém témima, la Torah de Hachém est parfaite,
zé Sédér Nachim, c'est l'Ordre des femmes ;
êdoute Hachém néémana, le témoignage de Hachém est digne de foi,
zé Sédér Zéraîm, c'est l'Ordre des semences, car il croît dans la vie du monde ;
yireate Hachém téhora, la crainte de Hachém est pure,
zé Sédér Taharote, c'est l'Ordre des purifications ;
piqoudéï Hachém yécharim, les préceptes de Hachém sont droits,
zé Sédér Moêd, c'est l'Ordre des fêtes ;
mitsvate Hachém bara, le commandement de Hachém est lumineux,
zé Sédér Qadachim, c'est l'Ordre des saintetés ;

michpatéï Hachém éméte, les jugements de Hachém sont vérité,
zé Sédér Néziqim, c'est l'Ordre des préjudices.

Organisation des 37 traités du talmud
Le talmud comporte :

309 sections dites chapitres (au pluriel : praqim au singulier : péreq), qui sont chacun centrés sur un thème principal ; le nom des chapitres sert souvent de référence aux citations dans la littérature.
524 michnayotes, ce qui correspond à la guématria des deux mots talmoud babli, talmud de Babylone ; 37 traités sur 63 de la michna sont insérés dans le talmud de Babylone.
2683 "feuilles" (au pluriel : dapim ; au singulier : daf) comportant chacune deux faces ou "pages" (au pluriel: âmoudim; au singulier: âmoud), soit un recto et un verso. D'autres comptes basés sur d'autres éditions parlent de 2555 feuilles. Les éditions peuvent être différentes par le fait de changements typographiques mineurs. Le plus souvent, le talmud est imprimé en 20 tomes ou, parfois, en 12 tomes.
Le talmud de Babylone et le talmud de Jérusalem ne comportent pas exactement les mêmes traités.
Examinons maintenant l’organisation de chaque Sédér.

Le premier des 6 Sédarim, le Sédér Zérâïm (l’Ordre des semences)

Il concerne la nourriture de l’homme et les offrandes alimentaires dans un contexte de société agricole; mais comme l’homme ne dispose des aliments qu’après avoir accompli une bénédiction, les chapitres portant sur les semences, la nourriture et les offrandes sont précédés par le premier traité des bénédictions, ou Berakhote. Et comme tout ce qui concerne les bénédictions commence à son tour par la question de savoir quand il faut dire le Chemâ Yisrael, ce traité Berakhote commence lui-même par cette question.

La michna de ce traité comporte 9 chapitres que l’on retrouvera comme plan dans le traité du talmud qui les commente en 64 feuilles recto-verso.

Ce traité Berakhote est présent également mais partiellement dans le talmud de Jérusalem qui comporte, en plus, d’autres sections.

Ce Sédér Zérâïm comporte aussi, en plus de Berakhote, d’autres traités de la michna sans guémara qui les commente.
Ce sont les 10 traités de la michna suivants : Nom du traité de la michna... Nombre de chapitres
Péa 8
Demaï 7
Kilaïm 9
Chéviîte 10
Téroumote 11
Maâssérote 5
Maâssér chéni 5
'Hala 4
Ôrla 3
Bikourim 4


Le second des 6 Sédarim, le Sédér Moêd (l’Ordre des temps festifs)

Il comporte les traités 2 à 12 du talmud de Babylone :
N° Nom du traité Chapitres Feuilles Thèmes principaux
2 Chabbate 24 157 Chabbate
3 Êrouvine 10 105 Limites et déplacement en Chabbate
4 Pessa’him 10 121 'Haméts, sacrifice, Sédér de Péssa’h
Chéqalim (dans le seul talmud de Jérusalem)
5 Roche Hacchana 4 35 Roche Hacchana, dates, chofar
6 Yoma 8 88 Kippour, Cohén
7 Soucca 5 56 Souccote
8 Béitsa 5 40 Jours et jours de fêtes
9 Taânite 4 31 Jeûnes
10 Meguila 4 32 Lecture de la Meguila et de la Torah
11 Moêd Qatane 3 29 'Hol hammoêd, deuil
12 'Haguiga 3 27 Pèlerinages au Temple


Le troisième des 6 Sédarim, le Sédér Nachim (l’Ordre des femmes)
N° Nom du traité Chapitres Feuilles Thèmes principaux
13 Yevamote 16 122 Remariages, relations interdites
14 Ketouvote 13 112 Droit conjugal, kétouba
15 Nedarim 11 91 Vœux
16 Nazir 9 66 Vœux d'exclusion
17 Sota 9 49 Suspicion d'adultère
18 Guittine 9 90 Divorce
19 Qiddouchine 4 82 Mariage, acquisitions


Le quatrième des 6 Sédarim, le Sédér Néziqine (l’Ordre des dommages)
N° Nom du traité Chapitres Feuilles Thèmes principaux
20 Baba Qama 10 119 Dédommagement
21 Baba Métsiâ 10 119 Transactions financières
22 Baba Batra 10 176 Transactions sur les biens
23 Sanhédrine 11 113 Procédure judiciaire, gouvernement
24 Makkote 3 24 Témoins, peine d’exil et de coups
25 Chevouôte 8 49 Serments et engagements
26 Âvoda Zara 5 76 Rapport aux autres croyances
27 Horayote 3 14 Tribunal et le roi
Il y a en plus une michna Êdouyote et différents petits traités talmudiques et post-talmudiques :
Avote, Avote dé Ribbi Natane, Sofrim, Séma’hote, Kala, Kala Rabbati, Dérékh Érets Rabba, Dérékh Érets Zouta, Pérek hacchalom, Guérim, Koutim, Âbadim, Séfér Torah, Téfilline, Tsitsite, Mézouza. On trouve également, souvent, les Chémona praqim de Maïmonide imprimés comme introduction aux Avote.

Le cinquième des 6 Sédarim, le Sédér Qadachim (l’Ordre des choses saintes)
N° Nom du traité Chapitres Feuilles Thèmes principaux
28 Zéva’hime 14 120 Ché'hita et sacrifices
29 Ména’hote 13 110 Sacrifices de Min'ha, sefer Torah, téfilines
30 'Houline 12 142 Ché'hita, lait et viande
31 Békhorote 9 61 Rachat des aînés
32 Ârakhine 9 34 Sacrifices et valeur de l'individu
33 Temoura 7 34 Remplacement des offrandes
34 Kéritote 6 28 Sacrifice de 'hatate et de achame
35 Méîla 6 22 La peine de karète
36 Tamide 7 8 (25-33) Services dans le Temple, sacrifices de tamide
Il y a en plus deux michnayotes : Middote et Qinim.

Le sixième et dernier des 6 Sédarim, le Sédér Taharote (l’Ordre des purifications)
N° Nom du traité Chapitres Feuilles Thèmes principaux
37 Nida 10 73 Pureté familiale
Il y a en plus des michnayotes qui n’ont pas de guémara qui les commente :
Kelim, Ohalim, Négaîm, Para, Taharote, Miqvaote, Makhchirim, Zavim, Tevoul Yom, Yadayim, Ôqatsine.

Vérification des connaissances

Que signifie : péréq ?
Que signifie : séder nézéqim ?
En combien de parties le talmud est-il divisé ? Donner leur nom en hébreu et leur traduction.
Combien y-a-t-il de traités dans les six Ordres du talmud de Babylone ?
Citer exactement le verset d'Isaïe 33, 6 et sa référence précise à chaque ordre du talmud.
Quel Rabbi a cité ce verset ?
Comment nomme-t-on en hébreu les traités ?
Comment nomme-t-on en hébreu les chapitres, au singulier et au pluriel ?
Comment nomme-t-on en hébreu les feuilles, au singulier et au pluriel ?
Comment nomme-t-on en hébreu les pages, au singulier et au pluriel ?
Combien y-a-t-il de chapitres et de feuilles dans le talmud ?
Réciter les versets 8 à 10 du psaume 19.
Essayer de découvrir la cohérence de la classification des traités selon leur ordre, et contrôler la mémorisation de cette répartition.


2. Qu'est-ce que la mitsva de Sioum massékhète?

Le mot sioum signifie la "fin" (guémar, sof): tous les enfants scolarisés comme des Juifs connaissent le sioum chénate ha limoudim, la fin de l'année scolaire.
Ce mot indique aussi la fête que l'on réalise à l'occasion d'une fin importante ou agréable que l'on a atteint ensemble.
Ainsi, lorsqu'on termine une étude longue, d'un Traité du Talmud par exemple, on célèbre cet événement par une fête ouverte aux amis. Car c'est une réussite heureuse que d'avoir pu, grâce à D.ieu, persévérer pour avoir atteint quelque peu l'ensemble d'un ouvrage dans sa richesse rassemblée par nos Sages. On organise une petite fête nommée hadrane. Ce mot araméen signifie à la fois "nous reviendrons vers toi", que nous disons à ce traité, et aussi "nous avons embelli" la Torah.

Cette pratique est décrite dans le Traité Chabbate 118b-119a: "Abbayé disait: que je sois récompensé (tété li) car, lorsque j'ai vu (dékhi 'hazéna) un jeune étudiant de nos Sages (tsourva mérabanane) terminer l'étude de son Traité (dé chalim massékhté), je faisais un jour de fête (âvédéna yoma tava) pour les Sages (lérabbanane)".
Et le Chouk'hane Aroukh (Yoré déâ 246,26-27) confirme cette coutume en ces termes: "celui qui renonce à l'étude pour aller vers la richesse, finalement ne trouvera que la pauvreté, et celui qui s'exerce à l'étude de la Torah dans la pauvreté finalement la poursuivra dans la richesse. Celui qui termine un livre (massekhta) de la Torah, c'est une mitsva de réjouir et de faire un repas (séouda) et cela est nommé séoudate mitsva...".
Et on y précise que lorsque son Rav termine ainsi l'étude personnelle d'une massékhéte, les étudiants de la yeshiva s'y rassemblent pour la réjouissance avec celui qui termine et on revient un peu sur la fin de l'étude avec lui, on l'accompagne dans la joie, et on dit un qaddish particulier et allongé et la liste des 10 fils de Rav Papa.
Cette liste de 10 fils (réels ou spirituels) de Rav Papa représente les fruits heureux de l'étude ainsi que le décrit parfaitement le psaume 128: ton épouse et tes fils sont comme des plans d'olivier autour de ta table. Il n'est pas de doute que ce nombre symbolique choisi fait référence aussi à la complétude des 10 séfirotes de la descente de la bénédiction dans sa plénitude. Et le choix de Rav Papa n'est pas un hasard, lui qui était reconnu pour sa bonté et son respect envers tous, et particulièrement envers la sagesse des femmes qu'il respectait particulièrement.
Rav Papa, de Naréch et Soura, vers 350-370 (4110-4130), est choisi pour ces qualités d'une étude fructueuse comme la décrit le premier psaume et en fait ses dix ou dits fils sont d'époques différentes comme le faisait remarquer 'Haï Gaone. Car cette moisson peut concerner tout bon étudiant.
De même, dit le Maharil, quand c'est un individu isolé qui termine, les autres doivent se joindre à lui et l'accompagner dans la joie (mitsva lismoa'h îm zé ché siyém). Voir aussi Michna Béroura 470, 10 et Sefer hatodaâ 33.
Cela semble si important que de nombreuses restrictions de rites de tristesse ou de deuil sont abolies pour cette pratique, comme le jeûne des aînés à Pessa'h, ou au début du mois de Av, ou les rites de deuil ou d'anniversaire de deuil.

Cette petite fête nommée hadrane signifie à la fois "nous reviendrons vers toi", et nous le disons à ce traité, et aussi "nous avons embelli" la Torah. Cela nous montre que c'est une fin, un sioum qui n'en est pas un réellement comme le commente Rachi sur le psaume 119,96 "lékhol-tikhla raiti kéts, ré'hava mitsvotékha méod, à tout bien complet j'ai vu une fin, mais Ta Torah est infiniment large". On fait donc profiter les uns et les autres de cette fin qui se révèle être l'arrivée dans une joie infinie qui s'étend. Et on continuera à étudier.

Rachi reprend sa méditation sur ce qui est ou non la fin, dans son commentaire de I Chroniques 15, 34 sur le verset : "Hodou laChem ki tov ki lé ôlam 'hassdo, Louez Hachém car Sa bonté est éternelle". Il fait remarquer que cette expression n'est pas une fin qui fermerait le cantique mais qu'elle est accompagnée aussi de la demande d'être sauvés et que les deux (louange et demande de salut) se tiennent. On retrouve cela, dit-il, dans les psaumes qui donnent ce même verset (106 et 107...). Car la Torah est réaliste: la douleur est toujours présente même en ces moments comme le montre ce que dit Job (chapitre 27) ou 'Hanna dans sa prière chargée de peines mais liée à la louange (I Samuel 1-2).



Qu'est cette "massékhéte" que l'on termine?
Ce mot massékhéte vient du verbe nassakh qui signifie tisser mais aussi répandre et oindre. La lettre mém qui commence le nom tiré de cette racine signifie le lieu de ces significations.
Donc, la massékhéte est un ensemble, un dispositif complexe, comme on parle d'un trousseau de clefs ou d'un jeu de carte, expressions qui utilisent ce mot en hébreu. Un traité complexe comme ceux du Talmud est une massékhéte.
Je termine d'étudier une longue massékhéte et son étude constante chaque jour m'a pris plus de 12 ans.
Et quand j'avais presque terminé la longue étude que j'avais entreprise, j'ai lu sur un site que si on faisait une minute de silence pour chacun des 6000000 de victimes de la Shoa, cela prendrait 11 ans et 6 mois; j'ai pensé que ma longue étude pouvait un peu être, affectueusement, lé ilouï nichmatam, en particulier pour l'élévation de l'âme des qédochim de la famille tués dans la Choa et, pensant que j'étais allé plus loin que ces années, j'ai eu alors la soudaine intuition que j'avais peut-être travaillé en cette étude ainsi pendant le nombre de jours correspondant au nombre des lettres du Chir ha Chirim. J'ai vérifié en comptant les jours et les mois avec précision, et cela était exact: précisément 4700 jours comme les 4700 lettres du Chir ha Chirim. C'était donc bien un siyoum massékhéte cadré par cette distance et par ce lieu d'amour. Comme mon épouse, zal, m'y avait encouragé à avancer dans cette étude avant de me quitter visiblement, je me suis dit que son étude dans la yeshiva d'En-haut comme le dit le Zohar, a dû éclairer et soutenir la mienne. J'allais donc fêter cette étape d'étude, ce sioum, qui ne sera pas une fin!
Impossible pourtant d'inviter tous ceux que je connais dans l'étude à participer à un repas. Mais je dois quand même les associer à cette joie et je le fais par cette étude.
Réjouissons nous donc.


On dit le qaddiche après la fin de toute étude d'un Traité du Talmud ou autre étude.
Ce qaddiche a une particularité étonnante: c'est le même que l'on dit près de la tombe après l'enterrement. Pourquoi? Nous allons le comprendre en voyant son contenu.
On le fait précéder
- du texte qui dit que nous reviendrons vers lui, nous demandons que notre étude de Ta Torah soit notre art principal dans l'existence et dans le monde à venir,
- de la liste des descendants de Rav Papa: 'Hanina bar Papa, Rami bar Papa, Na'hmane bar Papa, A'haï bar Papa, Aba Méri bar Papa, Rafram bar Papa, Rakish bar Papa, So'hrav bar Papa, Ada bar Papa, Darou bar Papa.
- de la demande que les paroles de la Torah soient effectives et agréables dans notre bouche, dans celle de tout le peuple d'Israël et de nos descendants et que nous connaissions tous Son Nom. Et on Le louange Lui qui nous enseigne Sa Torah, amen amen amen et pour toujours.
- de la louange que nous puissions bénéficier de ce temps pour étudier et le faire avec ou sans rémunération, et nous faire ainsi bénéficier tous de l'eau du puits de la vie dans laquelle nous avons confiance.
- de la reconnaissance que, de même que nous avons reçu la bonté de pouvoir terminer ce Traité, ainsi nous puissions continuer d'en étudier d'autres ou d'autres livres, et enseigner et pratiquer avec amour toute Ta Torah que nous étudions. Et que le mérite de toutes les générations d'enseignants fasse que cette Torah ne sorte jamais de ma bouche ni de celle de mes descendants et des descendants de mes descendants jusqu'à la fin du monde. Et que de vivre sans cesse dans Ta Torah prolonge nos jours, dans les biens nécessaires pour vivre et dans l'honneur. Hachém donne la force à Son peuple, Hachém bénira Son peuple dans la paix complète.
Arrive alors le petit qaddiche particulier:

"Yitgadal vé yitqaddach chémé rabba (qu'il soit grandi et sanctifié Son grand Nom)
béâlma di hou âtid léit'haedata (dans le monde qui, à l'avenir, sera renouvelé)
ouléa'hayaa métim (et qu'il ressuscitera les morts)
ouléassaqa yateone lé'hayé âlma (et les mènera dans la vie éternelle)
oulémivné qarta diYérouchalem (et reconstruira sa ville de Jérusalem)
ouléchakhlala hékhélé bégava (et complètera Son Temple en elle)
ouléméêqar pal'hana noukhraa min arâ (et supprimera les cultes des idoles de la terre)
vélaatava pal'hana di chémaya léatré (et fera revenir le culte des Cieux à leur place)
véyamlikh qoudcha bérikh Hou bémalkhouté viqaré (et régnera le Saint Béni Soit-Il dans Sa royauté et sa splendeur)
bé'hayékhone ouvéyomékhone ouvé 'hayé dékhol beit Yisrael (dans vos vies et dans vos jours et dans la vie de tout la maison d'Israël)
baâgala ouvizmane qariv véimérou Amen (rapidement et prochainement, amen).
Et on continue le qaddiche classique "sur Israël".

Nous découvrons là combien l'étude, au delà de toute difficulté ou mort, construit le monde présent et à venir, avec la description précise de toutes les étapes jusqu'à sa plénitude de bonheur. Et nous trouvons dans l'étude la force de l'espoir vivant et présent.



Donc, puisque pour terminer cette étude, on achève ensemble un texte qui en est l'aboutissement heureux, je prendrai donc justement la fin des 4700 lettres du Chir ha Chirim. On pourra se reporter ici aux études sur tout le livre de Chir ha Chirim.Elles se succèdent sur 4 pages reliées l'une à l'autre à partir de ce lien.

Dernier verset 8,14:

Béra'h Dodi oudémé-lékha litsvi o léôfér haayalim âl haré véssamim.
"Fuis mon bien-aîmé et, comme le chevreuil ou le faon des biches, (viens) sur les montagnes des parfums"

Rachi commente:

"fuis de cet exil et protège-nous d'eux...
Béra'h Dodi oudémé-lékha litsvi Fuis mon bien-aîmé et, comme le chevreuil...
lémaher ha guéoula
pour faire vite arriver la guéoula, la délivrance.
véhachara Chékhinatékha
Et que Ta Chékhina séjourne
hi har ha moriah
sur la montagne des parfums qui est Har ha Moriah,
ou véit ha miqdach
et la Maison de sainteté, le Temple
ché yibané bimhéra béyaménou, amen (qu'il soit vite rebâti, de nos jours, amen)."

Rachi s'est fondé sur le Middrache Rabba commentant Chir ha Chirim.
Ce dernier indique que
- le mot ayalim fait allusion aux sacrifices qui sont acceptés,
- le dernier mot béssamim (des parfums) peut se lire aussi béchamayim (dans les Cieux). Il s'agit ainsi des Cieux les plus élevés.
- béssamim (des parfums) fait aussi rappel du Jardin d'Eden qui était plein d'épices.
- il fait aussi allusion aux prières des Patriarches qui sont acceptées pour leur bonne senteur.

Et le Gaone de Vilna indique sur les derniers mots, âl haré véssamim:

"la Maison de sainteté, le Temple
ché yibané bimhéra béyaménou, amen (qu'il soit vite rebâti, de nos jours, amen)".Et il s'adresse aux tsaddiqim et leur dit: "toi, sors de là". Puisque c'est la fin du Cantique des Cantiques, nous devons comprendre le message, l'appel et l'ordre; et que le moment est venu, et qu'il est "maintenant" et "pour moi".

Rabbénou Bé'hayé (sur Béréchite 15,5) reprend aussi le Middrache Rabba mais l'applique directement à Israël comme peuple et comme individu: "c'est d'Avraham qu'il est dit de fuir car Avraham est appelé Mon bien-aimé. al tiqra béssamim élla bé chamayim (ne lis pas dans les parfums mais dans les cieux). Cela pour nous dire qu'il n'y a pas de force des astres qui ait pouvoir sur Israël en tant que groupe, mais au niveau des particulier, c'est possible et c'est une science très fondée et très belle".

Par là, il nous indique que la fin du Cantique des Cantiques concerne bien l'amour entre Israël et D.ieu.

Le Middrache Rabba 8,19 qui est la base de tous ces commentaires est encore plus précis: fuis la galoute (l'exil) car elle te salit.

Et si nous voyons où nous devons fuir, vers quel lieu, ce mont des parfums, alors Ribbi Moché Cordovéro dans Pardes rimonim, nous explique comment toutes les nominations diverses de noms de montagne données au Mont du Temple, parlent en fait de certaines phases de descente des bénédictions et correspondent chacune à une étape particulière nommée séfira. Ceux qui ont étudié avec sérieux la qabala pourront s'y reporter. Sans cette étude préalable, il sera inutile d'y recourir car cela semble obscur totalement. Et le Ari, zal, reprend ces thèmes. Par exemple dans Péri Ets Hayim, chapitre de Roch Hoddeche et Hanouka: il montre que, face au mal, la Présence divine se détourne et que nous devons nous aussi nous retirer de là avec Lui. Ceci est un résumé très succinct et simplifié.
Ce retrait est une nécessité et une bonté, comme des époux se retirent de tout ce qui n'est pas eux et entrent dans leur intimité. Et ils entrent dans un monde de leur qualité exceptionnelle, de leurs parfums pourrait-on dire comme le dit le Ram'hal dans le chapitre 24 des Qichouté kala, des Bijoux de l'épouse.
L'espace de la terre d'Israël est ce lieu de retrait du reste et le Bien-aimé nous y appelle. Certes, c'est un retrait de la compagnie commune et une élévation "sur, âl" (sur les montagnes des parfums). Mais c'est cet appel qu'Il adresse à son peuple qu'Il s'est choisi. Car il veut cette intimité.
Dans le livre de Dévarim, de paracha en paracha, D.ieu supplie son peuple d'entendre (chéma Israël), de comprendre, de réaliser, que tout cela se joue sur Sa terre d'Israël. Déjà alors, comme jusqu'à maintenant, la majorité du peuple rejimbait, y compris nombre de ceux qui étudiaient la Torah, hier comme aujourd'hui. Et, avec nos refus, l'on s'étonne bêtement que tous les bonheurs promis par la Torah comme conditionnels, ne soient pas encore réalisés! Mais cela est pourtant clairement et logiquement expliqué. A la fin du coeur du message de la Torah, à la fin du Cantique des Cantiques cela est redit, et n'est pas encore entendu. Même si
Et pourtant les grands l'avaient compris et dit et tenté de le réaliser par une alyah dans les conditions les plus difficiles au long des siècles et au prix de la vie (Rambam, Rambane, Chla, Ram'hal, etc), mais nous ne voulons pas encore comprendre et annulons la Torah par un mensonge intellectuel et bal en disant: "c'est de la politique". Et lorsque nous y sommes, nous ne voulons pas voir que nous sommes arrivés au lieu où cela se passe. Pourquoi? Pourquoi? Ce à quoi les humains résistent le plus fortement, c'est au bonheur. Quand l'amour et le bonheur sont là, précisément ils détruisent et fuient.
Pourtant, Rambane dans son commentaire sur Chémote 25,6 et 30,23 nous explique bien que béssamim est le meilleur du meilleur de tous les parfums, de ce qui réunit le mieux le Ciel et la terre. Nous avons ce bonheur à portée de main.



La dernière lettre du Cantique des Cantiques: la lettre mém du mot béssamim.


Béra'h Dodi oudémé-lékha litsvi o léôfér haayalim âl haré véssamim.
"Fuis mon bien-aîmé et, comme le chevreuil ou le faon des biches, (viens) sur les montagnes des parfums"
Etudions cela dans le recueil intitulé les Lettres de Ribbi Aqiva, Otiotes dé Ribbi Âqiva.
Comprenons d'abord que cette lettre mém a deux formes dans l'écriture,
une à l'intérieur des mots:

et une à la fin des mots:
.......
comme nous le voyons dans le mot béssamim (lu de droite à gauche):

De plus, l'appellation et l'écriture du mot mém comportent les deux lettres ensemble:

 

Il faut comprendre ce point de méthode: l'hébreu a une revélation du sens qu'il veut transmettre, non seulement par le récit et la définition des mots, également par la structure du mot et des lettres. Par ce doublet unifié du mot mém, nous sommes donc face à une réalité de "couple" : diversité et unité à la fois, ce qui a un sens pour ce dernier mot qui est le but ultime du Cantique des Cantiques et pour la révélation de son message.
On constate que c'est pour cette structure particulière que la lettre mem a été choisie en ce lieu dans ce chant d'amour.
Cela étant compris comme préalable, nous allons pouvoir étudier et comprendre le commentaire de Ribbi Âqiva.
Son texte nous montrera quel est le rôle des lettres hébraïques dans la Création, dans notre lien au monde de la Gloire d'En-haut auquel font allusion sans cesse nos textes quotidiens de la prière, les textes du Tanakh et spécialement les psaumes. Nous aurons ainsi une unification vivante de tout cela par notre étude.
Certes, nous ne comprendrons pas tout ce que cela veut dire, comme des touristes découvrent un paysage avec ses villes, ses fleuves, le voient mais n'en connaissent pas réellement le contenu. Cependant, ils sauront qu'il y ont été. Et HaQaddoche baroukh Hou a voulu ainsi nous faire quelque peu connaître Son Nom. Acceptons et recevons avec reconnaissance. Voici le texte intégral, avec mon bref commentaire entre parenthèses:

Le mém dans les Lettres de Ribbi Aqiva, Otiotes dé Ribbi Âqiva.
"mém, pourquoi est-il double? Et pourquoi le prononce-t'on en une seule fois? Parce que ces deux lettres qui le composent se tiennent dans le Char céleste dans les secrets du Trône de la Gloire.
(Commentaire: je ne révèle pas ici des secrets car tout cela est donné dans nos Ecritures de la Torah et du Tanakh comme nous allons le voir, et chaque Juif le dit dans ses prières quotidiennes. N'allons pas chercher des sectes qui connaîtraient faussement des secrets caballistiques alors que Hachém nous a révélé clairement Son nom si nous voulons bien étudier Sa Torah. Les secrets resteront toujours à D.ieu et ce qu'Il nous a transmis est à découvert pour le connaître).

Et tout cela (nous allons le voir) est situé dans les arrangements des flammes et lumières et couronnes de la région du Trône de Sa gloire.
Et il s'est fait que le Très-haut a décidé que c'était le moment de mettre en action (nous concernant) Sa qédoucha (Sa sainteté séparée de nous),
et puisque Ha Qaddoche baroukh Hou ne descend pas de Ses hauteurs (contrairement à ce que disent les religions qui construisent des idoles comme si elles Le représentaient), et que nous aspirons cependant à Le voir dans une manifestation de Sa présence, alors nous disons avec le psaume 42,2-3: "comme la biche aspire aux cours d'eau, ainsi mon être aspire à Toi Eloqim. Mon être est assoiffé de Eloqim, du D.ieu vivant; quand viendrai-je et verrai-je la face de Eloqim?"
(Ce psaume 42 est dit particulièrement dans la prière de minuit, Tiqoune 'hatsote, commentaire ici).

Et qu'est-ce que cela signifie: quand viendrai-je? Le souffle de sainteté (roua'h ha qodéche) parle en ces mots que des lettres de la Torah qui sont dans le Char céleste avant même que la Présence divine. Avant que Haqadoche baroukh Hou et sa Chékhina ne se manifestent là sur le Trône de Gloire, et que des chants et louanges ne s'élèvent pour l'accueillir (de la part des anges de ces régions dont nous parlons dans les prières du Chabbate. Encore une fois, nous ne sommes pas dans l'ésotérisme mais dans les textes les plus pratiqués par tout Juif dans toutes les communautés).

Et alors, les lettres mém et mém elles aussi qui sont au niveau du Char céleste accueillent la face de la Chékhina (cela fait allusion à l'enseignement classique disant que la Torah existait avant la Création et que les lettres de l'alphabet hébraïque constituant la Torah étaient déjà en fonction).
Ces lettres mém et mém chantent alors des chants de force et de royauté et elles ouvrent leurs bouches et chantent (cela fait allusion à la conception classique que tous les êtres chantent des chants de louange à D.ieu, aussi bien les êtres de la nature non vivante que les animaux, comme nous pouvons l'étudier sur la page de Péréq Chira, lien ici).

Et quel est le chant que disent ces lettres mém et mém?

Le mém ouvert (mém pétou'ha) dit: malkhoutékha malkhoute kol ôlamim (Ta royauté est royauté de tous les mondes éternels. Psaume 145,13. Remarquons que les deux premiers mots commencent par cette lettre du mém ouvert).


Le mém fermé (mém sétouma) dit la suite du verset: ou memchaltékha bé khol dor va dor (et Ton gouvernement est sur toute génération et génération. Remarquons que, ici, les deux mém sont conjoints).

Que fait Ha Qaddoche baroukh Hou à cette heure? Il attrape toutes les lettres et les embrasse et leur place des couronnes, deux couronnes à chacune (toujours l'idée du duo), une de royauté et une de gloire (nous allons voir en effet revenir ces termes dans les versets. Nous comprenons ici que le but final de la Création que nous indique le Cantique des Cantiques par un appel à monter vers la terre d'Israël pour y vivre tout le bonheur de la Torah, est la révélation de ce bonheur magnifique qui était déjà dans les sphères divines avant la Création et dont le Créateur a voulu nous faire participer).
Et une couronne de gouvernement et une couronne de beauté (cela fait allusion à l'union entre la séfira de tiférete, beauté, et celle de malkhoute, dont l'expression la plus grande est tout le Chabbate. Ensuite le texte présente un dialogue entre Ha Qaddoche baroukh Hou envers ces lettres dans toutes les dimensions de droite, de gauche et du milieu, dimensions des mouvements des bénédictions dans les séfirotes puis Il dit:) Ma royauté n'est qu'en vous et pour cela il est dit : mélékh mélakhim mochél mochélim (le Roi des roi domine les dominateurs. Ce mot mochel signifie, régler, gouverner, dominer. Pour comprendre cela, lisez le verset de II Chmouel 23,3 où David dit avec ce mot qui revient: Le D.ieu d'Israël a dit à mon sujet: celui qui domine sur les hommes doit être tsaddiq, juste, gouverner dans la crainte de D.ieu. Continuons).



Dans le mém ouvert (mém pétou'ha) Ha Qaddoche baroukh Hou est nommé: mélékh mélakhim (Roi des rois) .

Dans le mém fermé (mém sétouma) Ha Qaddoche baroukh Hou est nommé: mochél mochélim (Gouvernant des gouvernants).

Et ensemble: oumalkhouto békhol machala (et Sa royauté domine sur tout). Et il est dit aussi: Hachém yimlokh lé ôlam vaêd (Hachém régne et règnera pour toujours, paracha Béchala'h, Chémote 15,18). Et aussi: malakh Eloqim âl goyim (Eloqim a régné et règne sur les peuples, psaume 47,9). et: Ki laHachém ha méloukha ou mochél ba goyim (car à Hachém appartient la royauté et il règne sur les peuples, psaume 22,29).

(Après toute cette partie concernant ce qui se passe de la part de Ha Qaddoche baroukh Hou, maintenant ce texte va décrire la réaction des lettres qui nous concerne de plus près. Et n'oublions pas notre arrière-plan: ces lettres sont choisies pour la fin du Cantique des Cantiques; il nous importe donc de savoir ce qu'elles représentent; et nous le comprenons maintenant mieux: c'est la cible finale de notre rapprochement offert à nous par Ha Qaddoche baroukh Hou dans ce monde qui est le sien de sa royauté qui est échange et bonheur total.Continuons le texte.)

Et comme le mém ouvert et le mém fermé entendent tout cela de la bouche de Ha Qaddoche baroukh Hou, ces lettres ouvrent leur bouche et et elles chantent un chant devant Ha Qaddoche baroukh Hou.Ce chant est Lékha Hachém hamemlakha vé ha mitnassé lékhol lé roche (A toi, Hachém, la royauté et la domination suprême sur toutes choses, I Chroniques 29,11. Ce passage est dit chaque jour par chacun des Juifs dans la prière de Cha'harite et va décrire toutes les séfirotes: Alors David, en présence de l'assemblée, loua Hachém, ainsi: Loué sois-Tu Hachém, D.ieu d'Israël, notre Père d'éternité en éternité. A Toi, Hachém, appartiennent la grandeur, la puissance la beauté, l'autorité et la splendeur, car tout au ciel et sur terre est à toi. A toi, Hachém, la royauté et la domination suprême sur toutes choses. Nous voyons encore une fois que nous ne sommes pas ici dans l'ésotérisme mais dans le bagage simple et commun à tout Juif dans sa grandeur et sa royauté. Le texte continue:).

Et alors, à chaque niveau des existants qui sont devant le Trône de Gloire, ceux-ci s'inclinent et se prosternent sur leur face devant Ha Qaddoche baroukh Hou et entonnent un chant: Mamlékhote haarets chirou léEloqim, zamérou Adonoute Sélah (Royaumes de la terre,entonnez des chants à Eloqim, chantez Adonoute, éternellement; psaume 68,33. Et tous les êtres célestes s'inclinent, se proternent et disent: les structures des cieux s'inclinent devant Toi (lire Néhémie 9,1-6 pour bien comprendre alors que tout ce récit de Ribbi Âqiva et les prières collectives juives quotidiennes relient tout cela en un seul concert. Au milieu, notre coeur et le Cantique des Cantiques dont nous montrons un peu à la loupe ce qu'il contient, rien que sur une lettre!).

Et ensuite que disent-ils? Malak Eloqim âl goyim; Eloqim yachav âl kissé qodcho (Eloqim règne sur les peuples, Eloqim siège sur Son Trône de sainteté; psaume 47,9). Il est un feu dévorant, Il séjourne dans le secret des flammes.
Et d'où sait-on qu'il est qadoch, saint? C'est qu'il est écrit: qadoch, qadoch, qadoch, Hachém tsévaote mélo khol haarets kévodo (saint, saint, saint est Hachém des structures, toute la terre est pleine de Sa Gloire. Il faut lire ce texte dans Isaïe 6,1-3).
Et nous avons vu que son Trône est nommé kissé qodcho, saint. Et il est nommé aussi ram vé nissa (ainsi parle le Très haut et suprême, Celui qui habite l'éternité et qui a nom qadoch marom vé qadoch (saint, sublime et saint, et il est aussi dans les coeurs contrits et humbles; Isaïe 57,15). Et il est nommé haut car il est haut au-dessus de tous ceux qui sont hauts dans le monde comme il est dit ram âl kol goyim Hachém (il est élevé au dessus de tous les peuples, Hachém; psaume 47,4). Ne lis pas goyim (les peuples) mais guéim (les orgueilleux).
(Et le texte continue en citant les versets qui définissent les noms de Hachém au dessus de tout ce qui existe. Je passe sur cette démonstration. Et il termine par le texte de Jérémie 17,7-14 que je cite en large car il nous montre combien notre paysage concret et tout en extériorité est relié à ce que nous venons de décrire. C'est cet appel qui nous a été lancé par le dernier verset du Cantique des Cantiques: fuyez de cette seule extériorité, et voyez les deux niveaux de la réalité qui n'en sont qu'un. A vous les Juifs, Mon peuple, Je vous ai révélé cette double dimension qu'aucune analyse, aucun philosophe, aucun scientifique, aucune religion ne pouvait révéler sans Ma révélation:)

Jérémie 17,7-14: Béni est l'homme qui se confie en Hachém et dont Hachém est l'espoir. Il sera comme un arbre planté au bord de l'eau (lire le psaume 1) et qui étend ses racines près d'une rivière: vienne la saison chaude, il ne s'en aperçoit pas, et son feuillage reste vert. Vienne une année de sécheresse et il ne s'en inquiète pas, il ne cessera pas de porter des fruits. Le coeur est plus que toutes choses plein de détours et il est malade; qui pourra le connaître? Moi Hachém, Moi Je scrute les coeurs, je sonde les reins, je sais payer chacun selon ses voies, selon le fruit de ses oeuvres. La perdrix s'entoure d'une famille qu'elle n'a pas mise au monde; ainsi est celui qui acquiert la richesse d'une manière inique au beau milieu de ses jours; il devra l'abandonner et sa fin sera misérable. (Arrive maintenant la phrase qui est le coeur de tout cela, au milieu de la réalité que nous connaissons bien dans le monde et cette phrase nous montre le versant invisible pour ceux qui n'ont pas reçu la Torah ou n'y ont pas prêté attention:)


Kissé kavod (Trône de Gloire), Marom mérichone (Haut depuis tout début), Méqom miqdachénou (Lieu de notre sanctuaire).

(Constatons que 4 mots en suivant commencent par la lettre mém: Marom mérichone Méqom miqdachénou
mais aussi que deux mots ont seulement le mém ouvert: mérichone miqdachénou

et deux mots ont le mém complet, l'un en initiale du mot et l'autre en finale: Marom Méqom.

Le prophète Jérémie a donc placé là tout ce que nous venons d'apprendre et qui nous était présenté dans le dernier mot du Cantique des Cantiques.
Et nous constatons bien que son texte relie le plus concret terrestre et psychologique, et le plus spirituel et divin. Il nous montre comment le monde maintient sa vie ou disparait dans le néant. Continuons son texte:)

Espérance d'Israël, Hachém, tous ceux qui Te délaissent seront confondus. Oui, tous ceux qui se tiennent éloignés de Moi seront inscrits sur la poussière, car ils ont abandonné la source d'eaux vives: Hachém".
Fin du texte des Otiotes de Ribbi Âqiva. Inutile de commenter, à chacun de méditer, s'il le veut. Et de vivre.

Nota bene.
Je suis resté ici au niveau du pchate du texte, de ce qu'il dit littéralement et sur lequel tout Israël prie. Par contre, il y a d'autres niveaux de ces lettres qui relèvent des niveaux du rémez, l'allusion ou du sod, le secret. Je n'ai pas parlé ici de ces deux autres niveaux et il faut que l'on maintienne bien cette distinction. Il n'y a rien dans ce texte-ci de ce que l'on appelle la cabbala ésotérique. En effet, le Traité Chabbate 104a dit clairement: mem pétou'ha mém sétouma, maamar patoua'h, maamar satoum (mém ouvert, mém fermé, texte ouvert, texte fermé) et Rachi commente: yéch dévarim ché natane réchoute lédorchane (il y a des sujets pour lesquels on a l'autorisation de les étudier, les commenter et les enseigner), vé yéch ché atta métsouvé lé sotéman, kégone maâssé merkava (et il y en a pour lesquels tu as l'ordre divin de les laisser fermés sans les divulguer, comme les actions du Char dans les chapitres 12 du Traité 'Haguiga). Cela est clair et bien situé. Nous n'avons pas parlé ici du tout de ces niveaux ni de ces textes des actions du Char dans les chapitres 12 du Traité 'Haguiga. Nous n'en n'avons pas la compétence et nous connaissons ces distinctions et les respectons et les enseignons.



Le psaume 18 (youd, 'héit)

Une question se pose à nous: ce que nous avons appris ci-dessus est magnifique mais nous pourrions objecter que nous ne planons pas dans les hauteurs et que notre vie quotidienne est très terre à terre. Comment relier ces deux plans? Car il n'y a aucune opposition mais une synthèse.

Le Roi David a anticipé une réponse à notre question. Dans le psaume 18 (youd, 'héit).
Les versets 8 à 20 décrivent, avec un décor à la hauteur des passages du prophète Ezekiel, comment D.ieu descend de ces hauteurs puis vient saisir le pauvre, le délivrer des attaques des méchants, et le sauver. Tout cela dans une relation d'amour. Etudions ce psaume.

C'est l'un des plus longs: 51 versets alors que la moyenne dans les psaumes est de 16,8 versets (2527 versets pour 150 psaumes). Nous allons donc y découvrir avec précision les phases du long scénario.
Il se réfère explicitement "à David" ("léDavid") qui parle donc de son expérience personnelle; cela comme dans 72 autres psaumes (3 à 9, 11 à 32, 34 à 41, 51 à 65, 68 à 70, 86, 101, 103, 108 à 110, 122, 124, 131, 133, 138 à 145).
Et David dépeint dans ce psaume 18 le même scénario de délivrance des soucis par Hachém que l'on trouve particulièrement dans 8 psaumes: 9-10-18-30-34-40-111-138. Que ceux qui sont concernés par cette situation n'hésitent donc pas à recourir à ces 8 psaumes pour remonter le courant!
Comme 54 autres psaumes sur 150 (plus d'un tiers), le psaume 18 commence par l'expression Laménatséa'h que l'on traduirait en hébreu moderne par "Au chef d'orchestre, ou au chef des chantres" mais cela veut dire aussi "au victorieux". Et cela donne bien le sens du psaume: avec l'aide de D.ieu, nous surmontons toutes les difficultés. Voyez le commentaire de Ibn Ezra sur les psaumes 3,8 et 4,1 pour cela, et celui de Rachi.
Tout cela pour nous montrer avec preuves combien est nécessaire pour chacun la nécessité d'être sauvé des périls, et que nous ne parviendrons pas à y réussir seuls. En tous cas, pas chez les Juifs! Et le Roi David nous a décrit le scénario à suivre pour franchir avec succès ces étapes du sauvetage. Dans ce psaume 18, il ne décrit pas seulement ce qui se produit de la part de l'homme, mais il décrit aussi exactement ce qui se passe comme étapes de la part de D.ieu, et dans l'inter-relation entre ces deux pôles. Voyons donc cette démonstration. Je place mon commentaire entre parenthèses (...).

Première partie. Verset 1.
1. Au chef des chantres.
Par le serviteur de Hachém, par David qui dit à Hachém les paroles de ce chant (chira), le jour où Hachém le sauva (hitsil) de la main de tous ses ennemis et de la main de Chaoul.
(L'inter-relation est définie comme étant celle de quelqu'un qui se place en êved, serviteur. Les partenaires sont bien présentés: Hachém, David, les ennemis. C'est le résumé de la pièce).

Seconde partie. Versets 2-7
(David y dit sa relation en trois points: amour-Hachém-j'appelle. Il dit d'abord son amour et alors Hachém devient sa force, rocher, forteresse, libération, bouclier, sauveur, rempart. Tout cela ne fonctionne que dans une relation d'amour et l'homme a le droit d'aimer le Créateur, il le sait et assume ce droit, ce n'est pas un esclave mais un serviteur qui a le cadeau de pouvoir aimer son Créateur et c'est cet amour chez l'homme qui fait que tout le reste est possible. Quels menteurs et criminels historiques oseront encore dire que le judaïsme est une religion de crainte et non d'amour, et qu'ils se sont substitué pour révéler enfin la religion d'amour. Menteurs éhontés, et sur la parole de D.ieu!).
2. David dit: Je T'aime (ér'homékha) Hachém, qui est ma force ('hizqi).
3.Hachém, Tu es mon rocher (salî) et ma forteresse (métsoudati), un libérateur (méfalti) pour moi, mon D.ieu mon rocher (tsouri) en qui je m'abrite (é'héssé-bo), mon bouclier (maguini) et la part de mon salut (yichî), mon rempart (misgabi).
(David révèle même la technique qu'il emploie pour dire cela, le mot méhoullal qu'utiliseront aussi ses guerriers sur le terrain du combat, pour faire virer ainsi le rapport des forces par la force de l'amour).
4. Méhoullal (louangé) j'ai appelé Hachém et (aussitôt) je suis délivré de mes ennemis (oyévaï). (Et il nous dépeint plus précisément la situation qui était critique au plus haut point et chacun et le peuple d'Israël vivent cela parfois, ou souvent).
5. Déjà m'enveloppaient les liens de la mort (mavét), les torrents de la perdition me faisaient frémir,
6. j'étais enlacé dans les réseaux de la tombe, surpris dans les filets de la mort.
7. (alors) dans ma détresse (tsar) j'appelle Hachém et vers mon D.ieu je lance ma plainte (échavéâ); il entend (yichmâ) depuis Son sanctuaire (mé Hékhalo) ma voix (qoli), et ma plainte (chaâti) devant Lui arrive à Ses oreilles (oznav).

Troisième partie. Versets 8-16
(Alors David nous décrit ce qui se passe dans les Cieux du côté de D.ieu quand David -ou chacun dans la même position et sachant utiliser les mêmes voies- met en jeu ces trois points: amour-Hachém-j'appelle. Et ce que décrit alors David correspond à ce monde que décrivait plus haut Ribbi Âqiva dans les Otiotes. Encore une fois, attention, ce n'est pas de la qabale mais c'est le patrimoine commun de tous Juifs, ici dans les psaumes. La banalité est splendide, certes).
8. Soudain la terre (haaréts) oscille et tremble, les fondements des montagnes (harim) sont ébranlés, secoués par la colère ('hara) de D.ieu.
9. Des vapeurs (âchane) s'exhalent, signe de Sa colère; de Sa bouche (apo) sort un feu (éche) dévorant, jaillissent des étincelles (né'halim) brûlantes.
10. Il incline les cieux (chamayim) et descend; sous Ses pieds (raglav) une brume épaisse.
11. Porté sur les chérubins, il vole, Il plane sur les ailes du vent.
12. Des ténèbres ('hochékh) Il se fait une mystérieuse retraite, Il s'enveloppe comme d'un pavillon, des eaux obscures, d'opaques nuages.
13. De l'éclat qui L'entoure s'élancent des nuages, la grêle et des flammes ardentes.
14. Il tonne dans les Cieux, Hachém, le D.ieu suprême (êliyone) fait entendre Sa voix (qolo) , la grêle (barad) et les flammes ardentes.
15. Il décoche Ses flèches ('hitsav) et Il les disperse, Il lance des éclairs (baraqim) et les frappe de stupeur.
16. Le lit des fleuves s'est découvert, les fondements (mosdote) de la terre ont été mis à nu, à Ta voix impétueuse, Hachém, au souffle du vent (roua'h) de Ta colère.
(Tout cet ensemble doit nous donner confiance dans la puissance de la prière d'un humain qui aime et supplie, face à la bonté absolue de Celui qui est marom, Très-haut et le Tout-puissant. Seul David, humain total et ouvert à ces niveaux, pouvait nous en informer et nous donner la preuve de son expérience).

Quatrième partie. Versets 17-20
(David nous décrit maintenant ce qui s'est passé pour lui lors de l'intervention divine qui vient de se dérouler et il le relie directement à ce qu'il avait déclanché par son amour et sa demande).
17. Il étend (yichla'h) d'en Haut (mimmarom) Sa main, m'attrape (yiqaréni), me retire (yaméchéni) de l'intérieur des grandes eaux (mayim rabim).
18. Il me délivre (yatsiléni) de mon puissant (âz) ennemi, de mes adversaires (sonaï) trop forts pour moi.
19. Ils étaient à l'affût de mes malheurs, mais Hachém a été mon appui (michâne).
20. Il m'a mis au large (lémér'hav), m'a sauvé (yé'hallétséni) parce qu'Il m'aime ('hafats bi).
(David prouve la vérité et l'efficacité de ce qu'il a mis en oeuvre, mais c'est par ce qu'est Hachém).


Cinquième partie. Versets 21-46
(David ose affirmer que c'est sa droiture et son innocence et confiance qui a valu tout cela. Il décrit longuement combien la concordance entre la droiture de l'homme jointe à celle de Hachém produit ces miracles qui retournent les situations. Dans la première phase (versets 21-28), il décrit cela du côté de l'homme; dans la seconde il le décrit dans l'action de D.ieu (29-37); dans la troisième partie (38-46), David a décrit de quoi il est alors capable contre les ennemis).


Sixième partie. Versets 47-51. La louange finale qui inclut les motifs.
47. Vivant ('haï) est Hachém et béni (baroukh) est mon rocher (tsouri). Glorifié le D.ieu qui me protège.
48. Tu es le D.ieu (ha El) qui me donnes vengeance (notén néqamotes), qui fais tomber des peuples à mes pieds.
49. qui m'arraches (méfaléti) à mes ennemis, me fais triompher (téroméméni) de mes agresseurs (qamaï), et échapper aux hommes de violence ('hamas).
50. Je te loue (odékha) donc, Hachém, face aux peuples (goyim). Et, pour Ton nom (léChimkha), je chanterai (azammérkha).
51. Tu assures d'immenses (magdil) sauvetages (yéchouôte) à Ton roi, Tu assures (ôssé) des bontés ('héssed) pour Son oint (méchi'ho), Son machia'h, pour David, et pour sa descendance (zarô), à jamais (âd-ôlam)!

(Le psaume se termine en s'élargissant à tout le peuple, et aussi à la descendance, et à l'éternité.

Nous terminons donc ce psaume sur la lettre mém du Cantique des Cantiques et sur son même paysage. Pour ceux qui n'auraient pas lu cette page depuis le début, s'y reporter, tout semblera plus coordonné encore).
J'ai dédié cette étude à des lecteurs et à des amis qui traversent des périodes très difficiles.


 
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